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050226 prompt. objet(s) à deux médiums, articulés à la fois en une forme imprimée et en un espace numérique. réflexions. "Dans la forêt, il y a des chemins qui, le plus souvent encombrés de broussailles, s'arrêtent soudain dans le non-frayé. On les appelle Holzwege. Chacun suit son propre chemin, mais dans la même forêt. Souvent il semble que l'un ressemble à l'autre. Mais ce n'est qu'une apparence. Bûcherons et forestiers s'y connaissent en chemins. Ils savent ce que veut dire : être sur un Holzwege, sur un chemin qui ne mène nulle part." [heidegger, chemin qui ne mène nulle part] Dans le cadre de ce projet, cette conception du "cheminement" intéresse particulièrement, sous le prisme de la démarche réflexive. Dès lors, comment se trace cette dernière et comment en rendre compte ? Cette réflexion se déploit-elle différement s'agissant de l'objet imprimé ou bien de l'espace numérique. Alors, peut-être, ce qu'on pourrait appeler la "finalité" sera envisagée comme celle d'un chemin. A ce stade, cette pensée est une forme sans fond. Cela dit, il pourrait être intéressant, vu sous cet angle, conceptuellement, de documenter le processus de création du contenu de cette pensée plutôt que le contenu de cette pensée elle-même. Considérant, tant les aspects techniques, théoriques, allant même jusqu'aux détails anodins. Reste encore à trouver le contenu sur lequel travailler, sans quoi la documentation serait creuse. [fenêtre : documenter le rien, existe t-il un rien (?), (...) sans doute pas]. C'est quoi documenter un processus de recherche ? Comment rendre compte de "documenter" : "Dans une exposition d'art conceptuel au Centre culturel de New York, j'ai vu un jour une oeuvre qui consistait en une table ordinaire chargée de quelques livres. Les livres étaient ceux de philosophes analytiques. (...) [La table] était assez quelconque pour se réduire à un simple plan de travail. (...) objet issu de la Lebenswelt" [danto, l'assujettissement philosophique de l'art]. Cet extrait fait l'expérience d'un ensemble de références disposées sur une table comme pour montrer le processus—sources d'une ou plusieurs réflexions indépendamment de ce qu'elles ont pu produire. Ces objets habitent un espace comme des êtres autonomes, dont on peut envisager qu'ils aient pu produire, ou non, une trace. Voilà une manière de "documenter", en surface, qui me semble intéressante dans le cadre de ce projet.

060226 suite. à la lecture de ce que ce qui précède, la théorie présentée, qui donne lieu d'explication à ma démarche, et seulement ma démarche, apparait de manière décousue et ne donne pas, pour l'instant, une idée concrète du projet. Sans doute, cette approche "méta" rend le tout confus. A ce sujet, le travail de derrida sur le concept de déconstruction permet, sans doute, d'éclairer mes ambitions à travers ce projet d'édition chimère. A la lecture d'une conférence, le conférencier citait Derrida, disant : "une défintion de la déconstruction est impossible ou à tout le moins peu crédible (...) la seule définition de la déconstruction, brève, elliptique, économique comme un mot d'ordre, je dirais en une phrase : 'plus d'une langue' ". Cependant, le maitre de conférence s'efforcera tout de même de proposer une analyse de "plus d'une langue" durant une bonne partie de la conférence, voulant ainsi à tout pris trouver une défintion, un sens au "mot d'ordre" lui même. Alors, j'ai compris ceci : Tout ce jeu d’analyse auquel se prête le maitre de conférence, n’est-il pas ce à quoi voulait arriver Derrida ? Exposer le notion de la déconstruction par son processus même, la démonstration comme solution, la solution comme démonstration. Sans définir, il donne un mot d’ordre, qui rappelle l’instruction, la méthode à suivre plutôt qu’une définition. Il nous invite à pratiquer la déconstruction pour la comprendre, et non pas saisir ses fondements pour la mettre en oeuvre.

120226 Il me parait important de préciser que ce projet de sous-rature, évoqué plus tôt, est un projet intermédiaire. Une étape nécessaire dans mon travail. Il ne s’agit pas encore de l’utiliser comme un outil dans mes projets plastiques, mais d’abord de la travailler pour elle-même. De la considérer comme un objet en soi. L’étudier, l’analyser, l’expérimenter. Comprendre ce qu’elle engage, ce qu’elle produit. Cette tension entre présence et effacement, entre visibilité et retrait, entre ce qui est dit et ce qui ne peut pas l’être complètement. La notion d’insuffisance dans le langage. Dans un premier temps, le travail restera principalement théorique. Il s’agira d’approfondir cette notion, d’en explorer les fondements, notamment dans son lien au langage, à la déconstruction, entre signifiant et signifié. La sous-rature permet de parler d’une chose tout en montrant que cette chose ne peut jamais être saisie pleinement. Elle affirme et elle retire en même temps, aussi. Ce travail théorique donnera lieu à des expérimentations techniques et artistiques. Des essais, des formes en mouvement. Non pas pour produire une œuvre définitive, mais pour mettre la théorie à l’épreuve de la matière, du geste, du visible. Pour voir ce que la sous-rature fait réellement lorsqu’elle quitte le texte et devient forme. Ce n’est qu’ensuite, après ce temps de recherche, que la sous-rature pourra devenir un outil. Presque une méthodologie. Une manière d’aborder mes futurs projets plastiques. Non pas comme un motif, ni comme un simple procédé formel, mais comme une posture : parler d’un objet ou d’une matière sans jamais prétendre s’y substituer, maintenir visible l’écart, accepter l’impossibilité d’une représentation totalement juste. Ce projet est donc un temps d’étude et de traversée. Un moment nécessaire avant son déplacement vers une pratique plus large.

140226 (?). une question d'index. "l'écriture sans écriture - du langage à l'âge du numérique" par Kenneth Goldsmith, traduit par François Bon. J'aborde la lecture dans un ordre qui est le mien. Jeudi, se posait déjà la question suivante : comment échapper à la norme (notamment, du sens de lecture) imposée par le médium ? Alors, je me penche sur la lecture 'libre' de Goldsmith (libre, au sens d'une lecture désordonée, sans suivre l'ordre logqiue de pagination). De quelques extraits de '161 L'illisibilité s'analyse', "Jusqu'ici, je me suis concentré sur le gigantisme d'Internet, la quantité de langage qu'il absorbe ou produit, et quel impact cela a pour les écrivains. Ici je voudrais prolonger cette idée et voir en quoi, dans ce nouvel environnement, on peut écrire un certain type de livres qui nous en apprennent moins parce qu'on lit, que par l'univers de pensée qu'ils mettent en oeuvre(...) proposer de nouvelles stratégies pour lire - ou ne pas lire", "(...) nous rappelle l'index du poème de Louis Zukofsky, A, intitulé son index 'index des noms et objets' mais au contraire d'un index typique de noms et de concepts, il y incluts les articles du discours, ainsi pour a (un, une) the (le, la, les) :



suite. il y a cependant une faille majeure à l'index de Zukofsky. Les articles indéfinis apparaissent des centaines de fois entre la pages 1 et 103, et ne sont pas indexés. Idem avec les articules définis, présent quasiment à chaque page du livre, alors que l'index ne les mentionne qu'à partir de la page 175. (...) sa première idée avait été de constituer un index recensant uniquement les articles a, an, the - ceux qu'il ressentait être les clés de compréhension de l'oeuvre de sa vie (un mode d'écriture basé sur une contrainte subjective). (...) Zukofsky pensait clairement son index comme un autre poème - conceptuel, cette fois - ridiculisant l'idée qu'un outil aussi artificiel et formel parvienne vraiment à contrôler, catégoriser, domestiquer et stabiliser la langue poétique, cette bête de la langage à la fois sauvage et incontrolable. (...) Derek Beaulieu, [quant à lui], supprime toutes les lettres du livre éponyme d'Edwin Abbott, créant une oeuvre de littérature sans a-sémique, une manière d'écrire sans lettre. (...) On ne peut retrouver un seul mot : chaque page, l'une après l'autre, révèle une série de lignes enchevêtrées". Voilà que ces extraits paraissent ouvrir d'autres perspectives de représentations du langage. L'idée que le langage doit être apprivoisé pour être compris, un objet mouvant. En lien, je note des questions qui me traversent : quelle est l'utilité d'un tel acte (pourrait-on dire artistique (?)) ? Pourquoi communiquer si l'on sait que la plupart ne nous comprendra pas ? Ces oeuvres n'excluent-elles pas un public par ses prédispositions intellectuelle-culturelle ? Quoi qu'il en soit, Les productions de Zukofsky et Beaulieu, ingénieuses sur le fond, présente sans doute un intérêt sur la forme, considérant l'index comme une porte d'entrée éventuelle à l'exercice de l'édition chimère. Pourquoi (?) l'index me parait être lui-même une figure hybride du web et de l'imprimé (?)

180226 Toujours dans "l'écriture sans écriture - du langage à l'âge du numérique". Cette fois, de quelques extrait de '113 Pourquoi la réappropriation ?', intéressant sur l'approche de la documentation : "[certains] ont défendu ce millier de pages comme une fondation, faite par l'appropriation et la citation, si radicale dans sa forme indigeste qu'il est impossible de trouver, à n'importe quelle période de la littérature, une oeuvre avec une telle approche. (...) la plus grande partie de ce qu'il y a dans [le] livre n'a pas été écrit par Walter Benjamin, et plutôt simplement recopiés de textes écrits par d'autres et repris de piles de livres et d'archives, certains des passages recopiés faisant plusieurs page". Cela nous renvoie, comme explique par la suite Goldmsith, à l'oeuvre de Borges 'Pierre Ménard auteur de Quichotte'. Ce procédé de réappropriation est assez proche de celui que j'effectue actuellement. Sans doute, le mien témoignant davantage d'une prémice-prémisse de recherche, parallèle à l'idée de marcher aveuglement dans le brouillard. Cependant, il n'en reste pas moins la génèse de ma documentation qui, en quelque sorte, place déjà (mes) réflexions dans un champs de références plus ou moins précis. Aussi, dans "43 le langage comme matière", évoquant les procédés créatifs des situationnistes qui me paraissent pertinent-inspirant sur la question de fond-forme d'un index (porte d'entrée du présent projet)" : "Ainsi, la géographie — la plus concrète des propositions auxquelles nous sommes tenus - est reconfigurable et adaptable selon l'imagination. La psychogéographie peut prendre de nombreuses formes : il nous est possible de créer une carte alternative de la ville en fonction des émotions spécifiques, par exemple de redessiner Paris non par arrondissements, mais selon le lieux où on a pleuré."

sérendipité "Pratiquer les liens hypertextes revient sur les façons de se perdre, de dériver dans un environnement qui se navigue." (Zeste, le lien hypertexte) - Holzwege (//sens de lecture) + le principe de bissociation (?) la recherche [=l'analyse] d'une recherche, le nombre de fois qu'un mot est répété, un diagramme de quelles oeuvres/type d'oeuvre littéraire-art contemporain-art moderne-graphisme apparait le plus de fois, nombre de mot, nombre de jours pour écrire la recherche. [a] index - imprimé/numérique (sources, mots, mise en évidence - terminal grep) hyperlien -> fenetre (sens de l'ecran pour l'objet hybride) - //surréalisme a.zeste.ee (pour la question de l'hyper lien) // "Comment écrire la chose qui va faire lien ?" Un lien hypertexte est un artefact : c'est « une entité artificielle, c’est-à-dire résultant de l’agir humain ». (G. Latzko-Toth, « Penser les contributions au dispositif : une redistribution de la capacité d’agir », La co-construction d’un dispositif sociotechnique de communication : le cas de l'Internet Relay Chat, p. 62, 2010) forme : comment échapper à la norme imposé par le médium ? (sens de lecture) - page blanche(elle laisse un choix, le retour en arrière ou la possibilité d'aller vers l'avant/ index -> scientifique medium is the me(a)ssage - marshall mcluhan // théorie des médias j'utilise derrida comme méthode et avant cela je l'explique comme objet page blanche - date de la version imprimé (temporalité - akerman) images - process [a] Dans la forme, on pourrait imaginer le site web en index, à la manière de Louis Zukofsky de quel langage est il question un index qui rend compte du processus de réflexion derrière un mot (ex. le livre 'Holzwege' de heidegger que j'ai acheté chez pêle-mêle); (ex. prompt, 050226, Ecran-Li. sr, 050226, sous-rature, Derrida. objet(s), 050226, sr, déconstruction, Derrida. chemins, 050226, Heidegger, Holzwege, sérendipité, Fenêtre de Varda. Fenêtre, Varda, cin[é]criture, surréalisme, la non-existence du rien. u, 050226, 140226, underline. Holzwege, 050226, [partie non-datée], pêle-mêle, sérendipité, Fluxus, ‘161 l’illisibilité s'analyse, l’écriture sans écriture’ de Goldsmith, fond et forme.) forme : le livre comme structure, mise en page 'vide', élément texte inscrit sur des pages non-reliées, non attachées, des feuilles 'volente' (// projet de Lionel : Méthode | La Part de l'Œil 39) 2 éditions - l'une sur l'index, l'autre sur la recherche. chapitre sur le "je", chapitre sur la syntaxe sans mot la pratique le questionnement la documentation l'annotation, la construction la reproduction index par date, pas espace, par nouvelle de la journée, (?), détaille anodin sur le jour,

index

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annotation, walter, je, nous, appropriation
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beaulieu, écriture, langage, objet(s), déplacement, lire, ne pas lire
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