nora
15 décembre 2013 à 14:30
Coucou à  tous,
alors voilà  je vous explique vite fait mon cas je voulais me sevrer de l'
héroine
avec du
tramadol
et du
valium
(imovane pour dormir) sur l'ordonnance d'un premier médecin mais celui ci était trop dur a supporter pour moi , j'ai été voir un second médecin en passant par un
CSAPA
qui m'a prescrit de la
méthadone
60mg pour commencer ,
le soir je n'ai donc pas consommé depuis 17h30 je me suis sentie bien jusqu'a l'heur de dormir donc je n'ai rien pris avant de dormir (1h du mat) j'ai pris 2
tramadol
1
valium
1demi
lexomil
1 spasfon 1 imovane
paracétamol
500mg   pour me sevrer de l'
héroine
(sevrage devant durée que de 3 à  10j)  mais au lever je me suis sentie en gros manque comme d'habitude j'ai donc vite pris la
méthadone
, depuis je n'en ai pas repris car je veux passé ces quelques jours de mal avec trama et
valium
pour en finir plutôt que d'être dépendante a la
méthadone
pendant des mois et le
sevrage
est beaucoup plus long et dure.
Ma question est : Puis-je faire le sevrage de l'hero en quelques jours avec tramadol et valium alors que j'ai pris 1 fois 1 jour 60mg de méthadone ?
dois-je subir un sevrage méthadone alors que je n'en ais pris qu'une seule fois?
Merci
d'avance à  tous ceux qui me liront et qui m'apporteront une réponse j'ai besoin d'aide
MissTrip
15 décembre 2013 à 14:56
salut nora
pour répondre simplement à  ta  question, non ce n'est pas parce que tu as pris une fois de la
méthadone
que tu vas subir un
sevrage
méthadone
...
par contre fais attention aux idées reçu sur la
méthadone
... pour moi aussi c'était pire que l'
héro
, le
sevrage
prenait bcp plus longtemps,  ça accrochait encore plus, c'était forcément un traitement à  vie  etc etc
mais finalement après echec  d'un
sevrage
"à  la dure" (et au sub mais c'est une autre histoire) je suis sous
méthadone
et franchement je ne regrette rien. ça me permets de me stabiliser et quand je me sentirais prête je baisserais les doses progressivement et je ferais mon
sevrage
en douceur...
prends le temps de lire les différents témoignage ici sur les
tso
, ça pourra t'apporter une autre vision sur la
méthadone
.
je comprends tout à  fait que tu veuille te débarrasser de cette dépendance physique au plus vite, mais sache que ça c'est "la partie facile" : si tu n'a pas changé ta façon de vivre, si tu n'a pas commencé à  construire et à  préparer ta vie sans
héroine
, et à  comprendre pourquoi tu es devenue accro, tu risque fortement de rechuter...
je te dis ça parce que c'est ce qu'il s'est passé pour moi
après on est tous différent, et je te souhaite de réussir ton
sevrage
au long terme,
mais si tu échoue, ne crache pas forcément sur la
substitution
!!
bon courage
MissTrip
ziggy
15 décembre 2013 à 15:05
Ce n'est pas évident de te répondre... car à  te lire, on comprend bien que tu es dans les mauvais jours qu'on a tous connu et que tu as besoin d'aide... tu as les deux prescriptions en main, et tu hésites.... bien que tu aies finalement commencé a prendre de la metha, et que finalement tu regrettes un peu ce choix. Pourquoi cela?
aussi, comme ça de maniere virtuelle, sans rien connaitre de toi et de ta consommation, ni du contexte dans lequel tout cela s'inscrit, ce n'est pas évident de te porter conseil... alors même si parfois ca vaut le coup de se sevrer rapidement, je ne sais pas si ton idée de te priver de
méthadone
est une si bonne idée.... et ce qui est génant dans ta demande, c'est qu'en te répondant d'une certaine manière, on te favorise dans ton idée que la
méthadone
c'est pas une bonne idée, alors qu'au bilan, meme si c'est long, ca reste quasiment le seul moyen fiable d'avancer dans le probleme de dépendance avec l'
hero
sinon pour répondre à  ta question avec précision, je vais pas te mentir, effectivement une prise isolée de
méthadone
n'engage pas la nécessité d'un
sevrage
méthadone
et la complexité qui va avec (déconcentration lente de la metha sur 96H - ressenti de symptôme sur plusieurs semaines etc..). Il faut pas oublier que "la montée en puissance" de la metha se fait sur plusieurs jours, le temps que la
méthadone
sature les graisses et les tissus et puisse avoir une durée  d'action longue, il faut en prendre en continu pendant une période de quelques jours... Comme souvent on le remarque, il est rare qu'une première prise (ou une prise isolée) de
méthadone
tienne vraiment 24H. Par contre, une prise de
méthadone
isolée prise au bon moment peut déjà  suffire à  adoucir le pic de manque d'
heroine
et à  rallonger de 2-3 jours la sortie du
sevrage
...
Beaucoup de gens s'aident avec la metha pour passer le moment le plus dur du
sevrage
hero
(48h) puis diminuent tres vite la métha de manière à  pas y rester accroché. Si cette technique semble donner des résultats sympa, à  savoir diminuer les symptômes de manque sans rester dépendant, à  moyen terme, ca ne semble marcher pour quasi personne...
Quand le niveau de dépendance est mineur, que le mode de consommation est pas en shoot, alors c'est effectivement possible de jongler et de tenter une sortie rapide bien que la probabilité de pas retoucher derriere est inexistante...
Et le risque dans tout ça, c'est que tu te rajoutes plusieurs molécules (valium etc...) à  ton palmarès pour pas grand chose (reprendre de l'
hero
dans quelques jours).
filousky
15 décembre 2013 à 18:39
Rien à  ajouter à  la réponse de Ziggy.
Je pourrai te raconter ma vie qui n'est qu'illustration de ce beau résumé. Ne te fais pas trop de mal et prends ces conseils avisés comme un nectar qui n'est accessible qu'ici. (merci le forum).
Amicalement
Fil
nora
15 décembre 2013 à 19:33
Merci beaucoup à  tous pour vos réponses !
:)
Cela me rassure , en faite je regrette d'avoir pris de la
méthadone
car je m'étais promis de tenter d'abord le
sevrage
héro
avec
tramadol
et
valium
(que le 1er médecin m'avait conseiller) tout en baissant progressivement pour éviter le
sevrage
de ces médicaments mais lorsque je me suis réveillé en gros manque,sueur sans ma seringue qui m'attend comme dab' sur ma table de nuit au cas où je puisse pas me lever le matin je me suis dit que je n'y arriverais pas, j'ai donc pris la métha qui m'a apaiser quelques minutes après (beaucoup de transpiration) je me suis dis tanpis je n'ai pas réussi le
sevrage
de l'
héro
j'ai craquée je prendrais de la métha qql mois cela me permet de me sentir bien puis quand j'irais mieux je diminurai  et j'ai passer la journée tranquille jusqu'à  18h ou je me suis sentie en manque mais bizarement ce matin je me suis réveiller sans manque jusqu'à  14h où j'ai commencer à  avoir des frissons
Mais je m'en veux de ne pas avoir résister!!!! au moins j'aurais dû attendre 1 jour ou 2 mais j'ai craquée dès le matin de début du manque
..c'était ce vendredi là  j'aurais déjà  fait un bout.. ou pas...
là  j' attend d'avoir des symptômes de manque pour commencer ces 3 à  10j d'enfer et prendre
tramadol
et si je n'arrive vraiment pas cette fois j'accepterai la métha
QUESTION : quand être sûr que la métha aura fini entièrement son effet sachant que je les pris samedi à  8h 20mg 9h 20mg 10h 20mg  ?
nora
15 décembre 2013 à 19:50
à  MissTrip merci de ta réponse on à  fait la même chose on dirait , moi aussi j'avais accepter la métha mais je me suis sentie mal de ne pas avoir fait le
sevrage
jusqu'à  au moins 1 jour ou 2 car j'aurais peut être réussie sans passer des mois ou années sous métha , la métha me fait aussi peur car mon médecin m'a mis la pression genre s'il voit que j'ai repris l'
héro
ou d'autres
opiacés
il va m' arrêté le traitement et je devrais me débrouiller sans lui (j'ai galéré pendant 3mois environ pour avoir de la métha) m'a t' il dit donc j'ai peur de me retrouver sans métha au cas ou je fais un petit extra et qu'il s'en aperçoit ....
merci de ton soutien
nora
15 décembre 2013 à 20:26
à  Ziggy (et Filousky , oui merci pour ce forum formidable)
Merci de ta réponse, alors pour te répondre pourquoi je regrette finalement d'avoir pris 1 fois la métha car je m'étais promis d'attendre au moins 1 ou 2 jour en manque et si vraiment c'était plus supportable j'aurais pris la métha en dernier recours alors que là  je l'ai pris directement au réveil.
Je consomme en sniff et en fix (la seringue me manque peut-être que plus tard je m'injecterais de l'eau de temps en temps pour oublier ce geste petit à  petit..
J'aimerais vraiment tourner la page
héro
(métha) rapidement, et de toute façon mes pb ne se changeront pas que se soit avec métha ou pas (peut-être que cela pourrait s'améliorer dans qql mois , par miracle) cela fait des années que j'ai un mal être , mal de vivre , manque de confiance en moi et d'estime de moi mon père est mort et ma mère ne m'aime pas, à  mes 18ans je suis partie j'ai vécu 2 ans avec un homme à  paris nous nous sommes séparés il y a 1 mois et je suis retournée vivre chez ma mère à  450km donc pas de possibilité de trouvé de l'
héro
à  part de la marron très marron qui fait rien du tout (j'ai fait mon petit stock avant de rentré)  .Cet homme et ma mère ont le même "caractère" ils disent tout et n'importe quoi , du mal sur les autres (surtout ma petite soeur de 16 ans et moi pour ma mère) et je dois tout endossé si je leurs dis qu'il doivent être plus gentil je m'en prend encore plus dans la **** ils ne se remettent jamais en question et ça me fait mal j'ai donc quitté mon copain mais ma mère est LA même, je n'ai pas trouvé de travail pour l'instant sinon je partirais au plus vite car elle m'est très nuisible elle m'empêche d'avancer dans la vie mais je peux que subir a part me retrouver à  la rue , donc je me dis si en plus de ça je suis pas libre (sans
héro
ni métha) je vais être encore plus une me***
Le
valium
m'aide à  ne pas être angoissé (je suis un peu de nature anxieuse) parfois quand je suis en manque ou en essai
sevrage
je me sens obligé de le prendre et il m'aide à  ne pas avoir peur de tout dans ces moments là .
Merci pour toutes tes explications cela m'a beaucoup aidé :)
nora
15 décembre 2013 à 20:34
j'ai oublié de préciser que cela fait que 6 mois que j'ai commencer l'
héro
après
cannabis
alcool
coke
c'est pour ça que le
sevrage
rapide m'était plutôt conseiller par mon 1er médecin
je ne suis pas contre les
tso
mais dans mon cas (6mois) il y a peut être une autre alternative sinon c'est sûr que pour des UD de plusieurs années cela peut être très bien !
En espérant encore d'autres réponses .. Bonne soirée
Tomboy
15 décembre 2013 à 21:09
Nora pour répondre à  ta question la
méthadone
reste 24h, elle est à  libération prolongée. Tu as donc pris 60 mg au total, si tu veux attendre de ne plus en avoir dans le sang, il faut attendre le lendemain 10h.
ziggy
15 décembre 2013 à 22:08
Fil, encore et toujours, encore et encore... pour ne pas redire encore et toujours !!!
:)
Yes on continue à  épauler les usagers d’opiacés comme on peut, thread après thread, message après message, au jour le jour,  à  "déconstruire" un schéma idéologique qui leur est carrément nocif - en les aidant à  voir qu'ils sont les principales victimes d'un mode de pensée qui induit des idées largement fausses... et contre-productives pour leur santé et leur bien-être…. et c'est bien parce qu'on est passé par là  que l'on sait de quoi on parle !
Car hélas, on se rend compte que la
"peur des traitements
TSO
"
est bien un phénomène largement généralisé qui va bien au-delà  de quelques cas isolés. Phénomène auquel les CAST devrait peut-être faire plus attention vu le nombre important d’usagers qui sortent de consultation avec encore toutes ces peurs en tête !  A ce titre le message de Nora tombe à  point nommé en allant vraiment dans le sens de ce qu'on se disait à  la réunion vendredi, à  savoir qu'il ne se passe pas une semaine sans qu'un usager ne débarque sur le forum en manifestant d'énormes craintes provenant d'informations plus ou moins erronées (fausses, disons-le) vis à  vis des
TSO
... et c'est toujours systématiquement
les même peurs
qui reviennent encore et encore sur le tapis. Nora les résume parfaitement bien dans son post.
L’idée fausse la plus répandue est celle qui dit que
« prendre un traitement renforce et amplifie le niveau de dépendance et pérennise l'addiction dans une durée indéfinie donc éternelle... la
méthadone
(ou le sub) serait une molécule presque impossible à  décrocher, en tout cas très difficile à  arrêter et que le manque serait horrible et bien pire que celui de l’héroïne ( !!!) ».
Ainsi de nombreux usagers cultivent l’idée qu’il serait plus facile et préférable d’arrêter l’héroïne directement et que les
tso
seraient finalement réservés à  ceux qui n’auraient pas réussi ou n'auraient pas la force, le courage ou la volonté pour se sevrer et s'en sortir pour de bon….
De là  nait une image dégradée de la
substitution
perçue comme un traitement qui n’est jamais de première intention, un choix irréversible fait par dépit et sanctionnant un échec voire un genre de déshonneur, dans la bouche de certains c’est même
« une punition pour avoir trop déconné avec la consommation »
… On lit souvent des usagers dire «
j’ai
FINI
sous sub.. »
Punition pour les uns, mauvais choix pour les autres, c’est surtout une grosse CULPABILITE qui pèse sur le choix à  se substituer comme si, au fond, le
TSO
c’était forcement l’aboutissement d’un parcours d’échec, le bout du bout d’une logique perdante et donc la solution de dernier recours, quand tout le reste aurait déjà  rater plusieurs fois... Aussi souvent on peut lire "
j’ai fini par accepter mais j'ai honte"
,
" je suis nul, j’ai craqué j’ai fini par me substituer "; "j'avais plus le choix"…
Bref un tableau extrêmement sombre qui contraste vivement avec la réalité de nos vécus quotidiens sous
substitution
et de nos expériences d'arrêts. Car quand bien même la
méthadone
est un traitement qui fonctionne au long cours, ce n'est absolument pas impossible d'arrêter d'en prendre - au contraire, le parcours
méthadone
est fait pour donner du temps au temps, pour que le temps psychique (qui est lent) s'accorde avec le temps physique. Le temps passé sous traitement est un temps de repos où l'on se ressource et où l'on peut se refaire une santé mais aussi explorer et questionner plus en profondeur le pourquoi du comment. C'est un peu le temps minimal pour remettre de l'ordre, comprendre, et assimiler :   par rapport à  s'enfermer 5 jours dans une piaule à  se laisser crever avec une bouteille d'eau, on comprendra facilement la supériorité de la démarche de
substitution
qui vise à  faire sauter les verrous de la dépendance un à  un, sur la durée... bref d'un côté on va trop vite et l'on bâcle, de l'autre on se donne le temps et on met toutes les chances de son côté. Pas difficile de comprendre de comprendre pourquoi de 99% d'échec avec le
sevrage
, les
TSO
permettent de sevrer 50% des usagers et de soulager et améliorer le quotidien de tout les autres...
Bref, la réalité du quotidiens sous
TSO
se situe bien à  mille lieux de la description fantasmée de ces idées noires qui visent à  priver les toxicomanes du seul soin efficace qui existe à  ce jour... Au contraire même, si je me réfère à  mon propre chemin, la
méthadone
m'est au contraire extrêmement agréable à  vivre et j'éprouve assez régulièrement du bonheur à  sentir l'aide, le soutien et le support qu'elle m'offre, et pourtant ça fait déjà  plusieurs années que j'en prends !!! Si je réfléchis je n'ai, à  ce jour, aucune raison objective de m'en priver. Comme dirait l'autre
"mais ca te fais pas chier d'être dépendant?"
Et je ne peux que dire en toute sincérité :
"au début je cogittais là -dessus mais depuis que je suis revenu à  une vie bien remplie, j'ai franchement plus le temps de me branler le cerveau avec de la morale, et hop la metha, c'est un geste de 3 secondes chrono quand je me lève le matin et c'est terminé. Dans le genre esclavage, on a fait pire".
Il semble naturel de combattre ces idées qui se sont désormais largement banalisées et conduisent de nombreuses personnes à  faire des mauvais choix dans des situations ou souvent la trajectoire de vie n'est déjà  pas très simple...
et c'est moche car en refusant la main tendue et l'aide inespérée que représente le
TSO
, de nombreux usagers s'enterrent dans des consos alternées de
came
en s'obstinant, parfois pendant des ANNEES, à  tenter plusieurs
sevrages
par an, dans la désolation et l'échec répété - avant de se rendre compte de la précieuse énergie gaspillée et du temps massacré... et quand ils ne refusent pas les traitements et qu'ils acceptent de les prendre en fin de compte, ils les prennent à  reculons en s'entêtant souvent dans des mauvais usages, en faisant du
sous-dosage
et de
la diminution expresse
la règle d'or, et se mettant ainsi toujours plus en plus en échec. Ils finissent par boucler la boucle, en prenant leur expérience d'échec comme preuve de l'inefficacité des
TSO
et sans illusion, ils retournent à  la
came
en continuant de vivre dans l'espoir du "ce coup-ci c'est la bonne",  en se souhaitant des "bon courage, tiens bon frangin" réussissant à  l'occasion un ou deux mois clean par ci par là  avant de mieux reprendre leur course à  la rechute et au
sevrage
permanent…
Donc le premier mythe sur la
méthadone
qu'il faut combattre c'est vraiment celui qui laisse croire que la
méthadone
accrocherait à  mort, que ce serait la pire des molécules de synthèse et que son
sevrage
serait le plus dur de toute les molécules de la famille
opioïdes
... En vérité, elle n'accroche ni mieux ni moins bon que l'
héroïne
, c'est simplement différent - mais au bilan et en comparaison, ce n'est certainement pas plus dur d'arrêter la
méthadone
que l'
héroïne
mais plutôt l'inverse et pour plusieurs raisons.
La première c'est qu'on
contrôle
et
limite
facilement sa consommation de metha qu'on peut stabiliser et diminuer sans effort, là  ou l'
héroïne
nous invite
à  empiler
shoot sur shoot et presque
impossible à  réduire
au long cours.
Deuxième raison importante , la metha ne provoquant aucun flash ni euphorie, la dépendance psychique est moins marqué par rapport à  l'
hero
...
Autre raison, si les symptômes de
sevrage
sont bien réels avec la metha, il ne faut pas oublier de dire que ce sont des effets beaucoup plus modérés et estompés que le manque aigu que donne l'
héroïne
...
Donc au bilan, on peut affirmer que la
methadone
est une molécule qui s'arrête plutôt bien, à  ce titre il existe de nombreux ex-methadoniens qui témoigne du terme qu'ils ont mis à  leur consommation et qui vont bien au quotidien... alors que des héroïnomanes sevrés, ils sont extrêmement rares quand ils ne sont pas tombés dans une autre dépendance ou l'
alcool
...
Comme disait l'ancien,
" des copains qui ont arrêté la métha, j'en connais un certain nombre c'est banal quoi mais des gens qui ont arrêté l'
hero
sans rechuter derrière, j'en cherche encore UN"...
Dernière modification par ziggy (15 décembre 2013 à  23:10)
nora
15 décembre 2013 à 23:50
[large]en ayant pris qu'une fois 60mg de méthadone samedi a 10h vais je avoir des symptômes de manque ? si oui quand apparaitront-ils et quand disparaisseront-ils?
merci beaucoup
[/large]
ziggy
16 décembre 2013 à 01:32
disons que la
méthadone
que tu as pris a permis de mettre sur pause les symptômes liés à  ton état de dépendance général. Que ce soit une molécule ou une autre, peu importe, si tu veux te sevrer il faut que tu passes par une phase difficile, ou tu dois attendre que ton corps se remette à  se débrouiller sans apport extérieur... donc le manque va réapparaitre forcément et ca pourrait durer une bonne semaine vu que c'est principalement un
sevrage
hero
applati avec une seule pris de 60 mg...
nora
16 décembre 2013 à 12:53
à  Niglo merci pour ta réponse mais depuis que j'en ai pris samedi à  10h je n'ai pas ressenti de manque, dimanche matin et aujourd'hui je me suis réveillé sans aucun manque tkl ce qui n'est jamais le cas d'habitude même après avoir consommé de l'
héro
avant de me coucher.
à  Ziggy merci de tes informations, tout ce que tu dis est vrai. mais bon..
Tu veux dire que mon
sevrage
d'
héro
risque d'être plus long comme j'ai pris une dose de 60mg de métha une seule fois samedi à  10h? ou moins long ? plus facile ou plus dure?
Dernière modification par nora (16 décembre 2013 à  12:55)
Disturb
16 décembre 2013 à 19:44
Salut Nora ...
est ce que tu as pris le temps de lire cette mine d'information et retour d'expérience que nous a offert Ziggy ????
( à  priori oui puisque tu le remercie ,
" mais bon..."
; Mais bon quoi ???
pourquoi t'obstiner à  essayer de te sevrer en quelques jours ???
Vraiment je dis cela sans méchanceté , j'aimerais juste comprendre ta démarche...
j'imagine que tu as tes raisons , c'est juste par curiosité ...
nora
16 décembre 2013 à 21:21
à  Disturb oui j'ai entièrement lu ce que Ziggy à  écrit j'ai même relu pour voir les modifications qu'il y a apporté :)
quand j'ai marqué "mais bon" moi aussi j'ai trouvé cela un peu étrange mais c'était pour dire que je ne savais pas trop quoi répondre à  cela je suis pas trop douée pour répondre très intelligemment a des sujets généraux comme cela, surtout en ce moment j'essaie juste de trouver des solutions à  mon cas après je verrais si je peux prendre le temps de mieux répondre..
je m'obstine pas puisque j'ai craquée sur la métha au réveil
en manque mais je m'étais promis d'éssayer de tenir au moins un jour sans métha pour voir si en qql jours le manque serait passé car je consomme seulement depuis 6 mois (en shoot et
sniff
) donc peut-être que j'y arriverais vite a la fin , dans le cas contraire je ferais le traitement de la métha comme il m'a été prescrit mais j'aimerais me laisser une chance de m'en sortir en 1semaine plus ou moins de
sevrage
d'
hero
..
ziggy
16 décembre 2013 à 22:34
Hello NORA,
En tout cas, une chose est sûre, si une seule PRISE isolée de
methadone
te dure aussi longtemps (là  ça fait bientôt 60 H?), c'est plutôt très bon signe pour toi - c'est même étonnant mais tant mieux !!!...
cela donne déjà  quelques indications sur ton cas :  soit tu métabolises très lentement la
methadone
(et donc c'est  déjà  en soi une bonne nouvelle), soit ton niveau de dépendance est faible auquel cas le peu de
methadone
qui circule dans ton sang te maintient hors des symptômes de manque.... c'est certainement un peu des deux qui te permet d'etre encore normal à  cette heure, bien que cela soit assez rare qu'une seule prise puisse tenir aussi longtemps... ceci dit, la
methadone
a une durée d'action longue, et ça arrive souvent qu'il faille attendre parfois plusieurs jours pour que son effet s'estompe vraiment et que le
sevrage
puisse commencer...
donc effectivement en prenant de la
méthadone
au début d'un
sevrage
d'
hero
, on retarde forcément le moment de passer à  la casserole. La
méthadone
se lie aux récepteurs et met le système en standby. Et on le sait, pour se sevrer il faut passer une période de quelques jours sans prendre aucun
opiacés
, sans quoi cela relance le processus au premier jour....
Ceci dit, changer d'opiacé pour se sevrer est une technique relativement intéressante puisque pendant ce temps où tu es couvert par la
methadone
, le
sevrage
physique de la
came
commence et se déroule "en partie" - sans que tu le ressentes - et celui-ci dure en moyenne 5 jours...
donc si tu as arrêté l'
hero
vendredi à  17h00 - il y a encore au moins 48H de ce côté avant de pouvoir te dire que tu as éliminé toute l'
heroine
, et pour que tes tests d'urine deviennent négatifs à  l'
heroine
.
Mais bon, il y a l'effet de la
méthadone
qui va s'estomper, et c'est à  ce moment la que le
sevrage
va vraiment commencer, pas avant.  Car le truc c'est que tu ne peux pas vraiment raisonner en pensant
sevrage
d'
hero
d'un côté et
sevrage
métha de l'autre.... comme si c'était deux choses différentes. Il faut plutôt penser "sevrage
opiacés
" car  à  cause de la tolérance croisée - la
méthadone
et l'
heroine
agisse pareillement sur environ 70% de neurorecepteurs. Donc meme si il s'agit de deux produits bien distincts avec leur mode d'action spécifique, il y a une action commune.
La bonne nouvelle c'est qu'en faisant comme tu as fait, tu as déjà  fait 30% de
sevrage
, et cela sans rien sentir du tout, donc c'est déjà  ça de parcouru... mais quand le rideau de la métha va s'affaisser et ça devrait plus tarder, il va falloir que tu comptes au moins 4-5 jours à  ressentir des symptômes plutôt intenses.
Tout cela me rappelle une autre époque de ma vie. Le nombre de fois que j'ai arrêté la
came
avec succès en m'employant comme tu le fais là , avec une petite rotation
méthadone
.... Ca marche plutôt pas mal sur le plan physique. Quand le niveau de dépendance est plutôt faible, c'est franchement jouable, la
méthadone
aplatit le côté hardcore des premieres heures et ensuite c'est surtout une fatigue/chiasse/nervosité/insomnie pendant quelques jours : donc rien d'impossible.
Accroche toi
ziggy
16 décembre 2013 à 22:43
En tout cas, et c'est important de te le dire dès maintenant, il va bien falloir que tu prennes une décision au moment ou les symptômes vont revenir. Soit tu t'accroches et tu fais vraiment le
sevrage
brut, et tu encaisses le manque en t'aidant avec un peu de
valium
-topalgic ou soit... tu reprends de la
méthadone
.
Par contre, vu comment tu réagis extrêmement bien à  la metha, rien ne t'oblige à   en reprendre 60 mg. Le but est de trouver une dose qui fonctionne pour 24H.
Pendant des années, quand je sniffais, je trouvais mon compte avec des dosages plutôt faibles et avec 20 mg, j'avais la peche pendant 36heures...
Donc il y a plusieurs solutions possibles, et plusieurs compromis possibles entre le
sevrage
absolu d'un côté et le tout substitut de l'autre à  60 de metha...
Parfois c'est meme mieux de faire quelques jours à  10 mg puis 5 mg avant d'attaquer un vrai
sevrage
total.
Tiens nous au jus !
Dernière modification par ziggy (16 décembre 2013 à  22:44)
nora
16 décembre 2013 à 22:58
à  Ziggy merci de tes réponses qui me réconforte vraiment et merci du temps passé a les écrire c'est gentil
Par contre ce que tu n'as pas du voir sur l'autre question que j'ai posé c 'est que l' effet de la métha c'est atténué en fin de soirée samedi j'ai donc pris un peu d '
héro
mais beaucoup moins que dab' et dimanche matin pas de manque ni lundi matin alors que dab' même si je prends de l'
héro
la veille j'ai le manque le matin car il m'en faut toutes les 4-5h et je dors plus que ça donc si j'ai pas ressenti trop de manque c'est parce que j'ai pris qql prises d'
héro
mais je me réveille pas en gros manque et même si je prends pas d'
héro
pendant 10h j'ai pas de gros manque je me sens juste pas trop bien, j'suis plus dans mon "monde" comme avec l'
héro
c'est pour ça que j'en ai repris pour être dépendante de l'
héro
et pas de la métha et faire le
sevrage
héro
quand les premiers gros symptômes de manque viendront mais pour l'instant aucun signe... peut-être demain matin je suppose que là  ça devrait commencer à  se faire sentir
ou alors comme tu as dit grâce à  la métha en début de gros manque ça m'a fait passer un peu le manque s'en rien sentir mais maintenant que tu es au courant que j'ai repris un peu d'
héro
je pense que tu ne vas plus voir les choses de cette manière
.....
En tout les cas, merci bonne soirée :)
ziggy
16 décembre 2013 à 23:07
nora a écrit
à
ou alors comme tu as dit grâce à  la métha en début de gros manque ça m'a fait passer un peu le manque s'en rien sentir mais maintenant que tu es au courant que j'ai repris un peu d'
héro
je pense que tu ne vas plus voir les choses de cette manière
.....
Ok, je comprends mieux. Et bien oui c'est très différent... Comme tu viens de le découvrir, c'est un des premiers effets intéressants de la
méthadone
- qui permet de poser un peu les choses et de pas se lever en chien.Moi aussi ca me fait ça souvent et c'est bien lié au mélange des deux molécules. Ca imprégne bien le corps et le manque ne vient pas aussi facilement que quand on tape uniquement de l'
hero
.
Dans les moments de conso, ca m'arrive aussi de prendre assez peu de
methadone
sur une période donnée, mais j'aime bien en prendre une fois par ci par là  ,  car justement ca permet de pas ressentir le manque de
came
4 fois par jour, ce qui est vraiment pas agreable.
Bon je pense sincèrement qu'il vaut mieux revoir ton projet d'abstinence pour un peu plus tard. Je m'explique : 60 mg de metha ne t'a meme pas tenu quelques heures, et derriere il t'a fallu le jour meme retaper. Cela veut dire que rien te stabiliser à  60 de
meth
ne va pas etre une partie de plaisir et pendant 3-4 jours, tu sentiras un peu de manque comme tu l'as senti samedi vers 17h... bref, essaie déjà  de ne plus prendre d'
hero
, ce sera un tres grand pas en avant. Quant à  un
sevrage
brutal, ton niveau d'intoxication est bien trop élevé pour pouvoir l'envisager... Je ne sais pas si tu as conscience de ton niveau d'accroche, mais c'est pas un petit dosage de fin de croisière si je peux me permettre. Si on pars du constat qu'une dose de 60mg ne tient que quelques heures, j'imagine dans quel état tu pourrais etre à  nu....,
Dernière modification par ziggy (16 décembre 2013 à  23:11)
nora
17 décembre 2013 à 12:20
à  Ziggy merci de ta réponse ba oui mais certains ont dit que c'est parce que c'est le premier jour de métha qu'il ne dure pas entièrement 24h mais que après en prendre sur plusieurs jours ça va se stabilisé , j'ai revu mon médecin traitant hier soir je lui ai dit ça il m' a dit on montera a 65 tout au plus car le but c 'est de diminuer , euh bah d'accord mais si faut que j'me shoot tout les soirs parce que c'est pas suffisent c'est pas comme ça que j'vais y arriver ! pour moi j'ai toujours penser qu'il me faudrait 80mg voir 100 donc voila mais au moins 80 , je consomme que depuis 6 mois mais c'est des grosses doses
Et donc inéluctablement le moment de gros manque est apparu ce matin au réveil , horrible je pensais mourir où prendre trop de choses pour me faire une overdose et mourir tellement j'en ai marre de cette vie l'
héro
c'est tout pour moi , c'est mon amour mais il faut que je m'en sépare je n'ai pas le choix(sauf faire la p***) mais ce n'est pas glorieux !  ne pouvant plus supporter le manque qui est enfin arriver ce matin j'ai repris un shoot d'
héro
mais il va réapparaitre et là  que faire??
1) j'attends qql jours (1 à  7j) en prenant qql médoc ?
2) je commence la métha ?
mais j'ai peur qu'avec la métha je vives la même chose au moment de diminuer les doses (déjà  que là  aparament je suis pas bien dosé ce qui n'est pas bon!) et que au moment d'arrêter complètement la métha je vives le même manque qu'aujourd'hui ainsi que j'ai peur de ne plus pouvoir avoir de métha et de me retrouver sans rien..      que faire??
virtualfacto
17 décembre 2013 à 14:13
nora a écrit
mais j'ai peur qu'avec la métha je vives la même chose au moment de diminuer les doses (déjà  que là  aparament je suis pas bien dosé ce qui n'est pas bon!) et que au moment d'arrêter complètement la métha je vives le même manque qu'aujourd'hui ainsi que j'ai peur de ne plus pouvoir avoir de métha et de me retrouver sans rien..      que faire??
Re salut Nora,
je t'ai déjà  répondu sur ton autre post.
Et en lisant celui ci, je comprends un peu mieux ta situation.
Si je peux te rassurer, ta peur d'avoir mal en diminuant n'est qu'une peur. Tu as la possibilité de baisser de qques % en qques %, genre stable à  80, passer à  75. Je ne me rappelle plus exactement des dosages gellules, mais je crois que le plus faible est à  1mg. Donc tu vois, tu as le temps de voir venir.
Sérieux, je comprends que cela puisse te faire peur, mais à  priori, avec ce que tu dis, ce n'est pas le pb aujourd'hui. A mon sens, n'est il pas plus important que tu te sentes mieux au quotidien, et déjà  que tu mettes un intervalle entre ta conso d'RO et celle de metha?? Ne serait ce pas "un pas en avant" que de déjà  ne plus consommer (c'est le besoin que tu exprimes) de la
came
??
Il sera bien assez tôt pour penser à  baisser et arrêter la metha, chaque chose en son temps, on est pazs pressé! pressé de quoi d'abord?
Quant à  avoir peur de te retrouvre sans rien, je te promets que c'est 500 fois moins galère de penser à  aller renouveler son ordonnance tous les 15 jours (à  terme) et d'aller à  la phatrmacie du coin pour "pécho ton TT", plutôt que de courir de plans en plans, de galère en galère.
Tu dis de plus être à  450km de tes plans de
came
, donc avoir peur de ne plus avoir de metha n'est il pas un faux pb??
Moi, j'ai quitté la France pour le Maroc, en partie pour me sortir de la
came
, aujourd'hui, je fais 700km en train tous les 15 jours, 15 h de voyage (c'est pas le tgv!!) pour avoir ma metha, mais:1. je suis déjà  super ravi de pouvoir en avoir!!, et 2. c'est toujours moins chiant que les plans galère de cité ou tu ne sais pas sur quoi tu vas tomber, plus souvent de la merde, la thune claquée, et j'en passe, tu dois connaître.
non?
ziggy
17 décembre 2013 à 16:24
Bonjour Nora,
Je viens à  l'instant de lire ton message ici - je t'avais répondu en MP - mais en lisant ça, il faut que je complète... je comprends bien l'état de stress dans lequel tu es - et tu te questionnes à  fond, c'est normal.
Comme tu as posté à  plusieurs endroits en expliquant par "petit bouts" ce qui t'arrive, tu as reçu des bribes d'informations dont certaines qui ne prenaient pas en compte l'ensemble des éléments... bref, maintenant qu'on en sait plus sur ce qu'il t'arrive en ce moment, je vais essayer de te répondre ici en essayant de te répondre précisément en prenant tout ce que tu nous as dit jusqu'à  présent...
nora a écrit
Et donc inéluctablement
le moment de gros manque est apparu
ce matin au réveil , horrible je pensais mourir où prendre trop de choses pour me faire une overdose et mourir tellement j'en ai marre de cette vie l'
héro
c'est tout pour moi , c'est mon amour mais il faut que je m'en sépare je n'ai pas le choix(sauf faire la p***) mais ce n'est pas glorieux !  ne pouvant plus supporter le manque qui est enfin arriver ce matin j'ai repris un shoot d'
héro
mais
il va réapparaitre et là  que faire??
Oui forcément, et comme tu dis
inéluctablement
, la sensation de manque est revenu ! il y avait quand même "peu de chance" que le manque disparaisse, comme par magie. Comme je te disais, ce "manque" n'était que retardé par ce que tu avais consommé notamment ta prise de 60 mg de
methadone
samedi matin qui a modifié ta perception des choses en ralentissant l'élimination d'opiacé dans ton sang, puisque la
méthadone
agit très lentement et disparait tout doucement. Il ne faut pas oublier que la
méthadone
peut agir pendant plusieurs jours. La plupart des gens "en rupture de
methadone
" (par ex en prison quand la métha n'était pas encore légale) ne ressentent pas le
vrai gros manque
avant parfois 4 à  5 jours...
nora a écrit
à  Ziggy merci de ta réponse ba oui mais certains ont dit que c'est parce que c'est le premier jour de métha qu'il ne dure pas entièrement 24h mais que après en prendre sur plusieurs jours ça va se stabilisé , j'ai revu mon
médecin traitant
hier soir je lui ai dit ça il m' a dit on montera a 65 tout au plus car le but c 'est de diminuer , euh bah d'accord mais si faut que j'me shoot tout les soirs parce que c'est pas suffisent c'est pas comme ça que j'vais y arriver ! pour moi j'ai toujours penser qu'il me faudrait 80mg voir 100 donc voila mais au moins 80 , je consomme que depuis 6 mois mais c'est des grosses doses
Très juste Nora, la réponse de ton toubib n'est pas vraiment satisfaisante. Est-ce que tu consultes en
CSAPA
? Car les généralistes sont parfois à  côté de la plaque en matière d'addiction. Parler de "diminution" alors que l'initialisation n'a même pas eu lieu ?
Je suis d'accord avec toi - tu as bien raison, il vaut mieux avoir un dosage adapté dès le début mais cependant, j'attire ton attention sur le fonctionnement de la
méthadone
qui explique pourquoi les médecins ne sont pas toujours d'accord pour donner des gros dosages dès le premier jour et pourquoi il faut revenir chaque jour pour adapter le dosage, au début du traitement, jusqu'à  obtenir un état stabilisé.
Il faut comprendre qu'une prise isolée de
methadone
n'a rien à  voir avec une prise en continu. car il faut prendre en compte le temps d'adaptation - environ 5 jours pour "assoir" l'effet qui monte en puissance, jour après jour.
Pour une personne qui métabolise normalement, il faut presque 96H et des
poussières
pour que l'organisme élimine la metha.
Donc au début du traitement, en prenant 60 mg,  voici
à  titre d'exemple
schématiquement ce qui se passe dans le corps :
j0 = 60 mg (60)
j1 = 60 mg + 30mg restant de j0 (90)
j2= 60 mg + 30 mg restant de j1 + 15 mg restant de j0 (105)
j3= 60 mg + 30 mg restant de j2 + 15 mg restant de j1 + 7.5 restant de j0 (112.5)
j4= 60 mg + 30 mg restant de j3 + 15 mg restant de j2 + 7.5 restant de j1 +3.25j0 (112.5)
j5= 60 mg + 30 mg restant de j4 + 15 mg restant de j3 + 7.5 restant de j2 +3.25j1 (112.5)
j6= 60 mg + 30 mg restant de j5 + 15 mg restant de j4 + 7.5 restant de j3+3.25j2 (112.5)
j7= 60 mg + 30 mg restant de j6 + 15 mg restant de j5 + 7.5 restant de j4+3.25 j3 (112.5)
Il faut donc 4 jours complets avant que le corps soit bien saturé en
méthadone
- et c'est pourquoi une mise sous
méthadone
nécessite des ajustements jour après jour, selon ce qu'il se passe. Et comme tu le vois, entre une prise isolée de 60 mg et une prise continue, il peut y avoir chez certaines personnes presque plus du double en
méthadone
active dans le sang !!! ...
Voila pourquoi des overdoses de
méthadone
ont déjà  été observé lors du deuxième ou troisième jour..
Voila pourquoi certaines personnes qui commencent à  60 mg le premier jour et se sentent sous-dosées peuvent se retrouver le septième jour avec l'impression d'être littéralement assommé par le traitement qu'ils trouvent trop dosés, ce qui est souvent mon cas. Par exemple, quand je commence à  60 mg - ce n'est pas assez au début et je me sens pas en forme pendant 2 jours et ensuite ça va beaucoup mieux et là , je revois mon dosage à  la baisse.. bref il m'est souvent arrivé de prendre 120 mg le premier jour d'arrêt de la
came
et de me retrouver vers 30-40 au long terme.
Surtout qu'en plus, si tu ne prends plus d'
heroine
, le
sevrage
de
came
se fait parallèlement en même temps. Passé 5 jours, le corps n'a plus besoin d'
heroine
et vu que la
méthadone
se sature, le besoin de prendre des
opiacés
s'efface rapidement.
Dernière modification par ziggy (17 décembre 2013 à  16:39)
caméléa
17 décembre 2013 à 16:26
à  Nora:
j'ai décro de la métha en février, en passant par quelques semaines d'
héro
le temps de "nettoyer" mon corps des molécules de métha accumulées depuis des années. Du coup, les trois semaines de manque métha étaient camouflées par un petit demi g par jour, en 2 injections. Donc, exit la décro assez longue et pénible du
TSO
; et quand j'ai stoppé le shoot, juste 4 jours de petite grippe etc, mais avec une bonne benzo (pour les jambes et les muscles), un bon anti inflammatoire (dos etc) et spasfon+pinavérium (qui remplace la viscéralgine forte) pour les tripes, et lopéramide pour les diarrhées, ça s'est passé tip-top. Penser aussi à  un anti acide, genre maalox, ou oméprazole: ça aide bien à  encaisser ces mélanges...
Je me permets de redonner ce témoignage, car m'étant tapé un petit craquage ces derniers temps, je viens de re-décro avec les mêmes outils; en fait j'ai repris de la dope, et une fois accro j'ai biaisé avec du sub, du
tramadol
, donc à  la fin j'étais accro à  une petite dose de sub (2 fois 2mg par jour); le tout dernier jour, après 5 ou 6 jours de sub j'ai pris 20mg de métha: pas de manque réel avant 96h, et encore, à  part les coups de froid, avec les médocs ça le fait (j'en suis au 6ème jour sans rien, à  part 50mg de
tramadol
quand ça grimpe trop).
Je vous redonnerai des news dans quelques jours, mais je ne crois pas être un cas isolé!
Cela dit, j'avais déjà  bien baissé mes dosages de métha avant tout ça, donc dans ton cas ce n'est pas la même... Pourquoi ne pas tenter la
méthode chinoise
avec de la métha sirop, pour atteindre un seuil assez bas avant de tenter ta décro? Sinon, chaque échec risque de te démoraliser encore plus, et ce sera pire la fois d'après...
Dernière modification par caméléa (17 décembre 2013 à  16:33)
ziggy
17 décembre 2013 à 17:43
nora a écrit
1) j'attends qql jours (1 à  7j) en prenant qql médoc ?
2) je commence la métha ?
mais j'ai peur qu'avec la métha je vives la même chose au moment de diminuer les doses (déjà  que là  aparament je suis pas bien dosé ce qui n'est pas bon!) et que au moment d'arrêter complètement la métha je vives le même manque qu'aujourd'hui ainsi que j'ai peur de ne plus pouvoir avoir de métha et de me retrouver sans rien..      que faire??
Merci à  Léa pour son témoignage important - qui nous rappelle à  tous - qu'il n'est jamais impossible de se sevrer totalement, même après un long moment d'imprégnation... donc il ne faut vraiment pas croire que "passer sous
méthadone
" (même longtemps - plusieurs années) pourrait empirer les choses ou rendre le manque plus profond ou plus fort: c'est tout le contraire ! Le manque est réduit en intensité par les traitements et peut même être totalement réduit à  zéro par un bon usage intelligent du substitut, avec traitement progressif. Tout ceux qui l'ont fait te le confirmeront, même dans le pire des cas - en te retrouvant privé accidentellement de traitement -  cela n'a aucun rapport avec l'horreur de l'état d'enfer et d'agonie de la privation d'
heroine
...
Donc point très important pour toi Nora, par rapport à  cette PEUR que tu ressens, il y a plusieurs choses à  te dire qui vont normalement
te rassurer.
nora a écrit
mais j'ai peur qu'avec la métha
je vives la même chose
au moment de diminuer les doses ??
vivre la meme chose ? Non !
Et meme en tombant en rade de metha, tu ne vivrais pas la meme chose. Car ce que tu vis en ce moment,
c'est le manque d'
HERO
, pas le manque de
méthadone
!!! Ce n'est pas la meme chose, pas du tout. Parmi toutes les molécules
opiacés
, l'
héroïne
est une de celles qui me provoque une sensation de manque extrêmement
vive
et
intense
. Le manque de metha est différent, beaucoup plus diffus et beaucoup moins intense - meme à  fortes doses. Et puis le manque de
came
tombe d'un coup, c'est impitoyable. Avec la métha, il faut vraiment plusieurs jours avant de se sentir vraiment "en manque" et quand ça arrive, ce n'est pas la meme sensation. Peut etre parce que le corps ne le prend pas dans la gueule d'un coup et qu'il faut plusieurs jours complets avant que la concentration en opiacé tombe au zéro absolu...
Et en diminuant, soyons clairs, moi je ne sens....
rien du tout !!!
et je l'ai fait un paquet de fois, c'est carrément cool. La lenteur de la
méthadone
permet vraiment de tromper le corps, qui ne voit aucune différence entre 60 et 55 mg (par exemple). D'ailleurs, est-ce que ton corps fait la différence entre un shoot 0.8
CC
ou 0.7
CC
? et ben, c'est pareil ! Et semaine après semaine, le dosage diminue tranquillement sans que le corps ne s'aperçoive de rien. Est-ce que tu vois comment fonctionne un traitement d'orthodontie ? Et bien, pour moi, c'est la meilleure comparaison possible. Au début, les dents sont dans tous les sens et chaque mois, pas à  pas, le trajet vers une belle dentition se resserre
. C'est un petit effort continu et permanent et ça paie bien. C'est aussi comme avoir le choix entre payer cash ou payer en dix fois sans frais : la deuxieme option est souvent beaucoup plus cool , surtout quand on a plus de thunes !
et je ne suis pas le seul à  avoir pu réduire une très forte dépendance en une dépendance homéopathique sans la moindre sueur ! Et au moment d'arrêter complètement la
méthadone
, tu auras réduit ton dosage de 800% en arrivant à  10 mg ou 5 mg. Certains le font à  2.5 mg et à  part de légers problèmes d'endormissement les premiers soirs, il ne se passe pas grand chose, faut bien le dire... et maintenant on a les géllules de 1 mg - et la dernière fois que j'ai diminué - j'ai testé avec les gellules de 1 mg et ça a été
fabuleux
, y a pas d'autres mots. J'ai diminué 1 par 1 par palliers de quinze jours... et quand j'ai stoppé, j'ai attendu de ressentir un peu de manque... et ben j'attends encore - il n'est jamais venu !
Voilà  j'espère que cela éclaircit les choses par rapport à  tes peurs...
Et puis soyons clairs, certaines personnes parlent de ressentir du "manque"... encore faut-il voir ce qu'ils mettent derrière ce mot car lorsqu'on est accroché sérieusement comme tu le vis en ce moment, on ne parle plus de
"manque"
mais de
"crise de manque"
- c'est abominable et je ne connais personne qui arrive à  rester indifférent face à  cet état d'alerte rouge... mais ça c'est l'
hero
- à  fortes doses et en shoot - rien à  voir avec la métha, prise en sirop  à  doses thérapeutiques réduites progressivement.
Ce qu'il faut comprendre avant tout, c'est que le corps élimine l'
héroïne
très rapidement, c'est pourquoi le changement d'état est radical et explosif. On peut en moins de 12h, passer d'un état de bien-être prononcé à  la sensation d'être en phase terminale en train de crever... cela ne peut pas arriver avec la metha.
Et quand le manque est vraiment fort et que ça pars en crise (après une période continue de grosses doses en shoot), je reconnais que ça peut être terrifiant et on ferait parfois n'importe quoi pour "être ailleurs", n'importe ou, mais pas dans cet état abject. Etre mort semblerait préférable.
C'est comme ça que, sans réfléchir, je me revois à  shooter un sub en tremblotant avec une vieille pompe toute crade et un coton immonde ramassé par terre dans la
poussière
en priant que cela agisse... ou qu'un de mes potes a fini en lavage d'estomac, à  cause des benzos avalés pendant la nuit pour essayer de dormir en vain... ou d'avaler des cachetons de
paracétamol
codéiné par dizaine de dizaines, à  en gerber de la bile et se flinguer le foi dans l'espoir d'un maigre soulagement..
L'an dernier, il y a quelques mois de ça, tout comme toi Nora, je venais de rechuter dans l'
hero
depuis seulement quelques semaines et ruiné financièrement, il fallait que je mette fin au naufrage, et a-priori je ne voulais pas refaire de
TSO
sans au moins avoir essayer de faire sans. Je shootai 1 à  2 par jour et j'avais l'espoir que cela soit endurable avec une batterie de médocs... j'ai fait mon dernier shoot et suis allé me coucher. Le lendemain, me suis reveillé dans une piscine de sueur avec la motivation pour lutter. J'ai attendu quelques heures, la crise a commencé bien raide, je me suis foutu au lit avec deux petits jaunes (temesta 2.5) qui m'ont fait dormir une partie de l'apres midi... et vers 21-22heures, donc 24heures après le dernier shoot, j'ai commencé à  comprendre... que je faisais une énorme connerie et que je partais... en crise... je me suis trainé à  gare du nord, dans le froid et le vent, tout nauséeux et nez qui coule - en espérant trouver qqu'un pour un sken ou une fiole. Mais il était trop tard, y avait plus personne. Quel connard !!! Flippé et exténué, je suis rentré bredouille et j'ai passé la pire nuit de ma vie à  attendre... jusqu'à  10H du mat... en envoyant 60 mg de metha, apres 36h à  jeun depuis le dernier shoot, j'ai remercié le ciel... mais il m'a presque fallu une semaine pour m'en remettre et plus jamais je ne retenterai de me mettre en crise de manque à  fort dosage. conclusion : cela ne sert à  rien de jouer avec le métabolisme et la chimie.
Dernière modification par ziggy (17 décembre 2013 à  18:01)
nora
17 décembre 2013 à 18:45
à  Virtualfacto merci pour tes réponses
merci de me rassurer quand à  la
méthadone
mais j'ai lu des témoignages qui disait que arrêter la
méthadone
brusquement par exemple à  80mg ou même 40mg provoque un manque pire que l'
héro
qui se passe en 3 à  10j .....
Et puis je voulais vraiment arrêter la
came
mais je l'aime trop mais je n'ai malheureusement pas le choix ou partir vivre dans un pays qui en produit pour en avoir à  vie jusqu'à  la mort devant moi?
Aussi l'effet ressenti avec l'
héro
n'est pas le même que celui de la métha mais c'est sûr que courir partout chercher de la
came
en étant en manque ou après avoir claquer toute ses thunes ou devoir faire des choses illégales vol prostitution etc pour avoir de l'
héro
c'est dingue et ça ne mène à  rien.......
Mais je me demande comment fait-tu (et aussi les autres) pour vivre sans les effets de l'
héro
car l'
héro
change notre manière de pensées notre vision de voir les choses , samedi matin quand j'ai pris la dose de métha je me suis sentie apaisée(normal après la grosse crise de manque) mais je me suis retrouvée dans la vie normale ça m'a fait trop bizarre ...  Comment as-tu réagi face à  ce retour à  la vie normale ? sans
héro
...
nora
17 décembre 2013 à 19:01
à  Ziggy oui c'est étrange j'ai de la chance d'avoir de la métha mais j'en prends pas j'ai peur....
mais aussi tu l'as remarqué c'est à  cause de mon médecin qui est strict et comme la je suis en campagne un  peu ba ils ont tous leurs idées bizarres ils me dits que ouai s'ils s'aperçoit que je prends quand même de l'
héro
il va me couper le traitement  !! ce qui est horrible et ça se dit pas ! (même si ça peut être ça manière de me motiver j'aime pas du tout ça!!) et il m'a posé des questions du genre ouai tu deal tu revend ton traitement pour acheter la drogue ? ALORS que je n'avais aucun traitement et AVANT de me donné la métha en ordonnance , il est complètement toqué !
Bon j'avais déjà  peur de la dépendance à  la métha avant ça mais ça me rassure pas et au
CSAPA
vers chez moi (le plus proche) il voulait me mettre sur liste d'attente , donc je sais pas combien de temps ça aurait durée + fallait que je fasse 30km en train aller retour chaque jour pendant une semaine le temps de trouver mon dosage donc.....   on est allé dire ça à  mon médecin qui m'a dit ba je vais vous le faire vous allez pas vous déplacer ni attendre , c'était quand même sympa et gentil de sa part d'avoir accepter de m'en donner mais je déteste les préjugés sur les gens qui prennent de la drogue mais bon avant d'en prendre j'avais peut-être les mêmes préjugés qu'eux....
je devrais peut être reprendre contact au
CSAPA
(y retourner en train) maintenant que j'ai une ordonnance de 14j de métha ils pourront peut être me suivre (sans que je doivent y aller chaque jour faire mon dosage)
Et donc comment vois-tu la vie sans l'
héro
maintenant??
Merci pour ton explication sur la métha, mais cela veut dire qu'en prenant 60mg en fait c'est comme si on prenait 112 alors comme ça s'accumulent ? ou pas?
et donc après avoir pris 5 à  10j la
méthadone
c'est sûr que le manque d'
héro
est fini?
Merci
nora
17 décembre 2013 à 19:10
à  Caméléa merci pour ta réponse
merci de me donner espoir que l'on peut arrêter la métha, mais ce dont j'ai peur c'est dans quelles conditions car tu dis quand même avoir pris plein de médoc pour décrocher alors que normalement il faut baisser sa métha sans aucun médoc autour (et moi je n'aurais pas tout ces médocs j'ai le droit à  rien pas de benzo pas de
tramadol
pas d'anti dépresseurs) il me reste juste 4valium 1boite de
lexomil
et 2 ou 3 plaquettes de
tramadol
qu'un docteur en association m'avait prescrit à  Paris pour faire une
sevrage
ambulatoire
j' espère que tu vas y arriver :)
oui la
méthode chinoise
me paraissait une bonne idée mais je n'ai pas encore commencer le traitement et j'ai des prescriptions que par 7jours il faudrait que je me renseigne plus sure comment mettre en oeuvre cette méthode pour pas faire n'importe quoi..
nora
17 décembre 2013 à 19:29
à  Ziggy dans plusieurs témoignages
j'ai lu que le manque de métha était pire que le manque d'
héro
et qu'ils durent 3semaines/1 mois
merci pour ton témoignage cela me rassure ..un peu..
j'ai beaucoup de points communs avec toi dans ton dernier témoignage..
Fabrice
17 décembre 2013 à 20:09
Nora en 5 jours tu as sevré l'
héroine
. Donc si tu veux tourner la page sans
tso
longue durée, lors du premier jour de
sevrage
tu prends 30mg de
méthadone
, puis 20mg le second jour, le troisieme et 4eme 20 ou 10mg puis tu stoppes tout et tu es guérie sans douleur si ce n'est une probable déprime dans les semaines et mois qui suivront l'arrêt.
Tu consommes depuis 6 mois, j'ai fait mon 1er
sevrage
au bout de 6 mois et j'ai tenu 3 mois avant de remettre les couverts.
Tu peux essayer comme ca, et si tu ne retouches plus jamais à  la
came
tant mieux tu auras réussi.
En cas d'échec, va dans un csst et prend un traitement
méthadone
comme 60mg/jour sans te poser de question sur l'arrêt. Tu penseras à  cela plus tard, apres 6 mois ou 1 an sans rechute sous metha tu commenceras à  baisser.
Ou rester sous métha car on s'habitue à  cet effet anti depresseur, anesthésiant de la
méthadone
.
Quand tu arrêtes remet toi dans les études, formation ou emploi, dans les loisirs et ne traine pas avec des gens qui en consommant de l'
héro
peuvent réveiller tes vieux démons et conduire à  une rechute.
Surtout évite les crises de manque, là  on en parle tranquilement mais c'est l'horreur absolue, en crise de manque tu finis à  la goutte aux urgences tellement c'est douloureux.
Fais les bons choix, c'est maintenant que tu joues ton avenir. Déconne pas avec ta vie Nora.
virtualfacto
17 décembre 2013 à 20:44
Hi!
faire le deuil de la
came
!! wahou!
en toute franchise, j'ai beaucoup de mal avec ca.
J'ai 38 ans, dont 20ans de
came
, et j'ai débuté la
substitution
par le
subu
en 1996 (brrr, ca commence à  faire).
Tout ca pour dire que même aujourd'hui, j'ai du mal à  me dire que plus jamais je n'aurais de trace dans le nez, tant par les effets, que par le
gout
, l'odeur, .... et tout ce que cela implique).
J'ai réussi à  stopper les shoots alors que je me faisais entre 3 et 5 taquets de
subu
par jour, et ce grâce à  la metha.
L'accoutumance du geste a pu être oubliée assez rapidement grace à  l'induction de metha qui m'a donné beaucoup plus d'effets
opiacés
que le
subu
. Le deuil était donc plus facile car j'y retrouvais une compensation non négligeable dans le sens ou le shoot de
subu
m'était purement psychologique, ne me faisait aucun effet, alors que la metha m'a donné une période de lune de miel suffisamment longue pour oublier l'addiction au geste du shoot.
Et donc, aujourd'hui, je prends mon TT normalement, mais assez régulièrement je prends une double dose (de 80mg, je prends 160, cul sec), et hop, pendant un temps (qui se réduit de manière bien trop rapide à  mon goût), je suis "hi", cassé juste comme il faut!!
Le lendemain de cet écart, je ne prends pas mon TT (sinon, je ne tiendrais pas les 15 jours), et comme la veille je me suis mis une bonne dose, je peux tenir les 48h entre ma double dose et ma reprise en dose normale.
C'est comme ca que je compense mes envies de taper.
Certains diront que "c'est pas bien", mais je m'en cogne, j'y trouve mon compte, ca ne dérange personne.
Après, quand je rentre en France (tu as du lire que je suis au Maroc), et que le contexte s'y prête (pas de famille, pas d'enfant,pas de taff à  ce moment là ), je rechope qques grammes, et m'envoie en l'air jusqu'à  ce qu'il n'y ait plus rien.
Et c'est bon!! bordel!!
car les effets sont bien meilleurs que lorsque j'étais à  plusieurs g par jour, que je ne sentais quasiment plus.
Mais je n'ai pas la possibilité de trouver de la
came
là  ou je vis, à  Marrakech, donc forcément, c'est apaisant car je n'ai pas à  me poser la question "est ce que j'achete, ou pas??" une fois rentré.
Car je me connais trop bien, si j'ai accès au prod, je tape.
Je refais donc mon deuil jusque la prochaine fois.
Mais au moins, je ne vis pas trop "frustré" avec un
craving
permanent ou du moins qui apparaît souvent.
Tout ca pour te dire que si l'idée de dire un adieu définitif à  Lady Heroin t'est trop dure et te fait cogiter du coup sur ton début de traitement de
methadone
, ...
Ce n'est en aucun cas une invitation à  détourner ton TT, c'est juste que la question que tu te poses m'a envahi aussi pendant longtemps, et surtout que la vie sans opiacé me parait fade, morne, triste, chiante, longue, ininterressante, alors  ces petits "écarts" (je n'aime pas ce mot, je m'écarte de quoi d'abord!!!) sont un peu comme une lumière dans les ténèbres, comme mon pti ricard du soir.
D'ailleurs je n'ai pas du tout l'intention de stopper la metha, malgré la contrainte, le nb d'années,... car elle me permet d'éviter les anti dépresseurs et anxios, son effet anti D en lui même m'étant suffisant, donc je ne me tape pas (plus) de médocs par poignées, comme j'ai pu le faire. Elle m'autorise à  me mettre bien (planner, le mot est trop fort, car c'est plus non plus transcendant, mais pour moi, super agréable).
Si, comme tu l'écris, tu as peur de la vie sans
héro
, par rapport aux émotions, à  la déprime, le metha te préservera encore, en tout cas plus que la vie normale "sans rien". Moins que sous
came
, bien sûr, mais c'et déjà  ça.
Les questions que tu te poses sont légitimes, et je trouve que c'est déjà  top que tu les verbalises comme ca.
Moi, personne n'a jamais compris que je puisse avoir encore envie d'opiacé: "quoi, après tout ce que tu as vécu et fait vivre aux autres, comment peux tu encore avoir envie de te défoncer?? pense à  tes enfants!! pense à  ton boulot! c'est pas bien!".
Tout le monde voit ca comme un échec et personne de "non consommateur" n'a pu entendre ce genre de discours de consommateur assumé. T'es forcément déviant ou en echec.
J'ai du faire un sacré travail sur moi même ne serait ce que pour m'accepter en tant que consommateur d'
opiacés
. J'aime ca et je pense que j'aimerais ca toute ma vie. A partir du moment ou ca n'a pas ou presque pas d'incidence sur ta vie, je ne vois pas pourquoi tu devrais te frustrer et vivre mal pour vivre dans les clous et dans les normes que d'autres ont posés, parce qu'on t'a dit que c'est comme ca qu'il fallait vivre
!!et que tout comportement déviant sera maté, un dossier sera monté, et vous me ferez un séjour en isolement pour vous remettre dans le droit chemin!!ya ya fraulein
Evidemment, tu l'auras compris, ce n'est pas pour autant que je fais l'apologie de la
came
, bien sûr.
Penses d'abord à  ce que tu souhaites faire par rapport à  la metha, il se sera bien assez tôt pour penser à  faire un extra de temps en temps, mais si ca peut te rassurer quant au deuil définitif du prod...
Bien à  toi Nora
bonne soirée à  tout le monde!
nora
17 décembre 2013 à 22:45
à  Fabrice merci beaucoup pour ton message,
mais es-tu sûr que en prenant de la
méthadone
un petit peu en baissant chaque jour je vais passer le manque d'
héroine
sans m'en rendre compte ? si c'était ça tout le monde le ferait et y aurait pas de traitement non?
merci
Fabrice
17 décembre 2013 à 23:58
Fais moi confiance Nora, tu ne ressentiras aucune douleur pendant 5 jours et ensuite tu seras sevrée.
Mais tu sais bien aussi qu'après être sevrée tu penseras beaucoup à  l'
héroine
, et sans le vouloir, ces pensées vont s'insinuer, c'est ca le plus difficile avec l'
héroine
car on y pense souvent et beaucoup dans la journée plusieurs semaines après l'arrêt et il faut se faire violence pour ne pas rechuter.
Une solution est de reprendre la routine que tu avais 6 mois auparavant, occupe toi l'esprit et chasse les idées d'
héroine
.
Si tu continues plus longtemps dans l'
héroine
tu vas ne faire qu'empirer ta situation, ce sera de pire en pire, de plus en plus difficile d'arrêter.
Ta vie est trop précieuse pour que tu la gâches, et si tu te sens en peine ou en souffrance il y a des médicaments comme les anti dépresseurs et les
neuroleptiques
ou calmants.
Nora sorts toi vite de cette situation, corrige le tir, tu seras fiere d'avoir réussie plus tard.
Mefie toi de la période des fêtes, du nouvel an, tu imagines bien aussi que si tu te retrouves dans un context avec de l'
héroine
autour ce sera dur pour toi de ne rien prendre.
Arrête tout maintenant franchement l'
héroine
n'en vaut pas la peine.
Avec le peu de métha que je t'ai indiqué tu vas passer les 5 jours de
sevrage
d'
héroine
sans douleur et sans être accros à  la
méthadone
.
J'espère que tu vas y arriver Nora.
ziggy
18 décembre 2013 à 02:59
nora a écrit
mais es-tu sûr
que en prenant de la
méthadone
un petit peu en baissant chaque jour je vais passer le manque d'
héroine
sans m'en rendre compte ?
si c'était ça tout le monde le ferait et y aurait pas de traitement non?
merci
Exact Nora, je vois que tu es perspicace... :) Je t'invite à  ne pas prendre en compte ces conseils qui t'ont  été donné. C'est important que les informations que tu viennes prendre ici n'interfèrent pas avec celles proposées par ton soignant dans le monde réel... donc je corrige : ECOUTE TON MEDECIN... Et tu as raison de te méfier d'une telle technique, qui, dans ton cas, ne pourra pas fonctionner (Fabrice n'a pas du voir certains éléments...) Je t'expliquerai ça dans le message suivant.
sinon ben euh... la je me vois obligé de taper une gueulante et de signaler un post :  Fabrice, la c'est quoi ton délire ??? Tu fais des prescriptions en ligne maintenant ? De mémoire, même si ca remonte, c'est la deuxième fois que je suis obligé de te reprendre pour des faits similaires...
car ce que tu fais, ça revient à  se substituer à  un avis médical et à  une prescription établie par un médecin traitant - qui lui connait vraiment la personne qu'il a en face. Nous ne connaissons pas (ou si peu) Nora à  travers quelques petits messages SOS et nous ne sommes pas habilités à  lui donner des conseils de type avis médical et dosage de médicaments. Nous n'avons pas à  l'orienter vers des molécules ou vers des dosages. Donc là  Fab, tu mets le forum en faute en proposant ainsi quasiment une ordonnance en ligne - comme tu viens de le faire plus haut.
Je rappelle donc que la seule personne habilitée à  pouvoir donner ce type de conseils est ici
Prescripteur,
de par sa formation de médecin en addictologie, qui lui permettent d'exprimer avec légitimité un avis de professionnel.
Pour le reste, nous, le mieux et la seule chose que nous puissions conseiller à  Nora, c'est de suivre sa prescription et mieux encore , c'est d'aller consulter en addicto donc direction
CSAPA
! Qui plus est, la mise en route d'un
TSO
doit se faire sous supervision médicale, c'est normalement obligatoire, ton médecin pourrait être radié pour avoir établi une primo-prescription de
methadone
en medecine de ville, ce qui est extrêmement néfaste et dangereux !!! C'est une faute professionnelle importante.
Nora, c'est dans ces centres que tu vas trouver l'aide nécessaire et que tu pourras établir un plan de bataille avec une équipe pluridisciplinaire pour t'en sortir. Et si Nora, tu te poses encore toutes ses questions, c'est bien parce que tu as consulté un médecin qui n'est pas habiliter à  prescrire et suivre ce type de soins... il faut que tu trouves un vrai DOCTEUR Pour t'aider sinon c'est pas cool du tout !
Par ailleurs, avez-vous mesuré l'état de fragilité et de détresse de Nora. Sa peur est palpable et on sent qu'elle est paumée et en stress ces temps-ci. Ainsi la séduisante méthode proposée pourrait être prise au sérieux - je le rappelle encore, (et c'est un règle du fofo), personne ici ou ailleurs n'a à  se substituer à  un avis médical, quel qu'il soit. Psychoactif n'a pas vocation à  faire des prescriptions en ligne et à  remettre en cause des prescriptions établies....
Ceci étant dit, j'en profite ici pour rappeler au passage ( et PRESCRIPTEUR me complétera si il le souhaite et pourra indiquer les sources biblio) qu'un
sevrage
express a la
méthadone
est un des pires conseils à  donner pour différentes raisons importantes que nous allons pour le nième fois réévoquer ici :
1) l'induction à  la
methadone
est une phase critique et dangereuse et doit être supervisée médicalement jour apres jour par une équipe en
CSAPA
ou CSST. La prise de
méthadone
, pour qu'elle fonctionne, doit etre contenue dans un cadre précis.
2) Conseiller à  un usager de prendre son traitement n'importe comment, c'est une mauvaise pratique qui pousse au "mésusage" et à  un mauvais usage du traitement - cela brise le CADRE THERAPEUTIQUE et cela multiplie la probabilité d'echec du
TSO
3) diminuer tout seul dans son coin (qui plus est en début de traitement) casse le contrat de confiance et de supervision entre l'usager et le médecin-addictologue. Aussi les choses se décident toujours à  deux, entre médecin et usager. La
substitution
c'est pas faire ce qu'on veux, quand on veux, n'importe comment. C'est au contraire construire une relation de confiance avec un médecin et l'écouter.
4)Commencer à  faire ses "petites recettes" dans son coin est à  la fois dangereux, une mauvaise habitude et le moyen le plus sur de se mettre en echec dans le
TSO
et majore le risque de mortalité d'environ 800% pour le mois suivant
5) les études sur les décroches expresses affichent un fabuleux taux de rechute de 95% à  court terme (moins de 3 semaines) donc c'est une technique qui a prouvé plus d'une fois sa totale inefficacité
6) Toutes les overdoses mortelles d'
héroïne
2011-2012 ont eu lieu dans des conditions d'abandon rapides du
TSO
et de reprise d'
heroine
par voie injectable dans les jours qui suivent...
Meme si je vous rejoins sur le fait, que OUI, il existe bien des techniques qui permettent d'ajuster avec intelligence la métha pour adoucir le manque, avec réduction rapide de substitut, cela nécessite d'etre aguerri pour le faire et d'avoir une certaine expérience, une bonne connaissance de soi et de son corps. Nora, elle, est peu expérimentée... en plus, elle shoote sa
came
et n'a rien résolu de ce côté là . Lui proposer ce genre de "descente abrupt", c'est lui ouvrir une voie royale vers le surdosage à  la sortie de
sevrage
...
C'est effectivement super chaud d'arreter la
came
quand on la shoote, il faut un accompagnement quotidien pour éviter de faire n'importe quoi les premiers jours - ce que tu es là  en train de faire Nora en prenant ton traitment n'importe quand et mélangeant avec la
came
.
Tomboy
18 décembre 2013 à 03:09
Effectivement Ziggy je n'avais pas vu les choses sous cet angle! On est bien d'accord:importe l'avis du médecin
CSAPA
avant tout.
Niglo
Dernière modification par Niglo (18 décembre 2013 à  03:10)
ziggy
18 décembre 2013 à 03:11
Niglo a écrit
Effectivement Ziggy je n'avais pas vu les choses sous cet angle! On est bien d'accord:importe l'avis du médecin
CSAPA
avant tout.
Niglo
Merci de ton correctif rapide. Bien évidemment, j'ai signalé en modération les propos assimilables à  une ordonnance en ligne...
: Tomboy
18 décembre 2013 à 03:21
Normal!Faut savoir reconnaître quand on dit des conneries! ça m'avait fait un peu pensé à  la méthode "chinoise" pour arrêter la métha, ce qui n'a rien à  voir du tout! j'avoue que j'ai parlé un peu vite... Mea culpa!
Et surtout Nora fais gaffe à  toi. Courage!
Niglo
Tomboy
18 décembre 2013 à 03:31
nora a écrit
à  Caméléa merci pour ta réponse
merci de me donner espoir que l'on peut arrêter la métha, mais ce dont j'ai peur c'est dans quelles conditions car tu dis quand même avoir pris plein de médoc pour décrocher alors que normalement il faut baisser sa métha sans aucun médoc autour (et moi je n'aurais pas tout ces médocs j'ai le droit à  rien pas de benzo pas de
tramadol
pas d'anti dépresseurs) il me reste juste 4valium 1boite de
lexomil
et 2 ou 3 plaquettes de
tramadol
qu'un docteur en association m'avait prescrit à  Paris pour faire une
sevrage
ambulatoire.
ça a peut-être déjà  été dit, mais saches que la
méthadone
a aussi des effets anti-dépresseurs.
C'est normal que tu n'aies pas de benzos à  côté, car les 2 molécules ne font pas du tout bon ménage. Sois prudente avec les médocs qu'il te restent: ne prend pas de
valium
en + de la métha.
Après, ton médecin de
CSAPA
peut très bien voir avec toi s'il est nécessaire de te prescrire un traitement d'anti-dépresseurs en complément. Mais au moins il te marquera un traitement adapté qui n'a pas d'interactions avec la
méthadone
.
ziggy
18 décembre 2013 à 03:55
Fabrice a écrit
Fais moi confiance Nora, tu ne ressentiras aucune douleur pendant 5 jours et ensuite tu seras sevrée.
.
J'apporte un sérieux bémol à  ce qui est proposé ici.
Car, il faut le dire, rien n'est plus faux que de présenter les choses ainsi,  notamment pour le cas de Nora...
Si ce genre de technique fonctionne bien pour les personnes peu dépendantes qui pourront trouver un soulagement relatif avec des petites doses de
methadone
et rapidement s'en passer sans rien sentir , c'est très diffèrent pour quelqu'un de sérieusement intoxiqué et qui pratique le shoot et sa pharmacocinétique ultraviolente,
aussi il n'est pas raisonnable de croire que l'on puisse sauter de 60 mg à  10 mg en 4 jours - sans ne pas se retrouver en sérieux manque... cela revient quand meme à  diminuer sa tolérance de 80% en 5 jours, et non seulement c'est pas facile mais c'est meme relativement dangereux.
Ayant fait moi meme cette expérience l'an dernier, je passe le thread ici :
http://www.psychoactif.org/forum/viewtopic.php?id=6779
Je shootais deux paquets d'
hero
par jour et tout comme Nora, à  ce moment là , une prise isolée de métha de 50-60 mg me tenait quelques heures à  peine et j'avoue le soir avoir besoin d'un gros shoot malgré ça... j'ai donc bougé à  mille kilomètres pour les vacances de noel et j'ai décidé de profiter d'etre au loin pour faire un
sevrage
express : j'ai réussi en 7 jours de passer de 40 mg (les premiers jours) à  17 mg (8 jours après) mais ça n'a pas été drôle. J'étais quand même bien en manque, même si très atténué et je n'aurai jamais pu arriver à  0 sans prendre plusieurs semaines. En tout cas, j'étais content d'avoir pu passer de 2 gr de blanche en shoot par jour à ... 17 mg de metha en une semaine. J'avais donc réduit de 80% ma tolérance et fier de moi, j'étais motivé pour finir le
TSO
rapidement derrière... Mais en arrivant à  Paris, plus les km diminuaient, plus une idée a refait surface. Et à  peine arrivée à  la maison après 12h de voiture, j'ai pas réussi à  me contrôler, je suis allé pecho direct.... je savais que j'avais diminué ma tolérance alors j'ai fait tres attention. J'ai fait un petit shoot (vraiment petit) et heureusement que j'ai injecté en deux temps - ca m'a tellement tourné la tête que j'ai pas pu finir mon shoot et je n'avais jamais ressenti un flash aussi explosif (2 min d'effet big
bang
, avec vue stroboscopique et son qui s'éloigne). Défoncé comme jamais, j'ai continué dans cette nuit à  me refaire des shoots et j'ai quasiment fait un coma... bref, après un
sevrage
, reprendre une conso en
IV
direct peut s'avérer extrêmement dangereux. Et je répète que j'avais fait très attention et que j'avais mis au moins 5 fois de
came
que dhabitude...
filousky
18 décembre 2013 à 06:12
Réponse au signalement en modération : je le sui réveillé très tôt, vers  4heures et ai lu ce signalement judicieux.
Ziggy a parfaitement pris en mains le rôle d'entraide que le forum peut t'apporter, Nora.
Si je poste c'est pour soutenir la remarque faite à  Fabrice sur les conseils en forme de prescription.
Fabrice, s'il te plaît, je ne doute pas de tes bonnes intentions, mais en dehors du fait que tes propos viennent en opposition de la prescription qui a été faite à  Nora par les médecins et aux conseils de Ziggy, tu engages la responsablité du forum en lui écrivant de ne pas en tenir compte.
Ton conseil, c'est de jouer avec le feu. Tu sais que les
sevrages
à  l'arrache abiment et mettent le consomateur en danger de mort par O.D. à  cause de la tolérance qui s'éffondre et de l'énormité de l'envie d'en remmettre un "bon".
Alors, faites gaffe dans vos conseils, ici on fait de la
réduction des risques
, pas de l'augmentation des risques. Mais, je sais que la frontière est subtile, je me surprend à  la franchir des fois
Amicalement
Fil
Ricoson
18 décembre 2013 à 10:52
Bonjour.
@Nora, Ziggy a développé une fois de plus, et avec une argumentation en béton le sujet.
Il m'a convaincu, appuyé par Fil et Lloigor il y a 6 mois de changer ma façon de considérer  les
TSO
et la
méthadone
en particulier.
Bien m'en a pris. Je suis passé de "désespéré avec élégance" a la "soif de vivre".
J'ai diminué depuis mon dosage sans désagrément particulier et au grès du cours de ma vie.
Je suis a 5mg, un moral au beau fixe, une vie très agréable, et, si j'ai quand même gardé l'idée de retrouver a l'occasion l’abstinence heureuse (pas le bonheur par l'abstinence), je verrais bien si l'idée est atteignable.
J'ai tout mon temps.
@Zig, tu devrais passer une VAE sur les
opiacés
.
Plus milles encore une fois.
Rico.
acsurpsycho
18 décembre 2013 à 10:55
Bonjour Nora,
Réponse à  ta première question : oui.
Réponse à  ta deuxieme question : non.
Bravo pour ton désir de décro, bon courage.
Bonne journée.
nora
18 décembre 2013 à 11:19
à  Fabrice  j'ai bien essayé de suivre ton premier conseil, mais ce matin il m'a fallu 60mg et attendre 40minutes que ça passe avant de pouvoir me lever du lit donc je doute fort de ta méthode.. en tout cas pour moi car même si je consomme que depuis 6mois c'était des très grosses doses plein de fois par jour comme si ça faisais 3ans      et même avec 60mg j'me sens pas encore trop trop bien... mais jpeux mlever et j'ai pas trop mal
mon d**** me disait souvent "ouai toi j'te respecte trop tu prends en 2/3j c'que les mecs d'ma cité prennent en 2 semaines, faut qu't'y ailles doucement j'ai peur pour toi !!"  et son truc c'est dla b**** je l'ai fait analysé au laboratoire de médecin du monde à  Paris ils m'ont dit de faire attention à  une OD car ils ont trouvé que de l'
héro
rien d'autre donc ils m'ont dit il doit juste y avoir du lactose (ou
paracétamol
ou un truc neutre quoi) mais je prends des doses de fou !!! c'est mon corps et mon esprit qui est comme ça je suis allé vers l'
héro
car les autres drogues ne me faisait plus rien (même fumé 10
joints
ça me fait rien sauf que je dort lol mais je veux dire je ressens aucune défonce ni au 1er ni au 3ème  et dans mes
joints
défois jme dit bon y me faut plus alors je met genre 3g de sh** mais tjs rien jai un problème!!!) dans ma tête j'pense trop ça me saoule à  tel point que je préfère mourir avec la
came
que rester ma vie comme ça je n'ai pas une vie de toute façon y'a que la
came
qui me l'éclaire mais aussi ça coûte cher , je n'ai pas de travail pour l'instant..
Dernière modification par nora (18 décembre 2013 à  11:19)
Fabrice
18 décembre 2013 à 12:10
merci pour les etoiles rouges et jaunes!
ca fait plaisir d'aider les gens.
Nora moi ca a marché comme ca.
Prend ta
méthadone
alors et parle en à  ton médecin.
bye
nora
18 décembre 2013 à 12:11
à  Ziggy oui tu as raison mais cela devait sûrement être de bonne intention que Fabrice à  dit cela et comme tu l'as dit cela doit marché pour des gens peu intoxiqués ce qui n'est pas mon cas sans les 60mg ce matin je me serais jamais lever!!! donc je pense que demain et pendant un ptit moment ce seras pareil surtout que la j'ai fini toute la
came
que j'avais   je n'ai plus rien donc aucune tentation car celle qui y'a ici ne me fait rien du tout (1,2g entier et tjs en manque c'est dingue et y'a des gens qui sont défoncé avec même pas la moitié de cette m****) par rapport à  celle que jprend à  Paris ..   oui pour ce que tu as dit Ziggy a propos de quand on refais un shoot après avoir baissé sa tolérance, ou aussi quand on commence la crise de manque et qu'en foutant tout en l'air on arrive quand même a s'en préparer un (sans tout renverser comme ça m'est arrivé hier matin tellement j'étais mal j'étais dégoutée) on ressent presque le même flash du premier coup c'est trooooop bon !!!!!!!!!!!
J'ai finalement accepté, enfin peu à  peu, l'idée que je suis dépendante que cela fait parti de moi au moins pendant qql semaines ou qql mois ou plus .. mais de toute façon je ne peux pas faire autrement (pour mon cas)
car :
- le
sevrage
à  sec  : horrible impossible à  tenir sans aller aux urgences en dernier recours
- le
sevrage
ambulatoire avec des médicaments : je n'ai que
tramadol
et 5
valium
et 1 boite de
lexomil
et d'autres c'est sans ordonnances spasfon fervex
paracetamol
nurofen etc... mais de tte façon un manque d'
opiacés
il faut des
opiacés
et c'est tout tu peux prendre de la
coke
de l'
alcool
du
shit
n'importe quoi si t'as pas un opiacé t'es tjs en gros manque !!!
-
sevrage
a l'hôpital , pour moi y'a pas de place pour l'instant et j'peux pas attendre sinon jvais passer la crise de manque avant d'y aller !  puis c'est un
sevrage
d' 1semaine mais j'ai lu qu'en vrai même si c'est encadré par un hôpital parfois , souvent ça ne marche pas, ou rechute peu de temps après , j'ai entendu parler aussi de cure de 3semaines voir de 6 mois mais c'est pareil faut attendre et parfois voir souvent c'est la même chose, les gens n'y arrivent pas ou il rechute en sortant
-
TSO
et ba je suis obligé !!!!
- mort(e)
donc j'accepte de prendre de la
méthadone
même si c'est pendant des mois par contre il faut que j'aille voir dans 1 ou 2
CSAPA
près de chez moi car mon docteur me met un peu la pression et me fait parfois peur voir très peur alors qu'au centre même s'il voit que tu as rechuté ds les analyses d'urines il vont pas t'engeuler et te coupé le traitement ! alors que mon médecin m'a menacé enfin il m'a dit c'est confiance /confiance mais c'est naïf de croire qu'un(e) heroinoman(e) ne vas pas se faire un extra de temps en temps un jour où l'autre! puisque sinon on serait pas là !  bon il y a quand même certain(e)s qui suivent leur traitement correctement et bravo à  eux/elles
et mon docteur me fait payé 23€ de consultation juste pour 2minutes dire : oui ça va la dose ou pas? + les 23€ pour faire l'ordonnance de
méthadone
ça je suis d'accord!!! et là  demain je dois y retourné car je luis ai dit que c'était pas assez pour moi 60 il m'a dit on augmentera de 5 mais pas + !!! on va pas monté a 70 ou 75.. alors que moi je me voyais avec 80(je pense qu'il me faut ça) mais bon avec 60 ça va pas trop mal mais j'espère que ça durera jusqu'à  ce soir !! car comme tu dis aussi Ziggy si ont prend un
TSO
pour se faire un shoot le soir car c'est sous-dosée !! pff après les médecins généralistes dit qu'on respecte pas le traitement mais s'il était pas bien dosée et qu'il veut pas l'augmenté c'est pas notre faute on a pas envi d'être en chien en soirée !!! et là  donc demain jeudi il m'a dit de revenir pour me rajouté 5mg sur l'ordonnance donc encore 23€ je suppose!!!! alors qu'il aurait pu le faire la dernière fois ! ils nous prends pour des cons j'crois!! heureusement que c'est totalement remboursés mais je trouve cela injuste ,
est ce normal comment cela se passerait en
CSAPA
maintenant que j'ai commencé ma métha 60 à  la maison ?
Merci à  tous pour vos réponses !!!! :)
Fabrice
18 décembre 2013 à 12:24
Dis moi combien consommes tu de grammes d'
héroine
par jour?
Ca me semble de plus en plus bizarre ton histoire de 6 mois de
came
, 60mg de métha qui ne font rien au bout de 4h.
En csst ils vont te délivrer de la
méthadone
.
nora
18 décembre 2013 à 12:27
à  Fabrice tu as également 13 étoiles vertes !!!!! sauf que comme je suis trop intoxiquées, très dépendante ce n'est pas applicable pour moi mais peut-être pour des gens peu dépendants comme cela à  été dit
mais merci tout de même pour tes réponses et tes conseils, j'ai essayé ta méthode enfin juste le début de prendre que 40mg tout ça mais j'ai vite réalisé qu'il me fallait les 60mg j'ai fait comme samedi 20mg au lever 15minutes après 20mg 15minutes après 20mg en espèrant à  chaque 20mg(5ml) que cela suffise mais non j'ai dû tout prendre et j'avais pris 3ml avant de me coucher pour pas me lever en crise de manque car j'ai fini toute la
came
hier donc j'ai plus que la métha (qui est une grande aide!!)  cela dit demain il y a de grandes (mal)chances que si je reprends pas au moins 60mg je sois en grand manque sans pouvoir me lever!!!      si déjà  les 60mg durent jusqu'à  ce soir c'est déjà  bien voir demain matin mais j'ai des doutes mais comme Ziggy m'a expliqué cela est dû au faite que ce n'est que le premier jour!!! qui ne dure souvent pas 24h  j'ai bien compris lol , merci
Fabrice, on va pas se prendre la tête ou quoi disons que ta méthode n'est pas
adapté
a mon cas , tu as pensé bien faire mais tu ne savais pas à  quel point j'étais dépendante et accro tu t'es dis 6 mois peut être qu'elle prend pas beaucoup donc tu voulais me redonner espoir , ceci dit il est vrai qu'il faut quand même te dire que oui ça aurait pu être
dangereux
et que je n'aurais
pas pu éviter la crise de manque de toute manière
, cela aurait été trop beau pour être vrai..
nora
18 décembre 2013 à 12:36
à  Fabrice oui je consomme depuis 6mois  6à 8injections de
came
beige/blanc cassé analysé au laboratoire :
héroine
blanche mélangé a de la beige aucun autre chose détecté donc coupé avec du lactose et surement plus pure que la moyenne d'après le labo !
j'ai une grande tolérance aux produits(n'importe lesquels) => mon d**** m'a dit que je consommais en 2/3j ce que les grands de son quartier consomment en 2semaines il m'a même dit d' y aller doucement que je lui faisais peur avec ma conso..qu'il s'inquiète pour moi (parce que pour lui jsuis une jeune femme très belle et il me voit "gâché" ma vie en tombant super dépendante avec des doses énormes que n'importe qui d'autres mêmes les grands de sa cité auraient fait des OD et serait morts avec c'que moi je prends ! c'est ça qui m'énerve ma tête mon cerveau y supporte trop les choses y me faut des grandes doses dès le départ sinon je sens rien ! c'est pour ça que je suis super accro là
60mg de métha ne me font pas rien au bout de 4h ! en 30min j'ai pris petit à  petit 60mg car je voulais en prendre le moins possible pour essayé le début de ta méthode (commencer par 40 essayé de diminué 35 demain) mais j'ai vite réalisé qu'il me fallait les 60 sinon jme serais pas lever du lit , et comme on me l'a expliqué comme c'est le premier jour que je commence le traitement
méthadone
(apart samedi j'ai pris 60mg mais c'est la seule fois de ma vie et je n'en ai pas repris depuis) comme c'est le 1er jour il se peut qu'il ne dure pas tout à  fait 24h le temps que le traitement commence et se mettent en place!
et c'est vrai que samedi je me suis levé grosse crise de manque j'ai vite pris les 60mg de métha je n'avais pas le choix et ba a 18h je commençais déjà  a être en manque! j'ai refait un shoot donc + encore 1 avant de dormir
mon médecin ne veut rien entendre il faut que j'aille en centre spécialisé car eux ne me jugent jamais au moins !
Dernière modification par nora (18 décembre 2013 à  12:43)
nora
18 décembre 2013 à 12:48
à  Acsurpsycho Bonjour, merci pour tes réponses ainsi que pour tes encouragements :)
Bonne journée également
à  Ricoson merci pour ton message, moi aussi Ziggy m'a fait changer mon point de vue sur les
TSO
et en particulier la
méthadone
(que j'ai toujours plus appréciée que les autres
TSO
) et depuis je me sens mieux car c'est aussi accepté ce que l'on est, nous mêmes, notre besoin à  un moment donné dans notre vie, je suis contente pour toi (même si je ne te connais pas) que tu es pu baissé à  5mg (je ne sais pas en combien de temps) mais c'est une bonne nouvelle!! :)
je me fais moins de soucis sur le traitement
méthadone
et quel joie!! par contre faut que je vois si je vais pas changer de médecin ou aller que en centre spécialisé car j'ai peur qu'un jour il me prive de
méthadone
et me dise débrouille toi et que je trouve pas de médecin dans ma ville pour m'en prescrire ou qu'il n'accepte pas et que ce soit compliqué d'aller en
CSAPA
ou qu'il ne peuvent pas m'en donner que je dois m'inscrire ou quoi que ce ça et que jrefasse une grosses crise de manque....
à  Filousky merci pour ce rappel et de ton intervention pour prévenir certains risque qui auraient pu se produire bien que j'ai de suite remarqué que cela ne marcherait pas (dans mon cas) mais bon essayé de commencé par une dose plus petite avant de passer a 60mg ça allait mais on a la preuve que 60mg c'est le minimum qu'il me faut pour me lever du lit donc en toute logique demain ce sera la même chose et il y a 1chance sur 10000 que je puisse passé à  40mg demain sans me sentir en manque !!! au moins resté qql jour à  60  c le minimum... donc oui il faut qu'en même dire que cette méthode peut marcher comme ça à  marcher pour lui a  t-il dit mais pas pour des grands accro (il a du voir 6 mois donc il s'est dit a ba elle doit pas trop être dépendante mais e 6 mois on peut être très accro j'en suis la preuve car chaque individu est différent) Toutefois il est nécessaire comme vous l'avez dit de signaler que cela est dangereux.
à  Ziggy merci pour tes interventions sur le poste qui sont pertinentes et très utiles merci pour tout
oui j'ai bien remarqué qu'il était interdit pour mon médecin de faire ça, c'est quand même très gentil de sa part car sinon a l'heure qu'il est je serai en crise de manque et ne serait pas là  en train de vous parler.. et j'ai fait attention au début je voulais tout de même faire un
sevrage
un peu "a la dure" puis j'ai pris la métha par petite dose j'avais très peur de l'overdose parce que 60mg d'un coup (tout les matins en une fois ma t-il dit j'aurais pu mourir dune OD en vrai..) pour la première prise de ma vie on sait jamais...   en fait s'il à  accepter c'est parce que je suis rentrée depuis 1mois et 1semaine chez ma mère depuis là  je cours a l'hôpital y'a pas de médecin il est pas la jusqu'à  mi janvier impossible d'avoir une prescription médicale j'ai vu 3fois une psy et une fois jsuis allé a la réunion narcotique anonyme, ils m'ont envoyé au
CSAPA
près de chez moi j'ai vu une psy qui m'a orienté vers kkl pour me donné du matériel stérile pour les shoot c'est cool, et il m'ont gentiment fait passé entre 2 RDV chez un médecin car j'leur ai dis que je venais en train (30km) ce médecin m'a dit le mieux pour vous c'est la
méthadone
en plus elle a des effets un antidépresseurs comme vous allez pas trop bien (j'ai un peu l'air triste et ailleurs tout le temps les gens me demande parfois ça va mademoiselle vous avez l'air si triste? et je pars les larmes aux yeux sans pouvoir dire un mot..) il m'a dit je vous mais sur la liste ? j'ai dis je vais réflechir un peu car il fallait que je fasse ce trajet aler/retour pendant 1semaine pour trouver le dosage et la liste? je sais pas s'il fallait que j'attende d'avoir de la place ou si c'était dispo de suite? et j'étais pas sur de faire un
TSO
comme on le sais..je croyais faire un
sevrage
ambulatoire mais je vois bien que ce n'est pas possible ni même envisageable!!! on a raconté tout ça a mon médecin (ma mère et moi) ils ont dit qu'au
CSAPA
ils n'étaient pas très "sympa" ou "compréhensif" un truc du genre car j'allais pas aller jusque là -bas en train pdt 1semaine c'est pour ça il m'a dit je vous fait confiance prenez 60mg et revenez lundi (on était vendredi soir) mais c'est aussi de ma faute car j'hésitais pour le traitement a
CSAPA
mais venir chaque jour aurait été embêtant surtout si j'aurais commencer a moins de 40mg je serais été en manque pendant des jours avant d'être au moins à  60mg .....  voilà
à  Niglo merci pour tes réponses et tes encouragements :) ainsi que les informations que tu m'as apporté je ne prend des anxiolitiques et
tramadol
que quand j'ai le manque d'
héroine
sinon j'en prends jamais a part queleques fois où j'me sens mal mais c'est très rare que j'en prenne pour une raison autre que le  manque et puis comme la métha c'est plus fort que le
tramadol
et le
valium
je prends que la métha au pire j'augmente un peu la métha
Merci à  tous sans vous je me sentirais trop mal là !!!!!
:)
Dernière modification par nora (18 décembre 2013 à  14:29)
Fabrice
18 décembre 2013 à 13:09
Ce n'est pas rare d'être stabilisé à  120mg de
méthadone
dans les csst.
Le but est de te sentir bien, sans
craving
et si tu tapes de l'
héro
tu risques de ne rien sentir après 120mg de métha.
Le médecin du centre augmente les doses au fur et à  mesure des jours en fonction de ce que tu ressens.
bon courage pour la suite.
ziggy
18 décembre 2013 à 16:25
nora a écrit
à  Fabrice  j'ai bien essayé de suivre ton premier conseil, mais ce matin il m'a fallu 60mg et attendre 40minutes que ça passe avant de pouvoir me lever du lit donc je doute fort de ta méthode.. en tout cas pour moi car même si je consomme que depuis 6mois c'était des très grosses doses plein de fois par jour comme si ça faisais 3ans      et même avec 60mg j'me sens pas encore trop trop bien... mais jpeux mlever et j'ai pas trop mal
Fabrice n'a certainement pas vraiment pris en compte ton niveau de dépendance sur le plan physique - qui est relativement élevé. J'ai l'impression qu'il a surtout réagit sur tes 6 mois de consommation car faut l'avouer, dans l'absolu, c'est peu... ça faut bien le dire, et pour ça je lui jette pas la pierre, et souvent beaucoup d'usagers ne sont pas encore vraiment rendus dépendants après quelques mois de
sniff
ou fume. Mais toi c'est différent, si on pars dans l'idée que tu pratiques le shoot avec des produits de qualité (cheuble qui se mélangent à  froid sans citron...) et que tu envoies 1 ou 2 bag par jour (soit 1500 mg-), c'est effectivement des doses FORTES.
Si on s'amuse à  regarder une fourchette d'équivalence en supposant qu'un usager s'envoie une
came
dans la moyenne des
cames
pour injecteurs disponibles en France dans certaines niches (soit 20 points d'après les mesures ofdt), une consommation de 2 keps cela pourrait équivaloir à  une conso de 600 mg de
skenan
(par voie veineuse) soit une fourchette autour de 1800mg pour la voie orale. Et pour aller plus loin dans ce type de comparaison
à  titre simplement indicative
, ça pourrait faire l'équivalent d'un apport en
opiacés
de 9000mg de
codéine
- ce qui nous donne l'impressionnant nombre de....
450 cachetons de
néocodions
par jour
(rappel 100mg de
skenan
(morphine) = 25
neocodions
ou 500mg
codeine
)...
Si on reprend le même genre de calcul pour un usager de marron cafeiné qui lui s'envoie par voie nasale deux keps aussi d'une poudre de
base
à  taper (les moyennes nationales des mesures ofdt sont là  de 6 ou 7 points) cela n'équivaut plus qu'à  100 mg de sken (300 mg par voie orale, soit 1500mg de
codeine
) ça fait déjà  le sympathique score de 75 neo par jour (4 boites).
Bref, 6 mois d'exposition continue par usage quotidien à  de telles doses entraine forcément une dépendance physique extrêmement sévère et c'est déjà  trop tard pour espérer pouvoir s'en sortir à  moindres frais... Rappelons que les mesures médicales montrent que 3 semaines d'usage quotidien d'un morphinique entraine la dépendance physique.
Donc oui Nora, meme si ca dépend de qui et du contexte mais 6 mois de
came
, ce n'est pas rien - c'est en tout cas suffisant pour etre bien dedans... dans un registre différent (une rechute en ce qui me concerne) après un mois d'usage, j'étais vraiment enfoncé jusqu'au ... cou !
Ricoson
18 décembre 2013 à 16:46
Deux critères de tailles pour l'accroche : durée et/ou quantité.
Les quantités pour Nora sont vraiment importantes, et il est vrai que ce n'est pas courant en 6 mois.
Il y a d'autres critères plus cognitifs et événementielles qui ont tout autant d'importances et qu'il ne faut pas sous estimer.
ziggy
18 décembre 2013 à 17:29
Fabrice a écrit
merci pour les etoiles rouges et jaunes!
ca fait plaisir d'aider les gens.
Nora moi ca a marché comme ca.
Prend ta
méthadone
alors et parle en à  ton médecin.
bye
Ce n'est pas
AIDER LES GENS
que leur proposer des méthodes exiguà«s, reconnues inefficaces dangereuses et contreproductives par l'ensemble du corps professionnel et par une majorité de témoignages.
Qui plus est, il faut vraiment faire attention quand on conseille sur internet à  partir de bribes d'informations, et même si l'intention n'est pas farouche - parfois on croit aider alors qu'on enfonce... La
nocivité des services de soutien
a souvent été démontrée notamment quand la consultation d'un forum (ou l'usage d'un service téléphonique type 0800231313) se substitue à  une démarche de soins réels et que les conseils prodigués par des forumeurs non-habilités prennent le pas sur des démarches de soin réels. Ce qui a marché pour quelqu'un ne marche pas forcément pour un autre. Et le fait d'avoir du vécu et de l'expérience ne change rien : avoir eu 3 cancers ne permet pas de s'improviser oncologue.
Donc personne n'a ici à  se substituer à  des décisions médicales ou faire des prescriptions en ligne... Nous avons la chance d'avoir parmi nous un médecin addictologue sur le forum, Prescripteur, dont le rôle est justement de répondre à  ce type de demande quand elle se manifeste, lui est habilité par son titre de médecin à  pouvoir orienter les usagers - mais nous autres, n'avons pas à  proposer des molécules ou des dosages à  prendre...
Qui plus est, donner 3 sons de cloche différents et des informations contradictoires, même si c'est intéressant sur le plan intellectuel, cela n'aide personne car cela ne fait qu'augmenter le doute et l'incertitude. Donc dans ce type de situations, nous ne pouvons conseiller qu'une seule chose de vraiment judicieuse aux personnes en demande : c'est d'aller CONSULTER c'est de se faire suivre par une équipe de soins SPECIALISES...
Une autre chose que nous pouvons faire, c'est nous faire le RELAI des informations de prévention et rappeler les protocoles dans lesquelles s'inscrivent nos
TSO
. Et concernant ce type de
sevrage
, il y a eu une période flottante ou différents prescripteurs ont tenté des choses, mais maintenant le corp médical est unanime sur la question, cette forme d'usage
est largement déconseillée
, au même titre que sniffer son traitement.
Pour la culture générale, ce type de formule express étaient encore proposées il y a 3 - 4 ans par plusieurs institutions de soins aux USA, cliniques onéreuses qui proposaient d'alléchants
sevrage
à  la carte, avant d'être pour la plupart abandonnés. Il est vrai qu'il y a eu un certain succès commercial de ce type d'approche : normal puisque cela faisait rêver les personnes dépendantes à  qui on promettait la lune, à  savoir sortir sevrer en dix jours sans avoir ressenti aucun symptôme ! J'avoue que c'est séduisant... Dans le genre, il y avait les fameux
21-day
meth
program
et d'autres dérivés plus ou moins courts avec la
buprénorphine
, allant de 7 à  28 jours... mais ça n'a pas duré ! Outre le fait de l'inefficacité manifeste (plus de 9 personnes sur 10 rechutent dans la première semaine), c'est surtout la dangerosité latente qui a refroidit la totalité des prescripteurs et l'explosion de cas d'overdose de patients sortant de soins. Cette technique a directement été incriminée, une famille ayant porté plainte et remporté quelques millions de dollars...
Donc oui témoigner de soi est une chose (encore que la valeur de ce type de témoignage doit se relativiser par l'épreuve du temps) , généraliser son expérience pour en faire conseil à  des usagers visiblement fragilisés (et de fait potentiellement influençable), une autre, surtout quand les conseils favorisent les risques, ce qui est bien le cas ici.
Je laisse à  Prescripteur le soin de nous donner le lien de la source sur le taux de mortalité exacerbé par ces méthodes express.
LLoigor
18 décembre 2013 à 19:13
Je rejoins mes camarades pour dire qu'il vaut mieux écouter son médecin/addicto et suivre leurs recommandation, plutôt qu'une personne du forum qui te donne une "méthode" après 10 lignes écrites sur toi derrière un PC
On peu donner des "conseils", mais pas proposer des alternatives a celle que donnent le médecin/addicto de la personne, surtout que c'est le début (il faut du temps au début pour trouver son équilibre).
Fabrice a écrit
Surtout évite les crises de manque
, là  on en parle tranquilement mais c'est l'horreur absolue, en crise de manque tu finis à  la goutte aux urgences tellement c'est douloureux.
Ah oui ben oui
Bon conseil, mais un chouilla élémentaire non ... En général on choisi pas vraiment d'en avoir une
LLoigor
Fabrice
18 décembre 2013 à 20:40
Nora continue à  suivre le traitement ordonné par ton médecin, je n'avais pas lu que tu avais vu un toubib entre temps.
Prend contact avec un csst ou un
csapa
tu as besoin d'un suivi.
Il faut attendre 3 jours en gros pour que la
méthadone
tienne 24h puisque tu en prends pour la première fois.
tu verras que la
méthadone
est très efficace, ton dosage sera ajusté avec le médecin au fil des rendez-vous.
Tu voulais faire un
sevrage
rapide sans
tso
, je t'ai proposé de prendre ta métha au matin car je savais que tu serais en manque contrairement à  ce que certains ont dit. Le dosage n'était pas suffisant, tu t'en ai aperçu dans la matinée comme ca on sait un peu plus ou tu en es avec ta dépendance.
Maintenant il va te falloir suivre le circuit classique des csst.
J'aimerais bien que tu viennes me dire comment se déroule ton traitement, ta prise en charge en
csapa
et si tu arrives à  rester abstinente.
Bonne continuation pour la suite.
ziggy
19 décembre 2013 à 01:27
Ricoson a écrit
Bonjour.
Bien m'en a pris. Je suis passé de "désespéré avec élégance" a la "soif de vivre".
Rico.
Yepp Rico,
l'expression est bien trouvée !
ça fait plaisir de te lire ainsi !! Et je peux te confirmer que tu m'as eu l'air d'avoir bien la frite l'autre après-mdi et ça fait plaisir d'avoir pu se croiser dans le monde réel.... Aussi je voulais aussi te dire que ton témoignage est vraiment "important", c'est un exemple
ao vivo live on line
de ce qu'est un traitement de
substitution
bien conduit. Comme on le voit avec Nora, beaucoup d'usagers juniors arrivent avec des peurs massives et infondées, et on le voit bien avec elle, sa première peur concerne la diminution
méthadone
: aussi il est utile de rappeler ton parcours, puisque si j'ai bonne mémoire, tu étais quand meme à  60 mg, il y a plus d'un an, c'est ça ? Est-ce que tu pourrais témoigner ici de ta trajectoire avec la méth, de comment ça s'est passé, de tes diminutions, de ton évolution? Je pense que cela pourrait parfaitement illustrer notre propos. Merci à  toi Rico,
Tomboy
19 décembre 2013 à 01:46
Bonsoir Nora,
dans un
CSAPA
tu seras reçue anonymement et gratuitement, tu n'auras aucun frais à  sortir.
Le médecin du
CSAPA
pourra augmenter progressivement ta métha si ton dosage n'est pas suffisant, et ce, jusqu'à  ce que tu sois stabilisée. Surtout fais attention: mélange
héro
(surtout si tu dis qu'elle est forte) + métha = risque d'OD. Faut vraiment faire attention. J'espère que tu vas réussir à  trouver le suivi et le dosage qui te rendra bien. Continue à  nous tenir au courant. Plein de courage!
Niglo
prescripteur
19 décembre 2013 à 09:11
Excuse moi, Ziggy, et Nora je n'avais pas regardé ces échanges jusqu'ici. Je ne peux que confirmer ce que dit Ziggy. Sauf que, Nora, les soignants doivent te rejoindre là  où tu t'es mis et (je n'en fais pas une affaire de morale mais de risque reel) ça complique un peu les choses. Au Centre
Methadone
pour ceux qui prennent de l'
heroine
nous donnons generalement 40mg +/- 10 mg l'après midi le premier jour (après 12 h d'arret
heroine
) puis le plus souvent 5 à  10 mg de plus par jour pour arriver en fin de semaine le + souvent à  60 /80 mg. Ce n'est pas pour embêter l'usager mais parce que 50% des OD à  la
methadone
surviennent dans les 15 premiers jours, donc c'est une période dangereuse.
Quand les usagers prennent deja de la
Methadone
nous sommes un peu gênés parce que s'ils prennent de la
methadone
diluée (par le dealer) ou pas exactement la dose qu'ils disent pour des raisons diverses il y a donc un risque d'OD. Donc nous montons vite mais commençons quand même par des doses de sécurité. En expliquant que ce n'est pas une sanction mais une precaution.!!
Pour la consommation parallelle
heroine
methadone
, chaque centre a sa politique mais comme les statistiques mondiales montrent que 30% environ des personnes traitées à  la
methadone
consomment au moins irregulierement la plupart des centres ne sont pas dans la sanction. Ce qu'il faut voir c'est le bénéfice à  long terme. Toutefois au moment de l'induction du traitement l'association comporte un risque supplémentaire, donc nous invitons nos clients à  en discuter librement plutot que d'avoir des consos cachées qui nous induisent à  des prescriptions inappropriées.
Voilà  je t'explique comment nous faisons d'habitude , cela te permettra de te situer, je pense.
Sur le fond de ton pb, je pense que maintenant que tu as commencé la
methadone
, même au noir en partie, il vaut mieux bien commencer le Tt et te stabiliser. Une fois stabiliséetu pourras diminuer assez rapidement si tu le souhaites toujours (normalement de 5 mg toutes les 3 semaines). Mais ne t'affole pas pour le temps qu'il faut. Le temps passe vite quand on va bien mais il ne dure vraiment ongtemps que quand on souffre.
Nora, si tu veux completer je suis à  ta disposition.
Amicalement
PS Pour la prescription par le medecin de ville, en général ça passe s'il a des arguments pour l'avoir donné rapidement et s'il t'envoie tiout de suite au
CSAPA
. Ni les médecins controleurs ni les
CSAPA
ne veulent "la mort du pêcheur".
Dernière modification par prescripteur (19 décembre 2013 à  09:14)
Fabrice
19 décembre 2013 à 09:22
Au début elle demande à  faire un
sevrage
rapide au
tramadol
et se plaint d'avoir pris de la
méthadone
.
Elle nous dit cela:
j'ai oublié de préciser que cela fait que 6 mois que j'ai commencer l'
héro
après
cannabis
alcool
coke
c'est pour ça que le
sevrage
rapide m'était plutôt conseiller par mon 1er médecin
C'est bien Prescripteur, comme moi tu réponds précisemment à  sa demande sans partir dans des messages de 100 lignes hors sujet et mettre des etoiles rouges et jaunes.
Bref.
Je suis bien de ton avis prescripteur.
Bonne journée
nora
19 décembre 2013 à 10:00
à  VirtualFacto je n'avais pas du voir ta réponse désolé , merci :)
oui les gens qui n'ont jamais consommé de
came
ne comprennent pas du tout y' a que les gens qui l'ont déjà  fait qui peuvent savoir c'est quoi(mis à  part peut-être quelques exceptions)
je partage les mêmes idées que toi en ce qui concerne ma vision de la
came
dans ma vie
tu n'as pas peur de l'overdose en prenant double de ton dosage de temps en temps? c'est risqué quand même
c'est vrai que la
méthadone
me détend bien aussi, elle réunit à  elle seule ce qu'on à  besoin plutôt que prendre 50 médoc'
et oui, et bien sûr ceux qui ont dictés ces lois, les transgressent eux mêmes aussi ! mais c'est le "coup
de mal-chance" sur qui se fera attrapé ou non et qui a le pouvoir sinon même un keuf qui va mettre qql derrière les barreaux lui même à  sûrement déjà  consommé du
cannabis
, commis qql petits vols, insultés des gens, été vivre 1fois dans sa vie et autres ! donc voilà  c'est injuste parfois
même si ça ne fait pas trop longtemps que je consomme (6mois environ) moi aussi je me dis que mon truc c'est les
opiacés
(mais surtout la
came
évidemment) en vérité le seul vrai problème c'est surtout la grande dépendance que cela engendre , sinon on pourrait autant jugé les gens qui sont dépendants du
tabac
qui doivent fumé toutes les heures même au pose du boulot !!! c'est encore pire, seulement la dépendance physique et psychologique est 10000 fois plus faible que l'
héro
voilà  la seule différence ..
pareil pour les conso d'
alcool
qui sont tolérés en France par la loi alors que ça fait des milliers et des milliers de morts chaque année beaucoup plus que l'
héro
! et les conso de
cannabis
, les milliers de Français sous anti-dépresseurs, anxiolitiques benzo etc !!!! mais bon la drogue dure reste toujours jugé quoi.. et aussi le manque d'
hero
ne tue pas (ou très rarement) même s'il fait très mal alors que certains médicaments pris sous ordonnance le
sevrage
sec est mortel donc c'est pire! .....
nora
19 décembre 2013 à 10:13
à  Prescripteur  merci de ta réponse  bien sûr que je suis d'accord avec toi !!!!! entièrement d'accord et j'ai bien compris pourquoi dès la première seconde où le docteur me l'as dis!!!!! et j'ai eu peur de l 'OD en prenant la métha j'y suis allé de 20mg en 20mg j'ai pas pris 60mg d'un coup!!
mais le problème c'est que je suis actuellement dans une plus petite ville en Franche-comté comme toi j'ai pu le voir!! à , 30km de Belfort , et donc il me fallait faire aller retour 30km pour prendre la métha , pendant 1 semaine , et si j'étais sous dosée j'allais venir dans un état de manque pitoyable les premiers jours ! bien sûr ça aurait été dans ma ville j'y serais allé sans avoir peur et sans contraintes..  je n ai jamais critiqué cela j'ai dit que c'est pour cette raison que mon médecin traitant voyant que cela fait 1 mois que je galère pour cause de médecin absent puis cela qui aurait été contraignant me l'a prescrit lui même c'est tout.    faut pas sortir les choses de leur contexte non plus  :) je dis ça au cas où kkl aurait mal interpreté (comme souvent)
Cela est bien que tu (désolé peut-être je dois dire vous, mais comme tout le monde se tutoie sur le forum je dis tu, sinon la prochaine fois je dirais vous) sois intervenu je voulais te contacter car je suis donc à  30km de Belfort mais j'habite pas dans le 90 est-ce que je pourrais venir au centre et contacté un médecin ? pareil que celui qui est dans mon département (également à  30km)  ???
merci pour tes informations et explications :) oui j'ai bien compris qu'il faudra que je prenne mon temps tout en baissant petit à  petit pour ne pas empiré mon état.. enfin un peu avancé quoi.
question : y a til des tests urinaires avec le médecin traitant ? les centres ? si oui, quand? prévenu ou pas ? si oui combien de jours à  l'avance?
je sais que je suis bien dépendante , beaucoup même ,   l'
héro
1 fois ça va (et encore tu tombe amoureux et tu continu)   même moi je suis sûr que 7jours avec 1 à  2 conso(snif ou alu) par jour et t'es accro avec une petite crise de manque voir plus !!! c'est certain
mais je veux dire 6mois c'est quand même important de le préciser car en général quand les gens arrêtent c'est au bout de 1,2,3  5 ou 10 ans ! donc à  coté 6mois environ c'est peu mais évidemment je suis dépendante depuis au moins 4 mois! mais un
sevrage
à  sec au bout de 6 mois aussi douloureux soit il et toujours moins pire qu'un
sevrage
à  sec au bout de 3ans de conso non stop  donc voilà
Dernière modification par nora (19 décembre 2013 à  12:34)
nora
19 décembre 2013 à 10:34
à  Niglo merci pour ton soutien et tes encouragements :)
oui je suis déjà  aller en
CSAPA
j'avais vu une psy, le mec du matériel stérile de shoot et un médecin entre 2 RDV qui m'avait reçu , mais j'hésitais tellement (je voulais faire un
sevrage
hospitalier ou ambulatoire) mais là  étant au pied du mur j' acceuille la
méthadone
avec joie.
merci pour le rappel sur l' OD ba oui j'ai consommé la métha hier matin (une première prise isolée samedi matin) et la soirée/nuit et ce matin j'ai pris de l'
héro
du coup j'ai pas encore pris la métha aujourd'hui sinon c'était risqué
normalement je l'a prendrais quand j'aurais les premiers signes de manque les pupilles dilatées car je voulais me refaire un shoot là  donc je vais pas la prendre tout de suite mais je dois voir mon médecin à  18h mais bon la dernière fois j'ai fais pareil (comme j'étais pas sûr et que j'attendais pour faire un
sevrage
ambulatoire) et il à  rien vu du tout , c'est le test pipi qui m'fait peur lol désolé pour la façon de dire
nora
19 décembre 2013 à 10:49
à  Ziggy merci pour ta réponse
j'ai déja vu 2 docteurs en
CSAPA
! mais je n'acceptais pas du tout l'idée d'être dépendante 1mois a la
méthadone
que 1semaine a l'
héro
c'est pour ça qu'il ne pouvait rien faire , je leur ai dis je réflechirais puis après avoir réflechi j'avais toujours les mêmes peur c'est en m'inscrivant sur le forum et en ayant osé posé cette question que j'ai accepté la métha et que j'ai compris son vrai rôle puisque je vois que des ex-UD et des UD l'apprécient et peuvent la diminuer (lentement) sans pb
contrairement à  ce que dis
Fabrice
les textes de 100 lignes de Ziggy ne sont pas inutiles du tout !!!!!!!!!! Bien on contraire c'est ça qui m'a aidé ! et il a répondu à  toutes mes premières interrogations et Prescripteur à  répondu a mes dernières interrogations !!!! comme Ziggy avait répondu pour m'expliquer tout sur la
méthadone
Prescripteur n'a pas re-expliqué mais sans les explication de Ziggy, ce que Prescripteur à  écrit ne répondait qu'à  mes dernières interrogations et cela m'aurait pas fait accepté la
méthadone
car avant cela je ne l'avais PAS accepté    (donc la réponse de Ziggy puis la réponse de Prescripteur forme un tout qui répond à  toutes mes interrogations!!)
donc je rejoins l'avis de Ziggy et tu m'énerves là  reconnais ton erreur de ne pas avoir lu tout dans son ensemble avant de dire ouai diminu en 5jours alors que c'est pas du tout adapté pour moi et arrête de dire n'importe quoi pour te justifier ! c'est immature et tout le monde le sait ici donc reconnait ta faute, ne la refait pas si possible , et continu à  discuter (ou pas) normalement et c'est tout
nora
19 décembre 2013 à 11:37
à  Ziggy oui c'est vrai que je mélange shoot métha là  c'est grave ! faut pas que je fasse ça du tout surtout les premiers jours maintenant que je me lance vraiment dans la métha !! c'est noté faut que j(y fasse vraiment attention même si c'est dure  mais c'était parce que j'étais pas sur de commencer je voulais me sevrer rapidement mais maintenant que je commence réellement la métha faut que je prenne que métha pendant un premier temps sinon c'est super dangereux pour moi
auriez vous des conseils ? combien de temps après un shoot je prends ma métha au cas où ça arrive ? combien de temps après la prise de métha puis-je prendre de l'
héro
? petite, moyenne, dose comme dab' ?       c'est sûr je devrais éviter cela mais au cas où c'est plus fort que moi comment dois je proceder avec la métha?
LLoigor
19 décembre 2013 à 12:01
Les tests urinaires la aussi cela varie d'un centre a un autre.
Une chose est sure c'est qu'une fois que ce sera ton médecin qui prendra le relais, tu n'en aura plus.
Après au début quand tu viens au centre chaque matin prendre la
méthadone
"moi", j'avais droit chaque matin a la prise urinaire :)
Et dans des centres ou cela ne pourrai pas être forcement chaque matin, tu ne serai pas prevenu (^^).
Ceci dit, le but de ces test urinaires n'est pas forcement pour ensuite réprimander
LLoigor
nora
19 décembre 2013 à 12:56
à  Lloigor merci pour ta réponse rapide
a bon avec le médecin c'est sûr ba comme la c 'est mon médecin qui me le prescrit je n'en aurais aucun alors?? c'est super cool  parce que il est autoritaire, strict et m'avait pratiquement menaçé que s'il s'aperçoit que je prend encor 1 fois de la
came
il m'arrête mon traitement métha !!
super tous les matins tu vas pi*** là -bà s et t'y arrivais à  chaque fois ? mdr (((question rhétorique)))
en centre cela me fait pas peur je sais qu'il ne vont pas jugé et ils ont l'habitude mais les médecins généralistes de campagne (et même de ville) c'est pas la même chose..
merci
prescripteur
19 décembre 2013 à 12:58
Le fait de ne plus avoir de test urinaire en ville est plus de la pratique que de la theorie. En theorie les medecins de ville pourraient les faire mais en pratique c'est vrai que c'est rarissime.
Amicalement
ziggy
19 décembre 2013 à 15:23
Fabrice a écrit
Au début elle demande à  faire un
sevrage
rapide au
tramadol
et se plaint d'avoir pris de la
méthadone
.
Elle nous dit cela:
j'ai oublié de préciser que cela fait que 6 mois que j'ai commencer l'
héro
après
cannabis
alcool
coke
c'est pour ça que le
sevrage
rapide m'était plutôt conseiller par mon 1er médecin
C'est bien Prescripteur, comme moi tu réponds précisemment à  sa demande sans partir dans des messages de 100 lignes hors sujet et mettre des etoiles rouges et jaunes.
Bref.
Je suis bien de ton avis prescripteur.
Bonne journée
Le mec qui en redemande quoi.
Entre ça et hier le mec qui m'envoie des messages privés de psychopathe au milieu de la nuit en mode insulte, ou le bonhomme mélange tout en se permettant de juger ma consommation et en me parlant de truc étrange, en évoquant je cite
la guerre des modos contre les anims
, ou je sais quoi ou qu'est ce... Je vais devoir me faire moins courtois.
A savoir qui répond bien à  la demande, laissons peut être celle à  qui les messages ont été adressé en juger.
Sinon oui Prescripteur fait un boulot super, et outre le fait d'aller dans mon sens et d'appuyer mes propos - il est habilité à  répondre à  une demande de type médicale, en tant que médecin prescripteur, nous autres NON. Il répond à  la demande oui sans dire des conneries plus grosse que des maisons, ta réponse proposant de réduire la
méthadone
de 60 mg à  0 en 4 jours, excuse moi du peu, mais c'était de la merde.
Tu n'as pas à  faire ça ici, j'avais signalé ton message en modération - deux modérateurs t'ont répondu.
Qui plus est, si tu veux aider des usagers, pas de problème mais prend le temps de les lire au lieu de t'exciter sur deux lignes et évite de donner des dosages à  suivre. Nora n'a jamais eu de
méthadone
au black, il suffit de la lire pour savoir que depuis le début elle a une prescription de
méthadone
par son médecin traitant qui a d'ailleurs outrepassé ses fonctions pour lui venir en aide. C'est dit et redit.
Mieux encore,  Nora a pris le temps, message après message, d'expliquer sa situation :  vu son niveau de détresse, elle dit quand même plusieurs fois que l'
héroïne
lui sauve la vie, que c'est tout pour elle, qu'elle ne supporte pas la réalité, qu'elle adore le flash et qui si elle arrête la
came
, c'est uniquement parce qu'elle n'arrive pas à  suivre financièrement, qui plus est, quand elle parle de la sensation de manque, elle évoque à  plusieurs reprises qu'elle préfèrerait crever que d'endurer ça....
Bref, il faut pas être brillant pour comprendre que Nora ne semble pas en état de se confronter actuellement à  l'énergie que bouffe une quête d'abstinence... aussi, l'aider à  se sevrer en express, au delà  d'être dangereux et pas adapté, était un conseil tout simplement con, déraisonnable et surtout à  côté de la plaque. Et au dela de dire des conneries sans intérêt ça c'est une chose, mais en s'opposant à  une prescription médicale, la le mec met le forum en faute d'où le signalement, que j'assume et revendique même.
Quant aux étoiles, arrête de chialer, je t'en ai mis une seule, c'était une ROUGE, à  mon sens plus que mérité , ce n'est pas une sanction mais l'expression d'un TOTAL DESACCORD et c'est bien le sens de cette étoile rouge, arrêtez de le vivre comme une punition vous etes plus dans le bac à  sable... je n'avais pas la place de la signer mais je te la dédicace à  cœur ouvert mais si elle a été enlevé, pour je ne sais quelle raison... pour le coup, je vais me permettre de te la remettre.
ziggy
19 décembre 2013 à 15:50
Fabrice a écrit
Si tu continues plus longtemps dans l'
héroine
tu vas ne faire qu'empirer ta situation, ce sera de pire en pire, de plus en plus difficile d'arrêter. Ta vie est trop précieuse pour que tu la gâches,  arrête tout maintenant franchement l'
héroine
n'en vaut pas la peine.
Et puis ces petites phrases de merde aussi, tu n'es pas ici pour juger et diaboliser la consommation des uns et des autres. Et je remarque tu n'en rates pas une sur le sujet... Au cas ou tu ne le saurais pas, ici sur psychoactif, la plupart des intervenants s'inscrivent dans une démarche de militance contre la prohibition et pour l'ouverture et l'accès légal aux drogues aujourd'hui prohibée.
Les programmes d'
héroïne
fonctionne extrêmement bien sinon parfois mieux que les programmes
méthadone
pour certaines personnes donc encore une fois, ne pas dire de la merde.
Des individus font le choix de vivre leur vie en adéquation avec ce qu'une molécule psychoactive leur offre, inconvénients y compris et s'en accordent tres bien et ne demandent rien d'autre qu'on arrete de leur faire chier, en les stigmatisant, en les arretant et en les enfermant.
Contrairement aux idées reçues, l'
heroine
ne gache pas une vie meme si de nombreux usagers l'utilisent pour se gâcher sans avoir à  assumer la responsabilité de l'echec mis sur le dos de la molécule . Nuance.
Et meme si de nombreux toxicomanes se plaignent de la conso, que par moment on peut regretter d'avoir fait ce choix, comme tout autre choix de vie - il existe des milliers d'usagers qui, eux, font le choix de vivre en assumant leur dépendance ou leur conso, et en la gérant au mieux sans sombrer dans les attitudes de pleureuses du dimanche ou d'extrême dramatisation.
Mais c'est comme pour l'homosexualité, certaines personnes ne s'assument pas et vont passer leur vietristement à  se torturer pour essayer d'arreter, en allant meme dans des programmes de réorientation sexuelle... qui bizarrement sont aussi... en 12 étapes ? Marrant !
ziggy
19 décembre 2013 à 16:00
nora a écrit
auriez vous des conseils ? combien de temps après un shoot je prends ma métha au cas où ça arrive ? combien de temps après la prise de métha puis-je prendre de l'
héro
? petite, moyenne, dose comme dab' ?       c'est sûr je devrais éviter cela mais au cas où c'est plus fort que moi comment dois je proceder avec la métha?
Oui il y a bien un conseil à  te donner sur ça et un seul:
Don't mix !
Donc si je parle pour moi, quand je me lève le matin , j'ai vite une décision à  prendre : soit je prends ma metha, soit je vais chercher de la
came
. Mais pas les deux... bien sur, parfois, ca arrive de prendre sa métha et de se retrouver en fin de journée pas bien et de finalement faire un plan mais quand ça arrive, c'est là  qu'on se rend compte que la métha de toute façon nique un peu (voire beaucoup) les effets de l'
hero
, que le fait d'avoir de la metha dans le sang
coupe
les effets euphorisants...
c'est aussi souvent pour ça qu'au fur et à  mesure qu'on se met à  fond dans la metha, la
came
fonctionne de moins en moins bien, jusqu'à  pouvoir s'envoyer 350 mg de bête de blanche et d'avoir l'impression d'avoir shooté de l'eau (j'exagère un peu mais c'est à  peine mieux, un vague "floydage" de 10 sec, une petite chaleur au visage puis rien)...
Par contre, quand je n'ai plus d'
heroine
et que je vais reprendre de la métha, j'attends généralement que l'effet du dernier shoot se dissipe bien - environ 4 ou 5 h - et là , je reprends mon traitement comme si de rien n'était. Le fait de prendre de la
meth
me replonge aussi direct dans un sentiment de raccrocher avec la réalité et de redevenir "normal" en 30 min.
nora
19 décembre 2013 à 16:22
à  Ziggy merci encore une fois tu as su trouvé les mots justes qui me correspondait car tu prends le temps de lire l'intégralité de ce que je dis pour bien comprendre ma situation et tu fais une réponse totalement adaptée à  ma demande   c'est vrai que Fabrice on dirait qu'il est pas très immature de 1 de ne pas reconnaitre ces tord et ces raisons de 2 de se plaindre pour des étoiles sur un forum!!! mdrr
" Fabrice a écrit:
Au début elle demande à  faire un
sevrage
rapide au
tramadol
et se plaint d'avoir pris de la
méthadone
.
Elle nous dit cela:
j'ai oublié de préciser que cela fait que 6 mois que j'ai commencer l'
héro
après
cannabis
alcool
coke
c'est pour ça que le
sevrage
rapide m'était plutôt conseiller par mon 1er médecin "
non mais je rêve ? maintenant c'est de ma faute "je me suis plains" ? mais où ça? il a rien comprit en faite et puis c'est tout faut le laisser et plus lui rep par rapport à  ça mais c'est vrai que vis à  vis du forum vous devez faire ce qui vous semble juste dans les règles.
Fabrice dit  "  C'est bien Prescripteur, comme moi tu réponds précisemment à  sa demande sans partir dans des messages de 100 lignes hors sujet et mettre des etoiles rouges et jaunes.
Bref.
Je suis bien de ton avis prescripteur.
Bonne journée "
et voilà  qu'il se compare au Médecin Prescripteur ! il n'a pas du tout précisément répondu a ma demande ,  des message de 100lignes (de Ziggy je suppose) mais qui m'ont fait accepté ma dépendance sans passé par un
sevrage
atroce sans en voir honte et il m'a tout bien expliqué en long en large et en travers comme ont dit pour dire que tout à  été dit (ou presque) pour que je me sente bien mieux maintenant face à  la métha et en faire un bon usage ! il dit que Ziggy est hors sujet alors que c'est faux il est en plein dedans sauf qu'il a le discernement de me convaincre cash que le
sevrage
sec faut oublié jtiendrais pas ( ce qui c'est révélé VRAI à  plusieurs reprises pour moi) et de me dire que je dois accepté la métha petit à  petit et il est donc resté sur cet avis , de 1 je n'ai plus le choix(sinn c les urgences à  cause du
sevrage
a sec que je tiendrais pas 1jour et demi) et de 2 la métha va me permettre de me laissé du temps pour réflechir, avancer, voir comment j'aimerais que ma vie continue et quand je serais prête etc.....
ces etoiles rouges et jaunes oui c'est pas les gomettes à  la maternelle..
"je suis de ton avis prescripteur" alors que hier y disait tout son contraire ..... bref.....
MERCI A TOUS QUAND MEME
(y compris aussi Fabrice)  pour vos réponses, encouragements, informations et notamment à  Ziggy qui m'a permis d'accepter beaucoup de choses et de changé ma façon de pensées par rapport au
TSO
, avant j'avais lu des trucs du genre c'est pour que les médecins s'enrichissent je sais plus quoi et qu'il te laisse prendre ça pendant des années et ils s'en foutent de toi...     remerciement à  Prescripteur
Dernière modification par nora (19 décembre 2013 à  16:23)
Fabrice
23 décembre 2013 à 23:07
Je ne réagirais pas aux attaques, insultes, jugements et déformation de ma pensée.
Bref.
Nora, je lis que les choses se mettent en place, il ne faut avoir peur des
tso
, la
méthadone
va te permettre de souffler, de faire le point sans l'angoisse du manque, tu te sentiras mieux et accompagnée dans ton cheminement par l'équipe encadrante.
La consommation croisée de
méthadone
et
héroine
est fréquente chez les patients au début de traitement, avec le temps tu trouveras le rythme de croisière qui te correspond.
Bonnes fêtes.
nora
24 décembre 2013 à 11:56
coucou Fabrice, oui la métha me permet de ne pas avoir peur du manque et d'avoir le temps pour construire une vie meilleure et reconstruire ce qui a été détruit..
après toutes les réponses, j'ai appris que en faite même si je ferais un
sevrage
1semaine hop plus de manque physique après le manque psychologique me ferait très probablement rechuté dans la
came
, la métha et être en dépression.. donc il faut que je fasse un gros travail sur moi avec l'aide de la métha.
oui, j'espère faire moins souvent des "extras" ...
Bonnes fêtes également. :)
Fabrice
24 décembre 2013 à 19:23
Voila tu as tout compris Nora
Grâce à  la
méthadone
tu retrouves à  la fois une santé psychologique et une santé physique.
De la perte d'appétence pour l'
héroïne
résultera chez toi le désir de restructurer ta vie dans une meilleure
harmonie.
Et puis dans l'écoulement du temps les choses se font. Pour mieux vivre au quotidien finalement.
Bonne continuation.
Punkipunka
06 septembre 2016 à 05:19
Bonjour....
Il y a quelqu un?
j ai besoin de conseils...
J ai 19ans, une nana assez calme, mais a l intérieur ça bouillonne...
J ai craquer il y a quelques années dans la brune et depuis g essayé de m en sortir plusieurs fois mais j y arrive pas.
Comme j ai lu plus bas... c peut être parce que je n ai pas enxore compris pourquoi j ai commencé cette crasse.
Ça fait 2ans que j essaye de m en sortir avec la
methadone
. Il faut savoir que jamais personne ne m a conseillée comme j aurai du l être a ce sujet "la
methadone
"
Depuis je craque et recraque. Là  je n ai ni
methadone
, ni brune. Ça fait depuis 17h en fin d apres midi que je n ai plus rien consommer en brune et ca fait une semaine que j ai rechuté et que je n ai pas de
methadone
car mon medecin est partit en voyage et elle revient seulement demain. J ai peur de vivre a nouveau ce manque et je pense qu il est en train de faire surface en ce moment même. G pris de la blanche la tantôt et vider pus de la moitié d une vodka seule. La les effets sont doucment partit mais j ai peur pour le manque. Je n ai ni calmant, ni rien. Jr suis épuisée et j n en peu  plus. Je ne trouve pas le sommeil comme il y a 1semaine et demi, g passé deux jours horribles en manque, a me tortiller dans tous les sens dans mon appartement. Et je ne veux plus revivre ça. Je sais pas comment faire pour enlever ces angoisses et ce manque. Je veux tout casser mais tellement épuisée.
Dernière modification par Punkipunka (06 septembre 2016 à  05:23)
Bootspoppers
06 septembre 2016 à 05:32
Hélas je ne sais pas t'aider et je vois que tu es seule
Sauf te dire bienvenue parmi nous
Tu trouveras plein d aide tu verras
Courage à  toi punkipunka
Punkipunka
06 septembre 2016 à 05:38
Effectivement je suis seule...
G emménagé ya cinq mois et ça a peut etre été trop tôt. ...
Merci en tout cas bootspoppers
Bootspoppers
06 septembre 2016 à 08:58
Pense a nous donner des nouvelles demain... Et à  te présenter aussi qu'on te connaisse mieux. Courage.
prescripteur
06 septembre 2016 à 09:11
On ne peut que te conseiller de tenir jusqu'à  demain avec des petites doses d'
opiacés
(selon ce que tu trouves, y compris
codeine
mais prudemment) sans vouloir trop supprimer le manque. Il vaut mieux en effet demain pouvoir embrayer direct sur la
Methadone
que d'etre obligée de faire une transition en plusieurs jours.
Et surtout, à  l'avenir, ne te laisse plus prendre au dépourvu. Même à  19 ans tu sais comment ça se passe et tu as laissé pourrir la situation. Est ce par défi, pour  te tester,ou pour d'autres raisons ?
Amicalement
Dernière modification par prescripteur (06 septembre 2016 à  09:12)
yacinebra
20 août 2017 à 19:12
Le dernier opiacé que j'ai pris était du sub  0.5mg Lundi 14 Aout (à peine 4 mg) étalés sur 3 jours (Samedi 11 aout 2mg, Dimache 12 Aout 1.5 mg) et Lundi 0.5 mg) pour palier à un manque de cam (prise Jeudi 10 Aout)  que je ne soupçonnais même pas puisque j'étais clean toute la semaine, (ça avait marché la 1 ere fois)
Je précise aussi que mon corps était "vierge" de sub...
à part les impatiences, Je n'ai plus aucun symptôme à part quelques bouffées de chaleurs et des bâillements (de fatigue puisque je ne dors plus)
Très honnêtement, hier je pensais à me faire un "hot shot", je ne voulais pas revivre une vie de dépendant mais en même temps mon état ne s'améliorant pas, c'était l'unique solution que je voyais....
Cette carbamerdouille m'a défoncé la gueule mais m'a quand même permis de dormir un peu.... après c'est clair que vue tous les effets secondaires, je n'en reprendrais plus jamais..
Actuellement, plus d'impatiences, mais la nuit n'est pas encore tombée...
EDIT : c'est fini, la tempête est passée, j'ai dormi 6 bonnes heures ! le psycho commence, à moi de ne jamais oublié chaque seconde de ce
sevrage
maudit..
Edit 2 : les impatiences se calment le jour pour se réveiller la nuit, donc encore une nuit blanche...
Quand on ne dort pas, on gamberge...je me vois devenir comme toutes ces personnes "bien sous tous rapports","clean"....mon dieu, quelle tristesse ! je préfère encore mon ancien statut de camé et mes cuillères cramées qui traînent partout dans mon bureau....m'enfin, je trouverais bien le moyen de me défoncer! plutôt crever que de ressembler aux lobotomisés de la société !
Dernière modification par yacinebra (22 août 2017 à  09:58)
yacinebra
27 août 2017 à 01:08
coucou tout le monde
Toujours en arrêt, je n'ai plus de symptômes physiques depuis longtemps....je dirais même que je vais aussi bien physiquement que moralement je suis à plat...
Je deviens dépressif, la vie n'a absolument plus de saveur.... je fais BEAUCOUP de sport pour essayer de compenser, je sors, vais à la plage, vois du monde mais rien n'y fait, je pense tout le temps à la cam !
J'en ai parlé à mon psy qui m'a donné deux
AD
à
base
de clomipramine, et un autre truc pour dormir, mais ça ne me fait rien, je prendrais du
paracetamol
que ce serait pareil...
Pourtant des amis consommateurs ne cessent de me féliciter et de me dire Oh combien j'ai été courageux et dans quelle merde eux se trouvent.... un pote a même passé le mot à nos dealeurs pour ne plus qu'ils me vende quoi que ce soit (au cas ou j'aurais un moment d’égarement) mais rien n'y fait, j'y pense tout le temps, chaque minute de mes putins de journées !
Si quelqu'un a un petit truc, une astuce, des plantes, n'importe quoi qui puisse me venir en aide, je suis preneur...
Je suis désolé de venir me plaindre constamment, mais écrire ces quelques lignes me soulage !
Dernière modification par yacinebra (27 août 2017 à  01:13)
Caïn
28 août 2017 à 11:08
Salut Yacine,
Désolé j'étais en vacances donc je n'ai pas pu être là en soutien.
Mais bon ça a l'air d'aller et je m'en réjouis pour toi.
Je crois que c'est mieux d'arrêter complètement. C'est super d'avoir du bon matos mais c'est aussi très dangereux, les risques d'od sont multipliés après une période de
sevrage
, surtout en shoot !
De surcroît, je sais pas si c'est une fausse image que l'on a mais il me semble que le milieu de la
came
est spécialement violent en Afrique. Il faut faire gaffe aussi !
yacinebra
03 septembre 2017 à 10:54
Caïn a écrit
Salut Yacine,
Désolé j'étais en vacances donc je n'ai pas pu être là en soutien.
Mais bon ça a l'air d'aller et je m'en réjouis pour toi.
Je crois que c'est mieux d'arrêter complètement. C'est super d'avoir du bon matos mais c'est aussi très dangereux, les risques d'od sont multipliés après une période de
sevrage
, surtout en shoot !
De surcroît, je sais pas si c'est une fausse image que l'on a mais il me semble que le milieu de la
came
est spécialement violent en Afrique. Il faut faire gaffe aussi !
Pour l'image que l'on peut avoir sur le milieux de la cam en Afrique, c'est complètement faux, ou du moins, de ce que j'ai pu expérimenter...il existe bien sur des plan foireux mais jusque là, je m'en suis toujours sorti indemne...
Il faut savoir que les camés représentent une niche XXS, raison pour laquelle le matos reste "propre"! On est très peu à être des insoumis qui s'en foutent de la prohibition (c'est aussi pour ça que les deals se font dans l'ombre et sans violence car si tu te fais choper, tu peux être sur d’être traité comme le dernier des moins que rien....
Je te remercie de t'inquiéter pour moi, mais malgré tout le temps passé à être clean, je n'arrive pas à retrouver le moral ! le premier truc que j'ai envie de faire le matin c'est de pleurer ! Il m'arrive de me raisonner, de me dire que la vie de dépendant était particulièrement pénible mais rien n'y fait, je rage de ne pas avoir accès à un produit de
substitution
(qu'on nous promet chaque année depuis au moins 3 ans) ! je rêve de fiole de
méthadone
! je m'en fou d’être dépendant, je veux juste ne plus ressentir cet état de déprime...j'en arrive à penser au suicide tant je ne vois aucune issue à ce cauchemar !
Je me demande si la prise d'une petite quantité de
codeine
ne me soulagerait pas...
Et puis y'a le boulot ! et là, je ne sais pas du tout comment faire pour gérer !j'ai plein de problèmes car je n'arrive pas à m'occuper des taches les plus basiques et je ne peux même pas prendre de congé maladie car j'en ai abusé durant tous ces
sevrages
ratés, pourtant c'est maintenant que j'en ai le plus besoin...
Dernière modification par yacinebra (03 septembre 2017 à  11:14)
Caïn
03 septembre 2017 à 11:34
Merci Yacine,
Sur l'Afrique tu as raison. Je pense que ça vient des reportages que l'on nous montre en effet. On voit les dealers de quartier, machette à la main, la violence au quotidien. Mais effectivement c'est une image fausse du moins pas représentative.
En même temps tu regardes un reportage sur le
crack
à Paris c'est pas plus rassurant.
Courage à toi !
As-tu pensé au
deep web
pour te dépanner sur un
tso
?
yacinebra
03 septembre 2017 à 12:38
Caïn a écrit
Merci Yacine,
Sur l'Afrique tu as raison. Je pense que ça vient des reportages que l'on nous montre en effet. On voit les dealers de quartier, machette à la main, la violence au quotidien. Mais effectivement c'est une image fausse du moins pas représentative.
En même temps tu regardes un reportage sur le
crack
à Paris c'est pas plus rassurant.
Courage à toi !
As-tu pensé au
deep web
pour te dépanner sur un
tso
?
Pour avoir été amené à pecho dans des banlieues parisiennes (essentiellement de la
cc
), je peux t'assurer que le panorama est complètement différent ici (au même temps, les reportages dont tu parles concernent plus l'Afrique profonde)...rien qu'à voir les bagnoles et les sapes de ceux qui viennent se ravitailler, tu comprends vite que ce n'est pas un produit destiné à la populace...(sans aucun dénigrement)
Pour le
TSO
sur le
DW
, Ce ne serait pas du tout raisonnable car déjà, je peux être sur à 90% que mon colis sera intercepté par la douane (une amie m'avait envoyé quelques sub 8 dans une enveloppe que je n'ai jamais reçue) et aussi car vu les prix pratiqués, autant me fournir au marché noir...
Je suis complètement pour un
TSO
officiel, prescrit de manière conventionnelle, avec des échéances claires, mais si je me suis sevré c'est que je n'en pouvais plus de dépendre du marché noir !alterner entre période de pénurie, de dèche, et de manque d'argent.... c'était vraiment une vie de merde !
D'ailleurs, même durant mes pires
craving
, je ne pense plus du tout à reprendre la vie sous
subutex
de rue ! C'est ce qui me fait le plus peur en fait ! la seule solution que je vois pour l'instant, c'est de caner (je suis désolé de dire ça comme ça) ! en fait, j'y pense tout le temps ! j'me dis que de retourner à la dépendance= no way ! mais en même temps, déprimer comme je fais actuellement, c'est vraiment pas permis...
Puis je relis des mails, des dossier que j'ai tenu en étant sou sub ! j'me dis que j'avais un putin de courage de pouvoir bosser et assumer le quotidien alors que j'étais très souvent absent car "en recherche du produit"!
Il y a la solution "alcool" ! fut une période ou j'y étais salement dépendant...j'ai laissé tombé du jour au lendemain et depuis, je ne supporte plus le
gout
! mais je me ferais bien à 2 ou 3 verres de vins le soir....
Caïn
03 septembre 2017 à 19:34
Ne pourrais-tu pas, même si je sais que c'est extrêmement dur voire impossible, te contenter des meilleurs plans une fois de temps en temps sans tomber dans l'addiction.
Je l'ai fait une bonne quinzaine d'années, si ce n'est d'avantage...
Amitiés,
C.
yacinebra
04 septembre 2017 à 00:12
Caïn a écrit
Ne pourrais-tu pas, même si je sais que c'est extrêmement dur voire impossible, te contenter des meilleurs plans une fois de temps en temps
sans tomber dans l'addiction.
Je l'ai fait une bonne quinzaine d'années, si ce n'est d'avantage...
Amitiés,
C.
C'est ce qui était prévu à la
base
Cain (si tu n'as pas trop la flemme de relire tout le topic, j'ai tout raconté en détail), mais après un mois d’arrêt, je me suis offert un extra, plutôt cool, réveil le lendemain un peu triste, mais pas malade non plus...
Une semaine après, je me suis laissé retenté (0.5gr) en attendant mon extra mensuel, le lendemain NIKEL sans rien prendre, surlendemain : une crise de manque terrifiante (j'en avais déjà bien bavé durant le mois précédent) mais là, ça m'a tellement traumatisé que j'ai couru prendre un petit bout de sub (1 mg) me disant que ça faisait pus de 3 mois que je n'y avais pas touché et que ça pouvait adoucir le truc sans accrocher!
Les 3 jours suivants, j'étais tellement choqué et étonné de ce que je venais de vivre que j'ai repris  environ 1mg/J par peur que ça se reproduise !
J'ai repris un peu de motivation et me suis forcé à ne plus rien prendre depuis.... j'ai quand même un peu dégusté la semaine suivante mais physiquement, tout est rentré dans l'ordre! au niveau moral, je pense que tu sais ce qu'il en est....
Je sais que le premier
sevrage
d'un mois a réussi car dans ma tete j'avais déjà planifié d'en reprendre à raison d'une fois par mois !mon dernier extra m' prouvé que ça ne marchait pas comme ça.....actuellement c'est vraiment le deuil ! trop de souffrance du à un seul extra d'une soirée !peut être dans une année ou plus, mais là, la douleur de la dernière crise de manque m'a réellement traumatisé !
Ecrire sur le forum est un défouloir car seuls quelques amis UD (que je ne vois plus) savent que j'ai arrêté, du coup personne à qui en parler, le tout en bossant et sans benzo! je suis passé par des périodes de colères noires qui ont laissé place à un état léthargique/dépressif/soumis avec ma famille et asociale/colérique au taff...
Dernière modification par yacinebra (04 septembre 2017 à  00:35)
yacinebra
19 septembre 2017 à 17:35
Quelques nouvelles pour dire que ça va mieux !
Après avoir mûrement réfléchi, j'ai suivi le conseil de Mascarpone et repris un peu de codé..
3 cachets le matin et 3 avant de dormir ! Je suis stabilisé, ça me met en forme, m’enlève la dépression et avec ces doses là, pas de problème de ravitaillement.
Bonne journée à tous.
Caïn
20 septembre 2017 à 11:07
Merci Yacine !
Super ! Reste sur ce dosage même si forcément avec l'accoutumance tu n sentiras plus grand-chose...
yacinebra
20 septembre 2017 à 14:41
Merci à toi Cain d’être toujours là à suivre mes périples !
Crois moi, après être resté aussi longtemps sans rien prendre, je sens bien mes trois comprimés de codo !Lire les orphelins de la
codeine
depuis le fameux arrêté me fait relativiser..(tout comme certains devraient le faire sur la disponibilité des
TSO
dans leurs pays car honnêtement, j'aurais préféré reprendre de petites quantités de sub 0.2 ou 0.4)
Sufenta
22 septembre 2017 à 10:54
Salut Yacine
J'avais pas relu ton post depuis qlq temps sorry :) et je vois que tu es passé par la période extra mais qui se paye ..
À mon sens prendre un peu de codo si ca te permet de ne pas entrer en grosse dépression et la meilleure option (pas cher, légal et pas de soucis d'approvisionnement) ..
Après tu as compris que maintenant chaque extra serai accompagné d'un contre coup ..
Et sans
tso
ca mets du temps à s'arranger
Courage pour la suite. Amicalement
Caïn
22 septembre 2017 à 11:13
Quand je parlais "d'accoutumance", je voulais surtout évoquer la "tolérance". Si tu t'envoies la même dose tous les jours, a priori faible, au bout d'un moment (une semaine, un mois ?), c'est un peu comme un
tso
. Tu ne ressens pas grand-chose mais au moins tu es stabilisé. Et si tu t'éclates à côté, ben tu seras moins tenté par des extras.
Dernière modification par Caïn (22 septembre 2017 à  11:13)
yacinebra
21 novembre 2017 à 00:25
Bonjour les psychos
Je tiens à vous donner de mes nouvelles afin que ce thread puisse relater tout ce que j'ai vécu, ayant moi même galeré à l'époque pour trouver des threads de personnes racontant leurs
sevrages
sur un long terme (la plupart de ceux qui arrêtent cash disparaissent au bout de quelques semaines), j’espère que ce sera utile pour des personnes dans le même cas que moi.
Depuis mon dernier message; j'ai viré mes prises de codé le matin puis quelques jours après, j'ai eu la femme d'aller en prendre à la pharma, donc viré ceux du soir aussi. Aucun symptôme physique mise à part une sensibilité accrue au froid. les pupilles dilatées, et un sommeil pas top (mais ça c'est depuis toujours).
J'ai mis du temps avant de me ressentir plus ou moins bien psychologiquement, mais je pense réellement que c'est n'est pas du qu'au
sevrage
... je pense qu'il faut réapprendre à vivre les émotions comme quand on ne prend aucune drogue (ce qui est dure après avoir été longtemps sous sub qui POUR MOI, anesthésie en partie les émotions ressenties).
Je me suis permis un écart le 30 et 31 septembre, 1 gramme de bonne cam partagé avec un pote (moi qui étais extrêmement radin quand il s'agissait de cam lol), du coup le 1 Octobre, grosse séance de sport pour recréer assez d'endorphines et Re clean. J'ai remis ça le 30 et 31 Octobre (jour de paye mdr) avec toujours une bonne séances de sport le surlendemain, et franchement, ça va nikel, je pense avoir trouver un bon rythme.
Certains me diront qu'après tous mes périples, c'est dangereux de jouer de la sorte, mais honnêtement, je pense avoir trouver un bon rythme, le dernier
sevrage
a tellement laissé des traces indélébiles dans mon cerveaux que lors de la fin de mes deux sessions, je n'ai même pas été tenté de faire durer le plaisir bien que mon compte en banque s'est refait une santé et que j'aurais pu me le permettre, je ne pourrais plus assumer une vie de dépendant et encore moins me taper un manque physique, rien que d'y penser me donne des sueurs froides.
Ceci étant, j'attends le 30 avec impatience avec les mêmes règles à respecter DRASTIQUEMENT, 1 seul gramme durant deux jours.
Bisous tout le monde
Sufenta
21 novembre 2017 à 12:33
Slt Yacine
Content que ça roule pour toi, ça fait plaisir de lire ce message..
Bon tu as réussis à te refaire une santé et je comprends que les extra 1x par mois sont un plaisir mais soit vigilant car ça va aussi très vite dans l’autre sens ..
Après tu as du recul pour savoir comment gérer ça maintenant, suffit d’être prudent
Amicalement
Caïn
21 novembre 2017 à 13:28
Bien d'accord avec Suf'. A raison d'un extra par mois ne durant pas plus de deux jours, tu es à l'abri de gros effets de keum. Là où il faut effectivement faire gaffe, c'est que tu maintiens un contact avec le prod. Mais bon il n'y a pas de situation idéale. J'ai eu souvent des périodes clean prolongées et j'avais tout le temps envie de me faire un plan (mais je n'avais pas les contacts). C'est frustrant de ne jamais rien prendre. En prendre dans des limites stricts qui évitent la rechute dans l'addiction, c'est une bonne solution. Mais faut faire gaffe, bravo pour ta volonté !
Amitiés,
C.
yacinebra
21 novembre 2017 à 14:18
Merci pour vos messages Suf et Cain
Honnêtement, si j'avais la tune pour pouvoir en prendre toute ma vie, ou encore un
TSO
qui me permette un atterrissage  en douceur, je n'aurais jamais arrêté.
Je n'ai jamais vécu la prise de sub comme un truc contraignant (le fait de prendre le produit), c'est plus les aléas pour s'en procurer qui l'étaient, et quand je compare mon état émotionnel sous
subutex
avec celui que je vis maintenant en étant clean, c'est limite si je ne préfère pas ce petit plus qui me permettait de faire face à beaucoup de situations sans trop souffrir (étant quelqu'un de très sensible, la moindre petite déception me met dans tous mes états..) .
Mais le fait est que je n'ai pas le choix ! Les
TSO
au black, c'est vraiment pas pratique, trop cher, et hyper contraignant !
L’être humain sait très bien s’accommoder de ce qui est à sa disposition et faire avec ce qu'il peut, croyez moi que quand on est face à la dure réalité, on ne fait pas trop de chichi. A un moment, c'était : Faire le tapin pour se payer sa dose (j'y ai pensé en plus..), se suicider, ou devenir clean..
Actuellement, je n'ai plus de contact avec ce monde, sauf le num d'un bon dealer, régulier, dont la cam ne change jamais qui pour l'instant a répondu présent lorsque j'en ai eu besoin (Et effectivement, j'ai la boule au ventre quand arrive le jour de mes sessions, la peur qu'il ait changé de num ou qu'il ne me reconnaisse pas!)
Je ne regrette pas toutes les péripéties de mon
sevrage
, ça m'a beaucoup appris sur moi même, appris à connaitre mon corps, mes limites, comment et quand je peux consommer !
Dernière modification par yacinebra (21 novembre 2017 à  14:21)
NEW101
29 novembre 2017 à 14:57
Bonjour Yacine,
j'ai exactement le même problème que toi au même endroit
une année de cam (les années 2003-2004) et 12 ans de sub en snif, arrivé a la crise de juin ou juillet 2017, grâce au PSYCHO (ou j'ai appris beaucoup de choses sur le fonctionnement de la
bupre
,,,,, etc  merci) et le sujet du spray nasal, en moment de crise, j'ai mis un b8 dans un spray et petit a petit je suis arrivé a 0.4/j aujourd'hui, c'est pas facile au quotidien mais  mieux qu'un arrêt a la dure a mon avis.
Pour ma part je continue a descendre petit a petit, j'ai pas vraiment le choix, avec un B8 a 40 euros.
Je te souhaite une bonne continuation.
yacinebra
30 novembre 2017 à 11:59
NEW101 a écrit
Bonjour Yacine,
j'ai exactement le même problème que toi au même endroit
une année de cam (les années 2003-2004) et 12 ans de sub en snif, arrivé a la crise de juin ou juillet 2017, grâce au PSYCHO (ou j'ai appris beaucoup de choses sur le fonctionnement de la
bupre
,,,,, etc  merci) et le sujet du spray nasal, en moment de crise, j'ai mis un b8 dans un spray et petit a petit je suis arrivé a 0.4/j aujourd'hui, c'est pas facile au quotidien mais  mieux qu'un arrêt a la dure a mon avis.
Pour ma part je continue a descendre petit a petit, j'ai pas vraiment le choix, avec un B8 a 40 euros.
Je te souhaite une bonne continuation.
Si j'ai bien compris tu es algérien aussi? d'après tes écrit et la crise subie durant cet été, j'en déduis que oui ! Je me sens moins seul du coup !
Contacte moi par MP, je peux te donner de bons conseils ! Ayant arrêté depuis le mois d'aout, je commence à remonter la pente !
NEW101
30 novembre 2017 à 13:29
Effectivement moi aussi je suis d'Alger et cette dépendance que je cache depuis 13 ans a tout le monde, me préoccupe beaucoup, grâce au forum j'ai appris beaucoup et j'essaye de m’en sortir du mieux que je peux, si ta des conseils a me donner cela me fera un grand plaisir
Caïn
30 novembre 2017 à 14:40
Salut Nex, effectivement le B8 à 40 boules, ça calme !
yacinebra
30 novembre 2017 à 15:10
d'ou le fait que je sois repassé à l'
héro
, tout est très bien expliqué dans mon tout premier message....
@New101 : peux tu m'envoyer un mp ou un courriel ou je peux te joindre ?
NEW101
30 novembre 2017 à 15:49
Salut yacine,
j'ai vu sur ton explication, comment tu es repassé par l'
héro
,  pour ma part j'ai un choque émotionnel avec la
came
,  ma pauvre maman a souffert de mon addiction a l'époque et est décédée en 2006, donc j'ai une haine envers la
came
, pour ma part je suis prêt a souffrir 2 ans que de retoucher  a la
came
,  c'est juste mon avis  , merci en tout cas
yacinebra
30 novembre 2017 à 17:07
à 0.4 mg, il ne serait même pas envisageable de repasser par la cam !
Pour ma part, ça m'a bien aidé dans le sens ou le manque physique n'a duré que 5 jours ! le manque psychologique lui commence tout juste par s'estomper....
Je n'ai pas le même point de vue que toi sur la cam ! Je pense qu'il faut savoir se remettre en question et assumer ce que l'on a fait du produit et ne pas lui coller toute la misère que l'on peut subir ! moi même, j'ai commencé par le sub, que j'ai détesté pendant longtemps avant de m'avouer que c'est un bon médicament qui peut être très utile ! arriver à cet état d’esprit a été pour moi une grande étape dans mon
sevrage
, celle d’accepter qu'on a merdé !
Je sors de mon écart de cam mensuel qui a duré 2 jours, et je suis franchement déçu, mon dealos a, comme je le craignais arrêté d'en vendre, j'ai du me rabattre sur un plan de merde qui me laisse un sale
gout
de frustration ! Rendez vous 25 décembre pour le prochain écart !
Dernière modification par yacinebra (30 novembre 2017 à  17:08)
Caïn
30 novembre 2017 à 17:21
Oui on peut être tenté de mettre ses pbèmes sur le dos de la
came
. C'est quelquefois une étape nécessaire. Plus tard, comme le dit Yacine, on comprend que le pbème venait de nous et non du prod.
D'ailleurs personnellement quand je pense à ma période
came
, je me dis que certes ça m'a posé des problèmes mais ça m'a aussi aidé. Et, au final, je préfère avoir connu la
came
que rien. Parce que mon envie de défonce, elle se serait peut-être tournée vers l'
alcool
ou d'autres trucs qui m'auraient mené Dieu sait où...
yacinebra
30 novembre 2017 à 17:36
Caïn a écrit
Oui on peut être tenté de mettre ses pbèmes sur le dos de la
came
. C'est quelquefois une étape nécessaire. Plus tard, comme le dit Yacine, on comprend que le pbème venait de nous et non du prod.
D'ailleurs personnellement quand je pense à ma période
came
, je me dis que certes ça m'a posé des problèmes mais ça m'a aussi aidé. Et, au final, je préfère avoir connu la
came
que rien. Parce que mon envie de défonce, elle se serait peut-être tournée vers l'
alcool
ou d'autres trucs qui m'auraient mené Dieu sait où...
J'irais encore plus loin en affirmant que s'il n'y avait pas eu de sub sur ma route à l'époque, je me serais surement suicidé ! il faut du temps pour voir les choses telles qu'elle l'étaient vraiment, et de ne surtout pas enjoliver la vie en étant clean à cause d'une part de tous les discours moralisateurs des proches qui veulent nous persuader qu'on était bien mieux avant d'etre accro, et d'autres part, de notre conscience qui a tendance à zapper ce qui nous a réellement poussé à consommer.
La cam pour moi, c'était quelque chose de nouveau, j'en avais déjà pris avant, mais de façon très occasionnelle, et quand la pénurie de sub a eu lieu, je n'ai pas eu d'autres choix que de me rabattre sur elle, on m'avait prévenu sur ce topic que le risque était que ça me plaise.... ça n'a pas raté, j'y ai foutu toute ma tune, mais ça m'a quand même poussé à faire un très gros travail sur moi même pour arriver enfin au
sevrage
!ça m'a en quelques sortes sauvé la vie car la durée du
sevrage
physique a été bien réduite !
Meme si j'ai pu la détester quand j'étais en
sevrage
,  je le dis maintenant que je suis clean, je n’arrêterais jamais la cam ! Je ne bois plus, ne fume plus de
joints
, il manquerait plus que j’arrête le seul truc qui me plait !
Dernière modification par yacinebra (30 novembre 2017 à  17:37)
Samykou
25 septembre 2018 à 11:35
Salut l'ami
Je crois comprendre que tu vie dans le même pays que moi ou il est très compliqué de se procurer du sub, interdit et considère comme un stupéfiants j'ai même failli rentrer en zonze car contrôlé alors que j'étais en possession d'une plaquette que je venais d,acheter à plus de 20.000da soit l'équivalent de 100€, vous allez me dire que c'est excessivement cher  mais c'est déjà mieux que d'acheter un cachton jour pour 6000da/30€ .
Avec une paye de 45000da/mois 225€ je peux vous dire que c'est pas facile tous les jours avec des prix qui peuvent même parfois doubler.
Mon histoire avec le sub a commencé en 2010 quand j'ai décidé d'arrêter l'
héroïne
et depuis il ne se passe pas une jour sans consommé, j'aimerais donc savoir si tu a réussi ton
sevrage
et si j'ai une chance d,arrêter un jour comment dois-je faire merci d,avance
Mascarpone
23 mai 2017 à 20:48
Salut,
Le coup des néo qui bousillent le foie, c'est des bullshit
(désolé cain), On a dit tout et porte nawak sur ces cachetons! Pour en avoir bouffé des kilos durant près de 25 piges (y compris quand je prenais de la
came
, car ça me permettait d'aller bosser quand j'avais rien le matin) et pour 90% de mes potes qui en ont bouffé encore plus que moi (car moi, j'ai jamais dépassé la boite, m'étant fixé cette limite, certains en bouffait 5 boites/jour durant des décénies) et aucun n'a eu particulièrement des pb de foie...Maintenant que ça ne soit pas recommandé pour les porteurs du hvc, au même titre que d'autres cachetons c'est possible, mais à  mon avis, 2 bières /jour par exemple te feront autant de mal voire plus...
Pour l'histoire du lavage, idem, perso je ne les ai jamais lavés, j'ai des potes qui les lavaient...Aucune différence ...En fait ce que tu enlèves, c'est le colorant et le sucre, par conséquent aucune incidence sur la gratouille provoquée par la
codéine
elle même...
Au sujet des
antihistaminiques
, j'en ai jamais pris non plus.
Et effectivement, mieux vaut les faire "remonter" avec une bière forte par ex, que de trop augmenter les doses, parce qu'après il va falloir aussi t'en débarrasser si tu ne veux pas substituer une addiction pour une autre...
Bon courage!
Sufenta
23 mai 2017 à 21:36
Mas comment as tu procédé pour la baisse style une prise par jour ou deux ?
Et quelle fréquence à  tu utilisés ? Je suis interrogatif car je ne connais pas la
codéine
je n'en ai jamais consommé sauf pour des douleurs et pas beaucoup..
Du coup je ne connais pas cette molécule en
substitution
Amicalement sufenta
Mascarpone
23 mai 2017 à 22:39
De 20 les 3 premiers jours, je suis vite passé à  15 (en 3 prises) et je suis resté trés longtemps à  ce dosage....Puis de 15 je suis passé à  7 en 2 prises (j'ai douillé, mais comme de toute façon à  l'époque je tapais des crises de panique et que j'étais limite dépressif, ça s'est noyé dans la masse du mal être....) puis, j'ai diminué cachet par cachet, en restant aussi longtemps à  4/jour en 2 prises...Puis, petit à  petit il m'arrivait d'en oublier..Les plus durs ont été les 2 derniers...Tout ça m'a pris des années...Mais j'ai des tas de potes qui les ont utilisé juste une dizaine de jours en diminuant trés vite, le principe étant d'en chier moins que sans rien du tout, mais d'en chier quand même...Moi, je ne voulais pas en chier du tout et ça ne me dérangeait pas plus que ça d'être accro à  la codé...
yacinebra
23 mai 2017 à 23:55
Perso, je n'ai pas du tout l'intention de souffrir !je baisserais de deux cp par jour ! j'ai fait mon stocks dans 5 pharmacie ! et j'en chercherais quand j'en aurais plus !
Je n'ai pas envie de me faire plaindre mais il n'existe pas de mots assez forts pour décrire la galère que j'ai subi durant cinq année :  ..... galère qui m'a fait diaboliser le
subutex
....puis avec du recul et beaucoup de lecture, j'ai compris que ce n'était pas le produit le problème, mais le contexte dans le quel je l'ai pris.... Le sub est une merveille quand il est utilisé proprement..dans le sens ou c'est une molécule qui agit très longtemps, donnant ainsi une certaine liberté aux ex usagers d’héroïne qui étaient obligés de prendre leurs cam chaque 5 ou 6 heures pour ne plus être en manque.... donc fatalement, le
sevrage
est plus long car molécule qui agit longtemps dans l'organisme....
D'ailleurs, ça me sidère de lire certains débiles qui parlent de lobo pharmaceutique, de camisoles pour les tox et autres conneries oubliant la précarité que peut engendrer une addiction non contrôlée à  l’héroïne .... j'assimile ceux là  à  des enfants pourris gâtés qui oublient vite la chance qu'ils ont de vivre dans un pays tel que le votre !
Pour en revenir à  mon
sevrage
, c'est la première fois que je pense tenir le bon bout ! Mon
sevrage
le plus long a duré 9 jours, où ne voyant pas d'améliorations (ou du moins pas assez importante) et voyant que je devais reprendre le boulot, j'avais du aller en chercher pour recommencer depuis le début.... il y a eu aussi une période ou j'avais baissé par pallier jusqu'à  arriver à  l'équivalent de 0.5 mg (fait de petit bout car seuls les B8 sont dispo), mais ça devenait vraiment compliqué à  gérer, tous ces petits moreaux de sub ! Puis, il faut le dire, ce n'est vraiment pas une vie que d’être constamment en sursis, à  se demander si il y aura pénurie, à  toujours devoir renouveler son réseau de dealeurs pour ne pas être en rad.... la vie ne tourne plus qu'autour du produit et tous les petits plaisirs que j'aimais avant comme rentrer du taff et aller à  la plage prendre un petit bain (j'habote à  100m de a mer), se poser avec un livre et un
joint
, n'ont plus du tout lieux d’être, déjà  parce que le sub en intra me rend hyper frileux (depuis 3 ans, c mon seule mode d’administration : trop cher pour le foutre sous la langue), mais aussi parce que j'ai des bleus sur les bras et ça aurait pu donner la puce à  l'oreille.... j'en passe et des meilleurs quant à  tous les désagréments que j'ai pu subir...
Je crois m’être assez plaint pour aujourd'hui, merci à  tous car au delà  de l'aide précieuse qui m'a permis de ne pas être en chien, vos messages sont réconfortants, je me sens du coup moins seul !
Caïn
24 mai 2017 à 10:42
Oui si ton mode de prise pour le sub, c'était le shoot, tu as sacrément bien fait d'arrêter. J'ai l'occasion de croiser régulièrement des toxs qui consomment comme ça (avec des extras
héro
quand il y a un plan), c'est franchement pas beau à  voir. Syndrôme de Popeye que tout le monde connaît mais aussi vieillissement précoce. Une fois en allant acheter des clopes, je me suis trouvé avec un de ces toxs qui a mentionné son âge, 49 piges. J'ai cru halluciner parce que c'était le mien à  l'époque, le gars on lui en aurait donné minimum 70. Bon je suppose qu'il y a aussi la vie à  la rue, et surtout l'
alcool
et une mauvaise alimentation qui n'aident pas.
Mas pour ce qui est de laver les néos, j'ai jamais trop compris moi aussi l'utilité. Peut-être parce qu'effectivement c'est beaucoup de sucre et sur le foie qui mange déjà  ça doit pas arranger, mais bon.
Peut-être aussi parce que la synthèse dans l'estomac se fait plus progressivement et sans doute sur une plus longue durée. Là  aussi, je sais pas trop.
Ce dont je me souviens bien, c'est que même sans les laver, la montée était rapide, genre 20 minutes...
Mais de toute façon je pense comme toi que la prise de néos ne doit pas se prolonger dans le temps. Surtout que quand c'est le cas, tu augmentes les dosages. Je me souviens d'un pote qui était à  4 ou 5 boîtes par jour, avec une hépatite C en plus, il a failli y rester.
yacinebra
24 mai 2017 à 19:19
@Cain, je shoote le sub depuis 3 ans car les comprimés sont graves chers ici ! surtout que les conneries que j'ai pu lire comme quoi le sub métabolisait mieux en sublingual c'est du BULLSHIT ! un comprimé de 8mg en sublingual = à  peine 2 mg en intra
Ce matin, j'ai tellement bien dormi que je n'ai pas eu le courage de me lever pour aller au taff, résultat réveil à  11 h avalé 9 néo et re dodo jusqu'à  16 h, ça a commencé à  tirer un peu, j'ai donc repris 9 autres et là  ça va plutôt bien !
Par contre, qu'est ce que j'ai envie de me faire un shoot ! je crois que c'est THE truc qui me manque le plus !  Le psycho est pas mal éprouvant, j'en avais pris conscience, mais c'est encore pire que ce que je pensais ...
Ce soir, ce sera
bedo
: je ne pense plus du tout aller chercher quoi que ce soit ! Je reprends contact avec les gens "normaux", ceux qu'on jette au oubliettes lorsque on est dedans... ça fait pas mal de bien  !
La
codéine
a un excellent effet sur moi ! ça m'évite non seulement les tracas du
sevrage
physique, mais ça joue aussi sur l'humeur générale ! jusque là  je m'en tiens à  mon plan initial... je vire donc deux cp par jour.
Dernière modification par yacinebra (24 mai 2017 à  19:20)
Sufenta
24 mai 2017 à 19:33
Salut yacinebra
Content que ça aille mais vire peut être un peu moins que deux cp par jour plutôt un cp tout les 3 jours sinon ca risque de piquer pas forcément maintenant mais lorsque tu seras à  5 et 5 ca fera 20% de baisse si tu vires un cp matin et soir ..
Essaye de baisser doucement l'idéal étant 10% tous les quinze jours apres si cela est possible dans l'approvisionnement et tes moyens ..
Je disais de baisser d'un cp matin et soir si tu voulais aller vite mais l'idéal si tu le peux est de baisser de 10% tous les 15j, bien sûr. Au début les baisses sont assez souples après c'est un peu plus dur mais meme si tu enlèves déjà  un cp matin et soir toutes les semaines je pense que ca peu le faire sans trop de souffrance..
Tout ceci dépend de ta possibilité en approvisionnement et apres tu ajustes au mieux, il n'y a que toi qui récent ce qui est le mieux pour ton corps..
Pour le passage du shoot au per os, malheureusement c'est ce qui est dur lorsque l'on passe de l'un à  l'autre ... courage
Amicalement sufenta
Dernière modification par Sufenta (24 mai 2017 à  19:39)
yacinebra
24 mai 2017 à 20:21
Pour l'approvisionnement, j'ai ma famille qui m'aide pour pas me faire griller ! les boites de neo ne sont pas du tout chères ici ( à  peine un euro) donc de ce coté là , no soucis !
J'ai la chance d'avoir toujours fait en sorte de me shooter "proprement" !  en 3 ans de shoot, je n'ai pas les mains gonflées ! Je n'ai jamais eu à  me shooter ailleurs que dans les bras ( sauf durant une période dans les pieds mais ça remonte.....). J'ai toujours été très vigilent ! Jamais utilisé le matos d'un autre (même pas d'eau injectable d'autres potes) (Il faut savoir que 90% des utilisateurs ici se traînent un VHC) ! Je suis tellement méticuleux que ça virait à  l'obsession parfois ( du genre je passais un coup de briquet sur mon sub quand j'achetais pas un cacheton dans sa boite) c'est ridicule mais ça m'a évité pas mal de tracas !
Merci Sufenta pour tous tes messages et pour ton soutien !à  présent, je me sens redevable envers votre communauté, j'essayerais de partager mon expérience avec les drogue pour faire de la
RDR
! Les gens sont tellement mal informés qu'ils passent à  coté de plein de solutions (moi même je ne savais pas à  quel point les néo pouvaient rendre service)
J'ai une question qui me trotte dans la tété depuis hier : pensez vous que je puisse me prendre un petit plaisir dans quelques mois ? lorsque mes habitudes seront calées et que mon corps sera complètement sevré ? sans pour autant subir de manque ! Tous s'accordent à  dire que la cam qui se trouve ici est vraiment bonne comparée à  celle qu'on trouve dans d'autres pays ! C'est de l'
héro
très facilement soluble dans l'eau qui provient du Mali mais je ne saurais vous dire de quel pays elle est extraite et transformée !
EDIT : un pote (saint lol) vient de m'appeler pour me proposer de la bonne
coke
(un trait ou deux ) ! sachant que j'ai pris de la codé et qu'il m'est impossible d'avoir un plan pour la
coke
donc ça n’entraînera pas de dépendance par la suite), y a t-il une interaction possible ? les fois ou j'en ai pris, je faisais descendre avec du
subu
! là  j'en aurais pas pensez vous que je vais subir ? si oui, je préfère encore rester clean !
Dernière modification par yacinebra (24 mai 2017 à  22:36)
El chikita
24 mai 2017 à 20:56
Salut,tu verras par toi même que si t'en a chié avec le sub là  mon pote tu va vraiment souffrir avec l'
héro
il fallait surtout pas la shooté.
Sufenta
24 mai 2017 à 21:56
El chikita, yacinebra n'a pas abuse de l'
héroïne
il en a pris un peu faute de
subutex
mais il est très vite passé à  la
codéine
qu'il n'injecte pas, c'est de toute façon impossible...
Yacinebra avait besoin de conseils sur la
substitution
aux
opiacés
par le biais de la
codéine
et PA lui a apporté cette aide (sans prétentions) ...
De plus l'injection n'est pas forcément une fatalité moi meme je m'injecte de la
morphine
quotidiennement et je le vie bien, apres cela dépend des personnes.
Certain sont malheureux dans le snif ou une prise per os et d'autre trouvent leur compte ds l'injection si celle-ci est sans rupture de produit n'y influe sur la santé car
rdr
et en fonction du produit consommé ..
Amicalement
Dernière modification par Sufenta (24 mai 2017 à  21:59)
El chikita
24 mai 2017 à 23:28
Par contre tu  demandé si après avoir fait ton
sevrage
si tu pouvait faire des extra à  l'occasion, non interdiction.
Après j'ai des connaissances qui ne sont pas toxicomanes mais qui a l'occasion font un extra d'
héroïne
mais pas de
sniff
ni de seringue, eux ils l'a fume.
Sufenta
25 mai 2017 à 00:04
C'est clair que c'est tres complique de faire un extra après
sevrage
, quelque un y arrivent mais beaucoup d'autre replongent après un puis deux puis trois extra et c'est reparti
yacinebra
25 mai 2017 à 02:26
J'ai finalement pris une bonne trace de
coke
! bien pendant 2 ou 3 heures... pas de
descente
non plus, de toute façon j'ai toujours su gérer ce produit même durant mes années fac là  ou tous mes potes ont déconné avec ....
Pour dire vrai, j'ai extrêmement envie de me prendre un shoot, voir du sang dans la seringue..c'est tellement glauque pour moi qui ai toujours eu une peur bleu de ce genre de truc mais je ne me sens pas spécialement vulnérable, et je ne sais pas si c'est du au fait que durant cette vingtaine de jours, j'ai redécouvert l'
héro
, (ce qui a permis à  mon cerveau de zapper le sub)... mais je n'ai pas du tout envie d'en reprendre (du sub)! Un pote m'a laissé un msg disant qu'il pouvait m'en filer, et ça m'a limite dégoûté...Quand je repense à  mes
cravings
lors de mes anciennes déccro (et encore, aucune n'avait dépassé une dizaine de jours), ça me fait halluciner ! Je pense qu'il aura fallu que toutes les dernières galères m'arrivent pour pouvoir m'en rendre compte)
Je ne tire pas un trait sur les
opiacés
, j'en reprendrais avec beaucoup de précautions lorsque j'aurais repris une vie normale, conditionnée par une routine sans prise de produit . Je sais que ce sera l'unique moyen pour ne pas rechuter : J'ai la chance de ne pas avoir lâché mon travail et d'avoir gardé un semblant de vie sociale, ce sera dur mais beaucoup plus facile qu'une vie à  courir derrière le prod. c'est ce que je me dis quand le geste me manque trop.
Je me maintiens à  mon plan de virer deux cp par jours, je ne veux plus dépendre d'un truc, et tant que je ne ressens pas de symptômes, je continuerais, si non, j'aménagerais une baisse plus lente. En fait, je le fais sans prise de tète c'est le seul moyen de réussir un
sevrage
, car la pression, la haine de soi, et la culpabilité sont les meilleures amis de l'addiction, un cercle vicieux qui n'en finit jamais.
El chikita
25 mai 2017 à 10:18
Yacinebra@:content que tu arrête le sub cette merde est plus dangereux pour la santé que les produits.
Quand au
opiacés
tu fais comme tu veux, moi perso je tourne à  tous sauf à  sa et je me porte bien sans, je ne suis plus esclave des produits, mais je te met en garde quand à  faire des extra au
opiacés
âpres chacun voi midi à  sa porte.
ElSabio
25 mai 2017 à 11:18
El chikita a écrit
content que tu arrête le sub cette merde est plus dangereux pour la santé que les produits.
Cette phrase ne reflète que ton avis sur le
subutex
alors prends l'habitude de parler en JE.
Les
TSO
ne sont pas plus dangereux que les produits car on sait, contrairement à  ces derniers, ce qu'il y a dedans.
Après et pour conclure, chacun est libre de se faire un extra de temps en temps et si toi-même tu ne t'en fait pas, grand bien t'en fasse mais nous ne faisons pas sur ce forum de jugements (de valeur, moraux, etc...).
Bien amicalement.
yacinebra
25 mai 2017 à 12:36
Ce matin, déprime profonde ! je n'arrive pas à  faire des nuits comme quand j'étais sous sub et la tirette me manque trop pourtant, j'ai un ami qui peut me dépanner à  n'importe quelle heure et des seringues planquées dans mon armoire mais je n'y pense même pas ! Je crois que je suis entrain de faire mon deuil car même le pire des
cravings
ne me fait pas penser à  aller en chercher...
@El chikita, Merci pour ton message, mais Je ne pense pas la même chose que toi ! J'ai arrêté le sub car là  ou je vis, ce n'est pas disponible, ça se vend comme de la cam, chez des dealos... je te laisse imaginer les galères que ça engendre..autrement, je n'aurais pas pensé me sevrer ou alors je l'aurais fait tranquillement, de manière graduelle sans avoir à  souffrir !
Je lis beaucoup de choses sur le Sub et je ne comprends pas vraiment pourquoi ce produit est autant détesté ! Vous avez la chance d'avoir une molécule qui vous tient 24h, qui vous ôte toute envie de consommer, qui de plus a des vertues
AD
mais vous le diabolisez comme si vous attendiez des
docs
qu'ils vous trouvent un médicament miracle qui soudainement vous sèvrerait et vous rendrait votre vie d'avant l'
héro
! Non seulement c'est utopique....mais la plupart idéalisent tant la vie sans produits qu'ils font de leur dépendance  une vraie maladie ... alors que la vie n'est parfaite pour PERSONNE : la mémoire est sélective et vous fait garder des souvenirs idylliques de votre vie sans produit..... mais en réalité, TOUT LE MONDE a des problèmes, et traiter le SUB de bouc émissaire et lui coller toute la misère de vos vie n'arrangera rien du tout !
Le seul truc qui m'a toujours dérangé avec le sub c'est la perception altérée des émotions ! Les fous rires ne sont plus aussi fous, et la peine est perçue différemment! je ne saurais pas mettre les mots exactes sur cette sensation j'illustrerais donc par un exemple : il y a quelques mois j'ai perdu mon grand père... quand on me l'a annoncé, je n'ai pas réagi ou alors très peu...les jours qui ont suivi, j'avais des sortes de flashs qui me mettaient extrêmement mal ! des souvenirs qui remontaient et la "culpabilité" de ne pas ressentir de peine alors que mon grand père était une figure forte dans ma vie, un homme que j'aimais car il était de ma famille mais aussi qui me fascinait de par tout ce qu'il a réussi dans sa vie .
Aujourd'hui 23  jours sans
subu
! Une victoire, mais le plus dur reste à  faire !
14h 36 : Je suis au taff et ça commence à  virer à  l’obsession..J'ai envie d'un shoot ! Je ne sais pas si je peux me permettre un shoot de cam histoire de dire au revoir au geste que j'ai quitté si brusquement ! Il est bien sur hors de question que j'achete quoi que ce soit mais les dealos qui n'ont plus de nouvelles de moi depuis lgtps se feraient un plaisir de me filer de quoi  faire.... Si quelqu'un passe par là  pensez vous que c'est risqué ? Je ne veux prendre aucun risque ( au même temps, Je suis sur que je ne tomberais pas dans l'
héro
, trop contraignant... ni dans le sub car ça ne m'attire plus) ! HELP !
PS : je me tiens tjrs à  mon plan de réduction de codé  aujrd, pris 7 cp le matin
Dernière modification par yacinebra (25 mai 2017 à  15:42)
Mascarpone
25 mai 2017 à 18:25
Salut,
En toute franchise, gardes toi bien de faire un extra, il est encore bien trop tôt pour ça...3 mois selon moi, serait un strict minimum (et plus ton futur extra sera dans longtemps, mieux ce sera...)
Tu es trés loin d'être sorti d'affaire et même physiquement, cela risque de compromettre trés sérieusement ta baisse de
codéine
, sérieux, abstiens toi!
Si tu reprends de l'
héro
ou du sub (quelque soit la manière , shoot,
sniff
ou autre) dans tous les cas, au lendemain de ta prise, tu seras revenu quasi à  la case départ en ce qui concerne les douleurs du manque, sachant qu'en plus, la
codéine
risque de te faire bien moin d'effet....
Tiens le coup si c'est vraiment ce que tu veux, les jours que tu vis là , sont les plus périeux en terme de rechute et de retour à  la case départ (sans les 20000 frs
)
C'est toujours quand ça commence à  aller mieux physiquement et qu'on se croit sorti d'affaire qu'on replonge d'autant plus de gaité de coeur
Pense à  ce que tu viens de subir, à  tes inquiétudes (fric, boulot, douleurs, angoisses, insomnies, suées, frissons, impatiences, nervosité, abattement...) est ce que ça vaut vraiment le coup de foutre près d'un mois de souffrances à  la benne? As tu vraiment envie de revivre ça d'ici 48h?
Dernière modification par Mascarpone (25 mai 2017 à  18:33)
yacinebra
25 mai 2017 à 21:33
@Mascarpone : Pas du tout envie de reprendre du sub, j'étais parti dans l'idée de reprendre un shoot de cam, pour apprécier le "geste" et dire "aurevoir" à  ma seringue mais depuis je suis Sorti à  16h du taff,  suis passé prendre un café dans une cafette bâtie sur un rocher, avec une vue sur la mer à  couper le souffle.... je suis tombé sur des potes et me suis laissé prendre dans la conversation .... d'autres amis se sont
joints
à  nous... en rentrant chez moi, l’obsession de tout à  l'heure m'est passée..
Je me sens sérieusement revivre.... je retrouve mon caractère, des petits bribes de moi ! du '"vrai moi"!, je repense à  mes passions : la musique, je me remets à  découvrir de nouveaux morceaux d'artistes que j'ai toujours adoré écouter
Ciao à  tous,je continuerais à  poster régulierement ! meme une fois ma routine installée ! je tacherais d'apporter mon expériences pour aider
Sufenta
26 mai 2017 à 05:24
Salut yacine
C'est bien sûr le piège un extra démange et si tu cèdes tu reparts au même niveau, comme mas te l'as dit il faut un moment avt de pouvoir y penser en fait c'est justement quand tu y penses plus que c'est faisable...
Tu as toi même trouve la solution lorsque le caving se fait sentir, s'occuper et se vider la tête et ça passe ..
Courage à  toi et donne nous des nouvelles sufenta
Dernière modification par Sufenta (26 mai 2017 à  05:28)
Caïn
26 mai 2017 à 12:13
Oui c'est mieux pour l'instant d'éviter tout extra. Attends plusieurs mois. En revanche en cas d'extra limite la quantité, p^rends un dosage bas, et surtout évite que ça dure. Trois jours, c'est à  mon avis le maxi souhaitable, au-delà  le manque reviendra, moins fort qu'après un plusieurs mois à  en prendre tous les jours mais suffisamment pour t'inciter à  continuer.
Mascarpone
26 mai 2017 à 12:37
Vu où il en est Cain, moi je pense que le manque c'est dès le lendemain de l'extra  qu'il y aura droit...Et là , la
codéine
ça risque d'être juste...Avis perso
Anonyme9404
26 mai 2017 à 14:04
Le
subutex
est détesté parce que le
sevrage
est très long, parce que s'en sortir demande des semaines et des mois, parce que nombreuses les personnes aussi à  avoir lutté avec leur traitement, et parce que les gens sont dégoutés de tout cela.
Et pour certaines personnes, elles ont ce besoin de dénigrer ce traitement, elles ont besoin de le détester pour diverses autres raisons citées au dessus. Peut-être ça leur permet de s'en convaincre que c'est mauvais, afin de ne plus y toucher?
Mais ces personnes là , pour la plupart, elles ont surtout oublié qu'à  un moment de leur vie, ce
subutex
leur a tout de même bien rendu service.
Je me rappelle que de nombreuses personnes avaient tenté de me prévenir, elles me disaient :
Fais gaffe, c'est pire que l'
héroïne
dans la dépendance, mais le pire, c'est au moment de décrocher... en parlant du
subutex
.
Ces personnes là , plus âgées que moi, ne parvenaient pas à  s'en sortir, dés qu'elles réussissaient à  décrocher, très rapidement elles tombaient dans autre chose, pour au final, deux mois plus tard reprendre du sub tellement ça peut-être difficile de décrocher.
Ici on sait tous cela, c'est vrai...
Mais il y a des personnes qui s'en sortent très bien,
"très facilement".
Le seul garant pour réussir c'est d'être patient, et de ne pas toujours chercher à  tout arrêter brusquement, et qu'il est nécessaire parfois de se maintenir avec un autre médicament.
Seulement le risque étant de développer une nouvelle addiction avec cet autre médoc.
Mais en ce cas, et de toute façon quasi tout le temps, ce n'est pas la faute du médoc, c'est qu'il y a une conduite addictive à  soigner, il y a aussi des efforts personnels à  fournir, des choses à  corriger, se prendre par la main quoi.
Ceci peut demander du temps.
Et ça énerve, ça agace. Les gens voudraient dans l'ensemble se sortir du sub, comme ça, sans "problèmes", sans manque, en un claquement de doigt, et beaucoup ont tellement lutté, c'est pour cela surtout qu'on en chie tous, et qu'ils détestent désormais ce médoc.
D'autres répètent simplement ce que d'autres disent, du genre : Le sub c'est de la merde !
Et pourtant ils ne savent même pas ce que c'est...
Dernière modification par Anonyme9404 (26 mai 2017 à  14:08)
yacinebra
26 mai 2017 à 23:31
Coucou tout le monde
Aujourd'hui, réveil sans manque, je me suis donc rendu à  uniquement une seule prise de 8 cp de néo...j'avais dit que je ne voulais pas éterniser ma dépendance c'est pour ça que je n'en prends que quand je ressens quelques symptômes (Aujourd'hui c'était plus par prévention qu'autre chose, n'ayant pas ressenti de manque particulier)
Les
cravings
sont là , mais beaucoup moins intenses....et surtout, je ressens une amélioration PHÉNOMÉNALE dans mon état physique et émotionnel ce qui compense l'envie de reprendre un produit..
Avec du recul, je dois dire que j'aurais très bien de tomber facilement dans l'
héro
bien que je n'en avais même pas pris auparavant (Hier par exemple, je faisais une obsession d'un shoot d'
héro
et non de sub), ce qui explique bien le danger de switcher sur la cam pour raccourcir le
sevrage
. Ceci étant, à  J+24, une petite quantité de codé me rend très "zen" et si je m'appuie sur mon expérience et celle d'autres personnes s'étant sevrés du sub, le switch vers la cam durant plus  d'une dizaine de jours a du grandement aidé à  évacuer le
subu
de mon organisme.
TheG68
27 mai 2017 à 06:03
J'ai lu tes messages avec une attention particulière car je compte également faire un
sevrage
grâce a l'aide de la
codéine
(neo-codion cp) enfin je dirai plutôt RE-faire car j'en avais déjà  fais un, avec succès, mais j'avais re-craquer quelques semaines plus tard malheureusement avec du
skenan
... (sans commentaire ^^).
En tout cas je te dis bien jouer tu es sur la bonne voie ! Le plus dur sera encore de "tenir" dans la durée après cette 1er réussite :)
Bon courage !
Dernière modification par TheG68 (27 mai 2017 à  06:04)
SLO
27 mai 2017 à 06:09
Salut ,
Peux tu m'en dire plus sur le
sevrage
à  la
codéine
?
Je prends du
skenan
également , et ces derniers temps j'essaye de me renseigner sur les façons qu'il y a pour pouvoir s'en sortir
Caïn
27 mai 2017 à 11:48
Moi je crois même pas que le sub soit plus difficile à  décro. En fait ce qui rend le sub plus difficile à  décro c'est que souvent un
sevrage
commence sur un dosage important genre 8 mg ou même plus. Donc si l'on veut y aller rapidement, ça coince facilement. Mais imaginez le gars qui serait à  un gros dosage d'
héro
depuis des années, genre 3,4 g/jour, est-ce que ce serait plus cool pour stopper ? Ben non, forcément non.
Ensuite c'est aussi plus dur parce que quand tu décroches du sub alors que tu es sous-traitement ben dès que ça va moyen tu sais qu'il suffit d'aller voir ton toubib, pour qu'il te remonte ta dose ou te prescrive à  nouveau du sub si tu viens d'arrêter. Toujours en reprenant la comparaison avec l'
héro
, c'est comme si tu avais ton dealer qui te file plusieurs G. parce que ça va moyen. Ce genre de dealos n'existe pas.
C'est tout cet ensemble de choses qui fait que le
subu
parait plus dur à  décro, ça n'a rien à  voir avec la substance elle-même. Concernant la substance, je crois même que comme elle apporte moins de plaisir, il est en fait logiquement plus facile de s'en passer.
Dernière modification par Caïn (27 mai 2017 à  11:50)
Anonyme9404
27 mai 2017 à 12:15
yacinebra a écrit
Coucou tout le monde
Avec du recul, je dois dire que j'aurais très bien de tomber facilement dans l'
héro
bien que je n'en avais même pas pris auparavant (Hier par exemple, je faisais une obsession d'un shoot d'
héro
et non de sub), ce qui explique bien le danger de switcher sur la cam pour raccourcir le
sevrage
.
Tu as donc déjà  mémorisé la sensation que t'a procuré le shoot d'
héroïne
.
Donc du coup, à  la moindre faiblesse, ça reviendra certainement de temps en temps te hanter, ou bien ça peut revenir à  un moment où tu ne t'y attends pas, même si tout semble aller bien.
Via une rencontre, un moment de lâcher prise mais vers le bas et bing....
En tout cas comme mascarpone l'a expliqué, pour les extras attends encore un bon mois, en faites je dis un bon mois mais ça dépend de toi. Sèvre toi bien, jusqu'à  ce que vraiment physiquement tu n'ai plus aucun symptôme, et jusqu'à  ce que psychologiquement tu n'y penses plus du tout.
Comme si tu n'avais rien pris de ta vie.
Sinon, la moindre faiblesse peut rapidement remettre la machine en route.
Et avec l'
héroïne
, l'engrenage de l'addiction, des manques répétés arrivent assez vite lorsqu'on est pas naïf à  tous ces produits.
Bah c'est cool si déjà  ça va beaucoup mieux, soit prudent quand même, parce que de nombreuses personnes en
sevrage
pensent aller elles aussi mieux, et c'est lorsqu'elles pensent cela qu'elles rouvrent la porte aux
opiacés
... sans s'en rendre compte.
Elles se sentent mieux, parce que l'arrêt du sub peut chez certaines personnes entraîner une certaine euphorie, comme quelque chose qui se relâche, et là , la personne est en vérité perdue, agitée, et nerveuse.
Durant ces moments là , les rechutes arrivent très vite.
Même si la personne se sent mieux. Elle sent quand même qu'elle peine à  gérer la situation, voir même maîtriser son propre corps physique, les choses lui échappent.
J'en ai tellement vu et entendu me dire que c'était bon, qu'ils étaient bien, alors qu'ils buvaient le double d'
alcool
, qu'ils ne tenaient plus en place à  la recherche inconsciente de quelque chose etc..
(Dont moi)
mais on n'a pas toujours le recul à  ce moment pour s'en rendre compte.
Là  encore, ils ne se rendaient pas compte qu'ils étaient encore en manque, même si physiquement ils allaient mieux, et qu'ils souriaient à  la vie.
Bon courage,
Continue de nous tenir informé.
Dernière modification par Anonyme9404 (27 mai 2017 à  12:18)
yacinebra
27 mai 2017 à 15:52
Baiala : Tu as tout à  fait raison concernant l'
héro
....un peu plus et je me rendais accro.... on s'en rend compte quand on lit les dernières lignes que j'ai posté quand j'en prenais encore (les faux plans du genre, je vais prendre de la cam et essayer de gérer ma conso....lol)
@Cain, le fait que le sub soit si facile à  obtenir constitue bien sur une difficulté énorme pour l’arrêter, ceci dt, il ne faut pas sous-estimer le
sevrage
physique de la bupé.... c'est long ! et au bout de 10 jours, ça devient intenable... moi perso ça m'a toujours fait ça, mais en arrêtant à  de petites doses (genre moins d'1 mg)
@SLO, j'ai switché vers l'
héro
durant une dizaine de jours, et arrivé le manque physique, j'ai pris une boite de néo (20 cp) que je baisse à  raison de 2 cp par jour.
yacinebra
28 mai 2017 à 00:09
On vient de me filer un quart de
subu
, je relis tout les postes, et je me sens redevable envers votre communauté que je ne veux pas décevoir====direction toilettes ! Non sans mal ! j'ai passé une journée de merde à  regarder mes bras sans cicatrices que j'ai envie de perforer avec ma pompe ! J'ai peur de ne plus jamais redevenir normal ....
TheG68
28 mai 2017 à 00:58
yacinebra a écrit
On vient de me filer un quart de
subu
, je relis tout les postes, et je me sens redevable envers votre communauté que je ne veux pas décevoir====direction toilettes ! Non sans mal ! j'ai passé une journée de merde à  regarder mes bras sans cicatrices que j'ai envie de perforer avec ma pompe ! J'ai peur de ne plus jamais redevenir normal ....
Tu as déjà  eu le geste fort de le balancer au fond des toilettes ! Bravo ! Beaucoup en sont incapable ne l'oublie pas
On ne redevient jamais "normal", mais on peut vivre "plus normalement", a mon humble avis et cela car il est impossible d'oublier ces années de consommation...
yacinebra
28 mai 2017 à 03:01
TheG68 a écrit
yacinebra a écrit
On vient de me filer un quart de
subu
, je relis tout les postes, et je me sens redevable envers votre communauté que je ne veux pas décevoir====direction toilettes ! Non sans mal ! j'ai passé une journée de merde à  regarder mes bras sans cicatrices que j'ai envie de perforer avec ma pompe ! J'ai peur de ne plus jamais redevenir normal ....
Tu as déjà  eu le geste fort de le balancer au fond des toilettes ! Bravo ! Beaucoup en sont incapable ne l'oublie pas
On ne redevient jamais "normal", mais on peut vivre "plus normalement", a mon humble avis et cela car il est impossible d'oublier ces années de consommation...
Merci pour ton message THEG68, j'ai eu une baisse de morale tout à  l'heure et en une fraction de seconde, j'appelais un pote pour lui demander un peu de
subu
.... en revenant chez moi, j'ai relu les messages de Baiala, Cain, Sufenta et les autres, et j'ai ressenti de la honte.... les imaginer prendre du temps pour me répondre et faire leur possible pour m'aider alors que j'étais sur le point de me faire un shoot m'a fait réfléchir...Toxico peut être, mais pas ingrat !
Je me console en me disant que je suis en vacances... d'ici la rentrée, j'aurais repris de bonnes habitudes et je pourrais peut être faire un extra...
Ce
sevrage
, je le fais car j'en ai marre d’être en galère et de passer mes journées à  chercher des plans lors des pénuries... autrement, je suis désolé de dire ça, mais cette vie ne m’intéresse pas !
Sufenta
28 mai 2017 à 03:41
Salut yacine
Je viens de lire tes derniers post et franchement c'est bien tu tiens le coup, apres meme si un jour tu craques tu as le droit d'en parler personne ne te jugera, ca n'est pas de l'ingratitude de craquer de plus je connais trop bien cette situation pour porter un jugement, et perso ca ne m'aurait pas déçu de ta part en aucun cas.
Les messages de soutiens et de conseils sont sans contre partie n'y obligations :) et seul toi est maître de ta vie, si tu souhaites arrêter c'est ton droit et si tu souhaites consommer en extra ou quotidiennement c'est aussi ton droit et personne ne te jettera la pierre.
Apres tu es bien parti mais c'est un chemin long il faut plusieurs mois avant de prendre du recule sur une consommation quotidienne d'
opiacés
, et de se retrouver comme avant la consommation, c'est comme une rééducation c'est long et parfois on garde des séquelles, parfois non
Amicalement
TheG68
28 mai 2017 à 05:29
Content d'avoir pu te remonter le moral ne serai-ce qu'un instant :)
Caïn
28 mai 2017 à 11:41
Bien d'accord avec Sufenta, je n'aurais pas eu de jugement négatif si tu avais pris le sub. Tu me files un sub en plus de mon traitement, je me fais direct un rail, alors je vois mal comment je jugerais qui que ce soit.
Mais ça reste un geste fort que de l'avoir jeté, pour moi ça prouve que tu es costaud niveau volonté.
Mais fais gaffe à  mon avis les difficultés seront bien pires quand tu n'auras plus rien, plus de néos...
Amitiés à  toi,
C.
yacinebra
28 mai 2017 à 23:39
Ce qui m'a amené à  la psychose d'hier c'est justement le fait d'avoir trop brusquement baissé les doses de néo, j'en suis à  14 cp par jour en deux prises, et je ne baisserais ^plus que d'un cp à  partir d'aujourd'hui
Impossible pour moi d'accrocher à  ça, ça ne m'amuse pas ! la prise per os est si répugnante que je suis pressé d'en être débarrassé....
Aujourd'hui je vais mieux, mais je m"attends à  tout...
Sufenta
29 mai 2017 à 09:43
Coucou yacine
Je t'avais dit que tu y allés un peu rapidement sur la baisse, après je comprends que tu aimerais que ça aille vite .. mais si la contrepartie est d'être mal vaut mieux un peu frener comme dit y a pas le feu, en plus les neo sont accessibles et peu cher du coup va y tranquillou...
yacinebra
29 mai 2017 à 21:57
J'ai un truc à  vous demander : on vient de me filer 0.5 g d'
héro
! Je n'ai pas envie de la balancer, mais pas envie non plus de retomber dedans....pensez vous que je doive tout prendre aujourd'hui pour ne plus en avoir et être tranquille ou garder une trace pour après ?
Je précise, que moralement, je vais vraiment bien, j'arrive à  ne plus du tout y penser et mon compte en banque m'en remercie !
Syam
29 mai 2017 à 22:21
Ben fais très attention, si tu as la tolérance qui a baissé, 0.5 g ça peut être une dose sévèrement mortelle O_o
Après je ne sais pas quelle genre de qualité tu touches mais moi 0.5 en une journée de ce que je reçois, c'est pas viable.
Je ne crois pas que tu réaccroches "plus" si tu la prends en plusieurs jours. A toi de voir le risque et si tu veux le prendre. Autrement y'a aucune honte à  la rendre.
yacinebra
30 mai 2017 à 02:50
Syam a écrit
Ben fais très attention, si tu as la tolérance qui a baissé, 0.5 g ça peut être une dose sévèrement mortelle O_o
Après je ne sais pas quelle genre de qualité tu touches mais moi 0.5 en une journée de ce que je reçois, c'est pas viable.
Je ne crois pas que tu réaccroches "plus" si tu la prends en plusieurs jours. A toi de voir le risque et si tu veux le prendre. Autrement y'a aucune honte à  la rendre.
J'ai dit 0.5 gr mais honnêtement je ne connais pas trop la quantité exacte...disons qu'il y en avait de quoi faire deux shoot (trois petites pincées de bout de carte bancaire dans chaque shoot...)
J'ai pris le premier, puis un deuxième.... fait bizarre : j'ai un peu galéré pour trouver la veine ce qui  m'a fait replonger dans de sales souvenir durant le temps ou je ne savais pas accéder à  mes veines de bras un peu profonde....
Je regrette mon geste sans trop regretter.... ce ne fut pas une immense joie que d'en prendre, du coup quand je pense à  tous ces jours ou j'ai souffert et flippé pour arrêter... la sensation n'en vaut pas trop la peine finalement ce qui me conforte dans l'idée de me sevrer (Ceci dit, nous connaissons tous le pouvoir du truc.. si insidieux)
Je suis en vacances... quand j'ai commencé mon
sevrage
, j'avais décidé de poser des jours pour ne pas avoir à  travailler en manque.. au moment ou je me suis aperçu que le coup des néo codions en dégressif marchait, la procédure pour poser mes jours était déjà  lancée.... je dis ça car ce qui m'a fait craquer aujourd'hui c'est l'ennui ! Si j'avais su que j'allais m'en sortir sans trop de difficultés avec la
codéine
(que je baisse très progressivement sans grand problème pour l'instant, j'aurais continué à  bosser car les journées passent beaucoup plus rapidement au boulot)
Voilà , je ferais en sorte de m'occuper durant les jours à  venir, ça permet de zapper la cam et de recréer de nouvelles habitudes.
El chikita
31 mai 2017 à 08:36
Oui l'ennui est un piège c'est vrai je suis dans ton cas mais j'ai pas de boulot alors quand je m'enmerde je consomme.
Tu as fait et tu fait un boulot remarquable je te tire mon chapeau tu est un exemple à  suivre, juste fait attention au fréquentation et demande toi ce qu'il ont à  t'apporter de positif et de constructif, sinon quand j'ai fait mon
sevrage
les toubibs disais que j'allais trop vite et ne voulais plus me baissé les dosages mais je ne les ai pas écouter psychologiquement j'étais plus que prêt et motivé et j'ai bien fait j'ai réussi à  arrêté définitivement.
Après ont ta donner un demi G, prend une trace même deux si tu veux mais surtout pas d'
IV
et ne te force pas en te disant comme sa y en aura plus au contraire fait comme les fumeurs qui garde un paquet chez eux parce-que sa les rassure et sa aide psychologiquement chez certains sa fonctionne.
hanzo2
31 mai 2017 à 11:24
Mode HS on :
Bonjour,
Je ne tiens absolument pas à  polluer ce topic.
Étant un lecteur du forum depuis un bon moment, j'ai une impression bizarre.
Quand je lis El Chikita, j'ai l'impression de lire Laurazerty...
Mode HS off.
Bonne journée à  tous.
El chikita
31 mai 2017 à 11:40
M'en fou.
Caïn
31 mai 2017 à 16:09
Super réponse !
El chikita
31 mai 2017 à 18:16
Vous pourissez le post et tu va me faire passer pour le méchant, tu m'oblige à  répondre et à  polluer à  mon tour c'est de la gaminerie et ce n'est pas constructif P. M.
yacinebra
04 juin 2017 à 14:49
Hey tout le monde !
Quelques rebondissements ces derniers jours .....
Comme dit précédemment, l'ennui n'est pas du tout fait pour moi...et les dealos font absolument tout pour ne pas faciliter mon
sevrage
.... je m'explique : 2 jours après mon dernier message  (1er Juin), un dealeur m'appelle pour me filer "de la bonne"... je refuse dans un premier temps, mais il insiste en me disant que c'est une cam que je ne reverrais plus jamais de ma vie...etc..deux heures après, j'étais en bas de chez lui à  l'attendre ! là  il me sort un truc que je n'avais jamais vu jusque là  : une cam "dure",  du genre un bout de "shit" caramélisé. Moi qui suis novice, ne connaissais que la cam "en poudre". J'ai donc pris son machin.. rentré chez moi, je me le suis envoyé en
IV
, (Perdu pour perdu, autant assouvir ce besoin de me piquer)...Effectivement, le truc était tellement fort, qu'arrivé à  la moitié de la seringue, j'ai du la retirer de peur de faire une OD. Je me suis injecté le reste 2 heures plus tard...
C'est 48 heures après que je me suis senti un peu mal... rien de bien méchant, et c'est là  tout le vice de l'
héro
! on se dit qu'on contrôle, que ça reste "ponctuel", mais je sais très bien que si j'en reprends, ça va me faire pareil que quand j'ai commencé le sub, je vais donc changer de numéro pour ne plus avoir de contact
Bref, ce petit extra m'a fait augmenter mes prise de néo, je stagne donc à  14 cp par jour après être descendu à  10, je vais plutôt bien aujourd'hui, je recommencerais donc à  baisser à  partir de demain !
Mis à  part ça, je n'arrive plus à  faire des nuits comme quand j'étais sous sub, je ne dors que 6h  grand max là  ou je pouvais dormir plus de 12 h sous
subu
, et y' aussi un truc drôle qui m'arrive, je rêve de plaquette de
subutex
, de moi allant chercher mes comprimés chez le dealer, de la satisfaction que j'éprouvais lorsque je revenais avec plein de rations pour les jours à  venir....ça m'est venu d'un coup, alors que ça fait plus d'un mois que je n'ai plus touché...
Anonyme9404
04 juin 2017 à 15:13
Que tu en rêves c'est presque normal, presque toutes les personnes ayant été accro à  ce médoc et qui s'en sèvre en rêve. Moi aussi je faisais souvent des rêves autour des traces de sub. Je pense que ça peut permettre de compenser le manque de nos journées.
Par contre, évite de faire des mélanges entre
codéine
et
héroïne
.
14 cp c'est déjà  pas mal si tu ajoutes en plus un shoot d'
héroïne
, tu te mets en danger.
L'
héroïne
nous fait croire qu'on contrôle... mais en vérité, on ne contrôle rien, il est difficile d'y renoncer, et de dire non à  son charme, encore plus lorsqu'on est pas bien, en
sevrage
comme dans ta situation etc.
Après pour ce qui est de l'ennui, ça fait parti du
sevrage
, l'ennui est un déguisement, un autre masque, une autre facette du manque psy. Faut faire le deuil de tout ça. Ça prend du temps
(semaines, et mois)
4 mois plus tard, alors que je m'ennuyais, et que physiquement j'allais bien, j'étais sevrée, je m'ennuyais d'une manière assez intense, et bing, j'ai repris 4 cachets de
codéines
, pour rien... C'est pour cela que je dis que l'ennui est un autre masque, ou une autre facette du manque psy.
Et l'ennui devient notre excuse pour replonger...
Prends soin de toi, de toute façon, tu avances quand même dans ton
sevrage
...
Mais le risque à  faire des extras comme cela, étant que tu prolonges le Bad du
sevrage
.
Dernière modification par Anonyme9404 (04 juin 2017 à  15:14)
yacinebra
04 juin 2017 à 16:09
Anonyme9404 a écrit
Que tu en rêves c'est presque normal, presque toutes les personnes ayant été accro à  ce médoc et qui s'en sèvre en rêve. Moi aussi je faisais souvent des rêves autour des traces de sub. Je pense que ça peut permettre de compenser le manque de nos journées.
Par contre, évite de faire des mélanges entre
codéine
et
héroïne
.
14 cp c'est déjà  pas mal si tu ajoutes en plus un shoot d'
héroïne
, tu te mets en danger.
L'
héroïne
nous fait croire qu'on contrôle... mais en vérité, on ne contrôle rien, il est difficile d'y renoncer, et de dire non à  son charme, encore plus lorsqu'on est pas bien, en
sevrage
comme dans ta situation etc.
Après pour ce qui est de l'ennui, ça fait parti du
sevrage
, l'ennui est un déguisement, un autre masque, une autre facette du manque psy. Faut faire le deuil de tout ça. Ça prend du temps
(semaines, et mois)
4 mois plus tard, alors que je m'ennuyais, et que physiquement j'allais bien, j'étais sevrée, je m'ennuyais d'une manière assez intense, et bing, j'ai repris 4 cachets de
codéines
, pour rien... C'est pour cela que je dis que l'ennui est un autre masque, ou une autre facette du manque psy.
Et l'ennui devient notre excuse pour replonger...
Prends soin de toi, de toute façon, tu avances quand même dans ton
sevrage
...
Mais le risque à  faire des extras comme cela, étant que tu prolonges le Bad du
sevrage
.
Merci pour ton message Baiala
Je dois préciser que les deux fois ou j'ai craqué pour l'
héro
depuis mon
sevrage
, je n'ai pas pris de codé.. j'ai lu que ça pouvait potentialiser les effets de l'
héroine
, je me suis donc abstenu.
Je me mets dans la tete que le fait d'avoir craqué fait partie de mon
sevrage
, ça m'a aidé à  faire le deuil..... J'ai quand même arrêté le sub en injection après plus de cinq ans de prise quotidienne à  des doses qui allaient de 0.5mg à  8 mg ! J'en reviens moi même pas de m'en être sorti... surtout qu'à  part les rêves que je fais, je n'ai PAS DU TOUT envie de reprendre du
subu
....aussi fou que ça puisse paraître.
Si non, j'aimerais bien savoir pourquoi je n'ai pas subi de manque intense d'
héro
? Je dois avouer que le fait de ne pas avoir été en chien après mes prises  fait resurgir la fameuse phrase "C'est bon, tu sera pas malade, une seule fois, et c'est tout" ! c'est surement du au fait que mes prises étaient espacées et je reprenais de la codé le lendemain ! mais 14 cp ne m'auraient absolument pas soulagé du temps ou je me retrouvais en manque de sub !
Mascarpone
04 juin 2017 à 20:26
Le coup des rêves, c'est un grand classique des
sevrages
Le nombre de fois où j'ai rêvé que je galèrais pour pécho avec l'impression que le rêve dure des plombes...Et le nombre de fois où je me réveillais juste au moment où j'aurais dû ressentir la montée....
Syam
04 juin 2017 à 20:58
Tiens c'est drôle cette
came
caramel, ça me rappelle celle que j'avais commandée au prix max sur le
DW
. Pas si plaisante que ça au final (assez forte quand même).
Tu n'as pas une photo qui traine?
Dernière modification par Syam (04 juin 2017 à  20:58)
JC
04 juin 2017 à 22:08
Mascarpone a écrit
Le coup des rêves, c'est un grand classique des
sevrages
Le nombre de fois où j'ai rêvé que je galèrais pour pécho avec l'impression que le rêve dure des plombes...Et le nombre de fois où je me réveillais juste au moment où j'aurais dû ressentir la montée....
Pareil .. c'est tordu comme rêve. Dans les miens aucuns problèmes pour trouver, du bon matos en plus (oui je me rappelle de ce détail) mais pas le plaisir de la montée, de l'effet du prod ni même de la consommation en fait .., juste celui d'en avoir trouvé.
Le réveil devais arriver juste au moment de la consommation ou alors le plaisir des
opiacés
ne se ressent pas en rêve ..
yacinebra
04 juin 2017 à 22:13
Syam a écrit
Tiens c'est drôle cette
came
caramel, ça me rappelle celle que j'avais commandée au prix max sur le
DW
. Pas si plaisante que ça au final (assez forte quand même).
Tu n'as pas une photo qui traine?
Si si, il me reste un petit bout que j'ai gardé, je le prendrais le jour de ma reprise du taff
Ca ressemble à  un petit bout de
shit
, ftrès facilement soluble dans l'eau et...... PUISSANTE
J'en profite pour  vous demander combien de grammes (approximativement) ce petit truc doit peser ? c'est à  peu pret la quantité que j'ai prise durant mes deux sessions de "craquage"
Syam
05 juin 2017 à 13:17
Non ça ressemble pas du tout :)
Le poids est pratiquement impossible à  évaluer sur photo, il y a peut-être 0.25 (?)
Une balance ça coute pas cher et ça rend bien service.
Dernière modification par Syam (05 juin 2017 à  13:21)
Angy67
05 juin 2017 à 16:14
Salut à  toi et bravo pour tout tes efforts..je vais peu être dire une connerie,mais si j ai bien compris tu gere asser bien la
cc
. Alors pour le manque de l aiguille et pour un coter récréatif pourquoi pas plutôt t injecter occasionnellement de la
cc
? Ok la
cc
n est pas mieux coter psychologique mais pas de manque physique..Je te comprend pour le faite de ne pas vouloir remplacer une drogue par une autre,mais si vraiment l appel de la seringue est trop forte autant le faire mais sans
opiacés
..et sinon bon courage à  toi pour la suite
Syam
05 juin 2017 à 19:07
Dans ce cas autant mettre du sérum phy.
Dire que c'est l'injection à  laquelle on est dépendant m'a toujours laissé dubitatif et l'impression d'une certaine mauvaise foi. La vérité c'est que la seringue permet une montée très rapide du produit. Autrement on peut s'injecter du sérum physiologique 8 fois par jour si on veut et sans risque (avec le matériel
RdR
). C'est aussi parfaitement légal, personne ne peut nous le reprocher. Pour moi c'est probablement un déni de la dépendance au produit quand on réduit le problème à  l'injection. On en voit beaucoup prétendre la même chose avec la
cigarette
. Mais les
cigarettes
à  l'eucalyptus sans
nicotine
n'ont guère de succès alors j'en crois pas un mot.
Dernière modification par Syam (05 juin 2017 à  19:22)
Mascarpone
05 juin 2017 à 20:53
Syam a écrit
Dans ce cas autant mettre du sérum phy.
.
Tu ne crois pas si bien dire.....J'en ai vu quelques uns s'injecter de l'eau et du citron rien que pour le geste alors qu'ils étaient soulagés par de la métha ou même de la
codéine
...
C'est aussi pour ça que les associations d'usagers réclament une
substitution
injectable ...
Anonyme9404
05 juin 2017 à 21:18
Une amie qui était accro au sub en
IV
pour arrêter s'injecter de l'eau... et prenait son sub sous la langue, elle ressentait le besoin de s'injecter quelque chose, de "chercher" ses veines etc.
Ça a fonctionné un bon mois... puis a complètement arrêté de se piquer.
Mais elle a finis par rechuter malgré tout.
Dernière modification par Anonyme9404 (05 juin 2017 à  21:21)
yacinebra
06 juin 2017 à 06:22
Pour l'instant, je préfère ne rien prendre du tout...
Je sais qu'avec le temps, je vais devoir me passer de tout produit, mais pour ceux qui ne comprennent pas le besoin de se piquer, essayez de prendre votre cam d'une manière autre que celle avec laquelle vous avez passé des années à  le faire et vous verrez....
La solution du sérum n'en est pas une, quand on a l'habitude de prendre sa cam ou sub en shoot, le rituel devient l'associé de plaisir..... une piqûre puis une montée... rien à  voir avec le fait que ça fasse plus d'effet en shoot (même si ça le maximise effectivement), mais le rituel est plus fort que tout. Autrement il n'y aurait pas autant de gens avec des mains qui ressemblent à  des moufles. Je précise que j'ai une peur bleu de tout ce qui est médecin, injection (paradoxalement), hopitaux...etc
J'en suis la preuve vivante  j'ai arrêté depuis plus d'un mois, pourtant, si les 2 fois ou j'ai craqué, on m'avait obligé à  prendre la cam par
sniff
, je me serais abstenu...
Mascarpone
06 juin 2017 à 07:26
yacinebra a écrit
J'en suis la preuve vivante  j'ai arrêté depuis plus d'un mois, pourtant, si les 2 fois ou j'ai craqué, on m'avait obligé à  prendre la cam par
sniff
, je me serais abstenu...
Bien des potes que j'avais autrefois, préféraient rester en manque parfois 12h de plus
et oui!
quand ils avaient la
came
, mais pas la shooteuse....Perso, ça m'hallucinait...Ceci dit, quand je me remémore certaines péripéties de l'époque où je shootais, il y a des fois où j'aurais pu sniffer pour aller plus vite ou m'éviter une galère, et ben, ça ne m'est même pas venu à  l'idée!!!
Caïn
06 juin 2017 à 10:54
mais le rituel est plus fort que tout
Bien d'accord Yacinebra,
Mais en fait tu te crées ton rituel quel que soit le mode de prise et quelle que soit la
came
. Même pour la clope, il y a des rituels. C'est pour ça que la clope qui va avec le café de fin de déjeuner est si difficile à  supprimer, alors que les autres clopes qui sont plus machinales, moins ritualisées, tu t'en passes plus facilement.
Moi j'ai ritualisé avec le
subu
, en fin de matinée (d'ailleurs ça va être l'heure !), je prépare mon spray, je me fais des pschitts jusqu'a l'heure du déjeuner, et je me garde juste un fond pour l'aprêm'. Le soir je me fais un rail de 0,6 mg. Et chaque jour je prends mes 1,8 comme ça. Je pense même pas à  diminuer.
Pour le shoot, j'ai quand même l'impression que ça correspond à  une période de la vie. j'ai connu des mecs (ou des nanas) de 40, 50 piges qui continuaient la
came
en rail mais avaient renoncé au shoot. ça reste une pratique plus compliquée à  gérer, qui peut entraîner plus de dangers d'infection, d'OD etc. Quand tu as acquis un minimum de stabilité dans la vie, il peut y avoir des exceptions, tu finis par y renoncer.
yacinebra
16 juin 2017 à 21:43
Coucou les psychos ;-)
Je passe en coup de vent pour vous dire que tout va bien, le sub est une histoire ancienne, tournée ou plutôt déchirée ......j'ai pris 5 kgs (Depuis que j'ai commencé à  prendre du sub, j'avais énormément maigri !)
MAIS, depuis mon dernier poste, j'ai eu une semaine ou j'ai exagéré avec la cam... j'en ai pris 5 jours d'affilé, et j'ai eu très peur d’arrêter car ça ne me faisait plus rien... ni flash, ni sensation de bien être...RIEN ! du coup il y 4 jours, on m'a parlé d'un plan de cam plutôt correcte selon un pote..on a alors pris 0.5 mg tous les deux (à  peine 0.25/Personne), et là  : Énorme flash ! Je me suis alors rendu compte que ce que j'avais pris pendant les cinq jours c'était de la merde, ce qui expliquait que je n'avais aucune sensation et même que j'étais un peu malade car je prenais pas de codé). D'un coté, c'est tant mieux car ce n'était pas ma tolérance qui avait augmenté mais la cam qui était merdique). Je me suis donc ressaisi, et je n'en prendrais plus du tout !
C'est une chance que la cam que j'ai pris durant toutes ces journées était de la merde car je serais repartie dans l'addiction dar dar !
Prenez soin de vous tous ;-)
yacinebra
18 juillet 2017 à 14:07
Bonjour tout le monde
Je passe pour vous donner quelques nouvelles....
Depuis mon dernier message, j'avais pris une confiance telle que je suis tombé dans la cam à pieds
joints
! Jusqu'au 5 juillet, j'en ai pris TOUS LES JOURS, à raison d'un gramme par jour !
Je pensais avoir connu les abysses du manque et de la déchéance avec le sub mais que neni..... les derniers jours sous cam m'ont  fait penser que je m'en sortirais jamais et qu'il valait mieux mourir d'une OD que de subir le manque de cam (que j'ai découvert 1000 fois plus féroce que celui du sub).
Le 5 juillet, je venais d'acheter ma cam avec un pote, on se gare sur la BA de l'autoroute pour se faire nos fixes... je me fais mon fixe rapidement, n'ayant pas de problème de veine, et regarde mon pote se débattre avec sa seringue à essayer d'atteindre une veine de son coup (polytoxico depuis ses 15 ans) !Cette vision d'horreur m'a crée un énorme déclic !
En rentrant chez moi, je consulte quelques topics de PA, et tombe sur une méthode de
sevrage
rapide au
subutex
! Dans le sujet, il y est précisé que pour que ça marche, la personne en
sevrage
doit etre "vierge" de
buprenorphine
depuis assez longtemps ! je calcule, 3 mois sans sub : ça devrait le faire !
Je me prends deux comprimé de sub 8mg, fais le plein de gazoil, et me casse à la montagne là ou aucun plan de cam ni de sub n'existe !
Le premier jour a été terrible ! malgré la prise de 2 mg de sub : rien ne me soulageait ! et comble de l'horreur, je m'aperçois que j'ai une angine purulente que je sentais depuis 2 jours et dont les symptômes avaient été masqués par la cam ! Ceci étant, je refuse d'augmenter la dose de
subu
par peur de retomber dedans !
le jour suivant a été le pire de tout ma vie ! extinction COMPLÈTE de voix ! ma gorge qui me faisait affreusement mal, sans parler des joyeusetés du
sevrage
...... si bien que durant toute la semaine, je ne savais différencier les symptômes du manque et ceux de mon angine (grippe?), je prends aussi des antibio.... sait on jamais !
Au bout de 5 jours, je baisse mes doses de sub de manière draconienne, si bien qu'il me reste un bout de 4 mg que je n'ai pas du tout envie de prendre et que j'ai jeté depuis...
Je dois avouer que le sub m'a été d'une aide précieuse! dans le sens ou je n'ai réellement souffert que durant les 2 premiers jours (et beaucoup plus à cause de mon angine j'ai l'impression)!
Depuis une semaine, je suis clean !Je ne sors pratiquement pas de chez moi (congé) car pas la grande forme, mais je m'en remets ! Et depuis, j'ai eu le temps de faire une introspective et d'arriver à la conclusion qu'un travail de fond doit être fait ! Je m’aperçois que ces cinq années de cam ne peuvent être foutues sous les tapis si facilement ! je ne me connais plus ! je ne sais plus qui je suis après avoir été un parfait toxico durant toutes ces années ! Et vu l'indisponibilité totale d'addictologue dans le coin ou je suis : je ne sais vraiment pas comment faire !
Ceci étant, je ne fais pas le deuil de la cam ! Je ne peux pas le faire et suis résigné à passer ma vie à essayer de la dompter ! d'ailleurs, ce sera mon nouveau projet de vie : arriver à taper une seule fois par mois ! je sais que j'y arriverais, j'ai toujours pu le faire avec la coc, exta, et
weed
! Pour moi, c'est la définition de la LIBERTE : la vraie ! Pouvoir profiter des choses que l'on aime sans en devenir esclave ! (et honnêtement après les douleurs subies ces derniers temps, je ne me vois pas repartir dedans, même si je l'ai dit souvent: cette fois c'est la bonne )
Aussi, depuis ce fameux 5 juillet, jour de mon dernier fix : il ne se passe pas une seule nuit sans que je reve de cam, de cuillère, et de seringues !)
Big up à Sufenta, mascarpone, Cain, et tous ceux qui ont suivi mon fil : je vais bien, je suis clean et je voulais que vous le sachiez !
bizz
Caïn
18 juillet 2017 à 14:52
Big up à Sufenta, mascarpone, Cain, et tous ceux qui ont suivi mon fil : je vais bien, je suis clean et je voulais que vous le sachiez !
bizz
Merci à toi, ça fait plaise !
Caïn
18 juillet 2017 à 14:53
Je dirais qu'il faut que tu te trouves un max d'occupations qui t'empêchent de gamberger. Bonne chance à toi !
Sufenta
18 juillet 2017 à 15:23
Salut Yacine
Cool d'avoir de tes News, accroche toi car même si le
sevrage
est chaud j'ai toujours trouvé l'après
came
très tendu ..
Comme le dit Cain il faut s'occuper, c'est comme une rééducation tu dois réapprendre à vivre et ca demande du temps pour que tout se rééquilibre niveau chimie et émotionnellement..
Courage à toi :)
yacinebra
18 juillet 2017 à 15:43
Réapprendre à vivre après cinq ans (presque 6) de défonce ! c'est difficile ! Meme si j'ai des sortes de flashs qui reviennent qui me font penser que le "vrai moi" est de retour...... à vrai dire, qui est vraiment ce "vrai moi" ?
Depuis tout jeune, j'ai toujours été fasciné par la drogue et les junkys ! je volais des
temesta
à ma grande mère à 12 ans et ai commencé le
shit
à 13, sans JAMAIS tomber dans la dépendance ! pareil avec la
CC
, j'en prends depuis la fac, mais toujours de manière modérée, si bien que quand je pecho un gramme tous les 3 ou 4 mois, ça me faisait facilement quinze jours à en prendre un jour sur 2 ou sur 3 !
De tout ma vie, le sub a été le seul truc qui m'a fait accrocher, car quand j'avais commencé, je ne savais pas que ça engendrait une dépendance contrairement à tous les autres produits ! (sachant aussi que la dépendance tarde à arriver )
D'ailleurs, je suis le seul que les dealeurs ne font pas attendre des lustres, ne prennent pas de haut, et à qui ils donnent des "extra gratos" ! Il m'est arrivé plein de fois d'envoyer chier mon dealeur de
CC
quand il faisait un peu de retard se comportant comme avec n'importe quel camé !
Comme dit plus haut, je ne me résigne pas, je me suis rendu compte que j'aime l'
héroine
, et pour rien au monde je ne me résignerais à arretter, mais jamais je ne reviendrais à une dépendance physique ! mon prochain extra est prévu pour le 5 Aout, et la leçon que j'ai tiré de ces mois de
sevrage
: Jamais deux jours de suite ! et maximum une fois par mois
yacinebra
05 août 2017 à 02:20
Coucou les psychos
Alors, alors...à deux jours près, je m'n suis tenu à mon plan initial, j'étais donc resté clean jusqu'à avant hier ou j'ai chopé un 0.5 gr !
J'ai pris ma cam en deux taquets, un rush de fou, piquage de zen puis soirée bien sympa ! Le lendemain donc : réveil sans manque à proprement dit, la tete dans le c** mais rien de bien méchant..... MAIS, psychologiquement, c'est une autre histoire !
j'ai pleuré toute la journée ! un véritable processus de deuil ou plutôt comme quand on accompagne un proche à l'aéroport et qu'on sait qu'on ne le reverra plus durant une longue période....je me suis même surpris à me dire (je me parle souvent à moi même mais ça c un autre problème lol) : POURQUOI ? pourquoi éloigner de moi le seul truc qui me fait du bien ? qui me rend heureux ! le tout sur fond d'une chanson titrée "ME ENAMORE" (pur hasard).
Depuis que j'ai commencé le sub, je ne m'étais jamais posé la question du "pourquoi?", pourquoi avoir sauter à pieds
joints
alors que je suis de nature à détester rester longtemps sous l'effet d'une substance, j'ai toujours géré les drogues de telle sorte que ça reste occasionnel et bref, pas seulement par peur de la dépendance mais surtout car je n'aime pas être dans un état "second" pendant longtemps !Cet état de tristesse que je vivais là et dont je parle plus haut m'a renvoyé 5 ans en arrière, quand j'ai plongé dans le sub sans même avoir été dépendant à la cam !  la réponse à ma question était là, comme une impression de "déjà vu": c'était la perte d'un amour, exactement la même sensation que j'étais entrain de vivre actuellement !
Pour la petite histoire, c'était une personne venue passer des vacances et qui, par amour, était restée 3 fois plus longtemps que prévu, mais il fallait se rendre à l'évidence et la raisonner pour qu'elle rentre reprendre sa vie dans son pays ! je l'ai vécu comme un véritable déchirement
à l'époque ! durant les premiers mois de la relation à distance, on arrive à se contenter de longues sessions skype, tel, sms...etc puis les mois passent, la suspicion fait son entrée (à tort bien souvent) et l'on commence à capituler et se raisonner... et c'est là que le processus de deuil est le plus intense ! Quand on se dit qu'il n'y a pas vraiment d'avenir à la relation : résultat des courses une tentative de suicide puis virage alcoolo pour mon ex et
subutex
pour moi !
C'est donc l'état dans lequel je suis actuellement ! Pourtant Baiala m'avait prévenu que je risquais d'y prendre
gout
mais trop tard, je suis déjà amoureux et je ne peux voir ma dulcinée qu'une fois par mois.... qu'importe, je suis obligé de m'y faire...
Ce récit doit etre incompréhensible tant je parle sur le coup de l'émotion, mais ça me soulage de mettre des mots sur des sensations !J'ai même l'impression de faire mon auto psychanalyse et  comprends donc mieux les événements de ma vie.
courage à tous !
Mascarpone
05 août 2017 à 11:31
Non, c'est pas incompréhensible
moi, je comprend trés bien...Voilà aussi pourquoi je t'ai dis que pour un hypothétique extra après ce que tu as vécu, le plus tard serait le mieux....Dis toi que moi, après 15 ans sans avoir ne serait ce que vu un grain de
came
, le soir où un pote m'a foutu un rail sous le nez, j'ai attendu au moins 4 plombes pour le prendre (en sachant que de toute façon, j'allais le faire
) et à l'instant même où j'ai commencé à ressentir la montée, c'est comme si ces 15 ans n'avaient jamais existé.....Sans un énorme effort sur moi même, j'étais reparti comme en 14...Le lendemain, comme toi, gueule de bois (comme lors de mes 1eres prises il y avait bien longtemps) et grosses cogitations.....J'avais gardé de la veille de quoi faire encore un rail...J'ai planqué ça dans un tiroir comme une relique précieuse, et c'est resté là pendant plus d'un an...Le seul truc qui me retenait de me l'enfiler, c'est de me dire que ce serait le dernier et qu'après si j'en voulait encore, il me faudrait renouer avec les galères (aller pecho tout ça tout ça) et ça, j'en avais pas envie du tout...
Bref, tout ça pour dire que quand on a vécu une longue et forte histoire d'amour avec les
opiacés
, il faut accépter soit de ne plus JAMAIS y retoucher, soit de vivre de trés longues périodes de manque qu'il soit physique ou plus réellement psychologique...On n'oubli jamais un grand amour tel que celui là, il est ancré dans nos nerfs jusqu'à la mort....
https://www.youtube-nocookie.com/embed/GNuV1SHEmkk?&feature=oembed
https://www.youtube-nocookie.com/embed/78M8PH7wY-4?&feature=oembed
Dernière modification par Mascarpone (05 août 2017 à  11:36)
yacinebra
05 août 2017 à 17:22
Merci à toi Mascarpone pour ton message
Effectivement, même si je savais que l'accroche psychologique était forte, je n'aurais pas pensé qu'elle le serait à ce point !
Je n'ose imaginer le combat que tu as du mener avec toi même pour avoir gardé un rail sans y toucher pendant un an !
Quand j'ai pécho de quoi faire ma dernière session !j'ai divisé le truc en 2, pensant me faire un taquet en fin d'après midi et en laisser un autre pour un autre jour....  la montée n'étais pas encore à son paroxysme que je me préparais déjà mon deuxième fix car me connaissant ! ce deuxième fixe, si je ne me le faisais pas tout de suite, j'allais surement me l'envoyer le lendemain matin, ce qui m'aurait inévitablement fait subir une
descente
le soir même qui m'aurait poussé à aller en chercher et replonger à pieds
joints
dedans !
Aujourd'hui, je vais un peux mieux qu'hier.... ma foie, je continuerais mon rythme, une fois par mois !
Il faut dire aussi qu'après avoir mené mon enquête, j'ai compris que le matos qui tourne ici n'est pas du tout pareil que la merde qui doit tourner dans d'autres régions du monde. Je m'explique : la cam de chez nous arrive du Mali, pays par lequel transite l'
héroine
avant son acheminement en Europe ! Certains se risquent à garder de petites quantités pour revendre ici aux locaux (Algérie), surement en y rajoutant quelques produits de
coupe
, mais le circuit de distribution est tellement court du fait de la répression , qu'il n'y a pas une dizaine de petits merdeux par lesquels la cam doit transiter avant d'arriver au consommateur, donc fatalement la cam est puissante ! Je me rappelle encore d'une fois ou j'avais préparé ma seringue avec 8 cl de préparation (8cl d'eau+ 0.2gr de
brown
) !
RDR
oblige, j'ai commencé à injecter doucement.... arrivé à 4 cl, je sentais un putin de flash m'envahir, une pression ÉNORME sur ma nuque et mon corps qui se relâchait complètement ! j'étais partagé entre sentiment de bien être intense et la peur de faire une OD! j'ai vite retiré la seringue avec 4cl restant ! je suis sur qu'un seul cl de plus et j'aurais clamsé !
Si ça ne tenait qu'à moi, j'irais vivre dans un pays ou ça ne coûterait que dal et passerais le restant de ma vie camé !
Sufenta
05 août 2017 à 22:16
Salut Yacine
Je comprend également très bien ton récit me parle comme un livre ..
Pour l'endroit où tu te trouve effectivement l'Afrique est un endroit de transition vers l'Europe ou les mafia font plus de thune...
Chez nous malheureusement trouver un produit comme tu dis est chose presque impossible, le dernière fois que j'ai vu un prod de cette qualité c'était en 2011 ..
Je turais pour retrouver un produit de cette qualité m'enfin j'ai de la
morphine
c'est deja pas mal mais c'est plus plat que la bonne H, il manque ce côté euphorique, tant appréciable...
Prend soin de toi suf
yacinebra
06 août 2017 à 03:16
Sufenta a écrit
Salut Yacine
Je comprend également très bien ton récit me parle comme un livre ..
Pour l'endroit où tu te trouve effectivement l'Afrique est un endroit de transition vers l'Europe ou les mafia font plus de thune...
Chez nous malheureusement trouver un produit comme tu dis est chose presque impossible, le dernière fois que j'ai vu un prod de cette qualité c'était en 2011 ..
Je turais pour retrouver un produit de cette qualité m'enfin j'ai de la
morphine
c'est deja pas mal mais c'est plus plat que la bonne H, il manque ce côté euphorique, tant appréciable...
Prend soin de toi suf
Hey suf
Très honnêtement, si je devais choisir entre avoir accès à de la bonne cam à des prix plutôt élevés ( 60 euros pour 1.5 grammes ici) et toute la panoplie de produits de
substitution
(+ ce qui est trouvable au noir) chez vous.... le choix serait vite fait ! le +++ obtenu avec de la bonne H ne vaut pas le fait d'avoir accès à divers produits de
substitution
dont certains restent quand même bien récréatifs à des prix souvent attractifs (ou mieux encore remboursés par la sécu ;-)  )
Le plus drôle, c'est que même si la cam reste souvent très correcte (lorsque directement achetée chez le black : malien, nigérien ou autre), elle change néanmoins de semaine en semaine ! lors de mes deux derniers mois ou j'ai beaucoup tappé, je suis tombé sur une cam caramel (celle dont j'ai mis les photos sur ce même fil, et de loin celle qui m'a le plus défoncé), une cam "couscous" qui ressemble à s'y méprendre à de la semoule (bon piquage de zen mais pas de gros flash), une cam beige à tendance blanc cassé un peu solide, une autre plus "marron" (la moins bonne pour moi)....pour un novice comme moi, il suffit de voir le comportement de la cam lorsqu'on la chauffe (ne laisse aucun résidus, ne se solidifie pas dans la pompe) pour comprendre qu'elle est très peu coupée...
Tout ça m'a sacrément donné envie lol
Sufenta
06 août 2017 à 08:01
Yacine
Bien sûr, je n'échangerais pas notre système de soin contre de l'
héroïne
même s'il manque encore quelques cartouches ds le revolver thérapeutique, comme la
bupre
injectable / la
morphine
en
tso
et l'
héroïne
médicalisé en forme orale et injectable ...
Mais la c'est pas gagné et de plus avec le gouvernement macro / macaron ça risque pas de changer au contraire..
Après je ne comprend pas pourquoi ces dernières années la qualité de l'
héroïne
à tant diminuée, bon je suis plus ds le game mais lorsque je revois dès potes de la ville ou j'ai grandi dans le nord de la France (pas le 59 hein) globalement au nord, et jusqu'au Sud, j'ai vu quelques
cames
..
Elles avaient toutes l'air deg et partout y a plus que ca .. ou c'est vraiment que je connais plus les bonnes personnes..
Bref c'est bizarre pcq à côté la
cc
est fulgurante.. bizzare tout ca :)
yacinebra
06 août 2017 à 12:09
Je n'y vois qu'une seule explication : l'augmentation de consommateurs, qui, de plus en plus jeune, se contentent de cam de plus en plus mauvaise ! ajoute à cela la multiplication des connards de dealos qui ont compris qu'il y avait un paquet de fric à se faire et qui coupent leur truc à leur guise....
Par contre, partant du meme principe, c''est bizare que la
cc
n'ait pas subi le même sort !
Je n'ai jamais pris d'
héro
en France, mais pris de la
cc
à de nombreuses occasions, et là aussi je peux t'assurer que celle qui tourne chez nous est meilleure (mais bcp plus chère)! par contre,  beaucoup d'amis qui s'approvisionnent en Belgique et aux pays bas me certifient que leur H est d'excellente qualité ! pourquoi en est il autrement en France ?
Ici, les consommateurs sont très peu nombreux et il doit en exister pratiquement une petite centaine de "réguliers", tant le prix rend l'
héroine
inaccessible pour les classes moyennes..
Le plus gros du trafic mafieux se passe dans les pays d'afrique de l'est et ouest ! les grosses quantités ne font que "transiter" par les pays du Maghreb et seuls quelques étudiants venus faire leurs études ici se risquent à garder de petites quantités pour pouvoir revendre et payer leurs études.
yacinebra
13 août 2017 à 15:26
Bonjour tout le monde
J'ai surestimé ma capacité à me sevrer rapidement au
subutex
du coup Jeudi, j'ai remis le nez dans la cam..... résultat : je vis le pire
sevrage
de ma putin de vie ! Ce truc est tellement aléatoire que j'ai l'impression que c'est vraiment pire que les fois ou j'étais vraiment "dépendant" !
J'en arrive à capituler ! l'
héro
, ce n'est pas pour moi ! J'ai tellement fait souffrir mon corps que j'en arrive à avoir pitié de moi même !
ca fait exactement H+ 64 depuis mon dernier fix d'
héro
! entre temps j'ai du prendre 3 mg de
subutex
! sachant que depuis le mois de Mai ou j'ai arrêté la
buprenorphine
, je n'en ai repris que 8 mg étalés sur 5 jours lors de ma dernière déccro de cam, pensez vous que le "mieux à venir" est proche ou que le sub va rallonger le
sevrage
?
Promis, c'est la dernière question sur ce thread, je ne veux plus de ça ! certains arrivent à gérer, d'autres pas du tout ! et je fais partie de ces derniers !
Heureusement que 90% des employés de ma boite sont en congé, car vu mon état, je n'aurais pas du tout été capable de bosser ! je fais acte de présence, et c'est déjà énorme !
Sufenta
13 août 2017 à 15:57
Salut Yacine
Le pb que tu vies est exactement celui que vivaient les Ud en France avant la
substitution
..
Quel sont tes possibilités, sachant que aucun ttt de
substitution
existent chez toi ..
1) Continuer la
came
avec tous les inconvénients que cela implique mais tu ne seras pas malade..
2) la
codeine
est encore en vente libre chez toi, du coup tu peux faire un
sevrage
progressif mais pas en 2 semaine hein sur plusieurs mois ..
3) si tu as l'occasion de venir en France régulièrement, te faire prescrire de la
buprenorphine
ou si tu as des proches qui peuvent t'en envoyer ..
4) faire un
sevrage
à la dure avec un peu de
codeine
, mais tu connais deja le résultat qui se produit souvent peu de temps après .. rechute
5) est il possible de te faire prescrire de la
morphine
en
substitution
?
6) te fournir en
buprenorphine
sur le
deep web
Bon courage pour la suite :)
Amicalement
yacinebra
13 août 2017 à 16:21
Franchement, j’arrête ! Je ne peux plus me permettre de souffrir de la sorte ! de toute façon, ça ne me dit plus rien, quitte à souffrir, je préfère souffrir une bonne fois pour toute sachant que j'aurais tout le mal du monde à me procurer quoi que ce soit actuellement.....
J'aurais juste voulu savoir si le
subutex
pris allait me rallonger mon
sevrage
ou comme la première fois, ça m'a permis de supporter le plus dur des premiere 48 H...
ça fait quand même plus de 3 jours sans cam, ça devrait aller non ?
Sufenta
13 août 2017 à 16:43
Je sais pas Yacine mais prendre un peu de
subutex
les premiers jours peut adoucir le
sevrage
..
Un été ou j'étais à fond dans de la bonne
came
je suis parti en vacance en Tunisie, j'ai rien pris avec moi en me disant que c'était le bon moyen de revenir clean .. juste un B8
Premier jour je me réveil pas top je prend la moitié de mon b8 en snif le matin et l'autre le soir, ça passe, le lendemain tellement mal et mon ex, elle pleurait de douleur, on demande à voir un medecin, on était au club med.. il nous prescrit du
tranxene
50mg ..
On était perché mais ca nous a aidé au bout de 3 jours ça allait mieux .. de retour en France on était sevré 8 jours sans
came
mais on a replongé direct à l'arrivé en France..
Essaye de retrouver un truc (subutex) pour adoucir ce
sevrage
et laisse le temps faire .. bon courage
yacinebra
13 août 2017 à 16:56
Je  ne fais pas confiance à la codo, j'ai l'impression qu'elle ne fait que repousser l'échéance, et honnêtement, c'est beaucoup trop de comprimés pour pouvoir gérer une décro en douceur !y'a aussi le fait que sa durée d'action est réduite, et son fonctionnement complètement aléatoire!  ça fonctionne une fois sur deux !
Le sub m'a bien aidé la dernière fois, de façon quasi magique ! mais j'ai sniffé mon dernier quart hier matin, et j'ai trop la flemme d'en chercher !
de toute façon, j'en suis à J+3, ça ne devrait plus être très long
merci pour ton soutien Suf !
Sufenta
13 août 2017 à 17:25
Ben y a pas énormément de possibilités, soit tu trouves qlq comprimé qd tu auras moins la flemme ou quelques
benzodiazépines
les
tranxene
50mg sur une courte période marche très bien, c'est dommage qu'ils n'existe plus en France mais chez toi il me semble que ca se trouve encore par contre tu seras ds le coltare pas question d'aller bosser ou de conduire, fait attention à toi
Amicalement
yacinebra
13 août 2017 à 19:06
Franchement, les
tranxenes
, ça n'a jamais marché avec moi, d'ailleurs, je crois que c'est la seule benzo qui ne me fait RIEN ! et c'est malheureusement le seul truc qu'on prescrit ici.... (curieux de savoir pourquoi ça n'existe plus en France)
C'est quand même bizarre car je n'ai pris que durant la soirée du jeudi,  une semaine avant, je l'avais fait et à part une mauvaise journée le lendemain, j'avais rien senti....
A vrai dire, j'en suis à plus de 72 heures maintenant, le seul truc dont j'ai peur, c'est que les 3 mg de sub fassent pérenniser le
sevrage
.....ce que j'ai supporté durant ces 3 jours, JAMAIS je ne pourrais le revivre !surement car je ne m'y attendais pas du tout !
Actuellement, j'ai des phases d'accalmie, et ça me fait peur car me rappelle le
sevrage
du sub (tout sauf ça, absolument tout lol)
Je précise aussi que les 3 mg de sub, je les ai prises par
IV
(booo) ou
sniff
, c ce qui me fait le plus peur en fait...
Dernière modification par yacinebra (13 août 2017 à  19:59)
Mascarpone
13 août 2017 à 19:51
yacinebra a écrit
Je  ne fais pas confiance à la codo, j'ai l'impression qu'elle ne fait que repousser l'échéance, et honnêtement, c'est beaucoup trop de comprimés pour pouvoir gérer une décro en douceur !y'a aussi le fait que sa durée d'action est réduite, et son fonctionnement complètement aléatoire!  ça fonctionne une fois sur deux !
Le sub m'a bien aidé la dernière fois, de façon quasi magique ! mais j'ai sniffé mon dernier quart hier matin, et j'ai trop la flemme d'en chercher !
de toute façon, j'en suis à J+3, ça ne devrait plus être très long
merci pour ton soutien Suf !
A mon humble avis, ça fait 3 mois que tu tournes en rond et que tu te mens à toi même...Il y à peu, tu disais exactement le contraire...Le sub, l'
héro
, la codé...La codé, le sub, l'
héro
...L'
héro
, la codé, le sub...En fait, tu tournes en rond et tu poses les mêmes questions auxquelles, dans le fond, je suis sûr que tu connais les réponses...Que ce soit le sub, l'
héro
ou la codé, tant que tu remplaceras un prod par un autre en croyant te sevrer, tu te leurreras...Sauf si tu te tiens à un
sevrage
dégressif stable et régulier, tu continueras d'en chier pour rien que ce soit avec le sub, la codé ou l'
héro
...En fait, d'après ce que je comprend, à chaque fois, tu ne tiens jamais plus de 72h sans rien prendre du tout...
Dernière modification par Mascarpone (13 août 2017 à  19:51)
yacinebra
13 août 2017 à 20:08
Mascarpone a écrit
yacinebra a écrit
Je  ne fais pas confiance à la codo, j'ai l'impression qu'elle ne fait que repousser l'échéance, et honnêtement, c'est beaucoup trop de comprimés pour pouvoir gérer une décro en douceur !y'a aussi le fait que sa durée d'action est réduite, et son fonctionnement complètement aléatoire!  ça fonctionne une fois sur deux !
Le sub m'a bien aidé la dernière fois, de façon quasi magique ! mais j'ai sniffé mon dernier quart hier matin, et j'ai trop la flemme d'en chercher !
de toute façon, j'en suis à J+3, ça ne devrait plus être très long
merci pour ton soutien Suf !
A mon humble avis, ça fait 3 mois que tu tournes en rond et que tu te mens à toi même...Il y à peu, tu disais exactement le contraire...Le sub, l'
héro
, la codé...La codé, le sub, l'
héro
...L'
héro
, la codé, le sub...En fait, tu tournes en rond et tu poses les mêmes questions auxquelles, dans le fond, je suis sûr que tu connais les réponses...Que ce soit le sub, l'
héro
ou la codé, tant que tu remplaceras un prod par un autre en croyant te sevrer, tu te leurreras...Sauf si tu te tiens à un
sevrage
dégressif stable et régulier, tu continueras d'en chier pour rien que ce soit avec le sub, la codé ou l'
héro
...En fait, d'après ce que je comprend, à chaque fois, tu ne tiens jamais plus de 72h sans rien prendre du tout...
Tu as raison dans le fond, sauf sur un point, je suis déjà resté clean 1 mois quand j'avais arrête avec la
codeine
, aussi, je suis resté 1 semaine sans rien prendre après avoir arrêté avec du sub en dégressif (sans rien sentir du tout)! avant cette dernière prise, ça faisait une semaine que je n'en avais plus pris (sachant que l'avant dernière fois, je n'avais eu que deux jours de manque psycho), c'est la raison pour laquelle je n'ai pas prévu de sub en dégressif ni quoi que ce soit, pensant qu'une unique prise n'engendrerait pas de manque (comme ce fut le cas auparavant)
la codé, dés lors ou j'ai repris de la cam après mon premier mois "clean", ça ne marchait plus, et je me souviens d'ailleurs de toi qui m'avertissais que si je retombais dans la cam, ça allait être "juste" avec la codé, et ma foie, tu n'avais pas tort ! en plus de ne pas supporter l'ingestion de tous ces cachetons, je sais que je ne retrouverais pas la rigueur que j'ai pu avoir pour baisser de deux cp par jour! j'ai goutté à la liberté et je ne me vois plus refaire tout le processus ! Au delà de ça, le bordel engendré par le décès de l'adolescente à cause de la
codeine
chez vous a rendu son accès hyper compliqué !J'ai pratiquement vidé les stocks de neo codion des pharmaciens de ma ville et je me vois mal repartir pour un tour
Je ne m'attendais pas du tout, mais alors pas du tout à ressentir un manque physique cette fois ! tant pis, je n'ai pas d'autre choix que de patienter, d'ailleurs, ça commence à passer ( en espérant que ça ne revienne plus)
Je sais que je suis relou, mais comprenez que quand je poste ici, j'écris les choses telles que je les vis! je ne connais l'
héro
que depuis quelques mois et j'ai pensé naïvement que je pouvais avoir le contrôle ! Ce
sevrage
est entrain de me traumatiser ! Je ne jurerais plus de rien, je ne dirais pas que ça m'apprendra à ne plus y toucher, mais ce n'est pas faute de le penser très profondément...
Dernière modification par yacinebra (13 août 2017 à  21:31)
Sufenta
14 août 2017 à 05:49
Ce que tu vies on y est tous passé avt la
substitution
..
C'est bien dommage que ca n'existe pas chez toi (substitution), j'ai répondu à ton mp je dormais à 21h
...
Tiens le coup ..
yacinebra
15 août 2017 à 22:42
ça va plutôt mieux physiquement, sauf que...je ne sais plus comment faire pour dormir ! je suis ÉCLATÉ, tellement fatigué mais impossible de fermer l’œil même en avalant  100 mg d'atarax ! et la
weed
fait resurgir les symptômes du manque...
J'ai toujours été insomniaque depuis mon adolescence, mais là, j'ai du faire une seule nuit depuis 6 jours !
Psychologiquement, c'est autre chose ! en journée, j'arrive encore à me distraire au taff, mais dés que le soleil commence à se coucher, je suis pris d'angoisses qui me rappellent quand j'avais peur de dormir seul étant enfant (Damaged brain) ! ces angoisses m'ont fait prendre rendez vous chez une psy !ressentir un sentiment de peur que je n'avais plus ressenti depuis l'age de 10 ou 11 ans, ça fait vraiment flipper !
Dans tous les cas, je n'en reprendrais plus avant un bon moment ou peut être même jamais !
Edit : cette nuit, j'ai la chance de voir tous mes symptomes partir sauf un en particulier que je n'avais jamais eu auparavant :"le syndrome des
jambes sans repos
! je n'ai bien sur pas dormi  de la nuit, et après avoir fait quelques recherches, je peux affirmer que c'est ce truc qui m'a empêché de dormir depuis le début du
sevrage
, je n'arrivais juste pas à le distinguer parmi la panoplie d'autres symptômes !
ça me fait vraiment peur car je ne connaissais pas ce truc, j'ai marché 4 km à 3 heure du matin pourtant, en revenant, je n'ai eu que quelques minutes de répis et pas une minute de sommeil ! ça va durer longtemps ? la seule position qui me fait du bien, c'est les pieds en horizontale plaqués contre le mur... pas vraiment une position pour pouvoir dormir !
Je me mets en arrêt maladie pour le taff jusqu'à la semaine prochaine, je ne peux pas me permettre de conduire avec 0 heure de sommeil en presque une semaine !
Dernière modification par yacinebra (16 août 2017 à  09:10)
Mascarpone
16 août 2017 à 11:57
Ben wé...Perso, de tous les symptômes du manque d'opiacé, le pire et le plus insoutenable, c'est bien celui là...Moi, j'appelais ça, les jambes "qui tirent"...Et puis, souvent, les bras s'y mettent aussi...Ca + l'anxiété généralisée + l'insomnie et en même temps cette sensation que le moindre mouvement c'est comme si tu pesais 10 fois plus lourd et le froid, même par 25°...Pour moi, tout le reste je n'y faisait même pas gaffe, la chiasse, le mal de dos, les baillements, éternuements, nez coulant et consorts si il n'y avait que ça, je décrocherais tous les jours
En moyenne il faut compter environ 5 jours pour un
sevrage
de vraie
héro
, le double voire plus pour un
sevrage
de
codéine
et pour le sub, je pense qu'il doit aussi faloir tabler plus sur 15 jrs que sur 5...Mais ça, c'est une moyenne, chaque personne est différente...Et puis, on est d'accord que c'est vraiment à condition de ne prendre aucun opiacé durant le
sevrage
...Si tu bouffes ne serait ce que 5 néo, tu rallonges la période où tu vas en chier...
Dernière modification par Mascarpone (16 août 2017 à  11:58)
yacinebra
16 août 2017 à 19:32
Tu as raison Mascarpone : au bout du 6 eme jour, le seul symptôme qui persiste c'est LES JAMBES !
Il ne me reste plus aucun symptôme à part celui la !Physiquement, j'ai récupéré, je mange, je n'ai plus de frisson, plus de bouffées de chaleurs ! émotionnellement : nikel ! retour de la pèche ! et mentalement : pas de dépression ou alors j'y fais pas trop attention !
Après diverses recherches sur le net et expérimentation, je peux affirmer que les sirops contenant du
DXM
sont très bons pour le syndrome des
jambes sans repos
, j'ai avalé la moitié de la bouteille et dormi de 9h à 17h !
edit : J+7 sans
héroine
! faut savoir que j'ai pris des doses de sub tel que : 2mg à J+1, 1 mg à J+2, 1mg à J+3 et J+4
je n'ai encore pas fermé l'oeil de la nuit, et ai tellement les nerfs en vrac que j'explose à la moindre contrariété, j'ai failli défoncer la gueule à un collègue....
Le sub m'a bien permis de ne pas subir le gros manque des 3 premiers jours, mais je reste persuadé que ça a rallongé ce
sevrage
de merde qui ne veut pas se terminer !
Le seul point positif c'est que je ne suis pas tenté du tout de reprendre quoi que ce soit !
Dernière modification par yacinebra (17 août 2017 à  10:33)
yacinebra
19 août 2017 à 11:00
J+10 : physiquement, quelques bouffés de chaleur persistent mais le plus gros est parti, je mange plutôt bien et ça me ravit car j'étais descendu à 60 kgs pour mon 1M76 et l'image que me renvoyait mon miroir m'était insupportable....
Un autre symptôme que je n'avais pas remarqué et qui s'est barré hier : une sorte d'écho dans l'oreille droite ! très désagréable ! un acouphène je crois....
Pour les jambes, ça ne part pas ! Je dors une nuit sur 3, et rça m'emmerde au plus haut point ! J'ai peur d'avoir endommagé mon cerveau de manière irréversible... pourtant je fais 10 km de marche par nuit...
Je suis fatigué de ce
sevrage
qui pour moi est pire que tous les autres que j'ai subi précédemment : j'ai l'impression que plus on fait de
sevrage
, plus ceux ci deviennent coriaces !
Mascarpone
19 août 2017 à 11:13
yacinebra a écrit
Je suis fatigué de ce
sevrage
qui pour moi est pire que tous les autres que j'ai subi précédemment : j'ai l'impression que plus on fait de
sevrage
, plus ceux ci deviennent coriaces !
C'est hélas! Exactement ça....Allez, courage, tu tiens le bon bout
Gentle Iron
19 août 2017 à 11:31
Salut Yacine,
Pour les jambes tu peux mettre des poches de froids, ça soulage vraiment beaucoup.
Et si tu peux trouver le la melatonine ça calme un peu les insomnies, c'est pas miraculeux non plus mais quand j'arrive à garder de la régularité dans mes prises j'ai un sommeil plus stable (je dors pas beaucoup mais d'une traite ce qui es mieux).
Bon courage.
yacinebra
20 août 2017 à 18:08
Merci du soutien Mascarpone et Gentle iron
Ce qui va suivre relève de la folie, mais je veux absolument le raconter pour dissuader qui conque de faire un
sevrage
à la dure s'il n'y est pas contraint...
A 5heure du matin, me sentant mal et ayant déjà parcouru plus de 15 Km à pieds à cause de mes impatiences, je fouille dans mon armoire et tombe sur de la "carbamazepine" ! il est indiqué sur certains sites que c'est une molécule prescrite quelques fois pour ce genre de syndrome, j'avale donc deux pilules et me décide de sortir marcher encore le temps que ça fasse effet.
A 5 km de chez moi, le medoc commence à agir.... plus de 4 jours sans sommeil, je titube, j'ai des hallu, et je m'écroule par terre comme un clodo ! je suis réveillé par un étranger qui me tape sur la gueule croyant que j'avais trépassé...heureusement mon téléphone ainsi que mon portefeuille étaient toujours sur moi ...
En rentrant chez moi, je me tortille un peu dans mon lit, mais je tombe de fatigue, et à l'heure actuelle, je sens que ça s'améliore... je croise les doigts pour que ça reste comme tel !
Mascarpone
20 août 2017 à 18:45
Franchement, mec, jamais de la vie je gobe ce médoc
Quand tu vois la liste des effets secondaires possibles, moi, ça me fait carrément flipper!
En plus, à fortiori quand il est évident que le bordel des jambes est dû au manque; je ne crois pas une seconde à l'action d'une molécule qui, à la
base
, est un anti épileptique, voire un traitement pour des troubles typiquement psychiatriques (bi polarité par ex...) sur un syndrôme typiquement physique...Avis perso
Ca fait combien de temps aujourdhui que tu n'as pas touché à un seul opiacé?Et c'était quoi les derniers? De la
came
, de la
codéine
ou du sub?
Parce que perso, supporter ça plus d'une semaine, jme recolle dedans direct ou jme flingue, au choix
Est ce que tu as d'autres symptômes de manque?
Dernière modification par Mascarpone (20 août 2017 à  18:47)
yacinebra
20 août 2017 à 19:12
Le dernier opiacé que j'ai pris était du sub  0.5mg Lundi 14 Aout (à peine 4 mg) étalés sur 3 jours (Samedi 11 aout 2mg, Dimache 12 Aout 1.5 mg) et Lundi 0.5 mg) pour palier à un manque de cam (prise Jeudi 10 Aout)  que je ne soupçonnais même pas puisque j'étais clean toute la semaine, (ça avait marché la 1 ere fois)
Je précise aussi que mon corps était "vierge" de sub...
à part les impatiences, Je n'ai plus aucun symptôme à part quelques bouffées de chaleurs et des bâillements (de fatigue puisque je ne dors plus)
Très honnêtement, hier je pensais à me faire un "hot shot", je ne voulais pas revivre une vie de dépendant mais en même temps mon état ne s'améliorant pas, c'était l'unique solution que je voyais....
Cette carbamerdouille m'a défoncé la gueule mais m'a quand même permis de dormir un peu.... après c'est clair que vue tous les effets secondaires, je n'en reprendrais plus jamais..
Actuellement, plus d'impatiences, mais la nuit n'est pas encore tombée...
EDIT : c'est fini, la tempête est passée, j'ai dormi 6 bonnes heures ! le psycho commence, à moi de ne jamais oublié chaque seconde de ce
sevrage
maudit..
Edit 2 : les impatiences se calment le jour pour se réveiller la nuit, donc encore une nuit blanche...
Quand on ne dort pas, on gamberge...je me vois devenir comme toutes ces personnes "bien sous tous rapports","clean"....mon dieu, quelle tristesse ! je préfère encore mon ancien statut de camé et mes cuillères cramées qui traînent partout dans mon bureau....m'enfin, je trouverais bien le moyen de me défoncer! plutôt crever que de ressembler aux lobotomisés de la société !
Dernière modification par yacinebra (22 août 2017 à  09:58)
yacinebra
27 août 2017 à 01:08
coucou tout le monde
Toujours en arrêt, je n'ai plus de symptômes physiques depuis longtemps....je dirais même que je vais aussi bien physiquement que moralement je suis à plat...
Je deviens dépressif, la vie n'a absolument plus de saveur.... je fais BEAUCOUP de sport pour essayer de compenser, je sors, vais à la plage, vois du monde mais rien n'y fait, je pense tout le temps à la cam !
J'en ai parlé à mon psy qui m'a donné deux
AD
à
base
de clomipramine, et un autre truc pour dormir, mais ça ne me fait rien, je prendrais du
paracetamol
que ce serait pareil...
Pourtant des amis consommateurs ne cessent de me féliciter et de me dire Oh combien j'ai été courageux et dans quelle merde eux se trouvent.... un pote a même passé le mot à nos dealeurs pour ne plus qu'ils me vende quoi que ce soit (au cas ou j'aurais un moment d’égarement) mais rien n'y fait, j'y pense tout le temps, chaque minute de mes putins de journées !
Si quelqu'un a un petit truc, une astuce, des plantes, n'importe quoi qui puisse me venir en aide, je suis preneur...
Je suis désolé de venir me plaindre constamment, mais écrire ces quelques lignes me soulage !
Dernière modification par yacinebra (27 août 2017 à  01:13)
Caïn
28 août 2017 à 11:08
Salut Yacine,
Désolé j'étais en vacances donc je n'ai pas pu être là en soutien.
Mais bon ça a l'air d'aller et je m'en réjouis pour toi.
Je crois que c'est mieux d'arrêter complètement. C'est super d'avoir du bon matos mais c'est aussi très dangereux, les risques d'od sont multipliés après une période de
sevrage
, surtout en shoot !
De surcroît, je sais pas si c'est une fausse image que l'on a mais il me semble que le milieu de la
came
est spécialement violent en Afrique. Il faut faire gaffe aussi !
yacinebra
03 septembre 2017 à 10:54
Caïn a écrit
Salut Yacine,
Désolé j'étais en vacances donc je n'ai pas pu être là en soutien.
Mais bon ça a l'air d'aller et je m'en réjouis pour toi.
Je crois que c'est mieux d'arrêter complètement. C'est super d'avoir du bon matos mais c'est aussi très dangereux, les risques d'od sont multipliés après une période de
sevrage
, surtout en shoot !
De surcroît, je sais pas si c'est une fausse image que l'on a mais il me semble que le milieu de la
came
est spécialement violent en Afrique. Il faut faire gaffe aussi !
Pour l'image que l'on peut avoir sur le milieux de la cam en Afrique, c'est complètement faux, ou du moins, de ce que j'ai pu expérimenter...il existe bien sur des plan foireux mais jusque là, je m'en suis toujours sorti indemne...
Il faut savoir que les camés représentent une niche XXS, raison pour laquelle le matos reste "propre"! On est très peu à être des insoumis qui s'en foutent de la prohibition (c'est aussi pour ça que les deals se font dans l'ombre et sans violence car si tu te fais choper, tu peux être sur d’être traité comme le dernier des moins que rien....
Je te remercie de t'inquiéter pour moi, mais malgré tout le temps passé à être clean, je n'arrive pas à retrouver le moral ! le premier truc que j'ai envie de faire le matin c'est de pleurer ! Il m'arrive de me raisonner, de me dire que la vie de dépendant était particulièrement pénible mais rien n'y fait, je rage de ne pas avoir accès à un produit de
substitution
(qu'on nous promet chaque année depuis au moins 3 ans) ! je rêve de fiole de
méthadone
! je m'en fou d’être dépendant, je veux juste ne plus ressentir cet état de déprime...j'en arrive à penser au suicide tant je ne vois aucune issue à ce cauchemar !
Je me demande si la prise d'une petite quantité de
codeine
ne me soulagerait pas...
Et puis y'a le boulot ! et là, je ne sais pas du tout comment faire pour gérer !j'ai plein de problèmes car je n'arrive pas à m'occuper des taches les plus basiques et je ne peux même pas prendre de congé maladie car j'en ai abusé durant tous ces
sevrages
ratés, pourtant c'est maintenant que j'en ai le plus besoin...
Dernière modification par yacinebra (03 septembre 2017 à  11:14)
Caïn
03 septembre 2017 à 11:34
Merci Yacine,
Sur l'Afrique tu as raison. Je pense que ça vient des reportages que l'on nous montre en effet. On voit les dealers de quartier, machette à la main, la violence au quotidien. Mais effectivement c'est une image fausse du moins pas représentative.
En même temps tu regardes un reportage sur le
crack
à Paris c'est pas plus rassurant.
Courage à toi !
As-tu pensé au
deep web
pour te dépanner sur un
tso
?
yacinebra
03 septembre 2017 à 12:38
Caïn a écrit
Merci Yacine,
Sur l'Afrique tu as raison. Je pense que ça vient des reportages que l'on nous montre en effet. On voit les dealers de quartier, machette à la main, la violence au quotidien. Mais effectivement c'est une image fausse du moins pas représentative.
En même temps tu regardes un reportage sur le
crack
à Paris c'est pas plus rassurant.
Courage à toi !
As-tu pensé au
deep web
pour te dépanner sur un
tso
?
Pour avoir été amené à pecho dans des banlieues parisiennes (essentiellement de la
cc
), je peux t'assurer que le panorama est complètement différent ici (au même temps, les reportages dont tu parles concernent plus l'Afrique profonde)...rien qu'à voir les bagnoles et les sapes de ceux qui viennent se ravitailler, tu comprends vite que ce n'est pas un produit destiné à la populace...(sans aucun dénigrement)
Pour le
TSO
sur le
DW
, Ce ne serait pas du tout raisonnable car déjà, je peux être sur à 90% que mon colis sera intercepté par la douane (une amie m'avait envoyé quelques sub 8 dans une enveloppe que je n'ai jamais reçue) et aussi car vu les prix pratiqués, autant me fournir au marché noir...
Je suis complètement pour un
TSO
officiel, prescrit de manière conventionnelle, avec des échéances claires, mais si je me suis sevré c'est que je n'en pouvais plus de dépendre du marché noir !alterner entre période de pénurie, de dèche, et de manque d'argent.... c'était vraiment une vie de merde !
D'ailleurs, même durant mes pires
craving
, je ne pense plus du tout à reprendre la vie sous
subutex
de rue ! C'est ce qui me fait le plus peur en fait ! la seule solution que je vois pour l'instant, c'est de caner (je suis désolé de dire ça comme ça) ! en fait, j'y pense tout le temps ! j'me dis que de retourner à la dépendance= no way ! mais en même temps, déprimer comme je fais actuellement, c'est vraiment pas permis...
Puis je relis des mails, des dossier que j'ai tenu en étant sou sub ! j'me dis que j'avais un putin de courage de pouvoir bosser et assumer le quotidien alors que j'étais très souvent absent car "en recherche du produit"!
Il y a la solution "alcool" ! fut une période ou j'y étais salement dépendant...j'ai laissé tombé du jour au lendemain et depuis, je ne supporte plus le
gout
! mais je me ferais bien à 2 ou 3 verres de vins le soir....
Caïn
03 septembre 2017 à 19:34
Ne pourrais-tu pas, même si je sais que c'est extrêmement dur voire impossible, te contenter des meilleurs plans une fois de temps en temps sans tomber dans l'addiction.
Je l'ai fait une bonne quinzaine d'années, si ce n'est d'avantage...
Amitiés,
C.
yacinebra
04 septembre 2017 à 00:12
Caïn a écrit
Ne pourrais-tu pas, même si je sais que c'est extrêmement dur voire impossible, te contenter des meilleurs plans une fois de temps en temps
sans tomber dans l'addiction.
Je l'ai fait une bonne quinzaine d'années, si ce n'est d'avantage...
Amitiés,
C.
C'est ce qui était prévu à la
base
Cain (si tu n'as pas trop la flemme de relire tout le topic, j'ai tout raconté en détail), mais après un mois d’arrêt, je me suis offert un extra, plutôt cool, réveil le lendemain un peu triste, mais pas malade non plus...
Une semaine après, je me suis laissé retenté (0.5gr) en attendant mon extra mensuel, le lendemain NIKEL sans rien prendre, surlendemain : une crise de manque terrifiante (j'en avais déjà bien bavé durant le mois précédent) mais là, ça m'a tellement traumatisé que j'ai couru prendre un petit bout de sub (1 mg) me disant que ça faisait pus de 3 mois que je n'y avais pas touché et que ça pouvait adoucir le truc sans accrocher!
Les 3 jours suivants, j'étais tellement choqué et étonné de ce que je venais de vivre que j'ai repris  environ 1mg/J par peur que ça se reproduise !
J'ai repris un peu de motivation et me suis forcé à ne plus rien prendre depuis.... j'ai quand même un peu dégusté la semaine suivante mais physiquement, tout est rentré dans l'ordre! au niveau moral, je pense que tu sais ce qu'il en est....
Je sais que le premier
sevrage
d'un mois a réussi car dans ma tete j'avais déjà planifié d'en reprendre à raison d'une fois par mois !mon dernier extra m' prouvé que ça ne marchait pas comme ça.....actuellement c'est vraiment le deuil ! trop de souffrance du à un seul extra d'une soirée !peut être dans une année ou plus, mais là, la douleur de la dernière crise de manque m'a réellement traumatisé !
Ecrire sur le forum est un défouloir car seuls quelques amis UD (que je ne vois plus) savent que j'ai arrêté, du coup personne à qui en parler, le tout en bossant et sans benzo! je suis passé par des périodes de colères noires qui ont laissé place à un état léthargique/dépressif/soumis avec ma famille et asociale/colérique au taff...
Dernière modification par yacinebra (04 septembre 2017 à  00:35)
yacinebra
19 septembre 2017 à 17:35
Quelques nouvelles pour dire que ça va mieux !
Après avoir mûrement réfléchi, j'ai suivi le conseil de Mascarpone et repris un peu de codé..
3 cachets le matin et 3 avant de dormir ! Je suis stabilisé, ça me met en forme, m’enlève la dépression et avec ces doses là, pas de problème de ravitaillement.
Bonne journée à tous.
Caïn
20 septembre 2017 à 11:07
Merci Yacine !
Super ! Reste sur ce dosage même si forcément avec l'accoutumance tu n sentiras plus grand-chose...
yacinebra
20 septembre 2017 à 14:41
Merci à toi Cain d’être toujours là à suivre mes périples !
Crois moi, après être resté aussi longtemps sans rien prendre, je sens bien mes trois comprimés de codo !Lire les orphelins de la
codeine
depuis le fameux arrêté me fait relativiser..(tout comme certains devraient le faire sur la disponibilité des
TSO
dans leurs pays car honnêtement, j'aurais préféré reprendre de petites quantités de sub 0.2 ou 0.4)
Sufenta
22 septembre 2017 à 10:54
Salut Yacine
J'avais pas relu ton post depuis qlq temps sorry :) et je vois que tu es passé par la période extra mais qui se paye ..
À mon sens prendre un peu de codo si ca te permet de ne pas entrer en grosse dépression et la meilleure option (pas cher, légal et pas de soucis d'approvisionnement) ..
Après tu as compris que maintenant chaque extra serai accompagné d'un contre coup ..
Et sans
tso
ca mets du temps à s'arranger
Courage pour la suite. Amicalement
Caïn
22 septembre 2017 à 11:13
Quand je parlais "d'accoutumance", je voulais surtout évoquer la "tolérance". Si tu t'envoies la même dose tous les jours, a priori faible, au bout d'un moment (une semaine, un mois ?), c'est un peu comme un
tso
. Tu ne ressens pas grand-chose mais au moins tu es stabilisé. Et si tu t'éclates à côté, ben tu seras moins tenté par des extras.
Dernière modification par Caïn (22 septembre 2017 à  11:13)
yacinebra
21 novembre 2017 à 00:25
Bonjour les psychos
Je tiens à vous donner de mes nouvelles afin que ce thread puisse relater tout ce que j'ai vécu, ayant moi même galeré à l'époque pour trouver des threads de personnes racontant leurs
sevrages
sur un long terme (la plupart de ceux qui arrêtent cash disparaissent au bout de quelques semaines), j’espère que ce sera utile pour des personnes dans le même cas que moi.
Depuis mon dernier message; j'ai viré mes prises de codé le matin puis quelques jours après, j'ai eu la femme d'aller en prendre à la pharma, donc viré ceux du soir aussi. Aucun symptôme physique mise à part une sensibilité accrue au froid. les pupilles dilatées, et un sommeil pas top (mais ça c'est depuis toujours).
J'ai mis du temps avant de me ressentir plus ou moins bien psychologiquement, mais je pense réellement que c'est n'est pas du qu'au
sevrage
... je pense qu'il faut réapprendre à vivre les émotions comme quand on ne prend aucune drogue (ce qui est dure après avoir été longtemps sous sub qui POUR MOI, anesthésie en partie les émotions ressenties).
Je me suis permis un écart le 30 et 31 septembre, 1 gramme de bonne cam partagé avec un pote (moi qui étais extrêmement radin quand il s'agissait de cam lol), du coup le 1 Octobre, grosse séance de sport pour recréer assez d'endorphines et Re clean. J'ai remis ça le 30 et 31 Octobre (jour de paye mdr) avec toujours une bonne séances de sport le surlendemain, et franchement, ça va nikel, je pense avoir trouver un bon rythme.
Certains me diront qu'après tous mes périples, c'est dangereux de jouer de la sorte, mais honnêtement, je pense avoir trouver un bon rythme, le dernier
sevrage
a tellement laissé des traces indélébiles dans mon cerveaux que lors de la fin de mes deux sessions, je n'ai même pas été tenté de faire durer le plaisir bien que mon compte en banque s'est refait une santé et que j'aurais pu me le permettre, je ne pourrais plus assumer une vie de dépendant et encore moins me taper un manque physique, rien que d'y penser me donne des sueurs froides.
Ceci étant, j'attends le 30 avec impatience avec les mêmes règles à respecter DRASTIQUEMENT, 1 seul gramme durant deux jours.
Bisous tout le monde
Sufenta
21 novembre 2017 à 12:33
Slt Yacine
Content que ça roule pour toi, ça fait plaisir de lire ce message..
Bon tu as réussis à te refaire une santé et je comprends que les extra 1x par mois sont un plaisir mais soit vigilant car ça va aussi très vite dans l’autre sens ..
Après tu as du recul pour savoir comment gérer ça maintenant, suffit d’être prudent
Amicalement
Caïn
21 novembre 2017 à 13:28
Bien d'accord avec Suf'. A raison d'un extra par mois ne durant pas plus de deux jours, tu es à l'abri de gros effets de keum. Là où il faut effectivement faire gaffe, c'est que tu maintiens un contact avec le prod. Mais bon il n'y a pas de situation idéale. J'ai eu souvent des périodes clean prolongées et j'avais tout le temps envie de me faire un plan (mais je n'avais pas les contacts). C'est frustrant de ne jamais rien prendre. En prendre dans des limites stricts qui évitent la rechute dans l'addiction, c'est une bonne solution. Mais faut faire gaffe, bravo pour ta volonté !
Amitiés,
C.
yacinebra
21 novembre 2017 à 14:18
Merci pour vos messages Suf et Cain
Honnêtement, si j'avais la tune pour pouvoir en prendre toute ma vie, ou encore un
TSO
qui me permette un atterrissage  en douceur, je n'aurais jamais arrêté.
Je n'ai jamais vécu la prise de sub comme un truc contraignant (le fait de prendre le produit), c'est plus les aléas pour s'en procurer qui l'étaient, et quand je compare mon état émotionnel sous
subutex
avec celui que je vis maintenant en étant clean, c'est limite si je ne préfère pas ce petit plus qui me permettait de faire face à beaucoup de situations sans trop souffrir (étant quelqu'un de très sensible, la moindre petite déception me met dans tous mes états..) .
Mais le fait est que je n'ai pas le choix ! Les
TSO
au black, c'est vraiment pas pratique, trop cher, et hyper contraignant !
L’être humain sait très bien s’accommoder de ce qui est à sa disposition et faire avec ce qu'il peut, croyez moi que quand on est face à la dure réalité, on ne fait pas trop de chichi. A un moment, c'était : Faire le tapin pour se payer sa dose (j'y ai pensé en plus..), se suicider, ou devenir clean..
Actuellement, je n'ai plus de contact avec ce monde, sauf le num d'un bon dealer, régulier, dont la cam ne change jamais qui pour l'instant a répondu présent lorsque j'en ai eu besoin (Et effectivement, j'ai la boule au ventre quand arrive le jour de mes sessions, la peur qu'il ait changé de num ou qu'il ne me reconnaisse pas!)
Je ne regrette pas toutes les péripéties de mon
sevrage
, ça m'a beaucoup appris sur moi même, appris à connaitre mon corps, mes limites, comment et quand je peux consommer !
Dernière modification par yacinebra (21 novembre 2017 à  14:21)
NEW101
29 novembre 2017 à 14:57
Bonjour Yacine,
j'ai exactement le même problème que toi au même endroit
une année de cam (les années 2003-2004) et 12 ans de sub en snif, arrivé a la crise de juin ou juillet 2017, grâce au PSYCHO (ou j'ai appris beaucoup de choses sur le fonctionnement de la
bupre
,,,,, etc  merci) et le sujet du spray nasal, en moment de crise, j'ai mis un b8 dans un spray et petit a petit je suis arrivé a 0.4/j aujourd'hui, c'est pas facile au quotidien mais  mieux qu'un arrêt a la dure a mon avis.
Pour ma part je continue a descendre petit a petit, j'ai pas vraiment le choix, avec un B8 a 40 euros.
Je te souhaite une bonne continuation.
yacinebra
30 novembre 2017 à 11:59
NEW101 a écrit
Bonjour Yacine,
j'ai exactement le même problème que toi au même endroit
une année de cam (les années 2003-2004) et 12 ans de sub en snif, arrivé a la crise de juin ou juillet 2017, grâce au PSYCHO (ou j'ai appris beaucoup de choses sur le fonctionnement de la
bupre
,,,,, etc  merci) et le sujet du spray nasal, en moment de crise, j'ai mis un b8 dans un spray et petit a petit je suis arrivé a 0.4/j aujourd'hui, c'est pas facile au quotidien mais  mieux qu'un arrêt a la dure a mon avis.
Pour ma part je continue a descendre petit a petit, j'ai pas vraiment le choix, avec un B8 a 40 euros.
Je te souhaite une bonne continuation.
Si j'ai bien compris tu es algérien aussi? d'après tes écrit et la crise subie durant cet été, j'en déduis que oui ! Je me sens moins seul du coup !
Contacte moi par MP, je peux te donner de bons conseils ! Ayant arrêté depuis le mois d'aout, je commence à remonter la pente !
NEW101
30 novembre 2017 à 13:29
Effectivement moi aussi je suis d'Alger et cette dépendance que je cache depuis 13 ans a tout le monde, me préoccupe beaucoup, grâce au forum j'ai appris beaucoup et j'essaye de m’en sortir du mieux que je peux, si ta des conseils a me donner cela me fera un grand plaisir
Caïn
30 novembre 2017 à 14:40
Salut Nex, effectivement le B8 à 40 boules, ça calme !
yacinebra
30 novembre 2017 à 15:10
d'ou le fait que je sois repassé à l'
héro
, tout est très bien expliqué dans mon tout premier message....
@New101 : peux tu m'envoyer un mp ou un courriel ou je peux te joindre ?
NEW101
30 novembre 2017 à 15:49
Salut yacine,
j'ai vu sur ton explication, comment tu es repassé par l'
héro
,  pour ma part j'ai un choque émotionnel avec la
came
,  ma pauvre maman a souffert de mon addiction a l'époque et est décédée en 2006, donc j'ai une haine envers la
came
, pour ma part je suis prêt a souffrir 2 ans que de retoucher  a la
came
,  c'est juste mon avis  , merci en tout cas
yacinebra
30 novembre 2017 à 17:07
à 0.4 mg, il ne serait même pas envisageable de repasser par la cam !
Pour ma part, ça m'a bien aidé dans le sens ou le manque physique n'a duré que 5 jours ! le manque psychologique lui commence tout juste par s'estomper....
Je n'ai pas le même point de vue que toi sur la cam ! Je pense qu'il faut savoir se remettre en question et assumer ce que l'on a fait du produit et ne pas lui coller toute la misère que l'on peut subir ! moi même, j'ai commencé par le sub, que j'ai détesté pendant longtemps avant de m'avouer que c'est un bon médicament qui peut être très utile ! arriver à cet état d’esprit a été pour moi une grande étape dans mon
sevrage
, celle d’accepter qu'on a merdé !
Je sors de mon écart de cam mensuel qui a duré 2 jours, et je suis franchement déçu, mon dealos a, comme je le craignais arrêté d'en vendre, j'ai du me rabattre sur un plan de merde qui me laisse un sale
gout
de frustration ! Rendez vous 25 décembre pour le prochain écart !
Dernière modification par yacinebra (30 novembre 2017 à  17:08)
Caïn
30 novembre 2017 à 17:21
Oui on peut être tenté de mettre ses pbèmes sur le dos de la
came
. C'est quelquefois une étape nécessaire. Plus tard, comme le dit Yacine, on comprend que le pbème venait de nous et non du prod.
D'ailleurs personnellement quand je pense à ma période
came
, je me dis que certes ça m'a posé des problèmes mais ça m'a aussi aidé. Et, au final, je préfère avoir connu la
came
que rien. Parce que mon envie de défonce, elle se serait peut-être tournée vers l'
alcool
ou d'autres trucs qui m'auraient mené Dieu sait où...
yacinebra
30 novembre 2017 à 17:36
Caïn a écrit
Oui on peut être tenté de mettre ses pbèmes sur le dos de la
came
. C'est quelquefois une étape nécessaire. Plus tard, comme le dit Yacine, on comprend que le pbème venait de nous et non du prod.
D'ailleurs personnellement quand je pense à ma période
came
, je me dis que certes ça m'a posé des problèmes mais ça m'a aussi aidé. Et, au final, je préfère avoir connu la
came
que rien. Parce que mon envie de défonce, elle se serait peut-être tournée vers l'
alcool
ou d'autres trucs qui m'auraient mené Dieu sait où...
J'irais encore plus loin en affirmant que s'il n'y avait pas eu de sub sur ma route à l'époque, je me serais surement suicidé ! il faut du temps pour voir les choses telles qu'elle l'étaient vraiment, et de ne surtout pas enjoliver la vie en étant clean à cause d'une part de tous les discours moralisateurs des proches qui veulent nous persuader qu'on était bien mieux avant d'etre accro, et d'autres part, de notre conscience qui a tendance à zapper ce qui nous a réellement poussé à consommer.
La cam pour moi, c'était quelque chose de nouveau, j'en avais déjà pris avant, mais de façon très occasionnelle, et quand la pénurie de sub a eu lieu, je n'ai pas eu d'autres choix que de me rabattre sur elle, on m'avait prévenu sur ce topic que le risque était que ça me plaise.... ça n'a pas raté, j'y ai foutu toute ma tune, mais ça m'a quand même poussé à faire un très gros travail sur moi même pour arriver enfin au
sevrage
!ça m'a en quelques sortes sauvé la vie car la durée du
sevrage
physique a été bien réduite !
Meme si j'ai pu la détester quand j'étais en
sevrage
,  je le dis maintenant que je suis clean, je n’arrêterais jamais la cam ! Je ne bois plus, ne fume plus de
joints
, il manquerait plus que j’arrête le seul truc qui me plait !
Dernière modification par yacinebra (30 novembre 2017 à  17:37)
Samykou
25 septembre 2018 à 11:35
Salut l'ami
Je crois comprendre que tu vie dans le même pays que moi ou il est très compliqué de se procurer du sub, interdit et considère comme un stupéfiants j'ai même failli rentrer en zonze car contrôlé alors que j'étais en possession d'une plaquette que je venais d,acheter à plus de 20.000da soit l'équivalent de 100€, vous allez me dire que c'est excessivement cher  mais c'est déjà mieux que d'acheter un cachton jour pour 6000da/30€ .
Avec une paye de 45000da/mois 225€ je peux vous dire que c'est pas facile tous les jours avec des prix qui peuvent même parfois doubler.
Mon histoire avec le sub a commencé en 2010 quand j'ai décidé d'arrêter l'
héroïne
et depuis il ne se passe pas une jour sans consommé, j'aimerais donc savoir si tu a réussi ton
sevrage
et si j'ai une chance d,arrêter un jour comment dois-je faire merci d,avance
Elyzia
25 août 2017 à 20:20
Bonsoir, jeune fille de 25ans, j'ose enfin poster ici.
Voilà, depuis 9mois, j'ai plongé dans cette abjecte
Héroïne
...
Je consomme assez peu, avec 0,5 je peux tenir parfois quelques jours.. tout dépend de mon humeur etc.. mais je sais malgré tout que je suis prisonnière de ce demon qu'elle est. Mon copain le sait depuis peu, et déjà avant, j'avais la volonté d'arrêter Définitivement! Mais la, je n'ai plus le choix, car il est toute ma vie, il est la seule chose positive de mon existence...
Mais j'ai peur. C'est mon premier arrêt, le médecin m'a prescrit du
subutex
8mg. Je souhaite commencer demain, mais je travaille de 6h du matin à 11h. Alors j'aimerai savoir quand est ce que vous me conseillez de prendre ma dernière trace, et mon premier sub.
Combien de temps minimum faut il espacer la PriSe entre l'
héroïne
et le sub?
Combien de temps le manque durera t'il selon vous...
Je me pose pleins de questions et l'angoisse me gagne... mais je veux la bannir de ma vie, c'est tout ce que je souhaite...
Tout commentaire et témoignage sera Bon à prendre.
Merci beaucoup d'avance!
thecheshirecat
25 août 2017 à 20:40
Bonsoir Elyzia :)
Alors déjà, gardes en tête que le
suboxone
n'est pas fait pour "arrêter" à proprement parler mais pour , justement, t'éviter le manque des
opiacés
. Il te faudra, une fois stabilisée au
suboxone
, le diminuer progressivement pour être complètement sevrée.
On recommande en général d'attendre "le plus longtemps possible" entre la dernière prise d'opiacé et la prise de sub'. 24h minimum, voire 48/72h. Avec la
codéine
, moi il me faut 24h entre un extra et la reprise du sub' (il est d'ailleurs en train de fondre en ce moment même ^^' ) En fait, il faut qu'il y ait des symptômes de manque "évidents" pour que tu puisses le prendre de façon
safe
, sinon la
buprénorphine
risque de chasser brutalement l'
héroïne
de tes récepteurs, te produisant par la même occasion un bon ptit manque des familles bien douloureux et impossible à soulager.
Tu es dans la démarche d'arrêter, et c'est très bien. Malgré tout, il faut que ce soit toi qui le veuilles, pas que tu te sentes forcée par le regard de ton copain / la peur de le perdre ... De nombreux UDs ici te diront qu'un
sevrage
précipité non voulu ne t'apportera rien de bon. Il faut absolument prendre ton temps, et admettre que les rechutes font partie intégrante du processus. Ne culpabilise pas, la situation ne le mérite pas, et ne diabolise pas le produit : cette "abjecte
héroine
" est une molécule puissante et intéressante aux nombreux bénéfices. Essaies d'avoir un suivi digne de ce nom, avec un addictologue et si possible un psy, ça te sera d'une grande utilité. Sois transparente avec eux : ils ne sont pas là pour te juger, mais pour t'aider au mieux en fonction de leurs connaissances.
Une drogue, c'est comme un marteau : tu peux t'en servir bien (planter un clou) ou mal (fracasser le crâne de ta belle mère). Mais dans tout les cas, le problème n'est pas "la drogue", c'est l'usage que tu en fais.
Courage :) tiens nous au courant !
Elyzia
31 août 2017 à 16:30
Coucou!
Merci pour ta réponse, tres complète et intéressante d'ailleurs!
Désolée du temps de réponse, ce fut dur, mais voilà, 5jours sans
Heroine
!!!
Pour répondre à ton interrogation, c'est bien pour moi que j'arrête l'
héroïne
, non pour mon couple: j'avais tenté avant qu'il soit au courant mais c'était compliqué...
Du coup me voilà à 4mg de Sub par jour, ca se passe plutôt pas mal!
Meme si j'avoue que de tomber accro de ce médicament me fait un peu peur...!
psychodi
31 août 2017 à 16:43
Elyzia a écrit
Meme si j'avoue que de tomber accro de ce médicament me fait un peu peur...!
alors déjà : "faute avouée à moitié pardonnée"
ne tombe pas dans la logique de l'aveu, ce n'est pas un crime de consommer des drogues qui sont légales
entre "tomber accro" à un médicament autorisé, prescrit, encadré, que tu peux réduire progressivement, avec du soutien et tout et tout...et "tomber accro" à l'
héro
avec tout ce que ça implique (pas autorisé, produits de
coupe
, incidences sur la santé, sur les relations, l'argent et compagnie...), ce que tu vivais déjà apparemment avant de faire ta demande de
TSO
...quel est le pire ?...en plus tu as l'air d'être "tombée accro" de ton mec...alors bon...l'amour aussi serait une drogue dure ? (drogue molle, ça doit être vers la cinquantaine, non ?)
bravo pour ta démarche en tous cas...tout mon soutien
Dernière modification par psychodi (31 août 2017 à  16:43)
Caïn
31 août 2017 à 16:56
Oui 8 mg de
subutex
, ça me paraissait beaucoup. J'étais un consommateur très modéré d'
héro
(1 g me faisait une semaine voire plus) et j'ai été mis sous
suboxone
mais à 2 mg. Comme j'avais arrêté l'
héro
depuis 4 jours (mais sans rien prendre d'autre) quand j'ai pris mon
suboxone
pour la première fois,ça a été le kif total, peut-être même mieux que l'
héro
(en tout cas mieux que le
brown
pourri qui tournait quand j'ai arrêté).
Je rejoint Thecatdechire, ne diabolise pas l'
héro
, c'est une magnifique, mais dangereuse substance. Je n'aurais jamais arrêté s'il n'y avait eu les difficultés d'approvisionnement, les produits de
coupe
que l'on met dans la
came
, et surtout le prix que ça finit par coûter même en parvenant à se limiter (ce que j'avais du mal à faire à la fin).
Profite bien de ta période de découverte du sub, au début c'est en général le top, ça dure longtemps, l'effet est plus subtil mais loin d'être désagréable. Malheureusement ça ne dure pas. C'est un peu comme la
came
, passé le moment de découverte où tu kiffes, tu finis par te faire des rails où tu ne sens rien (alors que tu en mets quatre fois plus qu'au moment où tu commençais).
Surtout, quand tu n'auras plus ces effets agréables avec le sub, n'augmente pas le dosage (sauf si tu es sous-dosé, ce qui n'est apparemment pas le cas). ça ne sert à rien (le sub a un effet plafond) et si un jour tu veux tenter de te sevrer, ce sera plus dur parce que tu auras plus de paliers à passer dans la diminution.
Il ne faut pas avoir peur de tomber accro au sub, c'est malheureusement inévitable. ça ne veut pas dire que tu en sortiras jamais mais si un jour tu veux aussi arrêter le sub, il faudra y aller très progressivement. Tu trouveras ici des gens pour te conseiller, si c'est ton choix.
Mais pour l'instant, essaie de reconstruire ta vie, de l'apprécier sans te poser la question du
sevrage
.
Quand j'ai commencé mon traitement mon toubib m'avait dit que j'en aurai pour minimum 1 an et demi, et 4 ans après j'y suis encore, j'ai juste baissé de 0,2 mg, trois fois rien.
Bon courage,
C.
Dernière modification par Caïn (31 août 2017 à  16:57)
Junon
19 juillet 2018 à 11:08
bonjours, hier était mon premier jours sous
subu
et malgré que le switch est venu me soulager au bout de
24h de manque j'ai du augmenter la dose prescrite pour avoir un semblant de tranquilité (10mg au lieu de 4)
oui je sais c'est pas recommandé mais j'avais des cachets en plus et les signes de manques continués meme sous 8mg (frissons, jambes folles, mal au ventre, sudation)
bref ce matin je me reveil en forme après une nuit très difficile, étant nouvelle usager je me demande comment bien utilisé le
subu
(lol ça me fait bizzare de me lever et de ne pas devoir faire ma trace du matin)
bref ayant pris la première dose hier vers 22h30 je dois la reprendre à la meme heure aujourdhui? je peux avancer l'heure si je ne me sens pas bien? je peux egalement augmenter la dose comme hier si je vois qu'elle ne me satisfait pas (et pourtant je recherché juste d'être tranquille)
merci
pierre
19 juillet 2018 à 12:17
Normalement c’est un traitement qu’on prend toute les 24h. Il faut que tu trouve le meilleur horaire de prise. Ça peut être quand tu te couches ou quand tu te lève. Il faut que tu es 10mn devant toi pendant lesquelles tu ne parles pas et tu laisses fondre le cachet sous la langue.
Lors de l’initiation, si tu te sens en manque, tu peux augmenter les doses. Il n’y a pas de risque d’overdose comme avec la metha. Tu peux prendre la même qu’hier aussi.
Tu ne parles pas de médecin mais ça serait bien d’avoir un avis médical.
Junon
19 juillet 2018 à 12:32
oui j'ai oublié de parler du medecin, c'est lui qui m'a prescrit du 4mg après que j'ai fait les demarches dans un
CSAPA
, je le revois dans une semaine pour discutter de tout ça
ok content de lire que je peux me permettre d'augmenter un peu les doses, j'avais culpabilisé en le faisant hier, possibilité de couper le traitement en 2x et de le prendre 2x dans la journée?
merci
pierre
19 juillet 2018 à 12:43
Oui c’est possible. Beaucoup d’usagers prennent leur
subutex
en plusieurs fois par jour même si ce n’est pas indiqué comme ça sur la notice.
Mais la prise unique est un dogme qui ne tient plus. Et par exemple, quand tu prends de la
buprenorphine
(principe actif du
subutex
) pour la douleur, tu en prends plusieurs fois par jour !
Zazou2A
19 juillet 2018 à 13:48
Salut
Globalement je n’ai pas grand chose à rajouter aux réponses de pierre
Il est tout à fait normal de ne pas se sentir au top les premiers jours lors du passage d’un agoniste complet vers un agoniste/antagoniste.
En plus du fait de devoir trouver le bon dosage pour être confort (phase d’induction du
tso
) il faut prendre en compte qu’au début la
bupré
ne va pas « combler » les récepteurs de la même façon que L’hero, ce n’est donc pas fsfd de passer par une phase de léger mal être, pendant laquelle quelques symptômes type manques persistent
Rassure toi ça ne dure pas longtemps, et en quelques jours à peine ton corps sera habitué à la bhd, et tout ira bien
Mais c’est important d’etre Un peu carré pendent l’induction, sinon tu ne sauras jamais quelle dosage est le bon pour toi.
Alors; théoriquement la
bupre
se prend en sublinguale une fois toute les 24h; plus ou moins à heure fixe.
Voilà pour la théorie mais il faut adapté ça à ton ressenti surtout !
Perso je pense que le mieux c’est de le prendre le matin, pour éviter d'avoir le pic pdt la nuit et de n pas tenir la journée. Enfin moi c est tjr ce qui a marché le mieu.
Si jamais tu avais quand même quelques symptômes ou que tu te sens moins bien, tu peux en reprendre comme ça en fin d’aprem.
Comme l’a dit pierre bcp d usagers le font !
Perso j ai commencé le
suboxone
a 18 mg le matin et 4 en début de soirée.
Pour ojd, je pense que tu devrais juste prendre quelques mg, pour ne pas être mal surtout.
puis commencer avec un protocole et des dosages définis à partir de demain.
C’est surtout histoire de savoir vmt de combien tu as besoin pour être bien, et pouvoir avoir une prescription adaptée; comme ça a été dit, pas de risques d’OD avec la
bupre
seule
Zaz
Junon
19 juillet 2018 à 13:59
yes merci ça me rassure car j'avoue ne pas me sentir top
je vais laissé au traitement sa capacité d'agir, en esperant ne pas devoir passer à la metha
Junon
26 juillet 2018 à 21:17
Bon je viens aux nouvelles : le reste de la semaine s'est passé niquel j'me suis stabilisé à 4/6mg, je le prend en
sniff
(je sais que c'est pas top mais ça me permet de toujours avoir mon truc à sniffer, et d'éviter d'me decharger sur la c.) , j'apprécie l'effet du
subu
je trouve qu'il donne un petit boost assez sympathique à prendre le matin
sinon quel bonheur de se sentir "sobre" sérieux, ne plus se lever en manque les premières fois ça m'a tellement étonné, puis un peu plus d'énergie au quotidien j'aime
également je viens de lire qu'on pouvait le prendre en spray, j'trouve la technique carrément bonne, permet de baisser la dose super lentement en continuant d'avoir l'effet
sniff
, bref je verrais ça quand j'aurais deja un peu baissé
Porygon
26 juillet 2018 à 21:37
En tout cas si tu dois être amené à faire des extras fais gaffe car le manque précipité c'est pas jolie jolie.
Perso j'ai attendu 24h depuis mon dernier shoot de sken ben je me suis tapé un manque précipité et ça me
Ca fait 2 fois que ça m'arrive.
Du coup je vais passer à la métha parce que le sub c'est trop galère si tu dois êtres amené à faire des extras (après chacun à sa vision de "stabilisé").
Porygon,
Junon
26 juillet 2018 à 22:00
yes j'avais mega peur du manque précipité quand j'ai fait le switch, j'ai attendu exactement 24h j'voulais surtout pas me taper ça
sinon non je compte pas faire d'extra, fini l'
hero
pour moi, d'ailleurs je trouve que le
subu
est bien fait dans le sens oû ce phenomene agoniste/antagoniste rend bien difficile les extras comme tu dis
bonne continuation:salut:
filousky
27 juillet 2018 à 11:12
Junon a écrit
sinon quel bonheur de se sentir "sobre" sérieux, ne plus se lever en manque les premières fois ça m'a tellement étonné, puis un peu plus d'énergie au quotidien j'aime
TSO
qui fonctionne !
C'est très exactement la première pensée que j'ai eue après mes premières prises de
méthadone
. J'avais ramé avec tout un tas d'essais de
sevrages
ratés et d'un seul coup rencontre avec ce qui allait me sauver a vie !
Je te souhaite de la réussite dans la suite des évènements.
Fil
Junon
28 juillet 2018 à 21:31
filousky a écrit
Junon a écrit
sinon quel bonheur de se sentir "sobre" sérieux, ne plus se lever en manque les premières fois ça m'a tellement étonné, puis un peu plus d'énergie au quotidien j'aime
TSO
qui fonctionne !
C'est très exactement la première pensée que j'ai eue après mes premières prises de
méthadone
. J'avais ramé avec tout un tas d'essais de
sevrages
ratés et d'un seul coup rencontre avec ce qui allait me sauver a vie !
Je te souhaite de la réussite dans la suite des évènements.
Fil
Merci!! oui j'avais un peu d'appréhension mais ça me va à merveille
pour l'instant je reste en stand by je penserais à réduire quand je serais près
je vous tiendrais au courant,
amicalement
Junon
26 août 2018 à 23:32
Bonjours, j'ai une petite question qui m'embette depuis qq temps à propos du traitement
J'ai lu dans la notice que forte consommation de café (également d'
alcool
) interférait avec la
bupré
, étant un bon consommateur de café cela m'embete un peu.. quelqu'un aurait-il des infos à ce sujet?
Junon
28 août 2018 à 18:35
Bon j'ai trouvé ça sur wiki :
"Lors de la prise sublinguale, il est conseillé d'éviter de consommer du café/menthe et autres car ils réduisent les pores et veines des muqueuses (vasoconstriction) et donc la quantité absorbée.
En effet, ces produits n'interagissent pas avec le médicament mais diminuent fortement l’absorption et la dose prise, résolvant ainsi finalement un mystère vieux de plus d'un siècle."
ça se tient mais perso j'ai jamais vu la différence d'asimilation les fois ou je bois du café ou pas,
puis de une je le prend en
sniff
(je sais pas si ça chance qqchose) puis je le prend en 2 prises,
je peux comprendre que dans le modèle d'une prise sublingu' par jours, il faut maximiser l'asimilation, mais pour l'instant j'ai pas constaté de pb
Xen
03 février 2015 à 13:31
Bonjour,
Je passe de temps en tant sur ce site, je suis dépendant au Sub depuis 15 ans.
3 mois d'
héro
=> 15 ans de Sub !
Mon problème c'est de me limiter le nombre de prises par jour. Avant même de parler de serverage physique, je m'attelle au
sevrage
psycho.
J'ai longtemps détourné le médicament en défonce "clean".
Facile de prendre un petit 0.4, n'importe quand, à  la moindre faiblesse, 1H de taf de plus... Souvent lié à  performance pour moi, ou une certaine gestion du stress.
Cela va mieux, je vois du monde, Psychologue, Magnétiseur... Je me prends en main, et je commence à  faire le différence entre le médicament et la drogue.
Cela passe par l'arrêt du Snif qui été devenu la règle chez moi. De toute façon d'un point de vue santé, j'étais sur le fil, avec des problèmes de sinusites devenu quasi chronique...  Cela m'a poussé vers l'arrêt du
sniff
, je tiens...
Du coup, je prend mon traitement pour ce qu'il est, un traitement pour ne pas subir le manque.
Cela passe aussi par la dose unique, et là  aussi, c'est mieux, je me cherche encore un peu, mais ça commence à  être pas mal...
Il est très important d'être suivi. Mes succès sont aussi le résultats de mes discutions avec le psy, et autre... Très important ! Cela permet de consolider ses acquis, d'être soutenu. J'ai fini par le comprendre...
Ma dose de confort se situe autour de 1mg. à  2mg, cela ma fatigue à  la longue, à  moins, c'est encore un peu difficile, symptôme de "pré manque", baillement, frisson, baisse de l'energie, avant 24H.
Je suis plus trop inquiet, j'ai de nouvelles motivations, une prise de conscience du coté psycho et je suis satisfait de mes succès.
J'en viens a ce qui m'amène.
Je cherche des conseils, des expériences sur l'arrêt total. Pour moi ce site et internet en général, c'est comme la jungle ! Je comprends plus rien, et au final, cela fait plus de peur que de bien.
On lit de tout : Du super atroce, ou relativement cool !
J'ai une connaissance qui me dit avoir passé le cap du 0.4, en quelques jours, avec une bonne dose de sport nautique... je veux y croire, de tout façon, comment se jeter dans l'arène si on est persuadé qu'on est parti pou 6 mois d'enfer ?
Alors je voudrais savoir qu'elle est le protocole de
base
?
Stabilisé à  0.4, voir 0.2, que faut il faire ?
majama
03 février 2015 à 13:48
Salut Xen,
J'suis pas la mieux passer pour répondre j'suis en plein dedans mais plutôt "soft"..
Je pense qu'ici tu vas trouver des réponses,c'est même sur !!
Y aller doucement c'est le mot d'ordre si tu veux pas souffrir et dormir un peu ..
Stabiliser à  0.4 puis à  0.2 pour ne pas sentir les désagréments c'est la meilleur solution je crois.
Tu peux aller voir sur le blog de "Nicomomo" (comme toi  plus d'une 10 d'années de conso) Il l'a fait à  la rock'and roll de 0.8 à  rien il en à  chié  ..
Bref la patience et tout ce que tu fais déjà  suivi psy ect ect ... C'est la clé...
Tu devrais en voir le bout assez vite si t'es motive et tu m'en à  l'aire ..
Courage à  toi !!
Majama
Dernière modification par majama (03 février 2015 à  13:54)
Xen
03 février 2015 à 14:20
Merci !
Cela semble assez réactif par ici, j'ai aussi déjà  quelques MP...
Je pense peut être au switch Sub / Meta, le toubib de mon centre ( dont je me suis décidé a pousser le porte il y a quelques mois) pense aussi à  ça...
J'espère que ce file donnera quelques bons tuyaux !
@+
Amarnath
03 février 2015 à 16:32
Salut,
Je peux faire le résumer de toutes mes lectures sur le sujet en un condensé de une ou deux phrases ou plus.
Il est possible de dissoudre ton 0,4 mg dans du sérum physiologique et le mettre dans un pulvérisateur nasale, ce qui d'après ceux qui l'ont fait, de potentialiser l'effet sur la durée et de baisser avec le temps, le nombre de pulvérisation.
Il y a aussi le temgésic qui permet de baisser encore les dosages.
Une personne aussi prenez une lime à  ongle et grattée chaque jour un peu du cachet, mais le problème c'est que le médoc n'est pas toujours uniforme dans le dosage (d'après ce que j'en ai lu, toujours).
Une autre solution est comme tu le dis, de passer à  la
méthadone
et de faire la
méthode chinoise
, qui est relayé dans de nombreux postes dont le wiki, qui est très bien fait. Ce qui pourrait te permettre de baisser sur 6 semaines ou 10 semaines, sans vraiment t'en rendre compte. Des personnes témoignes du fait, qu'elles ne se rendent à  peine compte qu'elles finissent par ne boire plus que du sirop, sans traces d'opiacé dedans. Tu sais que les marins militaires utilisés cette technique qui durait le temps du voyage de retour en mer, voyage qui durée six semaines et quand ils arrivaient à  Toulon, ils étaient redevenus clean.
Il est possible aussi de chercher la stabilité avec sub ou
méthadone
, avec un très faible dosage et d'éviter de totalement arrêter pour ne pas subir le
PAWS
, bien expliqué aussi dans le wiki. Tu sais c'est le syndrome après arrêt durant lequel tu peux voir apparaître des symptômes de manques et une certaine déprime pendant une période allant jusque six mois, voir un an (très rare) dans le pire des cas.
On aurait dit que j'étais toi.... Comme les gamins dans la cour de récrée. Je serai toi, je me stabiliserai à  un dosage qui fasse que je ne le sens vraiment plus dans mon corps ni dans ma tête (si c'est possible pour moi) et je laisserai les choses se faire tranquillement et j'utiliserai la lime à  ongle si envie de baisser, pour gratter une infime partie du cachet, jusqu'à  arriver à  mes ongles, que je ne prendrai pas au cas ou ils seraient plein de drogue. lol
Voilà , j'ai fais à  peu près le tour des quelques trucs qui sont restés dans mes neurones imbibés.
Je te souhaite de le vivre sereinement, car si il y a bien une chose que j'ai imprimé dans ma propre expérience, c'est que l'agitation qui amène l'inquiétude ou la peur, créent des symptômes de manques assez violent, qui disparaissent dès l'apaisement de l'esprit.
Bien à  toi,
Amarnath
Caïn
03 février 2015 à 17:41
Dans les astuces, on peut aussi jouer sur la durée. Genre un sub pour 24 heures puis 30, puis 31 etc.
Xen
03 février 2015 à 19:22
Merci pour vos réponses.
La
méthode chinoise
, me tente bien.  Après tout le Chine est le pays de l'
opium
depuis quelques millénaires, ils doivent en connaitre un rayon !
Je connaissais pas l'histoire des marins, je vais me renseigner, intéressant.
Maintenant, admettons que tu suives ce protocole pile poile, est-ce que le
PAWS
, sera également un problème ?
Je pense aussi aux méthodes énergétiques alternatives. Je suis pas super calé, mais j'ai un témoignage et une expérience intéressante, sur une personnes qui aide à  décrocher de différents trucs. Une histoire de reprendre possession de son corps, des ses énergies....
Je ne sais pas si certain ont déjà  tenté ces approches alternatives ? Médecine Chinoise, ayurvédique, acuponcture, magnétisme ? Cela me semble pouvoir être aussi une bonne aide.
@+
nicomomo
03 février 2015 à 20:01
Salut.
Ouai, moi je tenterais un truc du genre le coup de la lime. Je trouve que c'est vraiment une bonne idée.
Et faire durer toujours un peu plus comme dit Cain ça peut être pas mal aussi.
Les méthodes les plus "douces".
Bref! En tous cas courage à  toi!!!
Tiens au jus.
A plus
Amarnath
03 février 2015 à 20:04
Je connais bien les méthodes alternatives comme l'Ayurveda, mais qui se pratiquent sur du moyen terme. En Inde tu peux faire ce que l'on appel un Pancha Karma, qui va durer environ 5 semaines et qui consiste en des massages divers, nettoyage du corps par les voies orales et anales. Ça décape et tu ressors du truc, complètement perché spirituellement. Ça éveil l'esprit et le corps est comme neuf.
Sinon le Inipi des indiens d'Amérique, qui est une hutte à  sudation. Très très chaud !
Le sauna c'est la version pour les chochottes. lol
L'accupuncture si celui qui la pratique est bon, c'est vraiment super.
Il y a aussi les gens qui ont des dons, qui se transmettent dans la famille, comme ceux et celles qui conjurent le feu. Dans les hôpitaux, service grands brûlés, il y a toujours des personnes comme ça qui interviennent à  la demande des médecins.
J'ai deux amis qui ont arrêté de fumer, avec une femme qui faisait des tas de trucs qui paraissent bizarre au premier abord (au deuxième aussi). Il n'empêche qu'en ressortant, plus aucune envie de fumer et trois ans plus tard, ils n'ont toujours pas reprit.
L'hypnose pareil, c'est très efficace quand la personne maîtrise bien.
Le tout c'est d'avoir la chance de trouver les bons praticiens.
Il faut aller là , où les gens sont majoritaires pour dire que l'efficacité est au rendez vous.
Le dernier dans le genre, c'est un micro kiné, qui m'a fait deux séances et qui écoute ton corps pour savoir quels sont les traumatismes à  régler, par micros pressions, qui influent sur la mémoire cellulaire.
Il a pu me donner une dizaine de dates de traumatismes, avec les mois et les années exactes. C'est plus que bluffant, c'est même déstabilisant, si on a pas l'habitude de ce genre de choses. Par contre attention ça déménage, émotionnellement ça remue fortement. Physiquement aussi d'ailleurs.
Si tu habites dans le Sud Est de la France, genre Montellimar ou Avignon, je te joins par MP pour te donner une adresse et quelques infos sur des personnes qui peuvent vraiment changer la vie. Je mesure mes mots.
Bonne soirée.
Amarnath
ziggy
03 février 2015 à 23:48
le seule vraie protcole pour arreter le
subutex
c'est le respect des diminutions de 10% par palliers. C'est le seul moyen durable et qui a donné des résultats que de nnombreuses études corroborent. Les gens qui  lachent leur traitement en cours de route pour s'en défaitre, tu les retrouves pour la plupart dans des consommations paralleles rapidement voire toute simplement case départ à  2gr/
rabla
jour au pire - au mieux ils ont souvert 2 mois pour QUEUDAL et reprenne le
subu
souvant à  un dosage supérieur à  celui davant le
sevrage
....
Les jeunes ne veulent pas comprendre , comme moi pareil. ALos jai fait 7 ou 8
sevrages
de la
bupré
. Il m'est arrivé parfois de tenir des 3 mois sans une prise mais j'ai systématiquement repris quand meme. J'allais trop vite, je baclais les étpaes.
Un pas l'un apres l'autre est la seule solution. Le
sevrage
brutale ? En 10 ans, j'ai observé sur des centaines d'usagers et j'ai fait cette mesure : jusqu'a  l'an dernier c'était 99% d'echec car un avait réussi mais comme il a rechuté et est en prison  pour 15 mois et vient de redecrocher à  la dure en cabane, je crois que je peux annoncer de mon expérience et vécu qu'autour les
sevrages
brutaux ont un score répété de 100% d'echecs/
Par contre je connais plein de gens qui se sont sortis la tete du sac : tous (strcitement) ont suivi lentement le protocole  médical. Et la comme par hsard, ca marche. Comme quoi la médecine c'est pas que idiots ! bref pas besoin d'aller chercher partout à  droite à  gauche la réponse qui est la meilleure dans la bouche de l'additco
ziggy
03 février 2015 à 23:54
stabilisé à  0.2 mg, tu arretes quand tu es pret ou si tu as le courage tu fais un dernier palier. Moi j'ai areté une fois à  0.4mg et c'était pas facile franchement. On m'avait ca va durer 4 jours. 4semaines apres j'étais toujours pas frais à  tel point que ca me petait les couilles et un soir j'ai craqué - j'étais mal depuis 30 jours - et j'ai acheté 2 grammes de
came
. 4 jorus apres, j'ai repris le
subu
. Un coup d'épee dans l'eau. En fait moi je n'ai jamais réussi avec le sub. Je suis passé à  la
méthadone
et quand j'ai diminué pour moi c'était plus cadré et plus confortable que le sub et je suis arrivé à  1 mg (en gros .2 de sub) et j'ai arrete un jour ou je l'ai senti. Je n'ai RIEN eu. Pas une sueur. Petites difficultés d'endormissement meme pas d'insomnie.
Sevrage
BB auquel je croyais pas puisque chaque jour je craignais un effet reteard. AU bout de 15 jours le manque était toujours pas venu. Par contre le 0.4 de sub, c'était pas cool... c'était eme plus dur que la fois ou j'ai arrété à  4 mg... donc...
Xen
04 février 2015 à 13:09
Hello,
La méthode de Cairn, est intéressante,  poussé un peu chaque jour. Je connais quelqu'un qui a fait ça contre le
coke
, ça a marché (certes un poil plus facile à  arrêter qu'un Opi)
En fait, je rentre dans un période ou je fais déjà  un peu ça naturellement. Aujourd'hui pas exemple encore rien pris, et puis tant que je suis pas en mode pré manque, pas la peine de s'affoler, et puis j'aime bien l'énergie que ça me donne.  Et puis demain, j'en prendrai peut-etre un peu moins... Tous ça est assez nouveau en fait, et pour le première fois je tiens...
Je pense que les personnes que j'ai rencontré (Psy, Médecine Chinoise, Magnétiseur), tous ça à  fini par porter ces fruits... Quand on commences à  se prendre en main, les choses viennent plus facilement, sans perdre de vue que rien est gagné d'avance. Je trouve que l'idée de reprendre possession de son corps est essentielle, surtout que les Opi te ballade loin... mais a long terme cela empêche le corps de respirer, le corps s'épuise.
En fait tout est histoire de dosage... Et oui 0.2 de sub, c'est surement encore beaucoup, et oui, dans la médecine il n'y a pas que des idiots !
Au final, après être réellement débarrassé de l'aspect psycho, du "doudou", il me semble aussi qu'un atterrissage en douceur, c'est ce qu'on peut se proposer de mieux.
Sous Métha cela semble plus facile, notamment parce que peut la diminuer quasi à  l'infini.
Sur ce point, je vais écouter aussi mon centre, quand je serai vraiment prêt, à  0.4 jour, voir 0.2 jours.
Merci pour vos réponses ;-)
Disturb
04 février 2015 à 13:18
je voudrais pas dire de betise, mais perso j'envisage meme , si c'est toujours dispo ,  , de passer au Temgesic , qui permet un ultime pallier , après le 0.2 du SUB, le 0,1 Temgesic.
Par contre ziggy : je comprends pas le coup des 10 %   ??????  tu parles de 10% de diminution ? en gros passer de 1mg à  0,9 mg
comprends pas....
Quoi qu'il en soit je pense que tu trouveras toi même la méthode , et les étapes qui te conviennent le mieux Xen.
le tout est de ne pas se la jouer trop pressé et se faire du mal pour rien. c'est un coup à  replonger x10 .
ziggy
04 février 2015 à 14:14
Disturb a écrit
je voudrais pas dire de betise, mais perso j'envisage meme , si c'est toujours dispo ,  , de passer au Temgesic , qui permet un ultime pallier , après le 0.2 du SUB, le 0,1 Temgesic.
Par contre ziggy : je comprends pas le coup des 10 %   ??????  tu parles de 10% de diminution ? en gros passer de 1mg à  0,9 mg
comprends pas....
Quoi qu'il en soit je pense que tu trouveras toi même la méthode , et les étapes qui te conviennent le mieux Xen.
le tout est de ne pas se la jouer trop pressé et se faire du mal pour rien. c'est un coup à  replonger x10 .
Grave et le temgesic est une super idée, meme le couper en 2 si besoin : en gros plus c'est lent et indolore mieux c'est et plus ca dure.... Faut voir ca au tres long cours, c'est un marathon. Si t'es obligé de te mettre sur les freins des les premiers soirs, c'est mort tout simplement parce qu'une décroche d'
opiaces
c'est rude et surtout tres long - meme la
came
en vérité ca n'a jamais duré 4 ou 5 jorus - ca c'est la phase "acute' ou les douleurs sont extremes mais apres, y a l'apres qui prend des semaines et des mois d'inconfort pour revenir à  la normale.... c'est un peu rallongé avec les substituts mais au bilan meme pas tant que ca.... une decro de sken c'est pareil ca dure une grosse quinzaine de merde comme le sub et apres t'es rincé pour quelques semaines.... perso j'ai jamais réussi à  part une seule fois et encore ca n'a tenu qu'un an et demi mais on est tous différents et j'espere en tout cas que ma prochaine sera la bonne.
la regle des 10 % Oui c'est exactement ce que je dis; c'est la regle en
méthadone
tant qu'on  peux le faire, ce qui rend la
methode chinoise
aussi totalement transparente et indolore une fois les premiersr palliers passés (ca descend vite au début et de plus en plus lentement progressivement). A la fin c'est de l'homéopathie, on boit de l'eau qui contient 0.01 % de
methadone
: pour ca le sirop est excellent....
En gélule a partir de 10 on diminue de 1 mg, et en dessous de 5 on essaie meme de faire des demi-mg. Avec la fiole et une pipette graduée c'est possible. Pour le
subutex
, c'est possible aussi, bien que je l'ai jamais fait comme ca, bien que j'avais les temgesic .2 qui sont assez gros et qu'on peut facilement se démerder à  sectionner.
Tout ceux qui ont fait le
sevrage
du
subutex
0.4 mg savent que c'est bien trop élevé pour s'en sortir facilement et c'est bien dommage... et ce pour plusieurs raisons, la premiere qui est la non linéarité de l'effet dose/effet, le
subutex
est plus actif dans les seuils bas comme on le sait, lié à  la saturation et l'effet pallier. Aussi quand on entend dire que les derniers mg sont les plus durs c'est essentiellement vrai pour le
subutex
. Un article d'addicto qui dosait le taux de
buprénorphine
dans le sang montrait tres nettement qu'avec  10 mg ,on obtenait une concentration d'a peine 50% de plus qu'a 2 mg.... et cela est d'autant plus vrai que la dose est basse. Ce qui explique pour les gens galerent tant a partir de 2 mg et en dessous. Si on ajoute à  cela, le fait qu'il n'y a pas d'interdosage à  part le 0.4 mg ou le tem (il faudrait clairement un 0.1 mg) , ca facilite pas la partie. 0.4 mg c'est pas 3 jours dans le pieu fatigué, moi ca m'a fait 15 jours de manque prononcée - impossible de pioncer, jambes en bois, dos en compote, frisson d'enculés, suées de batards... tres sérieusement je n'ai fait aucune différence avec des décroches à  des doses plus élevés. Bref la diminution du sub sur la derniere longueur, pour moi ca a été une tannée; mais attention je dois aussi dire que je le sniffais, je ne sais pas si ca change quelque chose (il parait que la biodispo est plus faible en IN donc... c'est peut etre encore plus dur en sublingual (ou pas).
Bref, tout ca pour dire qu'on entend dire partout que la
buprénorphine
est plus facile à  arreter que la
méthadone
. Mon témoignage est tout à  fait à  l'opposé. J'ai essayé 6 ou 7 fois avec le sub, en vain. J'ai un pote qui est à  0.4 depuis plus de 5 ans, et pour lui aussi, l'arret est une catastrophe et systématiquement 1 ou 2 mois apres, il se voit forcer de reprendre....
alors que ca je ne l'ai pas du tout eu avec la
méthadone
qui a un mode d'action différent et j'ai trouvé la diminution beaucoup plus facile et une fois à  1 mg de metha, ben y a plus qu' à  le sentir venir ...  mais il y a peut etre aussi la question du suivi et de l'encadrement : en csst t'es bien accompagné alors que des bons généralistes addicto c'est rare...
Dernière modification par ziggy (04 février 2015 à  14:19)
ziggy
04 février 2015 à 14:16
Disturb a écrit
je voudrais pas dire de betise, mais perso j'envisage meme , si c'est toujours dispo ,  , de passer au Temgesic , qui permet un ultime pallier , après le 0.2 du SUB, le 0,1 Temgesic..
ah bah c'est cool alors moi ca n'existait pas en 2008 2009, le plus petit sub etait à  0.4 mg et le temgesic n'existait qu'a 0.2mg...
Xen
04 février 2015 à 20:03
Hello Ziggy, all,
L'histoire de la non linéarité, c'est super claire, c'est d'ailleurs je crois un but pour éviter les surdoses. En même temps, vers le bas, c'est un vrai problème ! Je suis consterné que les labos ne proposent pas de "BBD" (Bup Basse Dose)... Faut croire qu'ils ont a perdre !
Il y n'a donc personnes d'assez haut placé qui pourrait mettre "enfin" le sujet sur la table ? Cela me parait dingue, vraiment...
1/ Tu parles de faibles doses de Métha, en gélule ou sirop ?  Je comprends que seul le sirop est adapté pour les très faibles paliers, exacte ?
2/ Sinon, c'est quoi les dosages les plus faibles en métha ? 1 mg ?
3/ 0.2 de sub, cela fait combien en métha ?
4/ Il semble que cela ne soit pas simple de se faire prescrire Du tem... Je comprend pas bien pourquoi ?
5/ C'est quoi le plus faible dosage en tem ? 0.1 ?
6/ J'entends dire que la
Bupre
n'est pas répartie de façon homogène dans les comprimés !  vrai ou pas ? Pour tous les labos ?  L'histoire de limer le comprimé c'est pas mal aussi, mais il y a cette limite.
Merci pour vos réponses.
Dernière modification par Xen (04 février 2015 à  20:08)
prescripteur
04 février 2015 à 20:27
En principe les cps de Temgesic 0,2 mg ne sont pas sécables. Et les couper "au nez" est un peu aléatoire.
nb= j'ai vérifié sur Internet, les sites à officiels n'ont pas la mention sécables ni en France ni en Suisse. Toutefois sur certains sites non officiels il est mentionné "sécable", notamment sur un site suisse. Il y a peut etre eu dans le temps une forme sécable. Si quelqu'un connait ou a connu, peut il donner des détails ?
Pour la
methadone
gélule le plus bas dosage est 1 mg. Le sirop permet en particulier la
methode chinoise
.
Enfin 0,2 mg de sub correspondent à  environ 1 à  2 mg de
Methadone
.
Amicalement
Dernière modification par prescripteur (04 février 2015 à  20:30)
away
04 février 2015 à 22:18
Bonsoir Xen, salut les Psychoheads,
Je prends de la BHD depuis un an et demi à  10mg et pour l'instant ça me convient très bien.
Je voudrais te poser une question :
- après 15 années de Sub, aurais-tu un conseil ou deux à  donner quant au traitement, à  l'usage sur la durée ?
Pour ma part, après avoir lu et échanger sur PA et au bout d'un an de conso, il y a quand même un truc qui me fait flipper : la suite (je la vois en positif mais sait on jamais ?...)
Merci
Bonne soirée à  tous.
Away
Amarnath
04 février 2015 à 23:53
Away, ne change rien dans ta façon de voir les choses, reste positif, rien ne te l'interdit. c'est ce qui fait ta force et c'est aussi ce qui donne cet équilibre qui se lit à  chacune de tes interventions. Alors 'il te plais, ce n'est pas maintenant que tu vas commencer à  flipper. Tout va bien, ne change rien. Cela ne t'empêche pas de te renseigner, mais garde ton optimisme légendaire.
Amarnath
ziggy
05 février 2015 à 05:01
Bon ben le grand truc c'est pas aller vite. La
méthadone
avec ces petits interdoses multiples (1,5,10, 20 40, 60) permet carrémet de faire des dosages super précis. J'ai un pote qui était à  120 mg, et qui s'est fait une regle de diminution d'un MG tous les 3 jours et il a diminué en moins d'un an de 120 à  10 mg avec 0 effets de
sevrage
ressentie et une qualité de life constante, il était occupé et se sent aujourdhui mille fois mieux car meilleure affectivité, libido restaurée, anorgasmie terminée, constipation fini etc... mais bon ca faisait 10 ans qu'il était régulier dans son traitement et sans conso parallèles, une vie parfaitement stabilisée à  tout niveaux, les gamins, le taff, le sport... bref le clliché du Renton à  la fin du film
diminuer tres lentement" its the only key" et y a rien d'autre à  faire sinon les choses s'agitent et le corps (ou le cerveau) adore nous le faire payer avec une belle compensation retard de plusieurs mois parfois et je suis persuadé que bon nombre de grosses rechutes prennent leur origine là , sans avoir à  aller trouver caution dans des analyses psycho-psycha-caca....
ex:  moi c'est tres net, on m'a fait passé de 40 à  25 mg par précaution pour me mettre sous
effexor
qui soi disant interagit avec la
méthadone
et potentialise son effet de 25% environ, parfois plus. Le
doc
m'a pas trop laissé le choix : l'indication d'
effexor
lui a plu (c'est moi qui ai proposé, ayant du mal à  trouver un
AD
qui me convienne y a 4 ans et la cure passé fut un miracle) malheureusement cet
AD
pourrait s'additionner a l'effet seroto direct de la
méthadone
. Bref, je peux vous dire que c'est pas violent mais que ca va faire 7 nuits de suite - que j'arrive à  dormir entre 1 et 4 H (si j'ai de la chance et surtout si je me couche pas tot) car le corps veut sa putain de métha... à  04H. Et comme un con je l'éduque dans ce sens la puisque ca me fait chier d'etre reveillé drap mouillés jambes légèrement keuchisés et de devoir attendre le petit matin sans dormir pour prendre ma métha. Du coup, pour avoir un médoc au lever, je garde l'
effexor
. M'enfin voila un bon exemple d'une baisse de 33% d'un substitut et je suis qu'au début je pense... ca va faire bientôt 15 jours et ce changement de dosage a totalement de dereglé mon cycle jour / nuit avec les 24H qui ne tiennent plus. Ca reste faisable mais bon pas étonnant que depuis 2 ou 3 jours, l'idée d'aller chercher une bonne boule de rablure se fait de plus en plus jour. Bref, je revois le
doc
apres demain, et j'espere qu'il me remonte au moins à  30 quoi !
putain il est meme pas 05H, ca fait une heure que j'ai pris ces putains de gellule et toujours en semi mode "jambe"... meme si ca commence à  se dissiper !
ziggy
05 février 2015 à 05:52
Xen a écrit
Hello Ziggy, all,.
bonne nuit Xen, en espérant qu'elle soit moins "boulanger" que la mienne, bien que la ca va faire une heure que j'ai inondé de mes 25 mg/quot et que ca commence à  le faire mieux... . Je m'attendais pas à  me fadder 15 jours de semi decro à  cause de la mise en route d'un viel
AD
. Du coup ce que j'ai gagné d'un coté par l'
AD
et repris par le minisevrage... encore des protocoles chiants et pas tres efficaces.
du coup ca m'a donné du temps pour te répondre plutôt que de préparer des baguettes...
Xen a écrit
L'histoire de la non linéarité, c'est super claire, c'est d'ailleurs je crois un but pour éviter les surdoses. En même temps, vers le bas, c'est un vrai problème ! Je suis consterné que les labos ne proposent pas de "BBD" (Bup Basse Dose)...
Faut croire qu'ils ont a perdre !
,.
en fait, je suis pas sur qu'il y ait tout simplement meme  une quelconque conscience d'un problème en fait.Car c'est sur, les médecins a cette question vont te répondre
"euh monsieur va falloir à  apprendre à  plus vous regarder le nombril"...
ou "
allez bon n'y pensez plus c'est dans votre tete".
Oui c'est dans nos tetes a part  j'ai un exemple assez précis = en break de sub 0.4 mg pour obtenir un maigre soulagement il me fallait facilement 1.5 plaquette de
codeine
type neo (et ca me soulageait qq heures moyennement) soit 300 mg de
codeine
(50 mg de
morphine
) et aucun additco n'accepte de sevrer un patient à  50 mg de
morphine
, ils savent que c'est perdu d'avance et le minimum pour le break
skenan
c'est de descendre jusqu'à  10 mg. Si on est cohérent, ca nous donne comme fin du
sevrage
subutex
pour faire bien le boulot une diminution progressive jusqu'à  0.1 mg pour éviter un syndrome de
sevrage
et c'est je crois le but recherché !
Bref un probleme pas pris au sérieux mais qui s'est grandement amélioré grace aux génériques et aux interdoses de 1 mg. Sinon oui le temgesic est effectivement la solution , encore faut il trouver un médecin sympa pour le prescrire (mais ca pose pas de soucis souvent) mais c'est hors AMM et la sécu pourrait y foutre son nez et refuser.
Si on prend le probleme de la diminution
subu
sous l'angle de la concentration en bupe dans le sang, le probleme "peu connu" est effectivement réel mais bien relatée par les mesures et les revues d'addicto est nette : par exemple, un mec qui baisse de 10 à  2 mg n'aurait pas diminué de 80% son traitement comme il l'imagine mais seulement de 50%. Par contre il y a inversement, un mec qui aurait baissé de 2 à  1 mg n'aurait pas baissé de 50% comme il pourrait le croire mais en fait de 80%... je donne des chiffres qui sont évidemment à  titre d'exemple puisque chacun est différent et selon métabolisme de chacun (évidemment) ca peut varier.
Il y a aussi le coup des gars qui baissent trop vite et prennent alors des potentialisateurs, sans se rendre compte que ca revient à  ne pas avoir baisser et à  se rajouter une molecule de plus au rayon de ses dépendances...
1/ Tu parles de faibles doses de Métha, en gélule ou sirop ?  Je comprends que seul le sirop est adapté pour les très faibles paliers, exacte
la forme sirop est diluable, et tu peux utiliser des pipettes micrograduée. Baisser de 10 % par pallier est possible jusqu'à  un certain point - mais à  un moment tu te retrouves face à  une réalité - baisser de 2 à  1 (perte de 50%), passer de 1 à  0 (perte de 100%?).
le plus idéal pour la toute fin et le last est une
cure chinoise
ou la diminution est lissée très progressivement.... puisque tu passes chaque jour de 1.56 à  1.555 à  1.552 à  1.551 etc etc... et avec ce truc absolument génial car là  la courbe de dilution  n'est pas linéaire non plus mais dans l'autre sens : déconcentration rapide les premiers jours (le plus dur) et de plus en plus lente ensuite. D'ailleurs j'avais lu qu'un breuvage de cure chinoise de plus d'une année contenait encore des traces de
méthadone
à  l'état de microgrammes; l'effet homoépathique dans toute sa splendeur mais j'y crois assez...  c'est la meilleure technique au monde et séculaire , puisque celle employée pour les retours d'indochine avec le laudanum. Les marins décrochaient comme ca : ils avaient leur baril et le diluaient chaque jour un peu plus. Apres 3 mois de traversée, ils arrivaient tout frais et tout clean pour le retour en Europe....
Pour ceux qui n'arrivent pas à  faire un dernier pallier franc vers 0 c'est une possibilité à  envisager.... mais cela nécessite d'avoir du liquide et à  ce jour seul la métha le permet. C'est dommage qu'il n'y ait pas une forme sirop de la
bupré
!!!
Il existe même une variante de la cure chinoise en shoot (
) pour ceux qui ont leur morphinique en liquide :dans un bon litron de
morphine
liquide, chaque jour ils prélèvent un ml de
morphine
et le remplace par un ml de serum. Au bout de 6 mois, tu te shootes plus que de l'eau et t'as rien vu passé ni senti. C'est la décro du chirurgien qui a autant de liquide à  dispo.
2/ Sinon, c'est quoi les dosages les plus faibles en métha ? 1 mg ?
en gélule, la forme  1 mg a bien facilité les choses quand même. Parce qu'avant avec le sirop, le plus c'était 5 mg.
3/ 0.2 de sub, cela fait combien en métha ?
Prescripteur t'a donné la réponse : 1 ou 2 mg peut être même un poil plus sur le plan pratique à  cause de cette courbe réponse non linéaire... comme je te disais  j'ai un exemple assez précis = en break de sub 0.4 mg pour obtenir un maigre soulagement il me fallait facilement 1.5 plaquette de
codéine
(et ca me soulageait qq heures moyennement) soit 300 mg de
codéine
(50 mg de
morphine
) alors que les tableaux d'équivalence te donnent un truc du genre 1 mg sub = 10 mg
skenan
.
4/ Il semble que cela ne soit pas simple de se faire prescrire Du tem... Je comprend pas bien pourquoi ?
l'AMM. Mais si c'est simple. Un généraliste qui te connait depuis longtemps et à  l'écoute le prescrira sans soucis normalement.
5/ C'est quoi le plus faible dosage en tem ? 0.1 ?
Sans vouloir dire de conneries moi je n'ai connu que la forme 2008 c'était un dosage unique : 0.2 mais gros comme un 0.4 Schering plough et sécable facilement...
6/ J'entends dire que la
Bupre
n'est pas répartie de façon homogène dans les comprimés !  vrai ou pas ? Pour tous les labos ?  L'histoire de limer le comprimé c'est pas mal aussi, mais il y a cette limite.
C'est possiblement vrai quand le comprimé n'est pas sécable encore que statistiquement la loi de répartition aléatoire fait qu'il n'y a aucune raison que ce soit plus dosé d'un coté que de l'autre. Je pense que c'est surtout pour les dosages type 8 mg que cela peut poser problème au quotidien mais perso j'ai cassé toute ma vie et pillé des B8 pour tracer et j'ai jamais eu l'impression d'avoir plus de produit d'un coté ou de l'autre du comprimé. Ca doit se jouer d'un point de vue molaire :)
Xen
05 février 2015 à 12:46
Hello,
C'est quoi : "l'effet seroto direct de la
méthadone
."
@+
Leaf
05 février 2015 à 14:14
ziggy a écrit
Tout ceux qui ont fait le
sevrage
du
subutex
0.4 mg savent que c'est bien trop élevé pour s'en sortir facilement et c'est bien dommage...
Mmmh je pense que ça dépend... Pour preuve, la seule fois où j'ai décroché avec succès des
opiacés
(après avoir déconné avec le traitement sub, à  le taper en
sniff
plusieurs fois par jour et en racheter à  côté et donc bien au dessus de mes doses prescrites), j'avais arrêté à  0.4mg après avoir été à  cette dose pendant deux semaines. Juste avant ça j'étais à  0.8 (durant les semaines précédentes j'avais décidé d'arrêter de déconner et de prendre mon traitement au sérieux, j'étais donc à  environ 6mg en
sniff
en plusieurs prises, du coup j'ai rien pris pendant quasi une semaine, ersatz de
sevrage
, et ensuite j'ai repris 0.8mg sublingual et ça me suffisait). Attention je dis surtout pas que qu'il faut s'y prendre de cette façon là  ou que j'ai raison ou que j'ai eu de la volonté ou quoi que ce soit.
En fait j'étais moi-même surpris. En gros j'ai arrêté à  0.4, et sincèrement, à  part des nuits un peu courtes, des suées (bon il faisait chaud) et un peu de chiasse (bon je buvais pas mal de café), j'ai pas eu d'effet désagréable, au contraire, je redécouvrais la vie sans opiacé et c'était mortel, j'avais une pêche pas croyable, j'avais jamais été aussi efficace au taf, je sortais tout le temps, et surtout j'avais une nouvelle copine, on faisait les cons et baisait comme des lapins. Peut-être que ces choses là  ont aidé, je sais pas. Toujours est-il que la transition de "sous traitement" à  "plus rien" est passée totalement inaperçue. Je pense aussi qu'il y a un genre de réadaptation aux sensations normales que ressentent tous les gens qui n'ont pas d'
opiacés
dans le sang, et quand on décroche des opis on peut parfois les assimiler à  des symptômes de manque. Il faut se rappeler que le sub et la métha ont des propriétés analgésiques, donc en décrochant on n'est plus habitué à  ces trucs anodins comme avoir des courbatures dans les jambes ou être un peu crevé...
Xen
05 février 2015 à 18:19
Salut Leaf !
Merci pour ta réponse.
J'ai aussi un témoignage dans ce sens. Stabilisé à  0.4 depuis plusieurs mois, arrêt relativement cool. Comme quoi, ça arrive aussi !
J'ai un peu de mal à  comprendre ton historique.
Tu as passé 2 semaines à  0.4 (sub-lingual, mono prise ?)
Combien de semaine à  0.8 avant  ?  (sub-lingual, mono prise ?)
Combien à   6mg ?  (Sniff)
Entre le 6 et le 0.8, un semaine de
sevrage
?  => Dur ?
Si tu as bien été en mono prise, 24H, ça le faisait ?
Je suis motivé.
Je suis en mono prise (parfois deux => 1mg + 0.4 parfois)
Je le prend plutôt en début d'après midi, après le dej.
Je suis stabilise autour de 1mg, et je retrouve déjà  mon énergie, c'est motivant.
Je suis passé de 4 à  1mg en 2 semaines, sans difficultés.
Je vais continuer la décente, tranquillou.
@+
Xen
05 février 2015 à 18:20
Ziggy,
C'est quoi : "l'effet seroto direct de la
méthadone
."
Merci,
Leaf
05 février 2015 à 18:59
Xen,
Désolé c'est vrai que j'ai pas été super clair dans mon récit. Alors, j'étais à  6-8mg en
sniff
en plusieurs prises, et tout à  coup j'ai eu un retour à  la réalité frappant, où je me suis rendu compte que ce que je faisais ne me servait absolument à  rien et que ça m'emmerdait à  mort, alors, j'ai fait la semaine sans rien (oui c'était pas facile mais les symptômes de manque les plus chiants, dans un
sevrage
sub, arrivent autour du 6ème et 7ème jour, du coup ça m'a permis de réduire ma tolérance à  mort tout en ayant pas à  faire un
sevrage
entier, tu vois ce que je veux dire?)
Après ça j'ai repris les doses à  0.8mg (en sublingual une fois par jour), ce qui m'a permis de reprendre des forces, et le 0.8 me faisait pas mal d'effet à  vrai dire, je suis resté sous cette même dose durant deux semaines. Ensuite diminution à  0.4mg, en sublingual monoprise, deux semaines, et hop, fin du traitement. A vrai dire j'étais vraiment impatient d'arrêter, je voulais stopper après seulement quelques jours de 0.4mg mais mon conseiller m'avait dit d'attendre minimum deux semaines.
Pour être honnête avec toi, en mono-prise ça ne me faisait pas les 24h, mais bizarrement, c'était pas un problème pour moi. Les quelques heures avant la prise du matin étaient pour moi l'occasion de m'habituer aux sensations post-sub, et d'apprendre comment m'y adapter. Je kiffais tout particulièrement les rêves pornographiques qui me réveillaient le matin et la gaule monstrueuse qui suivait, parce que ça faisait un bail que ma libido était endormie. J'avais l'impression d'être sous
MD
en fait, je me remettais à  mater les meufs, je voulais me taper tout ce qui bouge ahahah. Je pense que c'est important quand on se sépare d'un produit, de voir en contrepartie ce qu'on y gagne en échange de ce qu'on y perd. Perso je me suis senti plus vivant.
Bon après c'est pas vraiment une success story parce qu'un peu plus d'un mois plus tard, j'ai retapé de la
came
, pas parce que je souffrais de
PAWS
ou que je déprimais, pas du tout, au contraire j'étais trop en mode "lust for life" à  vouloir profiter de tout, rock'n'roooll, j'ai pêché par excès de confiance, et suis retombé dans la dépendance opiacée bien installée en l'espace de quelques semaines.
Amarnath
05 février 2015 à 21:08
Bonsoir les subbeurs et le boulanger,
Quand je te lis Ziggy plus haut, sur les médecins qui refuseraient de sevrer une personne à  50 mg de
morphine
, ce qui ne m'étonne pas, mais de mon côté ce soir, je ressors de chez un addicto d'une autre planète, qui lui veut me sevrer de mon équivalence de 280 mg de
morphine
/ jour, en seulement huit jours !!! Fingers in the ass !
Euh, avec cocktails et chaise longue ???
A suivre, mais sans moi.
Par contre il était super gentil, c'est au moins ça.
Bonne soirée et désolé pour le demi HS.
Amarnath
ziggy
05 février 2015 à 23:03
Amarnath a écrit
Bonsoir les subbeurs et le boulanger,
Quand je te lis Ziggy plus haut, sur les médecins qui refuseraient de sevrer une personne à  50 mg de
morphine
, ce qui ne m'étonne pas, mais de mon côté ce soir, je ressors de chez un addicto d'une autre planète, qui lui veut me sevrer de mon équivalence de 280 mg de
morphine
/ jour, en seulement huit jours !!! Fingers in the ass !
Euh, avec cocktails et chaise longue ???
A suivre, mais sans moi.
Par contre il était super gentil, c'est au moins ça.
Bonne soirée et désolé pour le demi HS.
Amarnath
ton gars est un charlots ! Pour te proposer ca, il n'a pas du ouvrir une revue d'addictologie depuis mi 80... pourtant je comprends pas avec Google Scholar il y a acces gratuit à  toutes les revues les plus prestigieuses gratos et en PDF. Des milliers de références qui montrent toutes qu'aujourd'hui le succes thérapeutique d'un
sevrage
est tres fortement à  sa diminution progressive et cela sans limite. Plus la diminution est lente, plus les chances de "recovery" sont importantes. Par recovery, on entend bien sur pas de rechute sous 3 ans. Si c'est se sevrer pour se retrouver case départ le mois ou le trimestre suivant, autant ne pas perdre son temps et continuer son traitement ; avis perso
Dernière modification par ziggy (05 février 2015 à  23:03)
ziggy
05 février 2015 à 23:10
Leaf a écrit
Xen,
Bon après c'est pas vraiment une success story parce qu'un peu plus d'un mois plus tard, j'ai retapé de la
came
, pas parce que je souffrais de
PAWS
ou que je déprimais, pas du tout, au contraire j'étais trop en mode "lust for life" à  vouloir profiter de tout, rock'n'roooll, j'ai pêché par excès de confiance, et suis retombé dans la dépendance opiacée bien installée en l'espace de quelques semaines.
Et ouais, c'est bien ca le bleme du truc. J'observe depuis 10 ans comment les gens s'en sortent, c'est une question qui m'interesse pour moi-meme. Et le temps m'a permis de trier : ceux qui sont perpetuellement a moitié dedans (donc dedans) et ceux qui passent à  autre chose. J'ai observé mes potes, les potes de mes potes, j'ai discuté dans mon centre, dans les réseeaux box, a mon
caarud
, j'ai échange avec des centaines d'UD et il en ressort une trame tres évidente : les seules personnes qui arrivent à  sortir de la et se maintenir  hors
opiacés
de facon durable sont celles qui ont pris le temps de se reconstruire mais qui ont aussi évité toute brutalisation dans l'arret du produit, en respectant scrupuleusement des lents palliers de 10% etc....
Ceux qui bidouillent des trucs, se mettre en keuche une semaine pour réduire 90% de tolérance, meme si ils arrivent à  trouver des trucs qui marchouillent au court terme, je ne connais pas à  ce jour sur des milliers de rencontres un seul (PAS UN) qui ait réussi en dehors du protocole. C'est chaud mais c'est comme ça. Il semble que la marge d'improvisation soit tres limité. Moi j'avais trouvé une technque démente avec un triple switch je passais de la
came
à  la metha (je diminuais) puis retour léger la
came
pour faire 5 jours de
subu
et 0.
Sevrage
magique : ca a physiquement fonctionné, oui. A part que le mois suivant, déjà , je devais taper des traits dans la nuit pour pas avoir mal aux jambes. repris comme en 14
Courage à  tous ici,
ziggy
05 février 2015 à 23:22
Xen a écrit
Hello,
C'est quoi : "l'effet seroto direct de la
méthadone
."
@+
Un effet seroto direct cela veut dire dans ce que j'ai voulu dire qu'il y a libération immédiate de
serotonine
. Tu te fais un shoot, cela crée dans ton cerveau en apport en endorphines (le morphinique) qui va stimuler la production des neurotransmetteurs. C'est un effet direct car produit = serotonon en surconcentration à  effet immédiat. Cela implique que lorsque le produit retombe qq apres, il y a un contre coup. Par ex, une drogue tres serotoninergique qu'est le
MD
, c'est le fameux "Down" de la
descente
d'exta - le cerveau vidé de
serotonine
pendant quelques jours... et d'ou anxiodépression passagere.
J'oppose cela à  l'effet de l'IRS qui lui n'est pas effet du tout du genre : tu prends le médicament, il ne genere aucune liberation de
serotonine
. Le médicament agit sur 3 semaines et progressivement va avoir un impact progressif sur la "recapture" de ta propre
sérotonine
. C'est à  dire que ta
sérotonine
perso est rendu plus efficace car éliminé moins vite. C'est un tres bon systéme pour augmenter la concentration de
sérotonine
dans le cerveau sans dérégler la production. Et mieux encore, ca aide ton cerveau à  prendre le pli. De ce fait quand tu arretes un traitement
AD
, généralement le bénéfice de l'effet si rien ne vient le contrarié continue après la cure. Moi j'appelle un vrai soin, pour avoir déjà  une bete de succes avec l'
effexor
(et je suis gentil, genre entre autre un médoc qui m'aura bien sauvé d'entre les flippés)...
Leaf
06 février 2015 à 00:14
ziggy a écrit
Ceux qui bidouillent des trucs, se mettre en keuche une semaine pour réduire 90% de tolérance, meme si ils arrivent à  trouver des trucs qui marchouillent au court terme, je ne connais pas à  ce jour sur des milliers de rencontres un seul (PAS UN) qui ait réussi en dehors du protocole.
Euh moi j'en connais plusieurs pour qui ç'a marché... D'ailleurs c'est pas la seule fois que je l'ai fait; en septembre dernier je suis parti en cure (direct en sortant de psychiatrie, où j'ai passé le mois d'août suite à  une T.A. et une rechute méga violente dans les
speedballs
IV
) pour me sevrer du sub... Oui j'avais cette lubie (qui me parait totalement ridicule maintenant), j'étais à  8mg de sub, que je shootais (oui, tout en étant en clinique psy, si si c'est possible du moment qu'on est dans la section des cas "légers") en trois fois sur la journée, et je ruminais à  fond à  la clinique, et j'ai un peu eu un "EUREKA!" foireux, en me disant que j'allais arrêter tout opiacé et ainsi mettre un terme à  ma kentomanie (dépendance à  l'
IV
).
Pour faire court, j'ai tenu neuf jours, durant lesquels j'ai eu des symptômes de manque super flippants, pas tant les symptômes physiques physiques (bien que les 20-30 passages aux chiottes par jour étaient déplaisants ainsi que le sommeil inexistant et autres joyeusetés typiques de ce genre de situation) parce que honnêtement, la douleur physique je peux relativement la supporter; mais les symptômes psychologiques (fatigue hallucinante, incapable de penser, de communiquer, parler, plus aucune expression sur le visage, comme si j'avais été débranché) m'ont carrément fait flipper, et bien fait flipper le personnel infirmier d'ailleurs, avec lesquels on s'est mis d'accord pour me remettre à  une dose de sub. On m'a remis à  2mg (en sublingual, en une fois) et j'étais dé-chi-rééééé. C'est incroyable à  quelle vitesse la tolérance, c'est là  qu'on voit à  quel point ça peut être dangereux pour quelqu'un de sevré qui se remet à  la
came
sans encadrement. Si seulement les rechutes pouvaient être faites dans un cadre médical, combien de vies sauvées??? Désolé pour le HS.
Tout ça pour dire qu'avoir passé ces 9 jours de
sevrage
, même si l'intention de départ a dévié, ça m'a permis de réduire grandement ma tolérance aux
opiacés
. J'ai passé, pour la première fois en six ans, plusieurs mois sans prendre d'
héro
. J'ai fait pas mal d'extras depuis mais ma conso a énormément changé, j'ai besoin de beaucoup moins de
came
pour être déchiré, et j'arrive à  refuser des offres de bonne meuh, j'arrive à  gérer mes extras (et ça depuis plusieurs mois) et me limiter, me suis mis au sport quotidiennement et ressens nettement moins le besoin d'opiacé qu'avant, d'ailleurs je sais pas pourquoi mais maintenant je ne sens plus d'effets de manque même quand ma prise est retardée, ou après un extra costaud, je sais pas comment l'expliquer. Après on est tous différents, à  chacun sa méthode mais perso j'ai vraiment l'impression d'avancer et de plus me goinfrer comme avant, de consommer plus intelligemment. Et tout ça, c'est depuis cette semaine de non-sub en septembre...
(désolé de m'être étalé, c'est ma soirée "extra" ce soir... d'où le flot de paroles hahaaa)
ziggy
06 février 2015 à 01:09
Ok Leaf, je sais pas si on parle de la même chose.
Si c'est trouver des alternatives pour réduire le manque, il existe plein de méthodes, les switchs, les breaks intempestifs etc... et je te rejoins y a pas mal de truc qui peuvent donner l'illusion qu'on peut griller les feux et réduire 16 mg en 3 semaines... dans les faits, ca marchouille parce que faut voir ou tu places le curseur de succes : à  15 jours, 1 mois, 3 mois, 1 an, 3 ans ?
ici quand je parle de succès sur le
sevrage
, c'est pas de sortie physique ou de baisse de tolérance - ca oui s'en fout 5 jours suffisent à  réduire à  néant une tolérance de 20 piges non stop - moi ce qui m'intéresse c'est le succes dans le long cours, savoir ce qui fait que ca tient ou si ca s'effondre a la moindre occasion de rechute... et il faut questionner le succès d'une cure de
sevrage
sur le tres long cours. En tout cas moi j'ai tout tenté pour réussir et la seule fois ou ca a marché c'est celle ou j'ai respecté les baisses lentes et progressives jusqu'a 1 mg de metha; la seule fois ou en fait j'ai fait ce que le médecin m'ordonné de faire. Et la sans avoir à  lutter, j'ai pu rester hors
opiacés
18 mois. Donc echec au bilan quand meme mais déjà  mieux que les
sevrages
express que j'ai fait 40 fois ou je me retrouvais clean mais repris le mois suivant et retrou case départ , année apres année;
.En médecine, désormais en revue d'addicto, le score standard de succès d'un
TSO
est maintenant est évaluée à  3 ans apres
sevrage
pour évaluer si une méthode fonctionne. Si il y a eu reprise et raccroche en deça des 3 années, on considère le traitement n'ayant pas permis l'arret.
De ce fait, les médecins s'intéressent a la durabilité du truc. Hors, une variable montre clairement qu'un arret rapide = rechute rapide. Et franchement, je ne connais pas une exception à  ça. Pas une. Tant mieux si tu en connais, mais creuse, souvent des gens disent des trucs que ca a marché blabla et puis en fait ils te disent qu'ils quand me toujours sous sub, ils vont trouver une anecdote et remettre la faute sur un événement ou un facteur accidentel et que bien sur, ca aurait pu durer etc... à  part que dans les faits, ca n'a pas duré.
et à  3 ans , il ne reste plus que 11% des personnes encore abstinentes - soit 90% des personnes qui arrêtent un traitement seront de nouveau raccroché aux
opiacés
à  moins de 3 ans... quand j'ai arrêté ma
méthadone
à  1mg, j'imaginais pas que je serai dans ces stats. Pour moi c'était ma sortie de tunnel la vraie la bonne. Exactement comme toi, alors que je n'avais 0
PAWS
, ni même aucun
craving
, on m'a proposé un shoot de
morphine
dans une soirée et j'ai dit "bon allez OK c'est la fête juste ce soir"... deux mois après sans même comprendre comment pourquoi, que j'étais déjà  à  3 sken/jour.....
Xen
07 février 2015 à 11:38
away a écrit
Bonsoir Xen, salut les Psychoheads,
Je prends de la BHD depuis un an et demi à  10mg et pour l'instant ça me convient très bien.
Je voudrais te poser une question :
- après 15 années de Sub, aurais-tu un conseil ou deux à  donner quant au traitement, à  l'usage sur la durée ?
Pour ma part, après avoir lu et échanger sur PA et au bout d'un an de conso, il y a quand même un truc qui me fait flipper : la suite (je la vois en positif mais sait on jamais ?...)
Merci
Bonne soirée à  tous.
Away
Hello,
ce que je peux te dire, c'est qu'a la longue ça fatigue le corps. Pour moi au dessus de 2mg, sur le durée, ça la fait pas.
Après, je pense aussi qu'il faut autant que possible le prendre correctement, pas de snifs, encore moins d'
IV
!
Le snif, chez moi, au bout de 10ans, à  3 ou 4 jours (jusque 6) j'ai commencé à  avoir des problèmes aux sinus...
L'idéale et de se concentrer sur sa vie, construire une vie normale, marié, enfant, carrière, voyages (je mets les comprimés dans un boite lambda)...
Et puis, il faut jamais perdre espoir, c'est banal, je sais, mais sans ça, ça se passe simplement pas ! J'ai toujours pensé que je finirai pas en sortir, et j'avance, peu à  peu.
Après, il y un moment, ou tu commences à  te dire, en toute sagesse, "à  quoi bon" ! J'ai la santé, je suis pas mourrant, il y a plein de choses à  faire encore, et puis c'est la vie normale !
Il faut prendre le
TSO
pour ce qu'il est, un médoc pour t'aider à  décro et reprendre pleine possession de ton corps.
Je pense en être a peu prés là ...
@+
Dernière modification par Xen (07 février 2015 à  12:57)
Xen
07 février 2015 à 12:54
Pour résumer, je pense aussi que la seule bonne façon c'est d'atterrie en super douceur.
Mieux vaux avoir un vie assez stable, et surtout ne plus avoir le nez dans la cam de prés ou de loin (le pote du pote...).
Il faut trouver son point bas, et partir sur une à  deux semaine de palier, avec les outils à  notre disposition (malheureusement pas assez nombreux).
Se faire aider autant que possible (Psychologue, médecine alternative, forum), en parler dans son entourage proche.
J'essaie de me stabiliser à  1Mg jour. Plutôt en début d'après midi. Un peu mal à  faire 24H, pour le moment...
J'étais encore à  4mg il y a un mois, j'ai baissé gentiment tous le mois, sans vraiment me mettre de protocole pour le coup, car, je sais que mon point bas est autour de 1mg en ce moment (à  la longue, on sent quand même ses choses là ...)
Dans les meilleures circonstances, ces 10 dernières années, en vacances, j'ai fais 0.4mg/jour, sur 10 jours, en partant de 1.2mg, puis 0.8mg 2 ou 3 jours, puis 0.4mg 10j ours... Rien senti, si ce n'est de bonnes sensations ! (je pense la meilleur vac de ma vie, sous le soleil).
C'est sur que passer de 3 ou 4 fois par jour, à  1 tout les 24H, cela change aussi pas mal... Aujourd'hui, par exemple, j'en suis à  22H, j'ai un poil froid, un peu mou, gérable encore un peu. On doit pouvoir aussi aterir à  2 prises jours, si il faut vraiment, peut être en diminuant la deuxième plus vite.
Après 1mg (un demi 2Mg en fait), on peut faire 0.8, puis 0.6 (0.4 cassé en deux), puis 0.4... Mais quand même, il me semble que l'idéale serait de faire 0.1mg de palier à  chaque fois....
Et là , c'est moins simple ! La solution du Temegesic 0.2, cassé en deux est pas mal....  Si le médecin suit !
On a pas moyen, chez pas, de faire une pétitions ?
On veut du Sub 0.1 !!!
ça aiderait !
Je retiens la solution du limage, de 0.4, pour faire des 0.3, 0.2, 0.1......
Je me demande toujours si un switch Sub / Meta, à  basse dose vaut vraiment la peine ?
Oui, mais en sirop alors, pour le
méthode Chinoise
.
Sinon, en gélule, sachant que les deux plafonnes à  0.2mg ou 1mg...
A moins qu'on puisse ouvrir la gélule ? Dans ce cas, je sais que le pharmaciens, peuvent faire des versions "light" par coupage, découpage...
Ricoson
07 février 2015 à 12:54
Bonjour a tous.
Cela fait bien longtemps que je ne m'étais connecté sur PA.
J'hésitais un peu, voir beaucoup, et puis zyva, je viens faire un petit tour, histoire de ne plus faire du passé "table rase", saluer la communauté, et donner un peu de mes nouvelles.
Ce fil me plait bien et j'ai toujours plaisir a y lire Ziggy qui se bat toujours et inlassablement pour expliquer, rabâcher, démontrer et démonter les idées reçus sur les
TSO
.
Et comme il me connait bien, j'en profite pour venir le soutenir et l'appuyer dans tout ce qu'il tape inlassablement "sur son clavier debout" quand a la méthodologie d'un
sevrage
indolore et durable.
Je rappelle les faits (résumé rapide) pour ceux qui ne me connaissent pas, ou qui m'ont oublié (avec le temps va tout s'en va)...
Induction de
Méthadone
en septembre 2012 a 40mg.
8mg fin Juin 2013.
Fin de
Méthadone
mi Juin 2014 a 2mg (j'ai raté une marche).
Totalement abstinent aux
opiacés
depuis 8 mois et en forme.
Comme tout le monde, au début, plein d'idées pré conçus dans la tète, et puis certains sur PA m'ont remis sur la voie, jusqu’à  penser, arrivé a 8mg, que le
sevrage
n'était plus ma priorité.
A partir de la, 7mg de moins et une année après, le tour était joué.
Merci PA en général, et certains en particulier qui m'ont permis de comprendre a quoi servait un
TSO
et comment l'utiliser avec méthode et technique, quel qu’en soit l'objectif envisagé soit : gestion des consommations, maintenance, et, le cas échéant, l'abstinence mais joyeuse alors.
Amicalement.
Rico@Son.
Xen
07 février 2015 à 13:00
Ricoson a écrit
jusqu’à  penser, arrivé a 8mg, que le
sevrage
n'était plus ma priorité.
A partir de la, 7mg de moins et une année après, le tour était joué.
Rico@Son.
Hello !
Que veut tu dire par là  ?
En tout ca, ça fait toujours du bien de lire des
sevrages
Opi réussits !
Tu sembles avoir procédé à  un atterrissage en douceur aussi...
Tu t'en senti comment, les jours et semaines qui ont suivi ?
@+
Dernière modification par Xen (07 février 2015 à  13:08)
Xen
07 février 2015 à 13:05
En tout cas, j'y suis pas encore et pourtant je sens déjà  cette énergie qui revient au gallot, la libido qui remonte en flèche et rien que pour ça, ça vaut la peine... ça secoue même un peu par moment, comme dompter un cheval !
Cette énergie qu'on ressent par vague en mode
sevrage
, je pense qu'au fond c'est déjà  la même. (encore nettement amplifié après un gros dernier saut !)
Pour reprendre un idée qu'on ma partager il y a peu, c'est un peu comme si sous Opi, tu étais à  coté de tes pompe, les émotions de coté, et lorsqu'elles reviennent, il faut réapprendre à  faire avec, vibrer avec.
Je suis plus motivé que jamais, je commence à  envisager l'après.
Il se passe plein de choses dans ma vie qui ont fond sont bien plus intéressantes, réels, tangibles... J'ai de moins en moins peur en fait !
Allez, on verra, je repasserai aussi de temps en temps pour vous donner des nouvelles ;-)
@+
Dernière modification par Xen (07 février 2015 à  13:19)
Ricoson
07 février 2015 à 13:40
@Xen.
Je n'ai rien senti. Pas de différence avec ce que je ressentais a 5mg, a 4mg, a 3mg et a 2mg.
A partir de 7mg, il n'y avait plus d'effet mêmes minimes, soit : pas de monté et pas de
descente
.
Rien en quelque sorte, et c'est toujours le cas.
Finalement, quand tu arrives tranquillement aux tout petits dosages, l'important est d'avoir oublié le produit natif et les envies qui pourraient tourner autour.
Le
sevrage
physique est transparent, et le cognitif déjà  fait quand tu donnes du "temps au temps".
Rico.
PS: Je n'avais pas lu ta réponse.
Méfie toi de l'idée que l'on peut se faire d'un après
sevrage
. On part avec l'idée d'un retour d'énergie, et la réalité est parfois l'ennuie, et souvent la rechute. C'est bien pour cela qu'il faut y aller doucement, et d'abord mettre cognitivement de coté l'opiacé natif avant l'idée d’arrêter le substitut.
Dernière modification par Ricoson (07 février 2015 à  13:48)
Amarnath
07 février 2015 à 14:27
D'accord avec Ricoson, j'ai tenu 15 ans d'abstinence avant de replonger d'une façon fourbe et inattendu.
Pour moi, les
opiacés
n'endorment pas du tout mes sensations, au contraire, je trouve que malheureusement, cela les amplifient. Il n'y a que la libido, parfois où il y a des baisse et pas de baise, mais bon ma femme en a dix fois plus sans rien consommer (des baisses).
La difficulté de l'après produit, c'est l'absence de plaisir, en même temps lorsque la dose sert juste à  ne pas être malade, ce n'est plus une conso plaisir. C'est déjà  avoir un pied dans l'après...
Nous sommes tous si différent, que nous ne devrions pas prendre l'expérience des autres, pour notre horoscope. A nous de voir le jour J, comment nous serons.
Bon aller sur ce, bonne journée.
monsieurwhite
07 février 2015 à 17:15
Perso pour arrêter le sub j'ai pris 2 mois d'
héro
, et pour arrêter l'
héro
j'ai pris 10 jours de métha (jen avais jamais pri avant) j'ai été soeuvré parfaitement et j'avais la pêche pendant les semaines qui ont suivit mais j'ai foiré bêtement a cause de ma copine qui tapait devant moi quand je me sevrai, et a cause de moi aussi bien sur mais c'était pas cool de sa part... donc je conseil aussi le switch metha, tu passes a 2mlg de sub et après tu commences a 15 de metha ou 20 max, puis très vite tu baisses la métha et ce sera super simple, comme le manque du tout début quand tu commences a taper de l'
héro
et que le mal de jambe vient avant les sueurs et ne comporte pas trop de chiasse ni mal de tête, le manque gérable quoi, mais si tu fais ce qu'il faut tu peux même ne rien sentir, par contre pour couvrir les deux mois de manque du sub ça veux dire deux mois de prise de métha et ça c'est chaud, donc pourquoi ne pas prendre un opiacé qui a un manque de 10 jours puis ensuite switcher sur la métha un peu comme j'avais fait ? perso si j'avais pas foiré ça aurait marché a la perfection, un
sevrage
en douceur sans restriction ni galère, même plutôt agréable en réalité.
Amarnath
07 février 2015 à 19:06
Ils existent différentes techniques (ce serait génial si quelqu'un pouvait nous faire une liste détaillée et exhaustive) mais comme le dit souvent Ziggy, le plus dure c'est la suite.
Là  où j'en suis, ce n'est pas la suite, mais le début. J'aimerai tellement pouvoir déjà  baisser grandement, car pour faire une technique comme tu la décris, il faut être à  un bas dosage, mais je suis à  un dosage assez haut.
Vraiment ce serait génial si chacun pouvait décrire les techniques de
sevrages
, qui pourraient non pas nourrir le but d'arrêter, mais de descendre les doses.
C'est un doux rêve que j'affectionne. Me retrouver à  une posologie de 50 mg d'
oxy
, pour passer à  la
méthadone
sans être à  90 ou 120 mg. Parce que quoi que l'on dise, il est tout de même plus simple de descendre de 60 mg à  10 mg, que de 120 à  10. Même si je sais que cela dépend des métabolismes, il y a plus de chance de réussir, sans rester un grand nombres d'années sous
méthadone
, en commençant comme Rico, à  40 mg, c'est mathématique ou je me trompe là  encore ?
Ouais enfin voilà ...
Bonne soirée
Xen
08 février 2015 à 17:13
Hello,
Je vous remercie tous pour votre participation ! Et ça fait du bien de lire des réussites !
Le coup du "sans trop rien sentir" ne semble plus un mythe, du moment qu'on suit un protocole de décente, jusqu'au mini.
Le switch Metha, je vais voir, je vais déjà  descendre au mini de sub, je ferai quelques tests pour voir si je supporte, l'arrêt complet.
Le fait aussi de plus sentir du tout les effets du produits, aide aussi à  ce stade, visiblement.
Encore une fois, il se passe un truc assez nouveau pour moi : j'ai juste pas envie de souffrir, la "surconso" pour "le fun", ça fait chi***
Le fait d'avoir aussi touché deux ou trois fois les premiers heures de manque ses dernières semaines me rappelle par ailleurs à  quel point c'est déjà  juste cool de ne pas être malade ! Un petit retour de manque c'est pas mal pour recadrer le truc !
En tout objectivité, je pense que je n'avais pas ressenti le vrai manque depuis… bien, 15 ans !
j'avais trop jonglé lors de ma première décro, à  la dure. Inconsciemment peut être, je faisais tout pour que ça ne revienne pas.
Ma première décro, je n'en ai pas parlé, mais ça été terrible !  Je n'y connaissais rien à  l'époque et je me suis pas posé de questions, surtout pas celles de l'après, et les personnes autour de moi n'ont rien fait pour me prévenir (pas au courant je pense, maison de repos lambda). Je suis tombé dans les Benzo avec
Alcool
en moins d'un mois, et pendant 1 ans !  J'ai fini en HP !  Puis, en sortant de là , a peine sevré de ce cocktail, je suis retombé dans les traces, 3 mois, puis on reboucle avec le début du thread, 15 ans de sub !
Ma vie de post ado n'était pas simple... Enfin, je suis pas le seule, je le sais bien, la plus part des personnes dans notre cas ont eu des moment difficiles, avant même de tomber dedans. c'est là  aussi que les séance de psy sont intéressantes. Moi, c'est clair que ça m'a aidé, pour mieux comprend ma dépendance, et aussi simplement moi même !
Bref, pour à  revenir au présent, pour le moment, j'ai juste un souci :
Je ne tiens pas 24h !
Je suis entrain de chercher ma dose de confort, mais 1mg c'est pas assez. Donc, là , je fais 0.8 (14H), puis 0.4 (17H). Là  c'est bon ! Je verrais à  virer la deuxième peut à  peut.
En même temps, je vais me donner le temps, je suis plus à  ça prêt ! Il y a un mois, j'étais toujours à  4mg.... en fait, je cherche mon palier de départ.
D'ailleurs, il faut que je vous dise un truc : Lorsque j'ai recommencé à  me prendre en main, on va dire en Octobre, j'y ai été banco avec mon nouveau toubib. Je lui ai dit que je les sniffais et que je voulais arrêter ce geste. (le fait d'en avoir parlé au
doc
et psy m'a clairement aidé aussi)
Du coup, on a décidé de remonter la dose quotidienne (de 4.*04mg en snif, soit 1.6 à  4mg) mais en une prise sous la langue. C'était le deal. il m'aura fallu encore 3 mois pour m'y tenir, puis pour me décider à  redescendre.
Donc, voilà , il y a 1 mois j'étais encore à  4mg, ceci explique peut-être en partie cela ?
Ma question est donc :
Dans vos expériences buprénorphinique, avez-vous constaté que cela ne tenait pas 24h ? Si oui, qu'avez-vous fait ?
Question subsidiaire :
Est-ce que la métha dure plus longtemps ?
@+
Xen
08 février 2015 à 17:17
Amarnath a écrit
Ils existent différentes techniques (ce serait génial si quelqu'un pouvait nous faire une liste détaillée et exhaustive) mais comme le dit souvent Ziggy, le plus dure c'est la suite.
Là  où j'en suis, ce n'est pas la suite, mais le début. J'aimerai tellement pouvoir déjà  baisser grandement, car pour faire une technique comme tu la décris, il faut être à  un bas dosage, mais je suis à  un dosage assez haut.
Vraiment ce serait génial si chacun pouvait décrire les techniques de
sevrages
, qui pourraient non pas nourrir le but d'arrêter, mais de descendre les doses.
C'est un doux rêve que j'affectionne. Me retrouver à  une posologie de 50 mg d'
oxy
, pour passer à  la
méthadone
sans être à  90 ou 120 mg. Parce que quoi que l'on dise, il est tout de même plus simple de descendre de 60 mg à  10 mg, que de 120 à  10. Même si je sais que cela dépend des métabolismes, il y a plus de chance de réussir, sans rester un grand nombres d'années sous
méthadone
, en commençant comme Rico, à  40 mg, c'est mathématique ou je me trompe là  encore ?
Ouais enfin voilà ...
Bonne soirée
La technique me semble claire maintenant : On descend par palier (environ 10% toutes les 2 semaines semble un bon compromis) et on se fait aidé dans sa démarche (Psy,
doc
, médecine parallèle). Evidement, avec un poil de motivation et discernement !
@+
Xen
08 février 2015 à 17:25
monsieurwhite a écrit
Perso pour arrêter le sub j'ai pris 2 mois d'
héro
, et pour arrêter l'
héro
j'ai pris 10 jours de métha (jen avais jamais pri avant) j'ai été soeuvré parfaitement et j'avais la pêche pendant les semaines qui ont suivit mais j'ai foiré bêtement a cause de ma copine qui tapait devant moi quand je me sevrai, et a cause de moi aussi bien sur mais c'était pas cool de sa part... donc je conseil aussi le switch metha, tu passes a 2mlg de sub et après tu commences a 15 de metha ou 20 max, puis très vite tu baisses la métha et ce sera super simple, comme le manque du tout début quand tu commences a taper de l'
héro
et que le mal de jambe vient avant les sueurs et ne comporte pas trop de chiasse ni mal de tête, le manque gérable quoi, mais si tu fais ce qu'il faut tu peux même ne rien sentir, par contre pour couvrir les deux mois de manque du sub ça veux dire deux mois de prise de métha et ça c'est chaud, donc pourquoi ne pas prendre un opiacé qui a un manque de 10 jours puis ensuite switcher sur la métha un peu comme j'avais fait ? perso si j'avais pas foiré ça aurait marché a la perfection, un
sevrage
en douceur sans restriction ni galère, même plutôt agréable en réalité.
Merci !
Un nouveau témoignage d'arrêt à  la métha ! Cela fait en gros 2 partout sur ce fil, si j'ai bien suivi ;-)
Il me semble quand même que les témoignages d'atterrissage à  la métha sont plus softs...
Comme tu le dis, le stade "plus d'effets de montés / décentes" est aussi un bon indicateur.
0.4mg de sub, moi je le sent... Donc, c'est surement encore plus bas.
@+
ziggy
08 février 2015 à 17:26
Xen a écrit
Ma question est donc :
Dans vos expériences buprénorphinique, avez-vous constaté que cela ne tenait pas 24h ? Si oui, qu'avez-vous fait ?
Question subsidiaire :
Est-ce que la métha dure plus longtemps ?
@+
MOi le sub n'a jamais tenu vraiment 24H. Sans etre malade chaque matin, j'étais dans un état plus décalé (reve de fin de nuits tout glauques) frisson, éternuements et nécessité d'envoyer une trace au plus vite... le
subu
je ne l'ai quasiment jamais pris par la langue pendant toutes ces années. Toujours dans le nez. Moi aussi j'ai tenté d'augmenter sous la langue blabla, mais ca refinissait toujours dans le nez. Comme le sub ne tenait pas bien 24H, j'ai passé un bon de temps à  en taper toute la journée et même le soir. J'adorais le petit 0.4, si j'étais à  2.8mg, j'avais mes7 traces par jour en mode
rabla
. De bonnes migraines des fois et des putains de sinusites chaque année.... mais bon, j'ai essayé d'arrêter des dizaines de fois. Rien. PUis saoulé, je suis allé en CSST j'ai tout déballé. On m'a passé sous metha. Gros confort. Mais aussi je peux pas mentir, j'ai eu une période un peu DOWN à  cause de la perte des traces et de l'effet immédiat. D'ailleurs un truc que je revis en ce moment depuis mon arret net de mon dernier shoot le 24 Dec pour Noà«l. Depuis rien et ca commence à  se rétablir. Le passage sous métha pour moi a tout changé et quelques mois apres, je décrochais pour la première fois de a vie sans en chier. : c'est la que j'ai percuté que tout ce que j'avais tenté jusque lors c'était de la merde (16 mg à  0 en deux mois, des largages à  4 mg etc.... meme le 0.4 j'en ai chié mais j'avais descendu trop vite derrière). Apres des mois sans extra, à  doses fixes, à  heures fixes en monoprise avec le bel effet de plus de 24H de la
méthadone
, j'étais beaucoup mieux. Dans ma tete, un truc a changé : je galerai plus. J'ai baissé mg par mg sans même trop y penser. Et ca c'est fait sans violence, sans obsession et de ce fait, succès. Donc effectivement pour moi la métha est mieux parce que je la prends comme il faut, je suis éduqué par le sirop donc j'ai pas l'habitude de détourner. Que le sub quand je le prenais normalement j'avais ce désir de trace toujours au ventre..... mieux valait tenter autre chose surtout après tout ce temps de détournement. Autant repartir sur un nouveau traitement avec de bonnes
bases
...
Xen
12 février 2015 à 13:09
OK, merci à  tous, c'est clair.
Moi, je tiens presque 24H au sub, ça commence à  la faire, genre, je prend 1mg, puis 0.4, 4H après, maintenant 2H après.... Je pense qu'avec un peu "d'entrainement" ça devrait le faire.
Moi, j'ai pas les phases de pré-manques (sueur, cauchemard, frisson) que décrit Ziggy. Mais, je prend mon sub en début d'après midi aussi... il me semble que c'est mieux pour le cycle circadien. Et puis, le matin, resté "frais" c'est sympa aussi !
Comme je l'ai dit, si j'y arrive pas au sub, ce sera un switch Méta, no soucy !
Pour le traces, je pense que c'est effectivement le GROS piège... ça te garde dans un espèce de trip
rabla
... Moi aussi j'ai tracé jusque 6 fois par jour, pendant longtemps... au bout du compte, ça te crève, le pseudo effet de monté vaut plus rien, s'en est désolant d'être kéblo là  !
Il faut se forcer un peu, trouver de nouvelles habitudes et se faire aider aussi, c'est essentiel !
@+
monsieurwhite
12 février 2015 à 18:16
en tout cas a mon avis la meilleure technique c'est de remplacer le sub par un opiacé qui n'entraine un manque qui n'excède pas 10 jours, et seulement ensuite de passer a la métha, du coup tu te soeuvre de l'opiacé qui a un manque de dix jours avant d'avoir le temps de devenir vraiment accroc a la métha, et si tu as bien fait les choses en baissant tu peux gérer le mini manque de l'arrêt total avec un peu de
codéine
. chez moi ce mini manque avait duré 3 jours et c'était easy, quelques néo codions par ci par la pendant ces 3 jours et je continuai même a sortir et m'éclater avec ma meuf pendant ces trois jours... honnêtement j'avais trouvé la solution miracle au niveau phyisique, j'appelle ça le
sevrage
a opiacé tournant... le tout est d'être au final accroc a une assez basse dose d'un opiacé qui a une durée de vie courte et donc une durée de manque courte, la il suffit de switcher sur un opiacé comme la métha et de ne pas dépasser un certains nombre de jours et le tour est joué. l'après est aussi plus facile car le cerveau a arrêté en douceur et le corps n'a pas été traumatisé.
Dernière modification par monsieurwhite (12 février 2015 à  18:18)
Xen
22 mars 2015 à 12:23
Hello,
Je refais un petit tour sur mon petit file pour vous donner de mes news.
Tout d'abord, un grand merci à  tous les posteurs ici !
Je dirais une banalité, mais super vrai pour un dépendant  : L'espoir fait vivre !  Sans l'espoir difficile de s'en sortir.
Je suis toujours bien motivé, par un arrêt en relative douceur...
Donc, voilà , je suis plus qu'à  0.4 jours !  Je reprends du pouvoir sur mon corps.
Il y encore 3 mois j'étais à  4/6 mg.... divisé par 10 en 3 mois, pas mal !
Pour arriver à  2mg, j'ai pas trouvé dur.
2mg en une fois sur 24H, c'est déjà  plus dur : Au bout de 24H, frisson, grosses envies de s'étirer, de bailler....  Le deuxième ou troisième jour, je suis même rentré en manque sévère, peu après 24H, une méchante gastro...
Du coup, je suis repassé à  1 + 1 (10H, 15H), puis 0.4 + 1, puis 0.4 + 0.4, une semaine de palier à  chaque fois... en gros c'est ce que j'ai fait.
Puis j'ai passé une semaine à  la montagne, une bonne occaz de forcer le truc !  0,4 jours en une fois, c'est OK. Deuxième, je pousse un peu plus loin que 24h, histoire de voir, je me dis que je commence à  entrevoir la sortie... Mais bon, super fébrile, quand même, donc je reprends à  0.2, mais avec le sport, ça tient à  peine 12h... Je me réveille plusieurs fois au 5h du mat, je finis par me dire, je ne vais pas gâcher mes vacances... Donc, je reviens à  2 prises, de 0.2...
Ces quelques phases m'ont permis de mieux comprendre où je me situe, ce que ce produit fait sur moi, ce que cela me fait quand il n'est plus là . Franchement, je pense que ça vaut le coup de temps en temps de sonder ses limites, ça remet les choses à  leur place. Je dirais que tant que tu n'es pas malade, tu peux être content !
La vie du produit, c'est bien 24h, mais avec une bonne dose de sport,  c'est à  peine 12h. Même si l'effet est parti, le produit reste dans le corps, au moins 72h (sans parler du manque physique qui peut persister plus longtemps) et 0.2 c'est encore puissant...
Comme j'arrive à  tenir à  2*02, je vais demander à  mon toubib de passer au Temgesic.
Pour finir, je dirais que ça reste un combat de tous le jours. Tout ce qu'on gagne, on peut facilement le perdre… mais ce n'est pas grave, l'idée, est de rester sur une moyenne descendante. Lorsqu'on veut vraiment se sevrer, c'est tous les jours qu'il faut se dire, non, je prends pas maintenant...
Au niveau taf, aussi je suis moins performant, mais bon la santé avant tout !
A coté de ça, je me réveille plus tôt, j'ai moins la tête dans le c***, je suis plus enclin à  faire le sieste, mes émotions sont plus présente, ma libido plus haute.... Il y a aussi de super coté.
Je repasserai donner des news.
@+
Dernière modification par Xen (22 mars 2015 à  14:19)
SAM123
23 mars 2015 à 01:25
Salut Xen, je suis content pour tes progrès.
Au fait je voudrai partager mon expérience. Après une addiction de 2 ans à  la
Codeine
, je suis passé au Temgesic, (1 - 2 mg/ jour), c'est vrai que ça m'a stabilisé et a supprimé mon manque (craving) de la
Codeine
. mais j'ai décidé que je voulais être totalement sobre de tous les produits psycho-actifs (sauf la
Zoloft
que je prend pour une dépression).
Bref, j'ai arrêté le Temgesic seul chez moi et à  la dure (Cold-turkey), ben inutile de dire que c'étais un vrai cauchemar qui a duré 3 semaines de souffrance physique intense. Aujourd'hui je suis à  100 jours sans Temgesic, tous les symptomes ont disparus, sauf des troubles de sommeil qui persistent.
Y a juste une précaution à  prendre , c'est que le manque psychologique (craving) te frappe comme une brique dans la tête après l'arrête du
Subutex
, la rechute est très forte surtout après le 1er mois, donc c'est bien d'être toujours préparé à  ça.
Sinon après 3 mois, je reprend vraiment goût à  la vie, y a pas mieux que d'être totalement clean. Désormais je n'éprouve plus de manque envers la
Codeine
ni le
Subutex
.
Bon courage.
Xen
23 mars 2015 à 08:57
SAM123 a écrit
Salut Xen, je suis content pour tes progrès.
Bref, j'ai arrêté le Temgesic seul chez moi et à  la dure (Cold-turkey), ben inutile de dire que c'étais un vrai cauchemar qui a duré 3 semaines de souffrance physique intense. Aujourd'hui je suis à  100 jours sans Temgesic, tous les symptomes ont disparus, sauf des troubles de sommeil qui persistent.
Bon courage.
Hello,
On a quelques témoignages d'arrêt pas trop violent pourtant.... Dans mon entourage aussi....
Tu peux nous en dire plus ? Tu es parti de quoi, pour en arriver où, et en combien de temps ?
@+
Xen
23 mars 2015 à 10:26
Je pense de plus en plus au switch métha....
Xen
24 mars 2015 à 13:09
Hello,
Le passage à  0.2 + 0.2 est dur....
J'ai fait 0.4 + 0.4 à  deux fois moins en une semaine.... mais j'ai vraiment du mal, du coup, je remonte un peu 0.4 + 0.2.
Cela confirme ce que Ziggy dit. Diviser par 2 à  faible dose, et bien plus dur qu'à  haute dose.
Je vais demander du tem, pour avoir les versions 0.1. Passer par 0.3 * 2, puis 0.4 * 1, puis la suite....
Pas de précipitations, palier par palier. On verra.
En tout cas, rien que le fait d'être revenue à  moins de 0.8 jour, cela m'a remis en vie et ça c'est déjà  super.
Je me donne un mois pour voir comment je me débrouille avec les 0.1, puis je refais le point avec le centre pour un possible switch à  la métha...
@+
Caïn
27 mars 2015 à 10:33
Je ne crois pas que le switch métha se fasse à  un si bas niveau. Et ce serait un peu con de remonter pour switcher...
La question que je me pose Xen, c'est pourquoi tu ne te stabilises pas à  bas niveau.
Pourquoi vouloir arrêter à  tout prix ? Je pense qu'on peut profiter pleinement de la vie à  un taux bas (je suis à  2 mg de
suboxone
), sans réelle conséquence sur l'organisme. Oui c'est contraignant mais il y a aussi des avantages...
Dernière modification par Caïn (27 mars 2015 à  10:34)
Xen
31 mars 2015 à 13:07
Salut Caïn,
Pour répondre à  ta question, oui, on peut vivre correctement stabilisé, je suis d'accord, mais bon, moi j'en ai ras la casquette de ce traitement !
Je ne vois personnellement plus d'avantages, du tout.
Je pense que le switch est possible même à  ce niveau. J'ai pris rencart avec le toubib du centre.
Je vous tiens au jus.
@+
Xen
03 avril 2015 à 11:14
SAM123 a écrit
Salut Xen, je suis content pour tes progrès.
Au fait je voudrai partager mon expérience. Après une addiction de 2 ans à  la
Codeine
, je suis passé au Temgesic, (1 - 2 mg/ jour), c'est vrai que ça m'a stabilisé et a supprimé mon manque (craving) de la
Codeine
. mais j'ai décidé que je voulais être totalement sobre de tous les produits psycho-actifs (sauf la
Zoloft
que je prend pour une dépression).
Bon courage.
J'avais pas bien lu... 1 - 2Mg de Bupe, jour, sur qu'a tu as du le sentir passer....
J'ai fais un décro d'
héro
(avant de retomber dedans un ans et demie plus tard) à  le dure aussi : Pareil 3 semaines avant de commencer à  remonter la pente.... je pouvais à  peine me mouvoir, je bouffais plus... J'ai beaucoup vomi, la première semaine, beaucoup, beaucoup, en fait, j'avais une envie permanente de vomir !
Je m'attendais pas à  jongler comme ça ! J'étais loin de me douter qu'une molécule a priori agréable puisse à  ce point être à  double tranchant !!!  Le pure poison retard... ça m'a surpris !  Pourtant on m'avait mis en garde... mais bon, quand on est jeune, parfois, ça rentre pas...
Tu me diras, j'ai déjà  fait une décro à  la dure, je sais à  quoi m'attendre ! J'en suis pas mort, même si j'en garde un souvenir "hardcore"...  Je suis peut être un peu chochotte quelques part, un certain sens de la préservation, je sais pas...  C'est pas que je veux pas me considérer comme un bonhomme, mais bon, quel gloire ? C'est super violent quand même...
Et puis, quand tu as déjà  connu le trucs, je dirais que c'est encore plus dure de le refaire ! Enfin, c'est comme ça que je le vois pour le moment.
Le
craving
, on verra, disons que psychiquement, j'ai épuisé l'intérêt du produit... ça aidera peut être !
Maintenant, le taf, dur dur d'arrêter avec le taf qui en demande toujours plus....
Enfin, j'essaie de ne plus sniffer du tout, de rester à  2*08, mais parfois il y a un petit écart, je me prend pas la tête avec ça. Demain je ferai mieux !
@+
Dernière modification par Xen (03 avril 2015 à  11:19)
Xen
28 mai 2015 à 18:46
Salut,
Quelques news :
Je suis stable à  0.8 sous la langue depuis plusieurs semaines.
C'est plus un effort, même en mono-prise, comme quoi, il n'y a pas de secret, c'est le temps qui fait, avec une  dose abnégation.
Je me sens bien, même si ma sinusite m'emmerde en ce moment... Après 15 ans de
sniff
, Il faut peut être un peu de temps pour que ça revienne en place.
Finalement, je vais être induis à  la Métha lundi prochain. je démarre à  10mg, ce qui est assez peu courant, mais bon, chaque cas est différent.
J'aurais pu descendre encore le sub, peut être, mais à  quoi bon, autant descendre à  la métha.
Par contre, mon toubib CST est un poil relou.... Autant, il était prêt à  me mettre en hosto pour décro du Sub, auant, si je passe par la Métha il dit : "LA LOI" (!!!) dit : un an stabilisé sous sirop avant de descendre" ! A
Et là  ça ma gonfle. C'est pas MON projet. J'ai proposé de tenter sur 3 mois, j'ai prouvé que j'étais super motivé (Plus de
sniff
, diminution de 6mg, à  0.8 en trois mois). Si je souhaite passer à  la méta c'est pour facilité la diminution.
Je comprend qu'il y a des "règles" mais bon...
Le coup de la pipette, il veut pas en entendre parler... Mésusage selon lui ! Je suis perplexe, car une infirmière du centre semble être OK avec cette idée...
Enfin, bref, d'ici 2 semaines j'aurais mes fioles, si je veux virer 10% de la fiole, je fais comme je veux !!!
J'aurais préféré être supporté par le toubib, mais bon, je pense qu'une infirmière va me suivre, un psy aussi, mon généraliste aussi.... Mon éthio aussi... bref tous les autres !
C'est pas grave, je suis super motivé, en pleine capacité de mes moyens, je vais faire comme je le pense, dans le même mode qui m'anime depuis 6 mois.
Je comprend pas trop l'attitude, vous pouvez me donner votre avis ?
Après, je veux bien votre avis sur le protocole que je vais me coller : je souhaite faire une décro, par palier, comme discuté, 1mg de moins tous les... je sais pas trop 10jours ?
à  3 mg, je pense passer en
méthode chinoise
.... à  définir aussi.
PS : j'ai un autre exemple d'une décro à  1mg de Metha, 0 soucis... je vois pas d'autre sortie pas trop violente pour moi, je peux encaisser un baisse d'énergie constante, mais violente.... déjà  donné !
@+
Amarnath
28 mai 2015 à 19:04
Franchement fonces l'ami.
Chez les sorciers Yaqui, il est dit que dans la vie il existe des cubes de chance, qu'il faut saisir car ils sont extrêmement courts et passagers. Tu es dans l'un d'eux.
Pour ma part je n'ai pas fondamentalement envie d'arrêter, ce qui démontre bien le fait que tu as la chance que cela se produise en toi et qu'il serait dommage de laisser passer ça.
Par contre n'oublis pas de prendre vraiment ton temps, vraiment vraiment, pour consolider la structure d'arrêt. Tu sais bien que nous avons tendance à  accélérer dans la dernière ligne droite, après avoir fais attention aux radars et aux flics sur le bord de route tout le temps du trajet, et paf au dernier moment, dans les cent derniers mètres, un laser nous chope à  150 km/h au lieu de 90 et c'est le retrait de permis !
Le médecin qui te gonfle à  coup de grandes phrases puritaine, peut aller se faire calibrer l'anus au bois de Boulogne, car il n'a vraiment rien comprit à  l'accompagnement thérapeutique.
Tu as la sagesse en toi, pas besoin de te faire diriger, seulement conseillé.
Alors bonne route pour ce dernier tronçon, prends soin de toi, fais toi du bien (tu peux aussi aller au bois de Boulogne si tu en ressens le désir) tu n'es pas à  deux mois près, même si comme je te le disais, il ne faut pas rater le coche.
Bien à  toi
pierre
28 mai 2015 à 19:36
Pourquoi vouloir arrêter le sub en passant par la
methadone
?
majama
28 mai 2015 à 20:55
Yo;
Je pense que tu as raison de t'imposer dans ta prise en charge et le faire comme t'as envie,si tu sens que c'est le bon moment pour toi fait le !!
Ton médecin est récalcitrant,je suppose qu'il se
base
et d'un sur des études des chiffres et de deux sur des protocoles..
La majorité des
sevrages
trop rapides amène souvent vers la rechute "Mais souvent,c'est pas non plus "tout le temps" !! ..
Il y a un moment que toi tu t'y prépares,même si il faut faire confiance aux médecins,il faut aussi se faire confiance...Qui mieux que toi peux analyser ton ressenti et bien à  mon avis personne !!
Le passage à  la
Méthadone
je suppose que c'est pour mieux appréhender les minis dosages de fin de
sevrage
..(Méthode chinoise)..
Une fois lancé ton médecin,lui pourras au final que te suivre dans ta démarche et au combien même il ne le fasse pas tu auras suffisamment de
méthadone
pour gérer ton truc..
T'es clairvoyant sur ce que tu traverses et dans ta démarche donc ....
t'as rien à  perdre à  te faire confiance,si ce n'est que reprendre si tu échoues avec le protocole que ton docteur t'as suggéré..
Il y a un moment que tu réfléchis, à  toi de voir si t'es prêt ..Perso je trouve pas que se soit démesuré comme projet !!
Que la force soit avec toi..
Amicalement
Majama
Dernière modification par majama (28 mai 2015 à  22:37)
majama
28 mai 2015 à 22:43
J'aurais pas forcement donné les mêmes conseils à  quelqu'un d'instable ne sachant pas ou il veut se rendre vraiment !!.Alors que toi y a un moment que tu aspires et mets tout en place sereinement pour arrêter..Si tu essaies pas tu vas toujours te demander et te poser des questions..Alors ci c'est trop dur rien ne t'empêche destabiliser à  un mini dosage de métha pendant un temps sans regrets..
Quand à  la diminution écoute ton corps et ton esprit certains paliers seront plus dur que d'autres alors ci c'est le cas hésite pas à  étendre le palier sur 15 jours plutôt que 10,au feeling quoi en ne perdant pas ton objectif de vue..
Dernière modification par majama (29 mai 2015 à  10:44)
c0112
28 mai 2015 à 22:57
Xen a écrit
Salut,
Quelques news :
Je suis stable à  0.8 sous la langue depuis plusieurs semaines.
C'est plus un effort, même en mono-prise, comme quoi, il n'y a pas de secret, c'est le temps qui fait, avec une  dose abnégation.
Je me sens bien, même si ma sinusite m'emmerde en ce moment... Après 15 ans de
sniff
, Il faut peut être un peu de temps pour que ça revienne en place.
Finalement, je vais être induis à  la Métha lundi prochain. je démarre à  10mg, ce qui est assez peu courant, mais bon, chaque cas est différent.
J'aurais pu descendre encore le sub, peut être, mais à  quoi bon, autant descendre à  la métha.
Par contre, mon toubib CST est un poil relou.... Autant, il était prêt à  me mettre en hosto pour décro du Sub, auant, si je passe par la Métha il dit : "LA LOI" (!!!) dit : un an stabilisé sous sirop avant de descendre" ! A
Et là  ça ma gonfle. C'est pas MON projet. J'ai proposé de tenter sur 3 mois, j'ai prouvé que j'étais super motivé (Plus de
sniff
, diminution de 6mg, à  0.8 en trois mois). Si je souhaite passer à  la méta c'est pour facilité la diminution.
Je comprend qu'il y a des "règles" mais bon...
Le coup de la pipette, il veut pas en entendre parler... Mésusage selon lui ! Je suis perplexe, car une infirmière du centre semble être OK avec cette idée...
Enfin, bref, d'ici 2 semaines j'aurais mes fioles, si je veux virer 10% de la fiole, je fais comme je veux !!!
J'aurais préféré être supporté par le toubib, mais bon, je pense qu'une infirmière va me suivre, un psy aussi, mon généraliste aussi.... Mon éthio aussi... bref tous les autres !
C'est pas grave, je suis super motivé, en pleine capacité de mes moyens, je vais faire comme je le pense, dans le même mode qui m'anime depuis 6 mois.
Je comprend pas trop l'attitude, vous pouvez me donner votre avis ?
Après, je veux bien votre avis sur le protocole que je vais me coller : je souhaite faire une décro, par palier, comme discuté, 1mg de moins tous les... je sais pas trop 10jours ?
à  3 mg, je pense passer en
méthode chinoise
.... à  définir aussi.
PS : j'ai un autre exemple d'une décro à  1mg de Metha, 0 soucis... je vois pas d'autre sortie pas trop violente pour moi, je peux encaisser un baisse d'énergie constante, mais violente.... déjà  donné !
@+
Je ne comprends pas qu'elle est l'intérêt de passer d'une si faible dose de
subutex
à  la
méthadone
, tu es presque sevré....Je suis passer par le
sevrage
du sub en degressif il y a quelques annèes...a 0.8 mg par jour l'effet psychoactif du sub est très faible, par contre le
sevrage
a cette dose peut être difficile.
Ton médecin te veux du bien.Il ne veut pas te passer à  la
méthadone
, car tu es presque sorti des
opiacés
.....
Demande un deuxième avis.
Je ne donne que mon avis: pourquoi ne testes tu par un
sevrage
degressif du
subutex
?  0.7, 0.6...jusque 0.1 puis ensuite 0.1 tous les 2 jours sur quelques mois puis arrêt complet et la tu n'auras aucun effet
sevrage
.
La
méthadone
est beaucoup plus puissante que le
subutex
, ce sont 2 molécules semblables mais très différentes à  la fois, la
méthadone
est un agoniste pur et le
subutex
un agoniste/antagoniste qui semblerait moins accrocher.
Je donne mon avis, je ne suis pas medecin, mais si à  0.8 tu n'as plus aucune envie de drogue,que tu ne bois pas pour compenser et aucun extra...passer à  la
méthadone
peut être une lourde erreur....par contre se sevrer de la
méthadone
faible dosage par le
subutex
est plus réaliste, mais ce n'est pas ton cas.
majama
28 mai 2015 à 23:18
Je pense qu'il est plus difficile de fragmenter en fin de
sevrage
avec le
Subutex
que la
méthadone
..J'me trompe peut-être ..On parle souvent ici de la
méthode chinoise
pour diminuer rapidement avec la Métha..Ca me parait plus compliqué avec des comprimés..On parle de coups de limes sur les comprimés de Sub..C'est surement moins précis qu'avec la Métha . Comment ça se passe avec le Sub au niveau des dosages 0.1 je crois pas que ça n'existe ou alors c'est du Temgesic est-ce facile de s'en procurer via les médecins? ..Perso j'en suis pas à  de si faible dosage,dans ma tête c'est plus simple en fin de
sevrage
de réguler avec la Métha mais c'est peut-être une fausse idée?
Dernière modification par majama (28 mai 2015 à  23:19)
c0112
29 mai 2015 à 01:10
Pour le dosage de 0.1 il suffit de couper un 0.4 en 4, c'est délicat mais faisable, je l'ai fais...et meme si la découpe n'est pas parfaite, à  0.1 c'est vraiment psychologique, il n'y a plus d'effet..surtout tous les 2 jours,0.1 mg de sub correspond à  3mg de
morphine
....
Après j'ai eu la même réflexion à  l'époque, la métha serait elle mieux en fin de degressive du sub ?
J'ai pris 2 avis (mon généraliste et un addictologue)...les 2 ont été contre la métha....
Après il vaut mieux voir le problème avec un addictologue.
Je cite wikipédia qui dit:
Resté sujet de controverse du fait de son caractère accoutumant qui peut en faire un traitement à  vie, avec de fortes oppositions entre autres en France (jusqu'au début des années 1990), ce traitement doit son essor aux épidémies dues aux virus du SIDA, des hépatites C ou B, car il permet d'éviter les injections ou les blessures par les pailles de
sniff
(pour priser) et donc de limiter la diffusion des maladies. Ainsi, il y a une baisse notable du nombre de nouveaux cas de séroconversions pour le VIH chez les personnes sous traitement substitutif.
C'est justement cette forte accroche à  la
méthadone
qui est inquiétant, alors qu'a 0.8 de sub comme Xen (il est presque sevré).Il serait dommage de raccrocher pour la vie.....
IL n'empêche que la
méthadone
a beaucoup de qualité, elle est très anxiolytique et anti depressive.
Comme je l'ai dit plus haut le mieux est de demander plusieurs avis d'addictologue en leur fournissant le maximum d'informations (conso
alcool
, extra ou autre pendant la degressive de sub)
majama
29 mai 2015 à 10:34
La métha accroche plus que le sub c'est plus difficile de s'en débarrasser ? n'est ce pas une légende ? .
J'avais cette vision des choses aussi,mais depuis que lis PA j'en suis plus si sur..
Je pense que l'arrêt,le
sevrages
sont plus du a un cheminement et qu'il est possible dans les deux cas.Que ça sera pas facile de gérer le manque physique et surtout les manque psychologique pendant plusieurs mois .J'ai lu ici des arrêts 0.4 de sub et un exemple concret qui a stoppé à  0.2 bah insomnies impatiences pendant prêt de 3 semaine alors que oui 0.2 ça parait dérisoire bah c'est pas si facile que ça en a l'air..
Ziggy explique bien qu'il faut se méfier de dernier mg de sub est apparemment c'est pas que dans la tête..
https://www.psychoactif.org/forum/t1290 … -mais.html
.
Il explique sur ce lien ..
J'en suis pas là  perso mais j'y aspire un jour ..
Bonne Journée !
Xen
29 mai 2015 à 10:42
Hello,
Merci pour vos soutiens ! Je vais y arriver !
Pierre, C0112, pour la raison de mon switch je vous propose de reprendre depuis le début du thread.
En gros, 0.4 de sub c'est encore bien hard arrêter.  Seul la
méthadone
permet de gérer de dose très faible. On a plusieurs témoignage de personnes qui stabilisés à  1mg de Métha, on arrêté sans souffrance. c'est mon objectif.
J'ai déjà  fais une décro sauvage, je suis échaudé !
PS : Je tempéré mes propos vis à  vis de mon Centre. J'étais un peu énervé hier !  L'équipe est super, le toubib a des responsabilités.... Eux même sont aussi super encadré et il y a des lois....
Disons, qu'il y en a qui sont plus ou moins ouvert, il reste tout de même une certaine latitude des chaque centre d'addicto...  Moi, je pense avoir prouvé que je suis plutôt un gars fiable...
On se tient au jus ;-)
@+
Xen
29 mai 2015 à 11:25
Hello,
Au final, je pense que chacun doit suivre sa voie.
Il faut juste se sentir prête et y aller.
Je suis très entouré, je vois pas mal de monde, j'ai obtenu un max d'avis. Je suis conforté dans ce choix ;-)
@+
c0112
29 mai 2015 à 11:35
Mon expérience ou celle de Ziggy ne sont pas paroles d'évangiles.
Dans ce genre de situation de fin de
sevrage
, il vaut mieux prendre plusieurs avis de spécialiste qui, d'une part ont l'expérience et qui ont un regard neutre sur ta situation en fonction des élément que tu amènes.
De plus beaucoup essayent des
sevrages
à  répétitions en tentant de bidouiller, comme si il voulait tricher avec leur dépendances, à  faire vite.....résultat des courses....ils sont toujours dépendants.
Il faut juste de la patience et de la ténacité en fin de
sevrage
sub...mais au delà  d'un problème physiologique de dépendance à  faible dosage, ce qui se joue en arrière fond est beaucoup plus profond.
Si tu veux à  des dosage faibles (styles 0.2), ce n'est pas vraiment le manque du produit le problème (il y en a très peu),c'est surtout le fait que ton organisme sort du brouillard opiacé, tout simplement, et qui se manifeste par divers symptômes (angoisses, phobies sociales,etc..) et se rabattre sur un produit plus fort (
méthadone
) risque de casser ton
sevrage
et tu te retrouveras dans le même cas avec la
méthadone
deux ans plus tard...c'est peut être une solution ou un report inconscient de la sortie des
opiacés
.
10 ou 15 ans de dépendance au drogues (tso,heroine,etc..) ont modifié plein de choses au niveau de ton cerveau, il faudra une période de reconstruction qui justement se prépare lors du
sevrage
degréssif.
Personnellement pour passer de 0.8 à  rien il m'a fallu 18 mois, mais j'ai réussi et je suis sevré depuis plusieurs années de tout même du
tabac
.
majama
29 mai 2015 à 11:43
J'suis bien d'accord avec vous l'important c'est d'être prêt ..
Ensuite chacun sa manière l'important c'est d'arriver la ou on souhaite se rendre ..
Bien à  vous tous.
Xen
29 mai 2015 à 12:55
Hello C0112 !
Dit, moi, on va non plus se mettre en mode fight !  LOL   ;-)
Évidement, il y a les pros et les contres !
Moi, je plafonne au sub depuis des lustres, j'arrive plus à  descendre. Malgré le "bon usage".
0.8, je l'avais déjà  fait de long mois (snif à  l'époque), 0.4 même un peu… mais jamais moins !
Les derniers paliers sont vraiment hard, et le limage de comprimés, je n'arrive pas à  m'y faire !
C'était entre autres le message du début de thread : pourquoi est-si hard de descendre le bubu à  la fin ?
Le double effet antagoniste / agoniste non-linéaire je le comprends, je le ressens même.
Passer à  la méta, faut pas voir ça comme un "rechute", je parts sur un équivalent de 0.8, soit 10mg... franchement, qu'est ce que je risque ???  et puis si ça me va pas, pas grave, j'attends 48H avant de reprendre mon bubu... et on verra la suite.
Ecoute, c'est mon histoire, je le sens comme ça, et crois-moi c'est déjà
très
mûrement réfléchie !!!  (vois le date de début thread, et de mes autres posts)
Je pense faire avec la métha ce que je n'ai pas su faire avec le sub : Me sevrer ! C'est quand même le but, même si chacun doit prendre le temps qui lui faut, sans obligation de résultats d'ailleurs.
J'ai plus du tout envie de me défoncer, pour la défonce.  J'ai pris le sub pour un truc "fun" trop longtemps.
Aujourd'hui, je prends ma dose quotidienne, qui me fait quasiment rien, et j'ai plus aucun appel de la journée... Je m'en fous, j'ai peu à  peu apprivoisé et digéré ces émotions. J'ai notamment fait un très gros travail sur moi, en voyant un psy de façon quasi-hebdo depuis 1 ans et demi.
Je pense être un mec plutôt heureux... J'ai réglé un paquet de truc qui me hantait toujours un peu.
Comme je le disais au début, c'est comme ça, il y a un moment où tu te dis "A quoi bon !" : je suis pas malade, j'ai tout ce qu'il me faut....
Alors, oui, on peut dire que je suis quasiment sevré...  moé.... Je suis sevré de l'envie, mais même à  0.2 de sub, t'en chie plusieurs semaines, j'ai récolté une bonne dizaine de témoignages dans ce sens...
A 0.1 de Métha, tout ceux qui on réussi ce palier, disent le même chose : Aucun soucis, envole toit petit oiseau !
Donc, voilà  ;-)  Dans tous le cas, un addict à  besoin d'encouragement ;-)
Tiens, plutôt que continuer le débat du pour ou contre, si tu veux bien, je suis intéressé par un ton histoire : Quel protocole tu t'es appliqué ? Monoprise ? Heure fixe ? Quel palier ? 0.4, 0.3, 0.2, 0.1.... Combien de temps par palier ? Comment tu as géré le découpage de comprimé ?
@+
Xen
29 mai 2015 à 12:56
majama a écrit
J'suis bien d'accord avec vous l'important c'est d'être prêt ..
Ensuite chacun sa manière l'important c'est d'arriver la ou on souhaite se rendre ..
Bien à  vous tous.
j'aime bien ça ;-)
Xen
29 mai 2015 à 13:00
Amarnath a écrit
Franchement fonces l'ami.
Chez les sorciers Yaqui, il est dit que dans la vie il existe des cubes de chance, qu'il faut saisir car ils sont extrêmement courts et passagers. Tu es dans l'un d'eux.
Bien à  toi
J'ai bien ton histoire de cube :-) C'est sur, il y a des moments comme ça ;-)
C'est qui les Yaqui ?
Xen
29 mai 2015 à 13:23
majama a écrit
Je pense qu'il est plus difficile de fragmenter en fin de
sevrage
avec le
Subutex
que la
méthadone
..J'me trompe peut-être ..On parle souvent ici de la
méthode chinoise
pour diminuer rapidement avec la Métha..Ca me parait plus compliqué avec des comprimés..On parle de coups de limes sur les comprimés de Sub..C'est surement moins précis qu'avec la Métha . Comment ça se passe avec le Sub au niveau des dosages 0.1 je crois pas que ça n'existe ou alors c'est du Temgesic est-ce facile de s'en procurer via les médecins? ..Perso j'en suis pas à  de si faible dosage,dans ma tête c'est plus simple en fin de
sevrage
de réguler avec la Métha mais c'est peut-être une fausse idée?
Hello Majama,
C'est mon avis aussi !
Et c'est tous le sujet ! => Protocole d'arrêt du sub ?  J'en arrive à  la conclusion qu'il n'y a simplement pas de protocole d'arrêt du sub ! Personne ne peut croire qu'on puisse arrêter facilement à  0.4 ! Du moins, tout ceux qui ont testé le dise ! Le seul façon, c'est au mieux un bon gros bricolage de comprimé, qui reste relaitvement douloureux, au pire, c'est hopitalisation, même si aujourd'hui on sait bien mieux prendre en charge les symptômes... Moi, j'ai une très mauvaise expérience en la matière, qui me rebute.
0.2 de bupe, on peut les avoir en Tem, c'est d'ailleurs le même labo, le même packaging....
Je pourrais probablement faire des paliers de 0.2 : 0.6, 0.4, 0.2... Même casser le tem en deux, c'est jouable, mais assez approximatif car non prévu.
A ce stade je préfère passer à  la métha, tellement plus simple à  doser. A la pipette, en mode Chinois...
1mg de Métha, c'est approximativement 0.05 de sub !
Mais, encore une fois, je le redis, je suis stupéfié qu'il n'existe pas de 0.1 sécable en Sub, à  croire que le labo est sur une mine d'or. D'ailleurs, Schering a vendu a Reckitt qui lui vient de vendre a son tour.... un business qui se vent bien !
@+
Dernière modification par Xen (29 mai 2015 à  13:26)
c0112
29 mai 2015 à 13:54
Xen a écrit
Hello C0112 !
Dit, moi, on va non plus se mettre en mode fight !  LOL   ;-)
Évidement, il y a les pros et les contres !
Moi, je plafonne au sub depuis des lustres, j'arrive plus à  descendre. Malgré le "bon usage".
0.8, je l'avais déjà  fait de long mois (snif à  l'époque), 0.4 même un peu… mais jamais moins !
Les derniers paliers sont vraiment hard, et le limage de comprimés, je n'arrive pas à  m'y faire !
C'était entre autres le message du début de thread : pourquoi est-si hard de descendre le bubu à  la fin ?
Le double effet antagoniste / agoniste non-linéaire je le comprends, je le ressens même.
Passer à  la méta, faut pas voir ça comme un "rechute", je parts sur un équivalent de 0.8, soit 10mg... franchement, qu'est ce que je risque ???  et puis si ça me va pas, pas grave, j'attends 48H avant de reprendre mon bubu... et on verra la suite.
Ecoute, c'est mon histoire, je le sens comme ça, et crois-moi c'est déjà
très
mûrement réfléchie !!!  (vois le date de début thread, et de mes autres posts)
Je pense faire avec la métha ce que je n'ai pas su faire avec le sub : Me sevrer ! C'est quand même le but, même si chacun doit prendre le temps qui lui faut, sans obligation de résultats d'ailleurs.
J'ai plus du tout envie de me défoncer, pour la défonce.  J'ai pris le sub pour un truc "fun" trop longtemps.
Aujourd'hui, je prends ma dose quotidienne, qui me fait quasiment rien, et j'ai plus aucun appel de la journée... Je m'en fous, j'ai peu à  peu apprivoisé et digéré ces émotions. J'ai notamment fait un très gros travail sur moi, en voyant un psy de façon quasi-hebdo depuis 1 ans et demi.
Je pense être un mec plutôt heureux... J'ai réglé un paquet de truc qui me hantait toujours un peu.
Comme je le disais au début, c'est comme ça, il y a un moment où tu te dis "A quoi bon !" : je suis pas malade, j'ai tout ce qu'il me faut....
Alors, oui, on peut dire que je suis quasiment sevré...  moé.... Je suis sevré de l'envie, mais même à  0.2 de sub, t'en chie plusieurs semaines, j'ai récolté une bonne dizaine de témoignages dans ce sens...
A 0.1 de Métha, tout ceux qui on réussi ce palier, disent le même chose : Aucun soucis, envole toit petit oiseau !
Donc, voilà  ;-)  Dans tous le cas, un addict à  besoin d'encouragement ;-)
Tiens, plutôt que continuer le débat du pour ou contre, si tu veux bien, je suis intéressé par un ton histoire : Quel protocole tu t'es appliqué ? Monoprise ? Heure fixe ? Quel palier ? 0.4, 0.3, 0.2, 0.1.... Combien de temps par palier ? Comment tu as géré le découpage de comprimé ?
@+
Je ne veux pas compliquer le débat, j'essayais de te faire comprendre un peu en mode fight (ou vigoureusement) que vu ton dosage il faut que tu te fasses un peu violence et faire un effort pour baisser ou espacer tes doses.
C'est un problème que j'avais, et que je remarque chez beaucoup d'addict aux
opiacés
, c'est que les gars ont peur de se faire un peu violence...la bulle opiacé est tellement confortable.....après il y a des gens qui ont besoin de cela.
Après il faut se faire violence intelligemment, au bon moment, et une aide extérieur est recommandé (addictologue)
C'est comme dans la vie, dans le sport, si tu fais pas d'effort tu progresses pas, sans vouloir contredire qu'une fin de
sevrage
est difficile..
Pour le
sevrage
dégressif, j'ai tout simplement pris une fois  par jour de 0.8 a 0.1 par pallier de 0.1 tous les 3 semaines et une fois à  0.1 j'ai fait une prise tous les 2 jours (en sublingual), je suis même a aller à  3 jours mais ça devenait ridicule et j'ai stoppé sans aucun effet de
sevrage
.
Pour la découpe du comprimé (0,4 mg), je le cassais en 2 et je cassais  à  nouveau ces 2 parties en 2.
Je le faisais avec mes doigts, des fois je ratais mon coup...c'étais pas super exact mais à  ce dosage l'incidence est faible.
Que tu sois à  0.7 ou 0.65, vu le dosage l'incidence entre les 2 est trop faible pour être ressentie.
Si c'est dur de le descendre à  la fin, c'est parce tu sors de ta bulle opiacé tout simplement, ce sont des effets d'angoisses plus que de
sevrage
(même si ils sont un peu présent)....de toute façon un moment faudra bien passer ce cap et si c'est trop dur passe à  la métha.
Après dans ce type de phase, ne pas oublier d'avoir une bonne alimentation et hydratation, un bon dosage en minéraux et le faire si possible au printemps et en été.
Après je ne suis pas medecin.Je ne conseille pas, je donne juste un avis.
Je te le redis pour le passage à  la métha, consultes plusieurs spécialiste en leur donnant tous les éléments te concernant (tes dosage, type de prise, extra, conso
alcool
...).
Dernière modification par c0112 (29 mai 2015 à  14:13)
Xen
29 mai 2015 à 14:17
c0112 a écrit
Xen a écrit
Hello C0112 !
Dit, moi, on va non plus se mettre en mode fight !  LOL   ;-)
Évidement, il y a les pros et les contres !
Moi, je plafonne au sub depuis des lustres, j'arrive plus à  descendre. Malgré le "bon usage".
0.8, je l'avais déjà  fait de long mois (snif à  l'époque), 0.4 même un peu… mais jamais moins !
Les derniers paliers sont vraiment hard, et le limage de comprimés, je n'arrive pas à  m'y faire !
C'était entre autres le message du début de thread : pourquoi est-si hard de descendre le bubu à  la fin ?
Le double effet antagoniste / agoniste non-linéaire je le comprends, je le ressens même.
Passer à  la méta, faut pas voir ça comme un "rechute", je parts sur un équivalent de 0.8, soit 10mg... franchement, qu'est ce que je risque ???  et puis si ça me va pas, pas grave, j'attends 48H avant de reprendre mon bubu... et on verra la suite.
Ecoute, c'est mon histoire, je le sens comme ça, et crois-moi c'est déjà
très
mûrement réfléchie !!!  (vois le date de début thread, et de mes autres posts)
Je pense faire avec la métha ce que je n'ai pas su faire avec le sub : Me sevrer ! C'est quand même le but, même si chacun doit prendre le temps qui lui faut, sans obligation de résultats d'ailleurs.
J'ai plus du tout envie de me défoncer, pour la défonce.  J'ai pris le sub pour un truc "fun" trop longtemps.
Aujourd'hui, je prends ma dose quotidienne, qui me fait quasiment rien, et j'ai plus aucun appel de la journée... Je m'en fous, j'ai peu à  peu apprivoisé et digéré ces émotions. J'ai notamment fait un très gros travail sur moi, en voyant un psy de façon quasi-hebdo depuis 1 ans et demi.
Je pense être un mec plutôt heureux... J'ai réglé un paquet de truc qui me hantait toujours un peu.
Comme je le disais au début, c'est comme ça, il y a un moment où tu te dis "A quoi bon !" : je suis pas malade, j'ai tout ce qu'il me faut....
Alors, oui, on peut dire que je suis quasiment sevré...  moé.... Je suis sevré de l'envie, mais même à  0.2 de sub, t'en chie plusieurs semaines, j'ai récolté une bonne dizaine de témoignages dans ce sens...
A 0.1 de Métha, tout ceux qui on réussi ce palier, disent le même chose : Aucun soucis, envole toit petit oiseau !
Donc, voilà  ;-)  Dans tous le cas, un addict à  besoin d'encouragement ;-)
Tiens, plutôt que continuer le débat du pour ou contre, si tu veux bien, je suis intéressé par un ton histoire : Quel protocole tu t'es appliqué ? Monoprise ? Heure fixe ? Quel palier ? 0.4, 0.3, 0.2, 0.1.... Combien de temps par palier ? Comment tu as géré le découpage de comprimé ?
@+
Je ne veux pas compliquer le débat, j'essayais de te faire comprendre un peu en mode fight (ou vigoureusement) que u ton dosage il faut que tu te fasses un peu violence et faire un effort pour baisser ou espacer tes doses.
C'est un problème que j'avais, et que je remarque chez beaucoup d'addict aux
opiacés
, c'est que les gars ont peur de se faire un peu violence...la bulle opiacé est tellement confortable.....après il y a des gens qui ont besoin de cela.
Après il faut se faire violence intelligemment, au bon moment, et une aide extérieur est recommandé (addictologue)
C'est comme dans la vie, dans le sport, si tu fais pas d'effort tu progresses pas, sans vouloir etre en mode fight.
Pour le
sevrage
dégressif, j'ai tout simplement pris une fois  par jour de 0.8 a 0.1 par pallier de 0.1 tous les 3 semaines et une fois à  0.1 j'ai fait une prise tous les 2 jours (en sublingual), je suis meme a aller a 3 jours mais ca devenait ridicule et j'ai stoppé sans aucune effet de
sevrage
.
Pour la decoupe du comprimé (0,4 mg), je le cassais en 2 et je cassais  à  nouveau ces 2 parties en 2.
Je le faisais avec mes doigts, des fois je ratais mon coup...c'étais pas super exact mais à  ce dosage l'incidence est faible.
Que tu sois à  0.7 ou 0.65, vu le dosage l'incidence entre les 2 est trop faible pour être ressentie.
Si c'est dur de le descendre à  la fin, c'est parce tu sors de ta bulle opiacé tout simplement, ce sont des effets d'angoisses plus que de
sevrage
(même si ils sont un peu présent)....de toute façon un moment faudra bien passer ce cap et si c'est trop dur passe à  la métha.
Après je ne suis pas medecin.Je ne conseille pas, je donne juste un avis.
Je te le redis pour le passage à  la métha, consultes plusieurs spécialiste en leur donnant tous les éléments te concernant (tes dosage, type de prise,extra, conso
alcool
...).
Justement, j'ai déjà  fait tout ça et c'est bien pour ça que j'en suis là  ;-)
Ma décision est prise, elle est dans le tube, dons, il y a plus qu'a ;-)
@+
Phoenix74
29 mai 2015 à 14:36
Salut à  tous!
Moi j'ai fais mon
sevrage
en baissant un Max le sub parce que je connaissais pas la
méthode chinoise
. J'ai découvert ça sur ce site et sincèrement si je n'avais pas déjà  bien entamé le début du
sevrage
à  ce moment j'aurai tenté le coup aussi. Parce que si j'ai bien compris même en grattant un maximum le dosage de sub ça reste toujours plus élevé que le minimum en metha (ça aussi lu et appris ici). Et non ce n'est pas parce que le dosage de sub est moindre que le
sevrage
en devient juste une formalité... Enfin tout ça pour dire à  Xen que la méthode me semble très approprié, et concernant la metha (y rester 1 an ou pas selon protocole toubib), ne connaissant pas ce
TSO
mais d'un point de vu logique je trouve que les conseils donnés sont plutôt appropriés aussi.
En tout cas bon courage dans ta démarche Xen en effet tout cela paraît mûrement réfléchi et très bien étudié.
Xen
01 juin 2015 à 17:44
Hello,
Bon, juste un mot pour vous dire que tout va bien.
10mg de Meta à  12H, après 25H sans bubu... je commencé à  être un poil transpirant !
Petite appréhension, puis finalement, a priori, ça ma fait pareil, ni plus ni moins. Je sens pas vraiment de différence, pour le moment. Disons que ça fait ce que ça doit, je me sens juste pas malade, impec.
On verra demain !
Au final, je monterai peut être un petit blog pour raconter le switch, et puis la décente !
@+
Dernière modification par Xen (01 juin 2015 à  17:46)
Xen
02 juin 2015 à 16:37
Hello,
Juste pour vous dire :
je vois pas de différence !
Je me sens peut être un poil moins fatigué... et effectivement, ça semble un poil plus "propre" comme molécule.
Enfin, bon, voilà , tout semble OK. Pas de monté, pas de manque, petite baisse de régime enfin de mâtiné, avant la prise, mais c'est OK !
J'entrevois ma solution de décro.
@+
majama
02 juin 2015 à 17:54
..
T'entends quoi comme plus propre ?
Bon courage mec !
Xen
03 juin 2015 à 11:04
Hello,
Je suis moins tchernobilisé le matin !
J'étais aussi moins fatigué hier soir.
7:30 debout, pas de courbatures...  ça fait du bien !
@+
evilbrood
04 juin 2015 à 13:53
Pour le problème de la baisse pas assez progressive sur la fin d'un traitement au
Subutex
, au lieu de limer le cachet, ou de le couper en 4, ce qui est assez aléatoire, pourquoi ne pas le peser ?
Piler le cachet, le peser, et appliquer une règle de trois pour abtenir la dose souhaitée.
La précision de la dose dépendra de la précision de la balance et du poids du cachet.
Si un cachet de 0.4mg de sub pèse 40mg (j'imagine, je testerai ce soir) et que l'on en veut 0.1mg, alors il faut peser 40mg/4 = 10mg, ce qui est largement faisable avec une balance à  20e.
S'il est possible d'obtenir des cachets de Temgesic, dosés à  0.2mg, et plus lourds que les cachets de
Subutex
, alors la précision est multipliée par 2, voir 3 ou 4.
Du coup avec ce médicament il est même possible de faire des paliers plus faibles, genre 0.05mg, et ainsi descendre tranquillement jusqu'à  des dosages très faibles.
Ca me paraît moins aléatoire, même si le top serait d'avoir une version liquide pour faire la
méthode chinoise
.
Amarnath
04 juin 2015 à 20:53
Mes chers amis du monde des
opiacés
, bonsoir.
Alors voilà , je viens vers vous pour savoir si à  votre avis il serait possible de faire une
méthode chinoise
avec
10 000 mg de
méthadone
, en prenant 100 mg de
méthadone
par jour tout en sachant que pour le moment, je suis à  l'équivalence de 300 mg de
morphine
par jour.
Ma question est peut-être complètement conne de chez conne qui est vraiment conne mais dans l'ignorance il est possible de poser des questions spéciales blondes. Par contre vais-je avoir une réponse à  la con ou bien une réponse béton ? Là  est la question.
A l'avance merci et s'il vous plait, soyez indulgent avec un pauvre petit garçon qui ignore tout des Chinois.
Merci et bonne nuit.
Dernière modification par Amarnath (05 juin 2015 à  17:50)
prescripteur
05 juin 2015 à 08:28
A Amlarnath,
C'est theoriquement possible mais sans aucun interet pratique avec des difficultés techniques et pas d'avantage sur une decroissance progressive suivie d'une
methode chinoise
. Deja, la
methode chinoise
,  à  20 mg c'est limite.
J'ai connu beaucoup d'usagers qui ont fait ça avec succès !!
Pour evilbrood, en theorie c'est OK mais en pratique des fragments de comprimés vs un demi comprimé entier en bouche, c'est pas pareil. Donc le risque d'absorption différente est prsent. Rappelons que la biodisponibilité par voie orale est au mieux de 30%.
Amicalement
Xen
05 juin 2015 à 10:58
Hello,
10 000Mg ! 100 flacon de 100mg
Tu y vas peut un peut fort là   ! Une dose 100mg est déjà  potentiellement Léthal....  Sans compter, qu'il faut encore les trouver les 100 flacons !  Au mieux une ordo c'est 14 jours.
Il me semble, comme prescripteur, que le
méthode chinoise
peut être indiqué pour les ultimes paliers, genre 20Mg, je dirais même 10mg.
Avant tu peux gérer "à  la mano" : tu vires 1 à  la pipette / seringue, c'est pas plus compliqué que ça !
@+
Amarnath
05 juin 2015 à 19:57
J'ai accès à  cette dose au besoin et c'est pour cela que je me pose cette question de
méthode chinoise
à  haute dose. J'ai du mal à  saisir pourquoi ce ne serait pas possible ou alors qu'elles en seraient les difficultés ?
J'en ai tellement marre d'être esclave de tout cela et j'ai le sentiment parfois de perdre pieds physiquement et même moralement, là  où j'étais posé, je ne supporte plus grand chose, à  fleur de peau parfois, le produit me transforme au fur et à  mesure du temps. Car de croire que c'est moi le problème reviens à  dire que mettre du diesel dans une voiture essence et qu'une fois que plus rien ne fonctionne, c'est la faute de la voiture. Evidement ce n'est pas non plus la faute du diesel, mais c'est sa présence dans le moteur qui crée la problématique. Après il est clair qu'il faut vraiment être con pour le faire, mais parfois, l'erreur est humaine ! J'ai juste écouté mon médecin me dire que je pouvais consommer sans risque, ce qui m'arrangeais vu le soulagement ressenti.
C'est difficile de savoir où on en est, car j'ai tout de même rencontré des soi disante pointures de l'addictologie qui me disaient que la consommation s'était rien, qu'en 15 jours d'hospitalisation, c'était réglé... Et pourtant quand je lis les témoignages ou le psychowiki qui parle du
PAWS
, je comprend rapidement que 15 jours ne sont que les préliminaires d'une souffrance assurée. Alors qui a envie de partir pour un voyage en enfer ?
L'incidence du produit sur la chimie du cerveau est tout de même assez violente sur le long terme, en tout cas de ce que je peux en ressentir, je n'étais pas comme cela avant, j'étais capable d'équilibre malgré la douleur physique, alors que maintenant, une dose de retard et c'est le monde qui s'embrase dans la déprime. Les
opiacés
demandent une certaines régularité dans les prises, au risque de ne plus pouvoir fonctionner correctement.
Bon en même temps j'ai commencé l'EMDR, ce qui remue bien la structure des traumatismes passés. C'est peut-être ce qui explique cela.
Désolé pour le HS sur votre post les amis, je traine un peu de ci de là  à  la recherche d'un peu de chaleur humaine, car malgré la canicule en ce moment, je me les gèle !
Merci pour votre soutiens écrit, ma gratitude s'exprime pour vous.
Horrorshow
05 juin 2015 à 20:39
10 000 mg de
méthadone
de
méthadone
ca fait 30 000 - 40 000 mg de
morphine
, t'es sur de pas te tromper quelque part ? parce que 40 g de
morphine
par jour ca fait ... 200 gélules de
skenan
de 200 mg par jour .. ce qui est franchement pas possible .
Amarnath
08 juin 2015 à 14:11
Mais non ce n'est pas par jour, je dis que je peux disposer de 10 000 mg de
méthadone
pour éventuellement faire une
méthode Chinoise
géante. C'est ça que je cherche à  faire, c'est commencer directement à  la méthode dégressive. Mais je ne sais pas si c'est possible et se ça l'est, j'aimerai savoir comment faire pour les doses, sachant que je suis à  l'équivalence de 300 mg de
morphine
par jour.
Pour être stabiliser à  la
méthadone
il faut que je prenne 120 mg par jour. Je pourrai même avoir plus
que 10 000 mg pour faire la méthode.
Donc voilà , j'attend de savoir si quelqu'un connait le protocole ou m'explique éventuellement pourquoi ce ne serait pas possible.
Merci et désolé de continuer sur le HS, j'aurai dû ouvrir un post, je vais peut être d'ailleurs le faire si je n'obtiens pas de réponse.
Xen
10 juin 2015 à 12:10
Hello,
Un premier mot pour vous dire que je suis RAVI d'être passé à  la Métha !!!
cela fait un peu plus d'une semaine, et franchement, mon état général c'est très sensiblement amélioré ! C'est une très bonne surprise pour moi.
C'est clair, en mono prise, à  midi, je sens même pas la différence de avant après !  Je dors super, je me réveille frais, cela faisait une paille !!!
À noter, que je fais ça bien, aucun n'a coté, si ce n'est un petit apéro parfois.
J'ai complètement zappé le sub, et les multiples prises ! ça tient bien plus longtemps. Je me rends compte à  quel point je galérai à  faible dose de bu bu. Les derniers mois, en me forçant sur la mono prise, tous les jours 3 ou 4h de fatigue, avant de reprendre mon bu bu...
Bref ! La morale de cette histoire, c'est que si on est collé au dernier palier de bu bu, et je dirais même avant, cela vaut vraiment la peine de passer dans un centre ! C'est leur taf, ils savent ce qu'ils font, ils sont là  pour nous aider, et la
méthadone
, c'est un bon traitement, bien mieux sur un paquet d'aspect !
1/ On est suivi !
2/ ça tient bien mieux, sans effet de up and down
3/ Avec des doses qui décroissent jusque 1e, on peut vraiment envisager un atterrissage en douceur.
@+
Xen
10 juin 2015 à 12:27
Amarnath a écrit
Mais non ce n'est pas par jour, je dis que je peux disposer de 10 000 mg de
méthadone
pour éventuellement faire une
méthode Chinoise
géante. C'est ça que je cherche à  faire, c'est commencer directement à  la méthode dégressive. Mais je ne sais pas si c'est possible et se ça l'est, j'aimerai savoir comment faire pour les doses, sachant que je suis à  l'équivalence de 300 mg de
morphine
par jour.
Pour être stabiliser à  la
méthadone
il faut que je prenne 120 mg par jour. Je pourrai même avoir plus
que 10 000 mg pour faire la méthode.
Donc voilà , j'attend de savoir si quelqu'un connait le protocole ou m'explique éventuellement pourquoi ce ne serait pas possible.
Merci et désolé de continuer sur le HS, j'aurai dû ouvrir un post, je vais peut être d'ailleurs le faire si je n'obtiens pas de réponse.
Salut Amarnath !
Je ne me souviens pas tout à  fait de ton parcours, mais je crois que tu es justement au bu bu en ce moment.
Tu sembles un peu désemparé. Je pourrais que te dire la même chose : pousse le porte d'un centre, fait toi suivre par un psy et quand tu le sens passe à  la métha.  0.8  de sub, ça fait 10mg de métha.  l'induction Métha se fait plutôt à  40mg, tout dépend de ta dose actuelle.
Je dirais que le sub, c'est assez facile de décendre jusqu'a 2 *0.4. Avec un peu de volonté, en 3 mois on peut passer de 6e à  0.8m.
A toi de voir.
Ensuite, moi je pense que c'est dangereux d'avoir autant de Méta chez soi.... Cela dépend comme tu te sens fasse à  la sensation. Et-tu toujours en recherche de ça ? Si oui, ce n'est pas du tout une bonne idée ! On le sait tous trop bien, l'envie est presque toujours plus forte que la raison, c'est tout le problème !
Stabilise-toi, mono prise si possible, et plutôt en méta donc, puis là , tranquillou, tu pourras gérer une décente.
Le traitement est top, à  partir du moment où tu le sens plus, et là , tu peux oublier plus facilement.
C'est aussi important de se poser les questions, genre, pourquoi j'en prends, qu'est ce que je cherche à  faire, en ai-je vraiment besoin ? Comment c'était avant ? Est-ce que ce n'était pas plus sympa ?
J'ai un
doc
qui m'a dit un truc intéressant un jour : il me dit, "fait cet exercice" "tu poses ton sub à  côté de toi, et tu lui parles ! Cela paraît con, mais c'est un exercice assez payant aussi.
Un truc qui est pas mal aussi pour moi, c'est de noter tous les jours, tes consos, à  chaque prise tu notes : 0.4 en snif, 11H, 0.4 sous la langue, 14H....  Je pris un feuille Excel, et je mettais du rouge quand ça merde !!! Ce truc m'a permis de comprendre à  quel point je ne gérais pas !
Bref perd pas espoir ! Au final, la parole est également très importante. J'en suis à  18 mois avec un Psy du centre, j'ai débloqué un tas de truc comme ça...
Allez ça va le faire, cherche déjà  à  te stabiliser ;-)  Le temps est notre allié.
@+
Amarnath
10 juin 2015 à 23:01
SAlut,
Je suis stabilisé à  l'oxynorm à  150 mg et toutes les prises sont notées sur un carnet, je le fais depuis plus de deux ans.
J'ai essayé le sub et à  24 mg j'étais encore mal, en sous dosage.
Je continue donc mes recherches sur ma question.
Dans tout les cas heureux pour toi que tu es pu switcher vers la
méthadone
et que ce soit bien passer. Tu vas pouvoir descendre tranquille et faire la
méthode chinoise
. C'est déjà  presque dans la poche pur toi.
Bonne soirée.
Xen
24 juin 2015 à 19:06
Hello !
2 semaines à  10mg
1 semaine à  9mg
Aucune soucis !
Je passe à  8mg...
J'hésite toujours entre des paliers de 1 ou 2 semaines... a priori une semaine ça va bien, du moment que le palier est petit. Si je sent le moindre picotement, je repasserai à  2 semaines !
En tout cas, je suis toujours très content de ce choix !
Le compte à  rebours semble lancé !
Je vous tiens au jus,
@+
majama
24 juin 2015 à 21:26
Big-up Xen,
Contente pour toi !!
C'est vraiment bien que ton plan se passe comme prévu
..
Doucement mais surement !!
Continu de nous donner des news c'est toujours une lueur d'espoir de voir quelqu'un arriver la ou il veut se rendre
Prends soin de toi .
Bye
Xen
30 juin 2015 à 15:01
Hello,
Merci pour le soutien !
Je pense que je vais rester sur des paliers de 2 semaines.
je suis pas pressé.
Je dirais qu'une semaine c'est jouable, mais 2 semaines, cela semble la bonne option pour laisser le corps s'adapter gentiment ;-)
Je suis en bonne voie.
Je vos tiens au jus.
@+
Dernière modification par Xen (30 juin 2015 à  15:01)
Caïn
03 juillet 2015 à 14:59
J'ai l'impression que l'ultra-faible dosage est un peu traître. Je m'explique, comme tu le dis, tu as l'impression de ne rien sentir. Mais ce n'est qu'une impression même à  ultra-faible dosage, ton cerveau est alerté qu'il y a une dose d'opiacé qui circule, même infime, dans ton organisme. Du coup, tu as l'impression d'être normal alors que tu es mieux que normal. Puisque normal tu serais un peu plus... mal, même si tu ne serais pas vraiment en chien...
Désolé d'être confus, j'espère que vous voyez l'idée...
Pour moi la vraie difficulté elle est de passer à  rien, rien du tout. Même en diminuant jusqu'à  une dose infime... Je procédais parfois comme ça avec l'
héro
, je me faisais un trait minuscule, ridicule, mais ça allait mieux, ne serait-ce que psychologiquement. C'est quand le képa était vide de chez vide que commençait le malaise.
Xen
06 juillet 2015 à 10:55
Hello,
Oé, je vois....
A ce dosage, j'ai plutôt le sentiment que ça te couvre juste le récepteurs de façon a ce qu'il te laisse pénard, avec 0 effet défonce.
Le fait que je me sente plus en forme qu'a 0.8 de sub, je pense que c'est plutôt que la Méta est un pure Agoniste, plus clean.
Je vais juste allez au bout de la seule méthode qui semble marcher et on verra. J'ai fais plus de la moitié du chemin, je tiens le bon bout. Je suis à  7mg, après 10 jours, pas senti de différence avec 8mg.
D'ailleurs cette méthode, c'est aussi ce qu'on fait dans les hôpitaux pour sevrer les malades après un traitement morphinique de plusieurs semaines / mois... il faut juste baisser doucement, et être régulier. En fait il y a aucun secret !!!
En disant cela, je mesure aussi la difficulté après 15 année de
substitution
... Encore une fois, c'est surtout une histoire de motivation. Une fois que tu l'as trouvé, on le sait ;-)
Toutes les personnes avec qui j'ai pu échanger et qui ont atteintes le palier de 1mg de meta disent que c'est dans la poche.
J'en suis plut très loin ;-)
@+
Dernière modification par Xen (06 juillet 2015 à  10:55)
Caïn
07 juillet 2015 à 15:35
Oui. A ma dernière visite, la toubib à  qui j'expliquais que je ne ressentais aucune motivation pour arrêter mon traitement (je suis à  2 mg de
suboxone
en sub-lingual), me disait qu'il est important aussi d'éliminer tous les facteurs de stress. C'est coton ! Mais je crois que c'est un bon conseil.
Bon courage à  toi.
C.
Xen
07 juillet 2015 à 16:12
Oé,
Il faut se sentir prêt et c'est plus ou moins long.
Mais je le dis et redis encore : Il me semble que pousser la porte d'un centre, c'est très bien !
Mais tu vois, là  aussi cela m'aura pris 14 ans !  Presque en vie d'en rire !!! Mais bon, mon équilbre était pas mal, même si au fond, il y a quand même de toute évidence, un truc qui va pas !
Au bout du compte, une fois qu'on a envie, le temps devient notre allié. Il faut pas perdre espoir.
Les séances de psy ont été très bénéfique pour moi et pas qu'au sujet de la drogue...
@+
Xen
30 juillet 2015 à 17:37
Hello,
Pour passer de 7 à  6, ça été plus dur !
Je pense peut être à  l'effet "Lune de miel" se termine aussi. Cela aurait donc duré 1 mois et demi chez moi.
A 6mg / jour, je commence à  me retrouver en panne d'énergie, avec un plus grande difficulté sur les fins de cycle et de gros coup de barre, avant et même après la prise !  Ma prise me rend pas forcément plus énergique donc.
Bref, je sais pas trop quoi en penser. J'ai aussi c'est petit souci de sinus/rhino, avec une petite infection en cours, confirmé par l'ORL... (ça me chatouille vaguement, mais sans caméra, j'aurai rien su)
C'est peut être aussi ce qui me fatigue.
Ou alors, 7 à  6 cela fait un palier de plus de 10%, il faut que je réduise les paliers maintenant, en partant sur 0.5mg.
J'en ai un peu marre, je veux juste arriver au bout de ce marathon !
Si vous avez un conseil ou deux, je suis preneur !
@+
Ricoson
30 juillet 2015 à 20:50
Bonjour Xen.
Finalement,  ce poste parti sur un protocole d arrêt du
Subutex
est devenu un protocole d arrêt de la
Methadone
.
Le principe est le même,  et j'ai suivi celui de la
Methadone
avec succès en prenant ma dernière prise il y a plus de 13 mois.
MON conseil est de prendre tout ton temps, et plus si nécessaire.
ArrivÄ— à  8 mg en partant de 40 mg en 10 mois, avec un confort et une énergie débordante, je suis resté à  8 mg 4 mois avec ce que tu appelles une véritable l'une de miel.
la baisse à  7 mg à  été presque transparente, et puis, comme toi, à  6 mg,  l effet boostant c'est atténué et j'ai bien compris que j allais passer par une sorte de deuil et que la lune de miel cesserait de toute façon.
De 7 mg à  2 mg, j ai mis 7 mois, dont 3 mois à  3 mg. J ai fait le saut à  2 mg à  zéro parce que je sentais que le passage à  1 mg ne changerait rien à  mes ressentis, tant objectifs que subjectifs.
Si le manque biologique à  été totalement transparent, le cognitif en revanche aura été plus présent, mais jamais insupportable.
Ma
doc
m'avait dit que le plus difficile serait le passage de 1 à  zéro,  mais, pour moi, ce fut le passage à  3 mg qui aura été le deuil. Le passage à  2 mg puis zéro est passÄ— sans ressentir la moindre différence. Le deuil avait été fait les 3 mois restes à  3 mg.
Bien sûr,  JE parle pour moi et JE n'en ferais surtout pas une généralité. Ce n ést que mon expérience que je partage, pas une équations ni une leçon genre ancien qui se la raconte. Et pour être franc, je garde un bon souvenir de ma "l'une de miel" à  8 mg.
Xen, prends ton temps, ne le force pas et donne lui encore plus de temps si nécessaire.
La seule règle dont JE suis sur, c est que les "extras" ne sont pas compatible avec le concept du
sevrage
puis de l abstinence, ce qui n'est pas la panacée en soit pour trouver ou y retrouver son compte. Les extras et les
TSO
serait pour MOI une consommation mieux maîtrisÄ—, plus raisonnée, ce qui est en soit le plus important quand ont dérape et qu'on en souffre que le
sevrage
dans la rédemption.
Le bonheur par l'abstinence est un rêve, souvent décevant, mais l'abstinence heureuse n'est pas impossible non plus.
Xen, j espère t avoir donné des réponses à  tes questions et tes doutes, sans te décourager ni t'encourager par principe, tel un supporteur inconditionnel du
sevrage
qui te dirait. courage,  zyva......
Mais les questions que tu poses ME paraissent de bonne augure....
Rico@Son
Dernière modification par Ricoson (30 juillet 2015 à  21:05)
Xen
31 juillet 2015 à 13:12
Merci Rico,
Cela fait plaisir à  lire.
Le deuil, OK, je comprends, la phase finale en quelques sorte.
Avec la métha, je cherchais une solution pour attérir sans les horribles douleur du manque physique. Je pense toujours que c'était le bon choix.
OK, je commence à  être en rade d'énergie, mais avec au moins une piste en vu !
Pas grave, je suis pas super malade, et c'est déjà  ça.
Juste une question :
Passez le cap, je dirais du point de bascule (on va dire autour de 3 pour toi) Est-ce qu'après ton
sevrage
tu as fini quand même par retrouver plus de jus ?
Merci pour ton aide.
@+
Ricoson
31 juillet 2015 à 18:49
Xen
JE n ai jamais retrouvé le jus que j avais à  8 mg.
Mais à  8 mg, j étais carrément boostÄ—. Je le prenais en deux fois. 5 mg le matin et 3 mg l apm. Je le disais à  la
Doc
qui me répondait que ce serait pareil après le
sevrage
, mais JE sentais bien que ces 8 mg y étaient pour quelque chose...
Mais, J ai retrouvé un autre jus que j avais oublié et ça a fait l affaire.
C est pour cela que JE parle de deuil. D après ma
Doc
, le plus difficile serait le dernier mg, mais finalement, ce fut les 3 derniers mg qui le furent. Les 2 puis le zéro sont passé sans aucune différence.
Il faut trouver ou retrouver des centres d intérêts et des énergies alternative d un "goût nature", ce qui n est pas toujours aussi simple que l on se l imaginait. Ce n ést pas l abstinence en soit la solution. Ce n ést que la fin d un processus.
Bien sûr,  JE parle pour moi, d autres en auront peut être un sentiment et/où une vision différente.
Et je vis bien mon abstinence d opiacé sans plus ni moins...
Rico@Son
Dernière modification par Ricoson (31 juillet 2015 à  18:56)
Xen
02 août 2015 à 18:45
Hello,
OK, donc tu as quand même retrouvé "une autre énergie que tu avais oublié".
C'est plutôt rassurant !
Quand je bosse, il me semble que le niveau normal d'énergie est au dessus de ce que j'ai. Je connais du monde qui commencent à  8H pour faire de la charpente, finissent à  18H, tous le jours de la semaine, et parfois avec 60 piges passé, le tout sans se plaindre et toujours au top....  Parfois cela me laisse rêveur !
Je compte bien retrouver une certaine énergie !
Je vais ouvrir un autre sujet dans le coin Métha, parce que cela fait plusieurs poste que j'ai switcher...  j'espère avoir d'autre témoignage sur les tout derniers paliers.
@+
Xen
22 octobre 2015 à 10:48
Salut,
Je me rends compte que j'ai pas collé le lien vers le thread Meta :
Voilà .
https://www.psychoactif.org/forum/t1532 … .html#divx
Pas simple ces derniers paliers, je trouve...
@+
Xen
13 février 2016 à 15:35
ziggy a écrit
Xen a écrit
Ma question est donc :
Dans vos expériences buprénorphinique, avez-vous constaté que cela ne tenait pas 24h ? Si oui, qu'avez-vous fait ?
Question subsidiaire :
Est-ce que la métha dure plus longtemps ?
@+
MOi le sub n'a jamais tenu vraiment 24H. Sans etre malade chaque matin, j'étais dans un état plus décalé (reve de fin de nuits tout glauques) frisson, éternuements et nécessité d'envoyer une trace au plus vite... le
subu
je ne l'ai quasiment jamais pris par la langue pendant toutes ces années. Toujours dans le nez. Moi aussi j'ai tenté d'augmenter sous la langue blabla, mais ca refinissait toujours dans le nez. Comme le sub ne tenait pas bien 24H, j'ai passé un bon de temps à  en taper toute la journée et même le soir. J'adorais le petit 0.4, si j'étais à  2.8mg, j'avais mes7 traces par jour en mode
rabla
. De bonnes migraines des fois et des putains de sinusites chaque année.... mais bon, j'ai essayé d'arrêter des dizaines de fois. Rien. PUis saoulé, je suis allé en CSST j'ai tout déballé. On m'a passé sous metha.
Gros confort. Mais aussi je peux pas mentir, j'ai eu une période un peu DOWN à  cause de la perte des traces et de l'effet immédiat
. D'ailleurs un truc que je revis en ce moment depuis mon arret net de mon dernier shoot le 24 Dec pour Noà«l. Depuis rien et ca commence à  se rétablir. Le passage sous métha pour moi a tout changé et quelques mois apres, je décrochais pour la première fois de a vie sans en chier. : c'est la que j'ai percuté que tout ce que j'avais tenté jusque lors c'était de la merde (16 mg à  0 en deux mois, des largages à  4 mg etc.... meme le 0.4 j'en ai chié mais j'avais descendu trop vite derrière). Apres des mois sans extra, à  doses fixes, à  heures fixes en monoprise avec le bel effet de plus de 24H de la
méthadone
, j'étais beaucoup mieux. Dans ma tete, un truc a changé : je galerai plus. J'ai baissé mg par mg sans même trop y penser. Et ca c'est fait sans violence, sans obsession et de ce fait, succès. Donc effectivement pour moi la métha est mieux parce que je la prends comme il faut, je suis éduqué par le sirop donc j'ai pas l'habitude de détourner. Que le sub quand je le prenais normalement j'avais ce désir de trace toujours au ventre..... mieux valait tenter autre chose surtout après tout ce temps de détournement. Autant repartir sur un nouveau traitement avec de bonnes
bases
...
En relisant ce fil fort intéressant, qui m'a motivé dans mon switch (merci à  toi Ziggy) je me rends compte que toi aussi tu avais parlé de cet effet de "perte des traces et de l'effet immédiat"
Je pense que c'est important de le noter.
Personnellement, je me doutais pas que cela aurait pu avoir un tel impact sur moi. Moi cela m'a carrément envoyé en début de dépression, heureusement géré assez vite par l'équipe du
CSAPA
...
Après 7 mois, dont 1 mois et demi sous
Effexor
, cette phase semble enfin s'estomper !
Le petit mode high du sub, tracé pendant des années, est plutôt tenace !
Encore merci pour ta participation et ton aide sur ce fil qui m'a été fort utile ;-)
@+
jules9
08 décembre 2016 à 16:53
attention l'alternance sub et méta: passer du sub a méta n'a pas marché la méta ressemblant top a la défonce d'
héro
, enfin c'est perso   par contre pour revenir au sub il faut attendre, j'était en cure et le
doc
m'a fait attendre 2 jours et la!!!! la + gosse crise de manque de ma vie 30mn aprés avoir pris le sub, 3 fois pire qu"un manque d'
héro
( 3 jours avant de pouvoir remarrcher, 3 jours de souffrance non stop avec délire, j'entendais des voix et me chiait dessus   conseil selon votre prérénce prenez l'un ou l'autre car vous perdrez des mois de travail....
Xen
25 janvier 2017 à 11:25
La durée de vie de la métha est de 3 jours, minimum.
J'ai réussi a baisser jusqu'à  1mg, puis 1 mg tous les 2 jours, sans douleurs, et j'ai même pu me rendre compte par moi même que le manque arrive après 3 jours.
C'est tenace ! Par contre à  + 3 jours, j'ai fini un jour par rebasculer coté Sub, simplement parce que je me sentais pas de faire le saut à  ce moment là .
J'étais presque plus accro physiquement, mais psychologiquement, c'était autre chose... Il me manquait un truc, clairement.
J'ai entre ouvert la porte, j'ai jeté un œil, et ce que j'ai vu ma pas plus. J'ai continué ma route.
@+
Ric Etienne
13 avril 2017 à 23:31
Bonsoir à  tous.. J'essaie de me mettre fin à  mon addiction au
tramadol
mais je sais pas comment y arriver. Je prends ce médoc depuis déjà  6 mois et il me pousse à  fumer en moyenne 7
cigarettes
par jour.  Je veux plus continuer que me conseillez-vous?
Recklinghausen
14 avril 2017 à 00:17
Salut,
Pour te " proposer " un protocole, il serait souhaitable que tu sois un peu plus explicite quand à  ta consommation de
tramadol
...
Quelle est la dose journalière ? Et est elle fixe ( prends tu la même dose tous les jours et es tu stabilisé à  celle-ci ) ?
Généralement, il est souhaitable de baisser progressivement les doses de
tramadol
.
Et d'envisager une baisse de palier toutes les deux semaines.
En ce qui concerne le palier, tout dépendra de la dose journalière.
Sache également qu'il existe une forme goutte afin que le
sevrage
se fasse tranquillement. Le but étant de ne pas déséquilibrer l'organisme.
@ +
Reck.
Ric Etienne
14 avril 2017 à 18:29
Recklinghausen a écrit
Salut,
Pour te " proposer " un protocole, il serait souhaitable que tu sois un peu plus explicite quand à  ta consommation de
tramadol
...
Quelle est la dose journalière ? Et est elle fixe ( prends tu la même dose tous les jours et es tu stabilisé à  celle-ci ) ?
Généralement, il est souhaitable de baisser progressivement les doses de
tramadol
.
Et d'envisager une baisse de palier toutes les deux semaines.
En ce qui concerne le palier, tout dépendra de la dose journalière.
Sache également qu'il existe une forme goutte afin que le
sevrage
se fasse tranquillement. Le but étant de ne pas déséquilibrer l'organisme.
@ +
Reck.
Bonjour,
Merci pour votre attention, en effet je prends 3 comprimés de
Tramadol
-225mg/jr donc 675mg.
Recklinghausen
14 avril 2017 à 19:00
Houlla...
Non pas que je juge ta consommation mais méfie toi du
syndrome serotoninergique
à  ces doses.
La dose " maximale " est de 400 mg par jour.
Se serait bien pour éviter les risques sur ta santé de pouvoir revenir à  la dose de 400 mg.
Mais je te conseille de le faire de façon progressive.
Le mieux serait de posséder la même molécule, toujours sous la forme de libération prolongée. Mis du 100 milligrammes me parait plus approprié.
J'aurais tendance à  recommander de garder dans un premier temps tes trois prises mais avec deux cachets de 100 milligrammes ( voir avec un dosage à  200 ).
La baisse sera réduite d'environ 10%, ce qui me paraît être une dose acceptable pour ne pas déséquilibrer ton organisme.
Je patienterais deux semaines, je me ferais prescrire du
tramadol
dosé à  50 milligrammes et je remplacerais la prise du milieu de journée de 200 mg à  150...
Puis je tenterais de supprimer la prise de milieu de journée, tranquillement par pallier de deux semaines avec une baisse de 50 mg à  chaque fois.
De façon idéale, en deux mois, tu seras revenu à  la dose maximale conseillé, soit 400 mg par jour en deux prises de 200 mg, maton et soir.
Une fois stabilisé à  cett dose, je patienterais quelques temps pour commencer à  faire de la même façon en supprimant 50 mg sur la prise du soir, puis deux semaines plus tard, en tentant 50 mg sur la prise du matin.
Et comme je te le sous entendais dans le post précédent, il y a moyen de te faire prescrire la forme goutte de
tramadol
100 mg ( 100 mg = 1 ml = 40 gouttes ), afin de pouvoir baisser de manière plus progressive.
L'important dans un premier temps serait à  mon sens de revenir à  la dose de 400 mg / jour.
Prends soin de toi,
Reck.
PS : hésite pas à  demander des précisions si mon post n'était pas bien compréhensif
v85
19 juin 2017 à 06:38
Bonjour;
heureux de pouvoir enfin discuter de cela, et même si ton addiction semble t'effrayer, ton palier adictif est encore géable. Je prenais le
tramadol
par Ixprim, le médecin m'en avait prescrit pour des douleurs, pendant 3 ans en continu à  raison de 8 cp par jours, ce qui à  l'époque était la posologie maximale. JAMAIS on ne m'a averti des dangers : addiction, trouble du comportement, violences, pertes de mémoires, euphories et bien d'autres encore. Lorsque j'ai parlé de ces problème au médecin prescripteur, il a simplement arrrêté le
tramadol
pour me laissser dans un seuvrage brutal. Pour moi le médicament n'était pas une drogue ni nocif ni addictif, il soignait. J'ai vite déchanté. J'ai fini par faire la tournée de tous les médecins, toutes les pharmacies j'usqu'à  m'avaler plus de 3 boites de Ixprim par jours.
Comme toi l'envie de fumer augmente et l'appêtit baisse. Cette addiction m'a boufffé 10 ans de ma vie, mais on peut s'en sortir. Il faut en passser soit par un seuvrage net, si la conso n'est pas importante, dans ce cas tu passeras 3 jours physiquement durs et une période de déprime. Ou bien voir un addictologue et prendre un traitement de
substitution
que tu baisse petit à  petit.
Une chose est sure, les victimes du
tramadol
sont nombreuses est méconnues. Si elles passent pour des droguées, des personnes au troubles du comportements, c'est faux, elles sont victimes des prescripteurs et des labos qui ont mis en place en 2004 l'anti douleur miracle, et qui est en fait un poison. Je chercheà  réunir le plus de personnes possible. Partagez vos expériences et regroupez vous. Toute personne victime du
tramadol
est victime de la négligence des médecins et des laboratoires pharmaceutiques, et non l'inverse. Il faut prendre conscience de cela, l'addiction au
tramadol
est une conséquence d'un traitement qui n'a pas sa place sur le marché. Que l'on peut même donner aux enfant de 3 ans! Etnt devenu père après mon seuvrage, je n'ose imaginer mon enfant prenant du
tramadol
. Les effets secondaire de cette molécule sur le physique et la psychè sont collossaux et il faut les dénoncer! vous devez vus regrouper, vous soutenirentre vous, car une personne qui n'est pas passée par là  ne comprendra pas ce que l'on a traversé. J'espère avoir des réponses, et en avoir motivé plus d'un à  se mobiliser. Faites passer le mot.
prescripteur
19 juin 2017 à 07:55
Les principes sont expliqués ici
https://www.psychoactif.org/psychowiki/ … u_tramadol
Pour résumer
SI
tu peux baisser progressivement le
Tramadol
c'est le mieux (aidé de la forme goutte si besoin, par exemple 2 cp/j complétés d'une dose décroissante en gouttes mais aiussi baisse du dosage des cp).
SI
tu n'y arrives pas, alors un
TSO
est en général mieux toléré.
Et en prenant ton temps !!!!
Amicalement
Recklinghausen
19 juin 2017 à 07:56
Salut,
Je me,permets de nuancer tes propos car le
tramadol
est utile à  de nombreuses personnes et nombre d'entre gèrent très bien cette molécule.
D'ailleurs, elle t'a été très utile pour soigner tes douleurs puisqu'elle t'a été prescrit pendant plusieurs années. J'imagine donc que les douleurs que tu subissaient étaient importantes et qu'elles t'empêchaient de vivre pleinement le quotidien.
Le
tramadol
a remplacé le Di-Antalvic... Et je pense qu'au départ, les médecins n'ont pas été averti du 2eme effet kiss cool de ce médicament, à  savoir l'effet
ISRS
( l'action sur la recapture de la
serotonine
) qui lui confère également un pouvoir anti depresseur.
Euh.. Pour le servage sec, c'est une très mauvaise idée car c'est le meilleur moyen de développer une souffrance extrême. L'arrêt dégressif sera à  privilégier pour justement éviter l'excès de souffrance qui n'est que rarement une solution acceptable.
Je te rejoins pour le passage à  un
TSO
, qui pourra être prolongé dans le temps si l'usager vit mieux ainsi.
Il se peut même qu'un traitement antidépresseur soit installé pour justement pallier à  l'effet
ISRS
de cette molécule. Dans le cas d'une mise en place de ce
TSO
.
Je ne pense pas que les usagers soient des victimes car ils y trouvent leur compte n consommant cette molécule.
Dans ton cas, ce fut pour soigner une douleur que j'imagine invalidante.
Il n'en reste pas moins que l'arrêt sec du traitement imposé par ton médecin n'était pas un acte des plus inspiré !!! Et c'est un euphémisme !!!!!
Il est effectivement important que les medecins soient formés pour utiliser et prescrire cette molécule en connaissance de cause.
Quand à  se mobiliser contre cette molécule, je n'en voit pas l'intérêt... Le probleme n'étant pas le médicament mais ce qu'en fait le consommateur.
Je ne pense pas non plus que cette molécule soit un poison, car à  dose thérapeutique, elle reste un très bon anti douleur de palier 2.
Qu'il est nécessaire d'utiliser avec précaution, justement en raison de l'effet
ISRS
de ce médicament.
Je suis heureux pour toi que tu ais réussi à  atteindre tes objectifs qui étaient de te passer de cette molécule et j'espère que tes douleurs sont aujourd'hui de l'histoire ancienne.
@ +
Reck.
Polo187
19 juin 2017 à 10:48
Salut,
Pour ma part, j'ai eu l'année derniere un mois de traitement sous
tramadol
200mg LP, suite a une intervention chirurgicale, et durant cette convalescence j'ai été hospitalisé en addictologie pour
sevrage
benzo et de
speed
, lors d'une permission de week end, ils m'ont stoppé d'un coup le
tramadol
, j'ai developer des syndrome de manque qui au début étaient pour moi un etat grippal , on etait en février, j'avais chaud, j'avais froid, des frissons, je ne pouvais meme pu metre ma capuche sur ma tete  tellement mes cheveux me faisaient mal, pour moi j'avais la grippe, j'ai demandé plusieurs fois aux soignant de me me prendre ma température pensant que j'avais la grippe mais rien, j'ai trouver tout seul que je subissais le
sevrage
de cette molécule (je n'ai jamais pris d'opiacé), mais ce qui ma le plus mis en rogne, c'est qu'en service d'addicto on ne prenne pas en compte cette prescription, que moi j'avais pris naievement.
Mascarpone
19 juin 2017 à 14:08
Si on devait se mobiliser pour "lutter" contre la commercialisation de  chaque molécule représentant un risque d'addiction ou des effets secondaires génants voire redoutables, on aurait pas fini de se mobiliser.....
Sans compter que ces fameuses molécules addictives et souvent dangereuses sont les seules qui existent pour soulager des douleurs invalidantes ou des états psychotiques ou dépressifs invivables sans elles...
Combien de personnes dans le monde arrivent à  vivre correctement grace à  ces molécules? Combien "se jetteraient par la fenêtre" si elles n'existaient pas?
Le diable c'est rarement le médicament, mais plutôt l'usage qu'on en fait...Ainsi, ça n'est pas parce que certains en ont souffert que la molécule est à  interdire pour tout le monde, sinon il faut revenir au temps des cavernes et accepter de souffrir le martyr pour un simple mal de tête ou une rage de dents...Et que dire des anesthésiques pour les chirurgies! Pourtant, en matière d'effets délétères, ils sont parmi les plus dangereux, mais quels services ils rendent par ailleurs quand ils sont bien utilisés!
Dernière modification par Mascarpone (19 juin 2017 à  14:08)
fostilo
12 mars 2018 à 01:07
Bonjour,
J'ai été accro au
Tramadol
pendant plus d'un an, j'étais monté à 1000 mg par jours, l'an dernier en octobre j'ai commencé à baisser les doses, jusqu'à arriver au
sevrage
il y a 2 semaines.
Cela fait 2 semaines que je suis sobre, avant ça j'en bavais déjà pas mal vu que je n'avais plus aucune volonté pour rien. Depuis décembre environ.
On est en 2018 et pourtant c'est le trou noir, impossible de me souvenir de février et janvier tellement c'était sans saveur.
Seulement rien n'a changé, je suis en pleine anhédonie et je n'arrive  à prendre du plaisir pour rien, jouer à un jeu, lire un livre, squatter un forum, aller au cinéma .. Les journées sont des épreuves et j'ai l'impression qu'elle ne servent à rien, je ne comprend pas pourquoi je suis là, je ressens vraiment rien.
J'ai pensé à demander à mon psy du
zoloft
, qui agit sur la
sérotonine
. Il m'en a déjà prescrit à une époque pour mes tocs, mais ça n'avait pas servit, cependant, je me demande si dans mon cas actuel cela pourrait changer quelque chose.
Je pourrais lui en demander mercredi, il me l'a d'ailleurs recommandé. Parce que j'en suis arrivé au point ou je me dis que je ferais mieux de rechuter dans le
tramadol
, car même si ça allait pas toujours l'an dernier, en général, ça allait.
Pensez vous que cela pourrait m'aider à me remettre sur les rails ? merci
FunkyHunk
12 mars 2018 à 01:16
'lu,
Perso je n'y crois pas...
Un
AD
aide à aller "moins mal", pas "mieux".
J'entends par là qu'un anti-dépresseur aide à moins souffrir lors de périodes suicidaires ou souffrances psy prononcées,
Il ne va pas "t'injecter" un bonheur fictif ou te redonner goût à certaines choses simples,
Je suis sous Trama à la minute où je te parle, c'est un produit terrible:
Je ressentais la même chose que toi, vie plate, absence de plaisir. Moins dépressif, mais il y a un manque. L'impression de ne plus avoir les caractéristiques qui font de nous des humains, émotions plates.
Quand je prends du
Tramadol
... je suis animé par une joie, une motivation que je ne connaissais pas. L'effet déborde positivement sur le lendemain, mais quand le soir arrive.... je ressens rapidement la
descente
, le retour à mon état habituel.
Le
Tramadol
en plus de soulager les douleurs, a un puissant effet anti-dépresseur (ISRS).
L'arrêter expose à un
sevrage
/craving terrible.... Je pense que le manque psycho peut poursuivre l'usager toute une vie,
Dernière modification par FunkyHunk (12 mars 2018 à  01:18)
Laguêpe
12 mars 2018 à 06:43
Hello,
je suis sevrée de la
codeine
depuis 7 mois et je ressens toujours cette impression de vide et d'ennui mais de moins en moins ! il faut des mois pour que
PAWS
passe vraiment voire des années pour certains !  c'est normal ! faut juste être patient et petit à petit la motivation à faire des trucs , à s'intéresser aux choses aux gens revient mais c'est long !
Le pire c'est que j'ai du mal à gérer désormais mes colères et parfois je pète un plomb (pas sans raisons attention ) mais franchement ça ne vaut pas le coup que je me mette dans un état pareil pour ça, il me faut souvent 2 jours pour me remettre de mes crises de colère) je vais explorer ça avec le psy...
Au CSPA que fréquente depuis ils ne me lâchent pas meme si je n'ai encore  jamais rechuté ! je ressens toujours du manque meme si ce n'est plus les grosses crises de
craving
d''il y a quelques temps !
Courage prenez soin de vous !
Dernière modification par Laguêpe (12 mars 2018 à  06:48)
Miss P
12 mars 2018 à 10:37
La
codeine
c'est une chose mais le
Tramadol
en est une autre.
Pour tout
sevrage
il y a cette sensation possible de vide après
codeine
comprise évidemment mais le
Tramadol
a un réel effet anti-depresseur ce qui fait qu'à l'arrêt de celui-ci il s'agit de se sevrer d'un opiacé ET d'un anti-depresseur en même temps. C'est pourquoi les
sevrages
de
Tramadol
sont souvent très rude. J'en ai pris pendant plus d'un an (quasiment 2) a hauteur de 400mG par jour et lors de mon
sevrage
(à la dure - pas conseillé !) je pleurais pour rien dans les chiottes du taff...
Donc oui c'est normal cette sensation de vide et de n'avoir
gout
à rien fostilo. Tu peux aller consulter un médecin pour essayer de palier à ça si c'est vraiment trop handicapant.
fostilo
13 mars 2018 à 00:49
merci pour vos réponses
j'ai lu plusieurs années à vivre comme ça, pour moi c'est impensable, d'ailleurs  c'est comme ôter 20 % voir plus de ce qu'il me reste à vivre en gros
j'avais quand même une accoutumance quand je prenais du
tramadol
, donc je n'avais le plaisir pur de cet opiacé qu'au moment ou j'en prenais pendant environ une heure, il me donnait ensuite une certaine énergie pour le reste de la journée
je vois déjà un psy c'est lui qui m'a recommandé le
zoloft
je me demandais si ça pouvait ramener l'équilibre dans mon état, car justement ce n'est pas un état que j'estime normal
en fait c'est le fait qu'il agisse sur la
sérotonine
qui m'intéresse car c'est ce dont je semble manquer, mais maintenant je sais plus trop
Cobe
13 mars 2018 à 01:25
Le
zoloft
est un
ISRS
(ça agit bien sur la
sérotonine
en gros) comme la plupart des anti dépresseurs, mais c'est pas un médicament magique qui te rend joyeux en te donnant la
sérotonine
qu'il te manque.
J'imagine que tu parles de
sérotonine
parce que les gens font souvent le raccourci
sérotonine
= neurotransmetteur de l'amour et du bien être (surement en partie à cause de la
MDMA
) mais c'est pas aussi simple que ça, renseigne toi un peu sur les antidépresseurs et leur fonctionnement et tu verras que ça n'a pas un grand intérêt, beaucoup n'ont pas plus d'effets qu'un placebo. D'ailleurs le rôle de la
sérotonine
dans la dépression est de plus en plus sujet à débat, donc ne fais pas une fixette là dessus.
Donc réfléchis et renseigne toi bien avant de te lancer dans les
AD
, c'est pas la solution miracle, surtout dans ton cas.
C'est normal d'être dans ton état après un
sevrage
de
tramadol
, je te laisse lire cette page sur le syndrome prolongé de
sevrage
, ça t'aidera surement à comprendre :
https://www.psychoactif.org/psychowiki/ … de_sevrage
Bref le mieux serait d'en reparler avec ton psy pour voir ce qui est le mieux pour toi, mais après un
sevrage
l'idéal est de se changer les idées, sortir même si t'as pas de pote, et ne surtout pas rester chez soi à broyer du noir ou squatter un forum pas très bien fréquenté
Dernière modification par Cobe (13 mars 2018 à  01:32)
FunkyHunk
13 mars 2018 à 01:55
'lu,
Je pense qu'elle parle de seroto aussi parce que le
Tramadol
est un
ISRS
en puissance,
:)
fostilo
14 mars 2018 à 03:05
le lien merci j'ai lu un peu
psy m'a recommandé le
zoloft
pour retrouver un punch qu'il a dit
pour le
zoloft
je me lance pas vraiment dans l'inconnu je connais déjà en ayant déjà pris sur une période prolongé, je connais même les effets secondaires parfaitement
effectivement je parlais de
sérotonine
car le
tramadol
a un grand effet dessus
la chancla
mais bon après si y'a aucune chance que le
zoloft
puisse m'aider à aller un peu mieux je laisse tomber
fostilo
15 mars 2018 à 19:17
j'ai reçu un traitement
zoloft
50 mg par jour je verrai bien si ça aide
Anonyme9404
15 mars 2018 à 19:52
Oui, car de toute façon, je crois que le temps est ton principal allier désormais...
C'est bien aussi de s'aider d'un médicament durant cette transition.
Après, ne te dit pas non plus que ça va prendre des années, et des années.
Certes, ça va prendre des années, MAIS, de manière progressive il y aura des moments (au départ), puis des périodes encourageantes qui t'aideront à surmonter tout ça.
Le Tableau ne sera pas SI noir, enfin je ne te le souhaite pas.
Mais ça sera de toutes les manières pas facile.
N'hésite pas à entreprendre des choses qui pourraient t'aider à sortir de cette phase.
Des ami(es), bénévolat dans une association, trouver des loisirs, l'art sous toutes ces formes, sports etc.
Il n'y a pas de recettes miracles (selon moi), juste du temps, et de la patience de surmonter tout ça.
Bon courage,
Baiala
Dernière modification par Anonyme9404 (15 mars 2018 à  19:52)
Noidkoko
23 décembre 2015 à 13:05
Bonjour à  tous, j'me suis fait opérer le mois dernier et je suis resté avec une plaie ouverte qui necessite des soins chaques jours 'fin bon, j'ai donc reçu du
tramadol
avec du
paracétamol
en traitement anti-douleur, etant donné que je suis un bon amoureux de la
codéine
, et bien informé sur le
paracétamol
jai direct jeté ces derniers à  la poubelle xD. Je regarde donc le
Tramadol
, je vois que c'est un opiacé, je me dit "nickel j'vais passer un bon petit séjour avec ces comprimés" j'ai lu plusieurs choses, notamment sur ce forum, et les gens disaient que c'était quand même une bonne merde quoi, effets secondaires vraiment dérangeant, mais bon j'ai quand même essayer d'en prendre un pour la douleur quoi, tous ce passe bien, j'me dis peut-être que je vais en reprendre un pour me défoncé un peu quoi ca serait agréable (l'idée un peu conne de vouloir se casser le crâne pendant que ton corps se régénère ^^), donc, pas de grande différences, j'attend 20-30min, j'en reprend un, environ 10min après je commence a sentir un petit effet agréable, je me dis que ca me suffira la, avec ce que j'ai lu..
4-5heures plus tard, l'horreur.. je commence a avoir des gros vertiges, des maux de têtes et une sale envie de vomir, avec la tête qui tangue dans tous les sens, impossibilité de continuer mon épisode de South Park, je m'allonge un peu mieux, commence a respirer et calmer mon angoisse, mais voila que mon cerveau l'a deviné, je cours au toilette et recrache tout (j'epargne les détails), et après avoir fait ceci, plus de tête qui tourne, encore un peu angoissé mais j'ai bien l'impression que ça m'a calmé. Bref, je n'ai pas revomis, mais mon coeur battait encore vite, encore une migraine de dingue et quelques vertiges... J'en ai repris deux ou trois jours plus tard, toujours pour lutter contre les douleurs, et j'ai quand même senti une bonne migraine..
Bon, je sais que chaque organisme a sa tolérance etc, mais je précise que je me suis mis quand même de bonnes doses en terme d'
alcool
,
codéine
ou
cannabis
, je ne dirais pas que ce sont les effets qui étaient trop fort, mais les effets secondaires oui, et avec une si petite dose, quand je vois que des gens s'en mettaient 10 par jour dans le gosier, je me sens vraiment petite frappe ^^
Voila, merci de m'avoir lu, j'aimerais savoir si vous avez vécu des choses similaires avec cette molécule, ou bien d'autres trucs même, je ne cache pas non plus que même si cette expérience peut vous parraitre benine, elle est, pour moi, un bon
bad trip
quand même et j'ai rarement vécu de choses comme ça, peut-être ai-je été bête de prendre ces 3 comprimés dans la même journée étant donné que la posologie était d'1 toutes les 6heures min, j'ai cherché et mérité ce qu'il m'est arrivé :) je voulais juste, votre avis, sur cette substance, ainsi que sur mon expérience, je voulais savoir si vous trouvez normal que 3 comprimés m'ai amené a quelque chose d'aussi avancé ^^ ( je sais qu'il y'a pire, j'ai lu des choses sur ce forum que je n'aimerais jamais vivre ^^ )
Bonne journée a vous, bon jusque la j'ai retenu la leçon je me soulage à  l'
Euphon
maintenant, haha.
Faites attention à  ce que vous prenez, et renseignez vous aussi, beaucoup, je pensais avoir asser lu d'infos, mais apparement je m'y était pas asser préparer à  cette défonce xD
prescripteur
23 décembre 2015 à 13:13
Bonjour,
Deja il existe du
Tramadol
immédiat et retard et diverses doses. Donc, si tu peux, dis nous quelles sont les doses et la nature de cp que tu as pris.
Amicalement
Noidkoko
23 décembre 2015 à 13:22
C'est des comprimés génériques, du Zydus
Tramadol
, boite de 30 gélules (j'ai la boite devant moi alors j'me la raconte 8D ) 50mg, en gros, j'avais même pas 200mg dans mon organisme..
NB: Par contre, s'il est immédiat ou pas j'en ai aucune idée
Dernière modification par Noidkoko (23 décembre 2015 à  13:24)
prescripteur
23 décembre 2015 à 14:32
A priori à  50 mg c'est de l'immédiat. Il existe du LP zydus 100 et 150 mg qui sont à  libération prolongée, comme indique le
LP.
Quand on prend du
Tramadol
il est indispensable de regarder tout ça. D'autant que ton témoignage montre qu'il faut faire attention c'est pas du pipi de chat !! Certains en prennent de fortes doses mais souvent ils doivent monter progressivement pour augmenter leur tolérance.
Amicalement
Dernière modification par prescripteur (23 décembre 2015 à  14:32)
Noidkoko
23 décembre 2015 à 17:42
Bah je me disais ça aussi, les personnes que je cite n'en sont, j'imagine, pas arriver là  en un jour.
Merci à  toi pour ces quelques renseignements
A la revoyure
Dernière modification par Noidkoko (23 décembre 2015 à  17:44)
ZombyWoof
26 janvier 2016 à 22:51
Perso, le
Tramadol
ne me défonce absolument pas!
J'ai commencé à  en prendre pour des douleurs "de vieux", arthrose etc, et je suis passé très vite à  2X200 mg LP pour pouvoir dormir, sans effet "monstrueux".
Maintenant, j'alterne l'
Oxycontin
20 LP quand les douleurs sont violentes, mais je ne comprends pas, si la douleur cède, avec 20, voir 40 LP que je croque pour avoir un effet rapide, contrairement à  d'autres morphiniques genre
Skénan
, je ne plonge pas, je fais des cauchemars semi-éveillés et "très réalistes" au niveau du ressenti!
Pourquoi j'alterne? Parce que je ne veux plus avoir mal, mais j'ai remarqué que l'
oxycontin
accroche TRES vite, le
Tramadol
pas du tout dans mon cas...
Ca me fait drôle de savoir que des gens accrochent au
tramadol
...
peut-être une résistance de mon organisme.
Bizarre et gênant dans mon cas.
Toujours est-il que (sans parler de shooter l'
oxycontin
), je n'ai pas envie de "l'escalade"; Mon PB est la douleur, pas la défonce.
Une idée?
(J'ai pris jusqu'à  3X 400 mg de
tramadol
sur 24 h, efficacité antalgique OK, mais rien à  voir avec de la
morphine
au niveau défonce, alors que l'Oxicontin, lui fait les 2.
Je pense que je m'explique mal :'(
bighorsse
27 janvier 2016 à 02:19
L
oxy
est un morphinique qui a un effet long étalé ds le temps ...ainsi si tu as trop de pic de douleur peut être qu un autre genre de médoc serait mieux adapté ..sinon tu risqueras de monter ton dosage en multipliant les prises pour parvenir à  combler la douleur
bighorsse
27 janvier 2016 à 02:21
Et comme toi je ne ressens aucun effet de manque avec le
tramadol
....mais on est peut être blindé par l ox ce qui empêche de ressentir un malaise si on ne prend pas de
tramadol
?
babaji
27 janvier 2016 à 10:00
Salut les psychos,
Perso j Ai goute le
tramadol
apres un tres long break d
opiaces
plus de 10ans sans meme de.
Codeine
.....
Je prends 2cachets de 50mgs et j ai eu une montee très agréable des mon premier spliff qui a déclenché le high.
J ai tellement aime que je m en suis reprocure et j aimais cette defonce high pas molle......
Mon toubib m en prescrit car il voit que je suis un peu borderline sur la défonce et que le
tramadol
est un moindre mal,ca m a evite de replonger ds la
came
et le fix .comme dit précédemment les doses ont augmenté jusqu a des doses de barbares je ne maitrisais plus du tout  ma conso ......ce que je kiffais c était le cote antidépresseur j étais super actif.....
Un soir je me mets 22cqchets de 50mgs(sur la journée) et qq
xanax
(4/5)et la trou noire mon ex a appelé les pompiers j étais allonge ds mon salon a convulser j en ai trop pris.
Heureusement pour moi je repartais en Inde et je me suis fait une
descente
a l
opium
.....
J ai arrete plusieurs années et j ai eu une rechute qq années après suite a un
sevrage
d
héro
ca m a fait un palier de décompression que j ai eu du mal a stopper.car le manque est spécial il  a un cote déprime alors qu avec une dose on est bien ce n est pas fort mais subtil on peut vaquer a des occupations sérieuses et avoir une vie sociale.
Amicalement
Babaji
dreamer04
04 octobre 2014 à 14:21
Bonjour à  tous
Je m'adresse à  vous parce que je suis à  la recherche d'aide, de soutien et de compréhension face à  mon
sevrage
au
tramadol
.
Fin aout, j'ai pris la décision de diminuer l'ixprim suite à  des nuits agitées.. j'en prenais jusqu'à  6 par jour..
En fait, j'ai commencé à  en consommer il y a 3 ans pour certaines douleurs, puis, étant dans un moment difficile à  l'époque, j'ai augmenté les doses et forcement, je suis tombée dans l'addiction...
Le problème est que jai mis longtemps à  me rendre compte de mon addiction, à  me reconforter et à  me dire que je risquais rien..
Mais voila, je suis donc passée de 5/6 comprimés à  2... et le cauchemar a commencé.. avec des insomnies horribles, maux de ventre et nausées.. du coup mon generaliste ma mis sous
xanax
et ma conseillé de rencontrer un psychiatre
Jai donc suivi le traitement : 2 ixprims par jour et 2 à  3
xanax
0.25 mg jusqua mon rendez vous avec la psy..  Bon ca allait, mise à  part des periodes difficiles entre les 2 comprimes d'ixprim, je gérais le manque grace au
xanax
que je fractionnais en 2.
Jai rencontré la psy, qui est aussi addictologue, qui ne connaissait pas l'addiction à  l'ixprim, du moins jetais son premier cas! alors je nai pas trop insisté sur cette dépendance.. (et oui jai eu du mal à  me lavouer) et je lui ai dit que jetais surtout deprimée etc etc... (deprime du au
sevrage
bien sur)
Elle ma mis sous
effexor
, avec toujours mes 2 ixprims par jour, les
xanax
etc etc... et la
descente
aux enfers a commencé! 5 jours infernales avec un mal etre total.. mon manque qui était décuplé.. le seul moment ou je me sentais legerement mieux était lors de ma prise d'ixprim.. puis les grosses insomnies ont commencé à  leur tour.
Jai pris l'
effexor
que 5 jours car jai stoppé net mais le mal etre étant tellement intense que jai enfin compris mon addiction à  l'ixprim! jai donc rappelé ma psy qui ma confirmé quil sagissait bien de symptomes de
sevrage
et que la depression en fait parti. Jai aussi rencontré un psychologue vendredi.
Depuis 3 jours jai baissé ma prise à  1 comprimé et demi
Mais cest dur, surtout entre les 2 prises lorsque le demi comprimé n'agit plus.. et je suis tres dure envers moi meme car je mimpose daccepter mes angoisses sans
xanax
.. est ce la bonne méthode? le
xanax
me soulage pourtant, meme en prenant qu'un demi.
La psychiatre ma dit de surtout pas baisser les doses tant que je me sens pas prete mais jai quand meme descendu d'un demi car cela faisait un mois que jetais à  2 comprimes.
Je dois la revoir lundi matin, elle ma parlé de me donner eventuellement un traitement '
laroxyl
?' ..  Je suis déprimée, angoissée, mal mais je sais que cest à  cause du
sevrage
car des que je prends mon comprimé ou demi comprimé et bien je revis.
Avez vous des conseils à  me donner avec ce
sevrage
? jaimerai vite en finir, combien de jour je devrai rester à  1 et demi? est il bon de prendre du
xanax
à  plusieurs reprises dans la journée pour eviter les crises d'angoisse?
Enfin, depuis ce
sevrage
, mes nuits cest la cata, je dors pas sans
xanax
ni imovane.. si je prends rien et bien je dors pas vraiment cest tres etrange. Et je me reveille tous les matins tres tot avec des forts maux de ventre (angoisse bien sur)
J'attends vos reponses et vos questions et je m'excuse d'avance pour ce tres long résumé..
prescripteur
04 octobre 2014 à 16:22
La dépendance au
tramadol
est en effet assez frequente et pas facile. C'est pourquoi nous avons fait un wiki que je te conseille de lire d'abord.
http://www.psychoactif.org/psychowiki/i … u_tramadol
De plus, l'association anti-depresseurs
tramadol
(surtout à   forte dose) expose au risque de
syndrome serotoninergique
et cela explique peut etre ta reaction.
http://www.psychoactif.org/psychowiki/i … ninergique
Je te conseille donc la prudence sur ce sujet.
Beaucoup de réponses sont dans les deux textes cités. Si tu as des questions, n'hésite pas à  les poser.
Amicalement
dreamer04
04 octobre 2014 à 18:57
Bonsoir prescripteur
Merci pour ta reponse.
En fait je voulais savoir si ma diminution etait correcte, et si, au stade ou jen suis, je pourrai bientot supprimer l'ixprim en compensant le manque avec le
xanax
, ou si au contraire, il vaut mieux encore baisser genre dans 2 semaines lixprim?
MistouflonBleu
09 octobre 2014 à 18:53
Bonsoir dreamer04
Déjà , l'Ixprim contient beaucoup de
paracétamol
et peu de
tramadol
, si tu en prends beaucoup et/ou souvent il y a un risque pour ton foie. Le
tramadol
, en lui même, ça te donne un recul impressionnant sur ta vie et ce qui s'y passe. Tu supporte tout mieux, donc c'est sur que ça a un coté antidépresseur... L'angoisse qui remonte sans, c'est normal je dirai.
Malheureusement je crois que le
sevrage
ne se fera pas d'un seul coup, sans doute ta psychiatre a raison de te donner un traitement pour compenser le manque, mais c'est quand même très dur de décrocher, même des mois sans y toucher, ça reste une obsession... N'essaie pas d'y aller trop violemment pour ne pas souffrir, après tu va faire une fixation dessus.
Et remplacer un anti dépresseur par un autre, je ne sais pas si ce n'est pas risquer de partir dans une autre dépendance... Mais je ne suis pas médecin.
En espérant que ça t'aura aidé :)
Younes
30 mai 2017 à 03:58
Bonjour
Voilà  je suis un jeune homme de 27ans ,j'ai découvert le ixprim suite à  des problèmes de rage de dents intense(8 comprimé pour ne plus sentir la douleur).
Par la suite lixprim m'aider dans mon boulot j'avais l'impression de n'être jamais fatigué et d'être toujours de bonne humeur.
Et pour finir j'en suis devenus fortement dépendent  (jusqu'à  25 comprimés par jour)
Je m'en procurer facilement grâce à  mon médecin et ces ordonnance. ..
Ma dépendence à  durée 3ans.j'étais complètement décalé je me lever ver 20h pour me coucher à  12h.j'avais maigris car je ne manger plus qu'une seul fois par jour  (perte d'appétit).je n'étais plus du tt sociable  que se soit avec mes amis ou ma famille.
Une fois bien réfléchi, je me suis mis à  chercher des solution de forum en forum à  mon problèmes d'addiction .
La seul solution que j'ai trouver c'est de ralentir de jour en jour le ixprim et de ne surtout pas arêter d'un seul coup.je nais pris aucun autre cacher pour mon
sevrage
.
Se
sevrage
à  durée exactement 3 semaines jusqu'à  ne plus avoir besoin de cette merde.
Maintenan libre ,je peux vous garantir que la vie sans ixprim et dix fois mieux ! !
C'était vraiment ma seul peur quand j'en étais dépendant ,de ne plus aprecier la vie..
J'espère que mon témoignage vous aidera à  arêter !
Syam
30 mai 2017 à 12:57
Younes, ne généralise pas ton expérience. Il est VRAI que sous la consommation/dépendance certaines personnes peuvent perdre une certaine façon d'apprécier la vie. Il est VRAI que pour toute personne qui SOUHAITE arrêter, toute aide est bénéfique. Donc j'entends ta démarche.
Mais c'est pas parce que pour TOI la vie avec était merdique quelle l'est automatiquement pour tous et encore moins que le produit est une "merde".
Merci pour ton témoignage, merci aussi à  l'avenir d'éviter les généralisations de ton expérience. C'est juste erroné et quand bien même, c'est irrespectueux.
Ju30
06 octobre 2017 à 14:25
Bonjour
Je suis à mon deuxième
sevrage
de
tramadol
.
Le premier a été suite à ma grossesse
J'ai débuté ma grossesse sous tramaldol et accouchée sous
tramadol
( début du traitement en janvier 2008 et fin en mai 2014)
On a eu peur pour ma fille qu'il y est un syndrome de
sevrage
et par chance elle n'en a pas fait
Mon conjoint avait su que je prenais ce traitement mais pas que je le prenais encore et a été très déçu de moi et anxieux pour la petite.
Cette dernière a simplement été quelques heures en néonatalogie qui c'est arrêté au moment où ils ont parlé de lui injecter de la
morphine
Je me suis tellement sentie mal et honteuse face à l'équipe de soins et mon conjoint .
Puis un mois après, j'ai arrêté progressivement et ça a marché
Il m'a fallu 3 jours pour me sevrer entièrement,sans aucune alternative pour moi juste de la motivation.
Pour info je prenais juste ce médicament pour me sentir mieux psychologique suite à des ruptures difficiles et suite à des études difficiles, il fallait que je tienne le coup et grâce à l'ixprim les premièrs mois je ne mangeais pas et je n'avais que très peu besoin de sommeil)
.
Au 1 ans de ma fille, j'ai vécu des moments difficiles et je suis retombée dans le
Tramadol
. Aujourd'hui ma fille a 3 ans et demie et je tente un
sevrage
encore et encore
Je n'en peu plus je suis à bout de nerfs
Des crises épileptiques avec des passages aux urgences des symptômes au quotidien comme épuisement, des pertes puis des augmentations d'appétit
Irritabilité
Sensation d'être complètement shootée puis une
descente
pas très agréable.
Je risquais de faire une crise d'épileptie en compagnie de ma fille qui aurais pu nous être fatale et ça je ne pouvais l'accepter.
Mon conjoint (toujours le même) a pardonné ma première prise mais il ne fera pas de même pour la deuxième
Je pense pas qu'il sache quoique se soit malgré les nombreuses boîtes de
tramadol
qui traînent et mes nombreux passages en pharmacie.
Il a su pour mes passages aux urgences mais il ne fait pas encore le lien
Par chance pour moi.
Aujourd'hui je suis plus de 48h  sans prise de
tramadol
.
J'ai eu divers symptômes depuis très gênant et en ce moment c'est la tristesse et les pleurs et les douleurs aux membres terminaux.
C'est encore plus dure que la fois d'avant.
J'ai beaucoup de peine à ne pas craquer surtout que la dose journalière était de 800 mg minimum par jour.
Du
tramadol
libération prolongée 200 mg et du
tramadol
en 50 mg.
Je suis une droguée au
tramadol
et j'essaie de m'en sortir.
48h 72h c'est pas trop mal mais c'est pas terminé.
Ne tombée jamais dans ce médicament ou un autre avec accoutumance.
Vous pouvez y laisser votre vie ou celle de vos proches par votre faute.
Patoche40
24 octobre 2020 à 16:46
Bonjour,je viens d'arrêter l'ixprim que je prenais depuis 2 ans et mon
doc
m'a fait arrêter brutalement mais m'a prescrit du diapezam et j'aurais voulu savoir combien de temps avait vous mis à vous sevrer car avec quatre enfants à la maison c'est un compliqué vcar en plus je ne dors quasi plus des nuits je ne sait pas comment faire sachant que je reprends en plus le boulot lundi je ne sait pas du tout comment faire !!!!
prescripteur
24 octobre 2020 à 16:54
Le
Diazepam
n'est pas un opiacé ni un anti-opiacé. Je doute donc qu'il fasse quelques chose à moins que ton syndrome de
sevrage
ne soit minime. Si ce n'est pas le cas, le
sevrage
des
opiacés
repose sur une diminution progressive.
voir (le
sevrage
est le même  qu'on soit "toxicomane" ou non)
https://www.has-sante.fr/jcms/c_272062/ … es-opiaces
Le texte est assez vieux et le
sevrage
progressif qui est présenté comme "une autre méthode" est maintenant la méthode recommandée.
Amicalement
Dernière modification par prescripteur (24 octobre 2020 à  17:01)
Patoche40
25 octobre 2020 à 09:37
Je te remercie de ta réponse la nuit dernière j'ai mieux dormi ça fait deux jours sans mais toujours compliqué j'espère vraiment tenir le coup mais merci encore de ta réponse
Dernière modification par Patoche40 (25 octobre 2020 à  09:38)
Everwaen
24 octobre 2015 à 23:27
Bien le bonjour/bonsoir à  vous !
Je parcours ce forum depuis plusieurs mois à  présent, et j'ai toujours su au fond de moi que viendrait le jour où je ne me contenterais plus de vous lire...
J'ai un parcours d'addiction à  la
codéine
qui doit sembler d'une banalité affligeante, mais je vais quand même évoquer un peu comment j'en suis arrivée là , en espérant que ça puisse vous permettre de m'éclairer et de m'aider à  en sortir.
Alors voilà , il y a environ un an, suite à  des douleurs dentaires, je me suis vu prescrire de la
codéine
par mon médecin généraliste. Je n'en avais jamais pris auparavant et durant 15 jours j'ai bien apprécié les effets de ce traitement qui non seulement me soulageait grandement mais me procurait également une sensation de douce euphorie.
Et du coup, forcément, au terme du traitement "prescrit" par mon médecin, l'envie de continuer à  en prendre a été présente. Mais j'ai été raisonnable et je n'y ai plus touché pendant un bon mois et demi. J'ai retrouvé mon quotidien d'étudiante et je n'y pensais plus particulièrement.
Et puis, en début d'année, suite à  de fortes migraines, je me suis rendue en pharmacie et là  on m'a proposé du codoliprane (suite à  une opération je n'ai pas le droit à  l'ibuprofène et le simple
paracétamol
n'agissait plus franchement sur moi).
A compter de ce jour je n'ai plus jamais arrêté d'en prendre. Il n'y a pas eu plus de 36h sans prise de
codéine
dans mon quotidien depuis janvier, et si mes doses initiales étaient plutôt raisonnables (1 ou 2 cachets toutes les 24h), j'ai bien vite augmenté la charge et je suis passée à  4 cachets par jour, puis 6, puis 8...
Aujourd'hui je consomme en moyenne une boite de codoliprane (dosage "sans ordonnance" donc 20mg par cachet) par jour (soit 320mg) et depuis quelques semaines j'enfonce le clou avec une boite de
néocodion
en bonus (environ 300mg). En effet je n'avais pas pu me résoudre psychologiquement à  passer au dessus de la boite de codoliprane quotidienne (qui devient forcément de plus en plus facile à  obtenir tant les différents pharmaciens du coin commencent à  cerner mon addiction) mais comme je ne ressentais plus aucun effet agréable, j'ai décidé de rajouter du neo-codion à  chaque prise pour en renforcer l'effet.
Grosso modo mon quotidien aujourd'hui c'est donc 4 cachets de codoliprane + 5 ou 6 de
neocodion
et ce 4 fois par jour (une prise au réveil, une vers 12h/13h, une vers 17/18h, et une au moment de me coucher)
Je suis étudiante donc comme évoqué plus haut et mes finances (qui sont loin d'être mirobolantes) sont totalement gangrenées par mes dépenses quotidiennes. J'en arrive certaines fins de mois à  préférer acheter mes cachets qu'à  manger. De toute façon je n'ai pas un appétit fou dernièrement (effet
codéine
?).
Alors bien sur au fil des 10 derniers mois, j'ai tenté à  de nombreuses reprises de tout arrêter, j'ai lu de nombreux articles bien inquiétants, j'ai appris à  réduire les risques en filtrant mon
paracetamol
, j'ai vu des témoignages de
sevrages
plus ou moins "réussis" et j'ai donc moi aussi tenté ma chance, mais sans succès à  chaque fois. Généralement je tenais entre 24 et 36h avant de me sentir trop mal et de craquer lachement (et ce n'était même pas vraiment un manque physique le problème, j'avais certes des diarrhées, des suées et des douleurs aux articulations, mais c'est vraiment psychologiquement que je n'arrivais pas à  décrocher de mon envie d'en prendre).
J'ai même pris rendez-vous dans le centre d'addictologie de ma commune, mais je suis tombée sur un type qui m'a plus fait peur qu'autre chose (un vieux un peu bizarre qui faisait des remarques salaces et qui ne m'a absolument pas mise à  l'aise), du coup je ne me sentais pas en confiance et je n'y suis jamais retournée.
Aujourd'hui je ne sais plus trop quoi faire. J'ai essayé de me dire que j'allais réduire progressivement ma consommation (en passant par exemple de 4 à  3 prises par jour) mais le problème c'est qu'ayant déjà  du mal à  tenir entre 2 prises habituelles, je finis toujours par craquer et à  prendre mes 4 "doses" quotidiennes.
Je suis sans arrêt soit constipée soit son exact inverse, je déprime, je n'ai plus aucune libido, plus aucune motivation pour les cours (ce qui en master commence à  sérieusement me poser problème), bref ce médicament "miracle" qui au début m'apportait un certain réconfort a fini par me transformer en un légume dépourvu de toute luminosité (oui bon un légume c'est pas électrique mais on se comprend ^^).
Je tiens aussi à  préciser que je ne suis pas tombée dans la
codéine
par pur ennui ou juste pour le fun. Disons que j'ai vécu quelques petites choses ces dernières années que j'ai cru avoir digérées mais je me mentais visiblement (notamment le suicide de ma soeur). Et j'ai bien conscience qu'il faudrait que je travaille d'abord sur les "raisons" qui m'ont poussée vers cette addiction de prime abord, seulement je n'ai vraiment pas les moyens de voir un psy actuellement, les délais d'attente pour le CMPP du coin sont de l'ordre de plusieurs mois et comme ça n'a pas marché au centre d'addicto je me retrouve un peu prise au dépourvue.
Surtout que j'aimerai vraiment me reprendre en main maintenant avant qu'il ne soit trop tard et que je ne flingue le reste de ma scolarité (voire de ma vie)...
Du coup ma question est toute simple (et à  la fois pas tant que ça j'imagine). Existe-t'il une façon de réduire mes prises de
codéine
sans trop ressentir de manque ? Y a t'il des médicaments qui peuvent m'aider à  gérer mon
sevrage
sans avoir à  tomber directement dans des
TSO
? J'avais lu un jour sur je ne sais plus quel sujet quelqu'un qui expliquait que prendre 60mg de
DXM
pouvait parfois aider à  pallier un manque de
codéine
, mais mes souvenirs sont flous et je ne voudrais pas faire de connerie en remplaçant une addiction par une autre. Mon but c'est de réellement me débarrasser de toute substance à  terme.
C'est con, j'ai passé ma vie à  ne pas fumer, ne pas boire plus que de raison, ne jamais prendre de drogue et du coup ça me fait un peu mal d'en arriver là  aujourd'hui.
J'espère que mon message n'est pas maladroit et qu'il est suffisamment clair. Merci par avance à  quiconque passera par ici déposer quelques mots pour m'aider ou simplement me conseiller un peu :)
Dernière modification par Everwaen (24 octobre 2015 à  23:39)
Lud
24 octobre 2015 à 23:50
Bonsoir Everwaen, il me semble que la
codéine
agit similairement au
cannabis
, si c'est le cas, la dépendance ne doit être que psychologique, je ne connais pas bien le produit, donc ne suis pas d'une grande aide, mais sache que tu as tout mon soutien!
Bon courage à  toi!
Svotjue
24 octobre 2015 à 23:59
Salut à  toi everwaen. J'étais dans le même cas que toi, hormis temps/prise. Pour ma part c'était 40 comprimés de tussipax voir plus des fois, dans la journée. En principe je tournais à  2 prise par jour, mais il pouvait arriver que ce soit 3, ou 4. D'ailleurs, ça devenait de plus en plus régulier. Du coup moi, pour essayer de m'en sortir, j'ai pris rdv dans un
csapa
. Rdv dans la semaine, rdv avec le médecin addictologue 15 jours plus tard, du à  leur réunion. Tu devrais essayer cette piste, si ce n'est déjà  fait bien sûr.
Pour moi, le
sevrage
sans
TSO
était une pure abomination venus tout droit de chez zorg l’empaleur... Du coup je me retrouve sous sub (enfin le générique). Pour un psy, sache que les consultations sont gratuites en
csapa
aussi... De ce que je sais des
csapa
il y en a quand même un peu partout, donc même si le médecin que tu as vu était dans une structure comme celle ci, tu peux tjrs essayer d'en chercher une autre pas trop loin de chez toi.
Pour ma part, depuis que je suis sous
TSO
j'ai du reprendre ma
came
que trois fois en quatre jours, ce qui pour moi est je te l'avoue, déjà  bien énorme lol.
Enfin voila, je te souhaite de tout coeur du courage (car oui, il en faut...). Et de la motivation. Après si tu te sens pas capable de diminuer toi même, perd pas ton temps et tante le
TSO
directement...
Si tu as des questions... Je suis la :)
Svotjue
25 octobre 2015 à 00:02
Euh lud la tu fais carrément fausse route... La
codéine
est un
opiacés
, il agit de la même manière que la
morphine
, l'
héroine
etc etc... Donc elle crée une dépendance physique. Au mieux, si justement tu ne connais pas la molécule, abstient toi, ou, au pire des cas, fait une recherche avant, c'est pas comme si tu n'étais pas sur le bon site pour ça...
Dernière modification par Svotjue (25 octobre 2015 à  00:04)
Everwaen
25 octobre 2015 à 00:19
Merci pour ta réponse Svotjue ! :)
Effectivement je n'avais pas pensé à  l'idée toute simple de chercher un autre
CSAPA
dans les parages (je vis dans la plus grosse ville du coin donc il faut que je vérifie au préalable qu'il y en a d'autres à  proximité).
Et peut-être que tu as raison et que dans mon cas il serait déjà  sage de tenter un
sevrage
via
TSO
mais je me dis qu'il m'est peut-être possible de m'en sortir sans ça. Après tout, malgré mes prises quotidiennes assez élevées (bien que je sois certaine de ne pas être dans les extrêmes de la chose) je ne consomme de la
codéine
de façon quotidienne que depuis 8 mois et demi. Il n'est peut-être pas encore trop tard pour tenter un
sevrage
progressif ?
Je sais que jusqu'ici j'ai tenté ces derniers sans succès, mais je suis certaine qu'avec les bons conseils et le bon accompagnement je peux éventuellement m'en sortir comme ça.
Et puis j'ai peur qu'en tentant la variante
TSO
je me retrouve coincée à  prendre du sub (ou autre) toute ma vie par la suite.
Sinon je viens de lire l'article très intéressant du wiki sur le
PAWS
(le syndrome prolongé de
sevrage
) et je me demande si à  mon échelle je peux également m'attendre à  2 ans de "souffrance" et de "retour de baton" ou si je peux encore éviter un
sevrage
aussi "long" ?
Après j'imagine que tous les cas sont différents et qu'il est difficile de répondre précisément à  ce genre de questions ^^
(Lud en effet il est difficile de comparer
codéine
et
cannabis
il me semble ^^ Mais merci malgré tout d'avoir pris le temps de me lire et de me répondre !
)
Dernière modification par Everwaen (25 octobre 2015 à  00:30)
Svotjue
25 octobre 2015 à 00:30
Le problème du
PAWS
c'est que comme indiqué, il peut durer 2 ans, comme 10, comme 20, ou être à  vie.
Ca dépend, tu consomme combien au total par jour ? Perso j'étais à  780MG/JOUR dans les bons... jours. Tu es de quelle région ? En principe on trouve des
csapa
un peu de partout... Moi dans la plus grosse ville du département (20 000 habitants... Rigolez pas...) il y en a un, alors sur Lyon, Paris toussa toussa doit y'en avoir au moins une centaine
Après bien sûr, oui, sur le papier tout est possible. Si tu as un mental d'acier, tu peux y arriver. Mais c'est dur et beaucoup plus traître que le
cannabis
par exemple. Je suis dans le même cas, sauf que pour moi c'était a cause d'une lombalgie chronique, vue que j'avais arrêter le pétard du jour au lendemain, je pensais pouvoir faire pareil avec la
codéine
. J'ai essayer, mais qu'une fois ! :lol:Au bout de même pas 24h j'en pouvais plus, je priais le bon dieu pour qu'il me fasse apparaitre des tonnes de cachetons putains... Ouais, c'est traitre, méfie toi. Tu peux penser en être capable, et réussir, comme tu peux t'écraser et te manger comme une merde, ce qui risque de te faire abandonner l'idée du
sevrage
(c'est ce qu'il m'est arrivé). Donc vas-y molo, mais pour moi vu ton cas, je pense que l'idée d'un
TSO
(même avec du sub en 0.4), sa pourrait peut être te convenir... Et c'est sûrement l'un des moyens les plus sûr de ne pas craquer... Voili voilou :)
Everwaen
25 octobre 2015 à 00:37
Je vais voir alors, de toute façon je pense que le principal c'est de trouver à  nouveau un interlocuteur (en espérant avoir plus de chance que lors de ma première tentative). Pour te répondre je suis en Bretagne (je préfère ne pas trop préciser la ville histoire de ne pas faire non plus une mauvaise publicité au
CSAPA
qui m'a accueillie).
Pour ma prise quotidienne je suis très légèrement en dessous de la tienne du coup (620mg par jour environ actuellement). Mais il y a 3 semaines, avant de passer au Neo je n'en étais qu'à  320mg par jour (et ce niveau je l'ai tenu pendant 4 mois et demi tout de même). J'ai bêtement doublé mes prises du jour au lendemain parce que je ne ressentais plus cet effet euphorisant dont j'avais besoin pour avancer
C'est tellement traître la
codéine
. Au début tu en prends juste pour le petit kiff et l'euphorie que ça procure, et puis le temps passe et tu en prends juste parce que tu en as besoin pour continuer à  avoir envie de te lever le matin tout simplement.
Et oui je connais cette fameuse envie au bout de 24h de reprendre des cachets à  n'importe quel prix. Je savoure tellement ma première prise au terme de cette première journée d'abstinence qu'il m'arrive parfois (de plus en plus rarement ceci dit) de ne rien prendre volontairement pendant 24h pour avoir le plaisir de la première prise.
Je me souviens durant les premières semaines (lorsque je n'étais qu'à  une prise par jour) il me suffisait de 2 petits cachets juste avant de me poser devant un bon épisode de série (The Walking Dead en l'occurence à  l'époque) et ça me suffisait amplement jusqu'au lendemain.
Aujourd'hui j'en suis à  un stade où je compte les minutes entre chaque prise... Il peut m'arriver de refuser des sorties parce que je sais que je dois être chez moi pour prendre ma
codéine
. Il m'arrive également de me cacher dans les toilettes de la fac pour prendre ma dose entre 2 cours. Je n'aurai jamais imaginé en arriver à  ce genre de comportement. Et je pense que la majeure partie des gens qui m'entourent tomberaient de sacrément haut s'ils découvraient cette partie cachée de mon existence...
En tout cas merci pour ces premiers conseils ! Et j'espère que de ton côté la
substitution
au
Subutex
va fonctionner :)
Dernière modification par Everwaen (25 octobre 2015 à  00:39)
Svotjue
25 octobre 2015 à 00:58
D'accord d'accord... Ben écoute cherche un peu sur internet, je pense que tu devrais pouvoir trouver ça rapidement... Sinon appel un hôpital proche de chez toi, et demande leur quels
csapa
se situe autour.
Pour ma conso, je précise que je n'étais pas seulement sous
codéine
, mais aussi sous éthylmorphine. Le tussipax, qui pour moi, est tout simplement le plus puissant sans ordonnance. Des défonces de ouf avec... Ca me manque déjà .
D'ailleurs je te rejoins aussi sur le coup de la libido, laisse tomber la baisse quoi... Encore plus quand j'étais sous prod, je crois que mila kunis m'aurait proposer un plan que je l'aurait envoyer bouler quoi
Pour mon
TSO
, j'espère aussi qu'il se passera bien. Ma dose parfaite à  l'air d'être les 16MG... Par contre il n'enlève que la sensation de manque, enfin il supprime le manque quoi. Par contre ce que je reproche a ces
TSO
, c'est qu'ils ne provoquent aucun effet similaire à  la
codéine
ou à  n'importe quoi d'autre d'ailleurs. Comment décrocher d'un truc aussi bon en passant à  un truc qui ne te fait absolument plus rien ? Sur ce point la je vais galérer ma race je sens... En 5 ans de conso, et bientôt + de 6 mois à  780MG jour de
codéine
/éthyl, je me vois vraiment très mal passer mes journées sans mes habituelles sensations de bien être etc etc... J'ai un peu peur je dois avouer, de pas réussir à  tenir....
En tout cas si tu as besoin de parler, je suis la.
Everwaen
25 octobre 2015 à 01:35
C'est sympa je n'hésiterai pas :)
Et haha pour Mila kunis ! Je ne te comprends que trop bien ! Ce fameux effet sur la libido c'est assez dingue en fait, je ne m'y attendais pas du tout (je n'avais pas lu grand chose à  ce sujet jusque là , je me suis renseignée un peu depuis) mais c'est assez fou et déprimant. On devrait mettre certains violeurs récidivistes sous
codéine
clairement parce que ça te
coupe
toute envie c'est radical o_O
C'est aussi une des raisons pour lesquelles je veux arrêter toutes ces conneries. Sans être obsédée ou ne penser qu'à  ça, loin de là , je trouve qu'une vie exempte de tout désir est tout de même bien déprimante
Je n'ai jamais pris de Tussipax pour le coup, j'ai lu quelques messages de membres qui disaient que c'était dommage de prendre du Néo alors que le Tussipax existait mais je n'ai jamais fouillé plus loin auparavant. Tu sais à  combien revient une boite de Tussipax grosso modo ? Parce qu'à  5€30 la boite de Neo + 2,53€ celle de
codéine
au quotidien je morfle vraiment côté finances c'est pas la joie du tout. Donc si éventuellement le Tussipax revient moins cher il serait peut-être plus sage que je passe là  dessus en attendant de tout arrêter pour de bon (ce qui reste quand même mon objectif numéro 1).
Sinon je suis comme toi pour le manque de la fameuse "sensation", perso c'est ce qui me fait le plus peur au final dans ce
sevrage
à  venir. Parce que s'il le faut je suis totalement prête à  subir les effets physiques du manque (après tout la
codéine
me fout déjà  régulièrement dans un état pas génial), mais je me demande comment je vais assumer d'aller d'un point A à  un point B de chaque journée sans ne plus pouvoir regoûter à  cette fameuse euphorie procurée par la
codéine
...
J'espère que ce fameux manque ne va pas te pousser à  en reprendre plus que de raison. On peut essayer de se soutenir dans le "non craquage" si tu veux (même si je n'ai même pas encore commencé à  envisager réellement mon propre arrêt ^^).
Dernière modification par Everwaen (25 octobre 2015 à  01:38)
Svotjue
25 octobre 2015 à 01:47
Je vais pas tarder à  aller dodo, donc je te répond rapidement avant de m'installer confortablement dans mon lit.
Pars chez moi la boîte de tussipax coûte 2,60€ donc bien moins cher que le néo codion. Essaie au moins une fois de te prendre les 15 en une fois, c'est juste magique (et flippant aussi parfois). Pour le reste je te répondrais demain. Ne m'en veux pas mais, j'ai vraiment sommeil lol. Quant à  ta proposition, pourquoi pas, si on peut se serrer les coudes
. Il est toujours plus facile de se faire comprendre et de se sentir comprise quand on a en face de soit quelqu'un qui sait de quoi tu parle... Allez, biz et à  demain...
Recklinghausen
25 octobre 2015 à 01:59
Salut,
Tout d'abord, la
codéine
se transforme... En
morphine
!
Cela fait donc 1 an que tu prends un opiacé de façon journalière... Il y a fort à  parier que tu sois dépendante physiquement de la molécule ( pour ce qui est de la dépendance psychologique, elle est évidente ).
De plus, tu décris les symptômes du manque ( qui risque d'empirer au fur et à  mesure de ceux-ci ).
Et pour enfoncer le clou, 4 prises que j'imagine toutes les 4 heures avec 8 heures de sommeil en moyenne... Ben ça fait 24 h !
Pour décrocher, tu ne t'y prends vraiment pas de la façon la plus facile... Le
sevrage
sec est souvent synonymes de rechute, même si tu arrives à  supporter la 10ène de jour de manifestation de manque physique !
Il faudrait que tu tentes une diminution par pallier... Et elle va prendre du temps !
Tout d'abord, je te conseillerais d'aller discuter avec ton médecin généraliste.
L'idéal est de pouvoir lui présenter les choses de la manière la plus franche possible en lui expliquant que tes consommations de
codéine
et que tu souhaites tenter un
sevrage
en douceur.
Vous pourrez partir d'une dose de départ et tu baisseras doucement les paliers ( sans être pressée et en pouvant remonter au palier supérieur si tu estimes subir trop fortement la diminution ).
Il ne sera pas question dans un 1er temps de supprimer une prise mais de baisser la dose de celles-ci.
Et ton toubib pourra te prescrire des médicaments contenant de la
codéine
qui ne te couteront  " que " les 50 cents par boite de médicaments.
Euh... Si ton médecin est un rétrograde sans coeur, inhumain et jugeant, il te suffira d'inventer un mal de dos résistant pour te faire prescrire des paliers 2 contenant de la
codéine
!
Mais au final, mieux vaut consommer une molécule et vivre bien plutôt que de la supprimer et de subir une vie emplie d'un mal être qui peut paraitre sans fin !
Fin, c'est juste ce que je pense
Je suis diabétique et je prends un traitement journalier... Qui durera jusqu'à  mon dernier jour ! N'est ce pas le même raisonnement avec la dépendance aux
opiacés
?
Tiens pas compte du dernier paragraphe... Tu auras tout le temps d'y penser plus tard... Ou pas
Prends soin de toi,
Reckling.
PS : Sinon, le Padéryl en comprimés coute moins de deux euros la boite de 300 mg !! Même si tu retrouves pas le petit
gout
de vanille que je trouve si sympa du
Néocodion
Everwaen
25 octobre 2015 à 02:20
Svotjue merci pour les infos sur le Tussipax ! Bonne nuit, j'attends la suite de ta réponse demain pas de souci !
Recklinghausen (bon je le reconnais j'ai du faire un copié collé de ton pseudo ^^) merci également pour tes éclairages et tes infos sur la diminution progressive ! Il me semble également qu'au final c'est la seule technique viable dans mon cas. C'est d'ailleurs la seule info vraiment importante que j'avais retenu de mon passage en
CSAPA
. Le "médecin" qui m'avait reçue m'avait dit que je fonçais droit dans le mur en tentant d'arrêter tout d'un coup.
C'est vrai que plutôt que de supprimer une prise totale je pourrai déjà  tenter de repasser à  des doses inférieures sur chaque prise. Après il me reste le cap à  franchir entre "y penser" et le faire réellement. Parce que le souci c'est qu'à  chaque fois que je me dis que je vais le tenter, une petite voix bien vicieuse dans un coin de ma tête (je l'ai baptisée Cody le maléfique ^^) me rappelle que du coup la sensation d'euphorie risque d'être infiniment moindre et que ça sert à  rien d'en prendre si c'est pour ne rien ressentir.
Du coup au final je me retrouve toujours à  prendre les mêmes doses (voire parfois même à  les augmenter).
Et oui bien sur tu as raison, je suis dépendante. Même si ça me fait mal à  lire et encore plus à  admettre. L'état dans lequel je me retrouve après ne serait ce qu'une quinzaine d'heures sans prise me fait peur et ne ment pas. Parfois je me demande comment je m'en sortirai si je me retrouvais coincée sans possibilité de me fournir des cachets pendant un laps de temps trop long. Et c'est de cette peur et cette dépendance dont j'ai vraiment envie de me débarrasser !
Pour le médecin généraliste, le petit souci c'est que c'est un médecin de famille, elle soigne tout le reste de ma famille et en plus de ça elle a tendance à  oublier la notion de secret médical quand ma mère vient faire renouveler ses ordonnances ^^ Donc j'exclue un peu cette alternative pour l'instant. Ou alors il faudrait que je change de
doc
le temps de me soigner, mais il faut que je tombe sur le bon dans l'idéal.
Pour ce qui est du côté financier et des alternatives au Neo, je me rend compte que je me ruine pour rien là  en fait o_O J'ignorais que les autres alternatives étaient si peu chères. On m'avait déjà  prescrit du Padéryl une fois en début d'année donc je n'avais pas payé. Malheureusement ce médoc ne m'avait fait strictement aucun effet, j'avais été un peu déçue ! (Je me demande d'ailleurs ce qui fait qu'entre deux médocs contenant de la
codéine
on ne ressente pas du tout les mêmes effets, le Klipal ne me fait pas grand chose non plus par exemple, je ressens d'avantage de sensations avec 80mg de
codéine
que 150mg de Klipal, c'est à  n'y rien comprendre ^^).
Médicalement j'ai une situation un peu délicate actuellement, normalement je suis à  la CMU (donc je ne paie absolument pas mes médicaments sur ordonnance) ce qui m'a d'ailleurs permis de me "droguer" gratuitement durant les 7 premiers mois, mais je rencontre des soucis de sécu depuis cet été et je n'ai plus de couverture sociale depuis août. J'attends désespérément de recevoir le courrier de la sécu qui m'indiquera que tout est réglé, et là  c'est clair je recommencerai à  passer par un médecin.
En attendant je vais peut-être tenter le Tussipax pour alléger le trou dans mon portefeuille du coup. Mais je suis intriguée par ce médicament. Il contient donc 10mg de
codéine
et 10mg d'éthylmorphine par comprimé. Ca correspond donc à  20mg de subtance par cachet et donc 300mg par boite c'est ça ? Ou seule la
codéine
est prise en compte et on est donc à  150mg par boite ? (Dans le second cas ça ne serait plus si avantageux financièrement forcément puisque j'ai 300mg dans une boite de Néo à  5€, mais vu que tout le monde vante son prix, j'imagine qu'on est bien à  300mg dans les deux cas).
Bref, en tout les cas j'espère bientôt ne plus avoir à  me préter à  ce genre de calculs et pouvoir recommencer à  remplir mon frigo d'avantage que mon armoire à  pharmacie
Merci pour vos éclairages respectifs !
PS : Juste, parce que j'ai oublié de réagir à  ton fameux dernier paragraphe et qu'il me semble important ^^
Je suis assez d'accord avec cette vision des choses, et par moment je me dis "Peut-être qu'à  terme tu pourras te contenter de 60mg à  80mg par jour "histoire de", après tout ça reste assez inoffensif si tu ne mêles pas ça à  du
paracetamol
au quotidien".
Comme tu le dis mieux vaut vivre à  peu près bien avec un minimum de substance "inside" que très mal en ne prenant rien. Mais je crois qu'au fond une part de moi a envie de reprendre le contrôle et ça doit passer par un arrêt pur et simple de toute substance.
Après c'est la "moi optimiste" qui s'exprime là , si ça se trouve dans 6 mois j'en arriverai à  la même conclusion que celle de ton paragraphe ^^.
Dernière modification par Everwaen (25 octobre 2015 à  02:46)
Lud
25 octobre 2015 à 11:32
Bonjour à  tous,
Et... autant pour moi alors, je me basais uniquement par rapport à  mon expérience.
Pendant deux mois, j'avais pris du Dafalgan Codéïné (suite à  des maux de tête) mélangé à  un peu de
cannabis
, et l'effet du
cannabis
me semblait décuplé!
Je n'avais pas eu de mal à  ne plus en prendre, sûrement parce que je fumais du
cannabis
.
Je ne voudrais surtout pas être de mauvais conseil, quand je te lis, je note : "L'état dans lequel je me retrouve après ne serait ce qu'une quinzaine d'heures sans prise me fait peur et ne ment pas. Parfois je me demande comment je m'en sortirai si je me retrouvais coincée sans possibilité de me fournir des cachets pendant un laps de temps trop long."
N'est-ce pas le symptôme d'une forte dépendance psychologique, plus que physique ? Sans nier la dépendance physique, bien évidemment.
Encore une fois, je veux surtout t'apporter mon soutien, ici, tout le monde est dans le même cas que toi (au niveau d'une dépendance), et pour ma part, les messages de soutien m'ont énormément encouragé dans ma détermination, j'éspère que celà  aura le même effet pour toi!
Je te souhaite plein de courage!
Dernière modification par Lud (25 octobre 2015 à  11:33)
Everwaen
25 octobre 2015 à 12:23
Lud a écrit
N'est-ce pas le symptôme d'une forte dépendance psychologique, plus que physique ? Sans nier la dépendance physique, bien évidemment.
Ah ben si bien sur, étant donné qu'au bout de 15h le corps ne souffre pas encore trop de l'absence de prise. A ce moment là  en effet ma souffrance est surtout psychologique et je craque parce que j'ai "envie" d'en prendre, pas parce que mon corps en a besoin.
Par contre dès que je dépasse les 24h sans produit, là  je peux t'assurer que la souffrance n'est plus du tout uniquement psychologique, mon corps commence clairement à  manifester qu'il a besoin de
codéine
et c'est pas agréable du tout physiquement.
C'est certain que si tu as pris de la
codéine
pendant 2 mois tu n'as pas eu de difficultés à  arrêter ensuite (même si j'imagine que c'est possible d'avoir du mal après aussi peu de temps si on prend de grosses doses). Là  j'en prend depuis près d'un an et à  doses relativement élevées (plus de 500mg par jour) donc le
sevrage
est bien plus délicat forcément.
Il ne faut pas se baser uniquement sur ta propre expérience pour considérer qu'on se sèvre sans difficultés de la
codéine
:) Si tu parcours la toile tu pourras réaliser que c'est l'un des produits dont il est le plus difficile de se défaire (même si bien sur il y en a d'autres et qu'il y a des
sevrages
encore plus délicats).
Merci en tout cas de ton témoignage !
Dernière modification par Everwaen (25 octobre 2015 à  12:25)
Svotjue
25 octobre 2015 à 12:34
Salut salut... Pour te répondre ever, le tussipax contient 300mg de matière active, et c'est la combinaison
codéine
/ethylmorphine qui a mon sens fait des miracles.
Moi je tournais avant sur du codoliprane, mais la
codéine
seul ne me faisait plus rien, et je voulais me débarrasser du
paracetamol
. Le tussipax à  été une révélation.
Le problème étant qu'une fois après avoir arrêter, on se rend compte que la vie sans substance est pâle... Beurk Beurk . Mon pharmacien était au courant de mon addiction, du coup il me filait sans problème les tussipax par boîte de 4. Mais bon, elles me faisaient quoi, 2 jours grand max.
Everwaen
25 octobre 2015 à 13:57
Hello Svotjue, d'accord c'est bien ce qui me semblait pour le Tussipax. Je vais donc tenter ça dès demain (ma priorité étant de réduire mes dépenses bien sur, pas de trouver un nouveau moyen de me faire "du bien"...même si ça peut être un bonus).
De mon côté j'alterne quotidiennement entre la quinzaine de pharmacies de la ville. Il y en a encore 2 ou 3 que je n'ai jamais visitées (j'aime me garder sous le coude des endroits où on ne me connaît pas encore). Il y en a certaines où je suis grillée et du coup j'évite d'y retourner sauf énorme besoin, j'ai déjà  eu le droit à  quelques speechs de pharmaciens qui ne voulaient que mon bien (et je trouve d'ailleurs ça cool qu'ils fassent ce job de prévention, peut-être que si on m'avait prévenue suffisamment en amont je me serai méfiée bien plus tôt et je n'aurai pas sombré de cette façon).
Tu as eu de la "chance" (je modère mes propos bien sur) de tomber sur un pharmacien qui te fournissait sans poser trop de questions, parce que j'avoue que c'est parfois lassant de devoir trouver tous les jours dans quelles pharmacies aller (il m'en faut 2, une pour le codoliprane, une pour le néo) et de devoir parcourir des kilomètres en transports en commun (je n'ai pas de voiture) juste pour me procurer ma "dose". Il m'est arrivé certains dimanches de marcher plus d'une heure et demie pour aller à  la pharmacie de garde parce que je n'avais plus de produit et que j'en avais trop besoin.
Là  par exemple aujourd'hui je n'ai plus rien (enfin si il me reste 4 cachets de codoliprane que je garde pour ce soir avant d'aller dormir) et j'aurai pu aller à  la pharmacie de garde qui n'est même pas si loin, mais petit souci, celle de cette semaine fait partie des 3/4 où je suis "repérée" et je n'ai pas envie qu'on me fasse la morale aujourd'hui, alors je vais faire sans, ça sera toujours une journée un peu plus raisonnable que les autres de prise...
Dernière modification par Everwaen (25 octobre 2015 à  13:58)
Svotjue
25 octobre 2015 à 15:36
Je pense que tu devrais choisir le pharmacien qui te paraît le plus tolérant et le plus compréhensif possible, et lui dire tout simplement la vérité. Moi grâce à  ça, on me voyais moins comme un drogué qu'y a besoin de sa dose, mais plus comme quelqu'un qui n'as pas d'autre choix pour soulager ses douleurs. Enfin voilà
Pour ma part le
TSO
se passe plutôt bien, mais mes douleurs au dos refond surface à  vitesse grand v, à  20 ans quoi... Qu'est ce que ça va être à  50 lol. Je sens que ça va être dur.
Pour ta baisse, si tu sens que tu n'as pas besoin de
TSO
, ça n'empêche pas d'aller voir un addictologue pour te suivre !
Voilà , biz, au plaisir de te relire.
Everwaen
25 octobre 2015 à 15:55
Oui oui je pense reprendre contact avec une structure ou un addictologue dès que possible, il faut juste que je trouve un autre endroit que celui dans lequel j'ai été la première fois. Je veux vraiment me faire suivre et décrocher tant qu'il est encore temps, même si comme toi je suis inquiète de ma façon de gérer mon quotidien lorsqu'il faudrait faire sans cette fameuse "euphorie douce" qui m'a accompagnée pendant un an.
Pour ton dos (qui est donc ce qui t'as fait plonger initialement si j'ai bien suivi ?) il n'existe pas d'opération ou quelque chose (infiltrations ?) qui pourrait te soulager plus efficacement qu'actuellement ?
Bon courage en tout cas, tu n'en est qu'au début du trajet mais si tu t'accroches et que tu te rappelles ce qui t'as donné envie de décrocher initialement tu peux y arriver :)
A bientôt !
Svotjue
25 octobre 2015 à 17:06
C'est justement la le problème de la lombalgie chronique. J'ai chercher pendant des semaines sur internet les traitements possible, la plupart des mecs en souffrant, était tomber dans les
opiacés
, seul et unique solution pour les soulager. Je sais pas si je me trompe pas de voix en faite, faudrait il qu'on me prescrive quelque chose de plus costaud que ce qu'on trouve sans ordonnance ? Car malheureusement la
tso
c'est bien, mais ça ne supprime pas l'origine du problème, au contraire, il réapparaît
Everwaen
26 octobre 2015 à 15:37
Arf, je connais le souci des affections chroniques, je souffre moi même de nevralgies d'Arnold et c'est d'ailleurs ce qui m'avait mené à  reprendre du codoliprane après mes douleurs dentaires.
Sinon je viens d'acheter ma première boite de Tussipax et le moins qu'on puisse dire c'est que j'ai galéré à  en trouver. J'ai l'impression que la plupart des petites pharmacies n'en ont pas, je n'ai fini par en trouver que dans la pharmacie d'un supermarché (qui était donc bien plus grande). Ça risque du coup d'être compliqué d'entamer une consommation quotidienne
Je viens de prendre 9 cachets (soit 180mg de "principes actifs") on va voir si ça peut être une bonne alternative, pour l'instant ça fait une demi-heure et je ne ressens rien de spécial (en comparaison les autres produits agissent plus rapidement d'habitude. Ayant subi une opération de l'estomac, la majorité des médicaments agissent chez moi en 10 à  20mn en moyenne).
J'ai décidé de ne prendre que cette boite aujourd'hui, pas de codoliprane. Si je pouvais déjà  revenir à  ma dose de 300mg par jour (comme c'était le cas jusqu'à  il y a peu) je serai déjà  contente de moi, ensuite il faudra que je diminue bien plus progressivement bien sur.
Je pense que ce passage de 600 à  300 ne devrait pas être trop délicat, mon organisme n'a probablement pas encore eu le temps de s'habituer à  cette dose en deux semaines (du moins je l'espère).
Dernière modification par Everwaen (26 octobre 2015 à  15:49)
Svotjue
26 octobre 2015 à 16:36
Alors attention avec le tussipax, chez moi il n'est pas rare qu'il provoquait des vomissements.
Pour le tussipax effectivement il vaut mieux aller dans des pharmacies assez grande, mais par chez moi, toutes les pharmacies en ont.
De plus, la montée prend beaucoup plus de temps que les autres, chez moi elle mettait au moins 45 min à  se faire sentir et après... Boum. Tiens moi au courant.
Everwaen
26 octobre 2015 à 17:13
Eh bien 2h après la prise bilan relativement mitigé, je n'ai pas senti d'euphorie particulière, par contre j'ai eu de grosses bouffées de chaleur et l'état en lui même n'était pas non plus désagréable, juste "faiblard" par rapport à  ce que j'ai déjà  pu expérimenter.
Pas de nausées à  déplorer heureusement. Là  où par exemple je sais que je ne deviendrais jamais accro au
Tramadol
qui non seulement ne me procure aucuns effets positifs mais en plus me refile une nausée super désagréable, le
Neocodion
en sirop aussi me file des vilaines nausées mais je crois que là  c'est plutôt de l'écoeurement vu que je ne supporte pas le goût de la chose.
La dose était peut-être trop faible ? (180mg) Mais en même temps prendre les 300mg d'un coup c'est beaucoup trop pour moi qui ne suis jamais montée au dessus de 200mg par prise.
En tout cas c'est amusant comme on réagit tous totalement différemment à  tel ou tel type de molécule, d'après ce que j'avais lu sur le Tussipax je m'attendais à  un ptit coup de boost un peu plus important quand même ^^
Edit : Suite à  mon message j'ai
redrop
avec la fin de la boîte et ça a enfin fini par monter (les 2 prises cumulées ou juste la deuxième ? Je ne sais pas). C'était assez sympa je dois dire.
Dernière modification par Everwaen (26 octobre 2015 à  19:15)
Svotjue
26 octobre 2015 à 19:30
Tu aurais pris les 15 d'un coup sa aurait fait un truc super :). Ça c'est passé comment ?
Everwaen
26 octobre 2015 à 20:09
Oui probablement mais je n'ai pas osé, comme je le disais plus haut je n'avais jamais dépassé 200/220mg en une seule prise, et comme non seulement je ne connaissais pas l'effet du Tussipax sur mon organisme et que mon objectif c'est tout de même de diminuer mes doses à  terme, si j'avais tout pris d'un coup j'aurai goûté à  quelque chose de sympa et j'y aurai probablement pris goût :p
Bon je dis ça mais du coup c'est un peu ce qui s'est produit avec cette seconde prise cumulée ^^
J'ai donc pris la fin de la boîte vers 17h30 et je suis allée m'allonger (j'ai remarqué que les effets de la
codéine
sont souvent plus forts lorsque je m'allonge), et là  c'est monté tout doucement mais de façon bien sympa, j'ai eu chaud à  nouveau et quelques démangeaisons (il faut que je pense à  prendre du Phénergan par la suite), la bouche sèche, puis enfin une sensation de bien-être très agréable que je n'avais pas ressentie avec la prise de 180mg un peu plus tôt. Pourtant là  je n'étais qu'à  120mg mais j'imagine que tout ce que j'avais pris auparavant n'avait pas encore été totalement métabolisé en 2h.
Bon là  c'est déjà  redescendu malheureusement, il est bien loin le temps ou je vivais 4h sur une prise de 2 misérables cachets de codoliprane ^^
En tout cas c'est une bonne alternative au
néocodion
pour 2 fois moins cher. Demain je tenterai peut-être de mixer codoliprane et tussipax comme je le faisais avec le néo, j'avais des effets plutôt sympas.
Le tout en essayant de rester à  du 300/320mg dans ma journée au maximum. Je tiens à  poursuivre ma route sur le chemin de la diminution.
Dernière modification par Everwaen (26 octobre 2015 à  20:14)
juliandre852
28 octobre 2015 à 20:25
Svotjue a écrit
Euh lud la tu fais carrément fausse route... La
codéine
est un
opiacés
, il agit de la même manière que la
morphine
, l'
héroine
etc etc... Donc elle crée une dépendance physique. Au mieux, si justement tu ne connais pas la molécule, abstient toi, ou, au pire des cas, fait une recherche avant, c'est pas comme si tu n'étais pas sur le bon site
décès
pour ça...
On est ici pour apprendre non ?
Everwaen
29 novembre 2015 à 02:05
Quelques petites nouvelles me concernant.
J'ai rapidement arrêté le Tussipax qui, non seulement ne me procurait pas un effet spécialement sympa mais en plus de ça m'a filé très rapidement (au bout de 2 jours de prise) des nausées très désagréables qui se manifestaient une demi-heure après la prise et duraient une bonne heure à  chaque fois. J'étais secouée de spasmes mais rien ne sortait. Et j'avais extrêmement mal au bide. Pourtant je partais sur des prises assez "light" de Tussipax étant donné que je mélangeais 3 codolipranes + 4 tussipax seulement, mais c'était visiblement pas du tout du goût de mon organisme, j'ai donc bien vite arrêté d'en prendre.
Depuis je suis revenue à  un rythme de croisière bien plus rassurant (à  mon échelle) que les 600/700mg que j'avais atteint par jour à  l'époque, je me suis fait prescrire du codoliprane à  renouveler sur plusieurs mois, donc je ne me ruine plus (ce qui est un axe non négligeable tant je commençais à  vraiment galérer au point de vue financier) et j'en suis donc à  1 prise de 90mg le matin, 1 le midi, 1 l'après-midi et une en soirée. Soit 360mg de
codéine
par jour. Je ne dépasse plus cette dose qui me "rassure" et me suffit pour l'instant.
Je n'abandonne pas mon projet d'arrêter pour de bon un jour. J'aimerai revivre sans cette molécule dans l'organisme. Je n'ai pas encore réussi à  me résoudre à  retourner dans un organisme agréé pour demander de l'aide.
Un ami doit venir me rendre visite (il vit sur Paris et moi en Bretagne) un peu avant les fêtes, on va passer 4/5 jours ensemble et il voudrait essayer de m'aider à  décrocher progressivement. C'est quelqu'un qui a touché à  quelques conneries par le passé et qui aujourd'hui se retrouve beaucoup dans la
méditation
(il ne consomme absolument plus rien d'ailleurs). J'espère que cette parenthèse saura me réveiller et m'amener à  me remettre enfin en question.
En attendant je suis déjà  assez fière de ne pas avoir été dans la surenchère lorsque j'ai commencé à  prendre des doses doubles à  celles que je prend actuellement.
J'espère venir poster un de ces 4 par ici que je m'en suis enfin sortie :)
ItsMe
29 novembre 2015 à 09:23
Bonjour à  toi.
J'espere que ça tient.
Je vais faire assez bref (mais ça le sera pas... prépares toi à  un pavé
)
mais, comme tu n'as pas d’ordonnance pour ton addiction, je te proposes de chercher de quoi te "seuvrer" sans ordo. comme ton message semble l'indiquer, c'est ce que tu veux, te sevrer, et t'es dans le bon timming, t'es à  la gare, le train va repartier, il faut sortir tout de suite, car ce train bizarre, il s'arrete pas toujours, de moins en moins souvent et il s'arette de plus en plus repart de plus en plus vite à  chaque fois.
donc si la prochaine gare est dans 3 ans... je penses que tu as compris la métaphore, selon ton texte, tu as déjà  vu une "gare"' passer, mais t'as hésité. cest signe que tu veux sortir du train.   alors, comment on sort tu train : Déjà  il faut le vouloir, ça c'est bon.
Il faut etre SOLIDE MENTALEMENT (ça, tu le verra toi même :si tu sors, vas tu encore hesiter et remonter au dernier moment ? non, tu ne vas pas remonter tu ne vas pas hesiter et tu vas meme sauter du train avant l'arret de celui ci ? car il beau le train; faut plus le voir, il donne trop envie de voyager;
Et c'est pas facile, quand on sait que 1 cachet et c'est reparti, ya plus de sueurs.Il faut oublier ça aussi, te persuader que ça va pas enlever le manque (de toutes façons, j te préviens, tu en rever. au sens strict.
Pour moi c'était la
came
, mais ua final c'est exactement pareil, c'est de la
morphine
, et un
sevrage
de
morphine
.
Pour etre réusssi, il faut BCP de volontée.
si tu as 8 jours devant toi, que tu le fais en mode transpotting, ça peut passer assez facilement car ce serait ton premier
sevrage
(s'il foire,   tu en parles au toubib, il faut faire une décroissante je pense, comme en subtitition, voir, une
substitution
mais pour de la codé je pense que ça vaut ptet le coup de tenter comme ça, tu prend environ 500mg par jour si je compte bien, soit 50mg de
morphine
(c'est la même chose) le manque sera celui d'un manque de
morphine
le probleme c'est les prises rapprochées, en subtitition ou en traitement douleur, tu prend le cachet 1 ou 2 fois par jours.
Dans ton cas, l'arret Brutal s’impose. je pense.
Donc, tu vas aller à  la pharmacie et te procurer ça, puis tu iras acheter qq trucs à  leclerc.
Déjà , une boite de codé, ça mange pas de pain, et, il si ya un probleme, elle peut te "sauver", mais essaie de la laisser chez un amis qui ne te la donnera au compte goute ou uniquement en cas de besoin, car si tu prend un comprimé au 3eme jours, tu repart au premier, c'est le concept qu'il faut copmprendre.
Ton cerveau va vider récepteurs
opiacés
et qd ils seront vides, là , ton manque sera au max, mais parallèlement, les endorphines vont commencer à  se reconstruire pour aller "combler" ces recepteurs.
J'ai faillit craquer car j'en voyais pas le bout, donc, sache que les 3 premiers jours, ptet 2 avec la codé, la durée de vie étant tres courtes, ton
sevrage
sera dure mais court.
Donc, le 3eme jours, se sera le pire, en mode, ya plus rien dans le cerveau, le 4eme ressemblera au second et le 5eme au premier. apres, c'est crescendo, tu vas trainer une grippe et des états de manques léger, frissons surtout qui vont vfaire des va et viens pour s'estmper au bout de 10 -115 jours.
La faut pas reprendre, TU  ES SEUVREE, en fait, passé le 3eme jour, faut plus reprendre, et tu demande à  jeter la boite que tu as laissé chez ton amis ou ailleurs.
Donc le processus : tu connais les symptomes, on va essayer de les contrecarrer au max.
si tu fume de l'herbe, trouve t'en, un peu, sinon, oublie.
oublie l'
alcool
, c'est un coup à  changer la drogue.
les benzo (???) en en reparle.
Niveau confort, trouve qq chose à  manger qui passe bien pour pluisieurs jours, tu vas rester devant la télé 3 jours faciles. sans vraiment dormir. hydrate toi bien. je mangeauis de la glace, ça passe pas trop mal, du liqude et des yaourts, de toutes façons, tu te fera pas un resto 4etoile alors oublie. trouve un truc une serie qui va te tenir 3 ou  4 jours.
Bon, maintenant que t'es pret à  aller faire ton marathon rallongé (le temps risque de se dilater, c'est pénible, essaie de ne pas prêter attention au temps et de ne pas compter les heures et les jours, c'est le meilleur moyen de replonger, tu te dis que là  c'est terminée, tu arrête. si une envie arrive, tu résiste par une façon de pensée.
pk en prendre ? t'es en manque et si tu en prend, tu te refais ces qq jours de merde. alors qu'en fait, c'est juste une sale grippe. et demain, ça ira mieux. joue sur ce truc là , demain, ça ira mieux, mais pas si je retouche, car je prolonge ma grippe (et tu fais du yoyo , meilleur moyen de replonger à  l’occasion et de se dire que, finalement, c'est pas terrible à  passer, fin du
sevrage
, récompense, on recommence
c'est comme la cloppe et l'
alcool
, une fois touchée et arrêté, tu redeviens accro en 2 jours. ce turcs, tu n'y a plus le droit, faut se l'encrer en tete car dit toi, que COMME TOUT LE MONDE, TU VAS TE DIRE QUE TU POURRA TE FAIRE UN EXTRA. ERREUR.    ESSAIE A TOUT PRIS DE TE PERSUADER QUE C'EST COMME CA QUE TOUT LE MONDE REPLONGE, DONNEE ESSENTIELLE
pour les transpiration, prévois des peignoirs, c'est le mieux pour la nuit, sinon, tu vas te changer toutes les 30 minutes. cuvette au pied du lit pour le urgence. chaufage à  fond.
Les bains fond pas mal de bien, surtout aux jambes.
Niveau medocs : tu peux prendre du
paracétamol
, pourles douleurs ariculaires.
tu as le donormyl en pharmacie c'est pas top mais c'est déjà  mieux que rien pour l'insomnie. (le mieux serai de se faire prescrire avec avis du toubib du valieum pour 6 jours (ET PAS PLUS) aussi que 2 ou 3 somniferes (tu jette la boite (c'est si tu fais ça en accords avec ton toubib).
Le BUT c'est de pas deveniur accro aux benzo, maisc'est
trs
utiles dans le
sevrage
opiacé. j'irais voir le toubib moi pour obtenir une et une seule boite n précisant bien le contexte. QQ jours mais c'est faisable sans.
Ensuite, spasfon pour le mal de bide (bien sur tu respecte TOUJOURS LA POSOLOGIE C'est tres important.
un antivomitf (toujours sans ordonnance), vois avec ton pharmacien
Enfin, le décontractyl aide pas mal aussi, tojours sans ordo.
avec tout ça, le pire sera le mal de pattes et le froids, le reste des symptomes sera bien aténué. (p^lus ou moins celon le fait que tu prennes ou pas un benzo d'apoint et j'insiste, voir un toubib AVANT DE LANCER l'aventure, pour éviter les interactions si il y en as pour).
Avec tout ça, tu as de quoi manger, tu as tout ptrévus pour pas sortir, tu mes des filets de sécurité partout (si tu vois une pharmacie, avant de penser à  la codé, pense au manque qu'elle t'a apportée, et ne cogite pas, passe ton chemin.
en procédant comme ça, j'ai arreté l'
hero
net.
5 ans apres, je suiis sous
skenan
.... (mais c'est une autre histoire et ce n'est ni de la
substitution
, ni car j'ai replongé.) ça fait mal au fesse ùmais je sais comment faire au moins....
Il faudra avoir peur des
opiacés
, essaie d'associer manque avec opiacé, de toutes façons, ça risuqe de se faire tout seul, mais si tu penses plaisir, pense manque avec et tout ce que tu as traversé. un cachet, et tu reprend le marathoon, avec 10 bornes de plus.
:)
fais attention à  toit et parles en au toubib avant tout mais comme ça, c'est LARGEMENT faisable ! si moi je l'ai fais et tenu (par contre, j'ai toujours un piaf qui chante "hero
hero
) de temps à  autres, faut juste pas l'écouter, là , il commence à  gueluer c'est la fin d'année, il guelle pas mal aussi quand ya des souvis. il faudra faire avec.   tu vis avec un singe maintenant qui est capable de te faire croire 'importe quoi pour que tu prenne de la codé et te foutre de toi  car tu es faible face à  ses provocs. ferme lui la bouche et il se taira de plus en plus !
Je pense avoir fais le tour, en ce qui concerne ton message qui en subnstance se resume à  HELM, AIDEZ MOI A REVENIR.
j'ai lu chezz plus ou ici que tout ce qui monte, doit redescendre.
Tu n'as,, de toutes façons, pas le choix.
à  moins de voiloir voyager en train toute ta vie, amais une vie à  regarder le deccord défiler, c'est assez moche et triste non ?
ET bon courage, tu peux etre sur pied pour la fin d'année (à  ne pas feter avec de la codé ! )
amicalement
Dernière modification par ItsMe (29 novembre 2015 à  11:19)
ItsMe
29 novembre 2015 à 09:37
En lisant les derniers messages que tu laisses, je suis pas sur que tu soit pret à  sortir à  cet arret.
domage.
tu as vu, entre ton premier et dernier message, tu as loupé une gare. t''a s voulu sortir, mais t'as fais demi tour.
tu as perdu une occasion (tu recherche de nouveau la défonce en diminuant.))
prepares toi pendant ce voyage et tente au prochain arret, je suis presque sur que se sevrer maintenant ne servirai à  rien
si je me trompe tu me le dis mais sur que si tu te seuvre, tu vas essayer de voir ce que donne 2 comprimés ou une boite dans 2 semaines, quand tu te sera réveillées toute neuve :)
Prouve TOI le contraire, a TOI, pas à  nous, On es là  opour t'aider, mais On n'est pas à  ta place.
Ne te ment juste pas à  toi même.
Car c'est toi, qui es concerné.
Et si tu commençais par te demander : Mais qu'est ce que je recherche dans la défonce ?
car ya jamais de fumée sans feu, l'aide d'un psychologue peut-être très efficace !
Dernière modification par ItsMe (29 novembre 2015 à  11:24)
prescripteur
29 novembre 2015 à 10:09
Everwaen,
Si je calcule bien tu prends 18 codoliprane par jour soit 400*18 mg (= 7,2 G/j)  de
paracetamol
, ce qui est très au dessus des doses toxiques du
paracetamol
(4 g/j au max).
Tu as donc vraiment interet à  prendre de la
codeine
sans
paracetamol
pour ne pas dépasser les 4g/j. Il y a une toxicité hépatique +++ donc vraiment je t'engage à  nous écouter !!!!
Le + utilisé restant le
neocodion
.
Si probleme vois avec ton medecin ou un
CSAPA
.
Amicalement
Dernière modification par prescripteur (29 novembre 2015 à  10:10)
Everwaen
29 novembre 2015 à 12:22
Merci pour vos messages ! Particulièrement pour tes encouragements et ta description du décrochage qui respire le "vécu" ItsMe, tu as en effet vu juste, j'ai malheureusement raté le coche à  quelques reprises, mais le fait de venir reposter sur ce forum pour moi c'est justement un moyen de me redonner un coup de pied au derrière et de me dire "Allez, tu peux en sortir !"
Pour répondre à  ta remarque sur le fait de comprendre "ce que je recherche dans la défonce", je crois que je cherche tout simplement à  vivre malgré un passé pas forcément réjouissant. J'ai toujours pensé que je vivais plutôt bien les petites "difficultés" que j'ai rencontré au fil de ma vie, mais ma sitation actuelle est l'expression plutôt claire que ce n'est absolument pas le cas.
En gros et sans verser dans le pathos (je suis certaine qu'ici chacun porte sa croix et a vécu des choses pas jolies/jolies), mes parents ont divorcé lorsque j'avais 4 ans (mais ça je l'ai plutôt bien vécu), mon père a ensuite chopé une connerie de maladie qu'on appelle la Sclerose Laterale Amyothrophique et est mort lorsque j'en avais 9, ma soeur a fait tentative de suicide sur tentative de suicide durant toute mon adolescence (je me jette par la fenêtre de ma chambre, je saute d'un pont et je finis en fauteuil roulant, j'avale des boites de médocs par dizaines etc...) jusqu'à  parvenir à  ses fins il y a 5 ans, j'ai souffert d'un surpoids extrêmement conséquent de l'âge de 10 ans jusqu'à  il y a 2 ans. Depuis j'ai perdu 60kg et je revis dans tous les sens du terme mais je pense qu'après avoir bouffé mes émotions durant toute mon adolescence, il m'a été difficile de me retrouver face à  tout ce "vide" une fois que je me suis reprise en main. Résultat j'ai remplacé l'euphorie de la nourriture par celle des cachets je pense...
Bref, voila, le truc c'est que je sais d'où vient le problème, je ne trouve juste pas les clefs pour passer outre et me débarasser de ce fichu vide.
Je voulais surtout manifester le fait que j'étais assez fière d'avoir réussi à  diviser la dose de mes prises par 2. Mine de rien il y a un mois j'en étais à  680/700mg de
codéine
par jour. Aujourd'hui c'est 360 la plupart du temps et parfois même 270 (quand je ne prend que 3 prises). Donc j'ai la sensation d'avancer dans le bon sans quand même. Lentement mais surement.
Mon raisonnement de
base
c'était (mais je peux me tromper) que quitte à  vouloir me sevrer d'un coup à  la dure (comme tu viens de l'évoquer ItsMe) il valait autant mieux avoir habitué mon organisme à  des doses plus raisonnables que de le priver de ses 700mg de
codéine
quotidiens. Du coup je fais un mix entre
sevrage
progressif et
sevrage
"à  la dure". L'idée c'est que quand mon fameux pote va venir je sois descendue à  270 tous les jours (3 prises et non plus 4 donc) et qu'ensemble on essaie de me sevrer pendant son séjour. C'est un ami de plus de 10 ans en qui j'ai confiance et qui est bien décidé à  m'aider à  m'en sortir. Et je suis moi aussi dans cette optique, je n'ai pas envie de continuer à  vivre comme ça, les émotions anesthésiées...
Sinon pour te répondre Prescripteur, je ne sais pas si tu avais eu l'occasion de lire mes messages au dessus mais je filtre le plus possible ma
codéine
(ça me fait d'ailleurs toujours un peu marrer d'acheter des filtres alors que je n'ai pas de cafetière et je n'aime pas le café ^^) et j'avais du abandonner le
Néocodion
pour cause de "sirop qui rend malade" et "cachets bien trop chers et plus difficiles à  se faire prescrire".
Sur ce forum on m'avait donc conseillé le Tussipax, qui effectivement aurait pu être parfait pour moi (et m'éviter d'avoir toujours un verre d'eau au frigo ^^) mais je le supporte très mal. Non seulement je ressens très peu d'effets en le prenant, mais en plus il me rend vraiment malade.
J'avais également tenté le Padéryl il y a quelques mois sans grand succès, je ne ressentais rien avec, peu importe la dose ingérée. Comme je l'évoquais plus haut je me demandais d'ailleurs comment c'était possible que selon la forme adoptée le
codéine
agisse ou pas dans notre organisme.
Je n'ai encore jusqu'ici trouvé aucun médicament qui n'agisse autant chez moi que le Codoliprane (en 20 ou en 30mg de
codéine
) et dans une moindre mesure le Dafalgan
codéine
(qui est extrêmement proche), 20mg de
codéine
d'un codoliprane me font d'ailleurs 2x plus d'effets que 80mg de néo ou de tussipax, c'est un mystère pour moi.
En tout les cas merci pour vos messages et merci beaucoup ItsMe pour le bon gros coup de boost dès le matin, soit certain que lorsque je vais enfin me lancer dans ce foutu décrochage, tes mots m'accompagneront !
Dernière modification par Everwaen (29 novembre 2015 à  12:30)
Recklinghausen
29 novembre 2015 à 16:00
Salut,
Je reconnais qu'on est pas dans un concours de vie merdique mais apparemment, t'as eu ta dose d'une vie en quelques années quand même.
En tout cas, bravo pour ton  auto-analyse... Continue dans ce sens, je pense que c'est une bonne démarche dans ta volonté de vivre au quotidien sans
codéine
:)
Et bien sur que tu peux être très fier de toi d'avoir diviser tes doses journalières de moitié
Si tu relis ton avant dernier paragraphe, tu pourra t'apercevoir que... Tu as ton médicament de prédilection ! De plus, tu préserves ton foie en ne dépassant pas la dose de
paracétamol
journalier grâce à  l'extraction ( et c'est plus facile à  dire qu'à  faire car le
gout
est pour moi... Immonde ! ).
J'aurais tendance à  penser que la souffrance est un préambule à  la rechute mais comme je n'ai trouvé aucune démonstration scientifique qui prouve mes dires, cela reste du ressenti personnel.
Dans tous les cas, il ne faut pas vouloir être pressé... En plus, ton addiction ne représente plus une charge financière insupportable, ce qui va plutôt dans le sens de la patience.
Pour diminuer, commence ( lorsque tu te sentiras prête ) par baisser de 10 mg une de tes trois prises quotidienne et patiente une ou deux semaines pour avoir ton ressenti.
Soit c'est cool ( et tu viens de baisser d'un palier de 10 mg ), soit c'est tendu ( et dans ce cas, repasse à  la dose précédente à  laquelle tu es stabilisée ).
Prends soin de toi;
Reckling.
Koda
30 novembre 2015 à 16:42
Coucou
Tout d'abord je te souhaite bon courage dans ton combat, je suis un tout nouvel inscrit sur le forum et j'ai posté pour la même raison que toi: j'essaye de m'en sortir. ( mon topic est visible en premiere page ).
J'en suis cependant a un autre stade: j'ai consommé de maniere intensive de la codé via du paderyl ( environ 2e la boite de 20, 19,5mg de codé par comprimé ) pendant ces deux derniers mois.
Ayant des pb d'argent etc et ne voulant pas etre dependant a vie, a seulement 18 ans, j'ai arreté net jeudi dernier et les 4 premiers jours etaient un enfer physique. Desormais mon corps s'est calmé mais niveau mental je suis dans un etat depressif que je n'aurais jamais pu soupconner..et j'ai rdv chez le psy bientot car je ne cesse de pleurer et ma premiere année de fac s'avere en mauvaise posture.( la mort de ma grand mere en mai amplifie cet etat d'esprit...)
Je ne toucherai plus a cette merde et je souhaite desormais ne plus souffrir du symptome depressif engendré..j'espere que ce sera rapide...
Everwaen
30 novembre 2015 à 21:33
Recklinghausen
: Je vais essayer progressivement oui je crois. J'ai l'impression d'être incapable pour l'instant d'arrêter tout net et les différents témoignages de
sevrage
radicaux me font douter encore plus de ma capacité à  le faire.
Mon problème c'est que lorsque je tente de diminuer mes prises je finis toujours pas en revenir à  ma dose habituelle...Il faudrait que je trouve un moyen de me brider, d'être plus forte que cette petite voix dans ma tête qui réclame des cachets...Je te remercie pour tes mots très justes en tout cas.
Koda
: Je suis admirative de ta volonté ! Tu as fait une grosse partie du plus dur (je ne dirai pas "le plus dur" car j'ai vraiment l'impression que la partie psychologique est la plus difficile à  gérer), maintenant il faut que tu t'accroches, et clairement parler à  un psy ne peut te faire que du bien !
Tu en es donc à  ton 5ème jour si je comprends bien ? Tu prenais combien de cachets par jour en moyenne ? Et physiquement ça ne te dérange pas de détailler un petit peu ce que tu as ressenti durant ton
sevrage
?
Je vais aller lire ton sujet ceci-dit, j'aurai peut-être des réponses à  mes questions.
En tout cas accroche toi, tu as bien raison de vouloir décrocher de cette merde. Quand je pense que je parcourais ce même forum aux tous débuts de mes prises, persuadée d'être dans le contrôle et de gérer ma consommation...J'ai bien déchanté depuis
Depuis hier je suis en mode ascenceur émotionnel, je passe de l'euphorie aux larmes toutes les 2 heures, j'ai l'impression que la codé est vraiment en train de me déglinguer, j'en peux plus de vivre comme ça. J'ai envie de retrouver des sensations "naturelles", d'être heureuse parce que je vis de jolies choses, pas juste parce qu'un cachet me maintient dans l'illusion que je vais bien pendant 30mn toutes les 4h...
Dernière modification par Everwaen (30 novembre 2015 à  21:37)
Koda
30 novembre 2015 à 22:01
ça ne me dérange pas, au contraire je ressens même un peu de joie d'en parler car me confier est actuellement le seul truc qui me procure un peu de plaisir.
Je suis à  mon 5eme jour en effet, je vais te décrire ce que j'ai enduré :
1er jour : Merde j'ai plus de codé, bon j'ai pas envie de claquer des tunes dedans et de toute façon j'achetais via internet donc je risque pas d'en avoir de suite, je ressens un peu de fatigue mais rien de specifique, je vais même faire du badmintion le soir.
2eme jour : Ok là  ça craint, j'ai des sueurs, de la fièvre, je meurs de froid, le chauffage ne m'aide pas alors je vais jusqu'à  me rechauffer au seche cheveux en pleine nuit sur le chiotte car les premiers symptomes apparaissent ( ok c'est pas très glamour ) : diarrhée, je suis gelé, je ressens un peu de tristesse mais rien de special niveau mental ( je m'en rejouis d'ailleurs car je supporte bien mieux la souffrance physique que mentale ).
3eme jour : Probablement le pire, je suis immobilisé, je reste dans mon lit jusqu'à  debut d'apres midi, j'ai des douleurs partout, bref je sais pas comment le décrire mais c'est 3x pire qu'une grippe, je n'ai pas pris ma température mais selon ma mère j'étais tout simplement brulant
4eme jour : Rien avalé depuis samedi matin, je compte pas mangé aujourd'hui non plus car j'ai des nausées et j'ai peur de vomir, néanmoins je sens que ça se calme progressivement mais un état depressif commence à  s'installer, je redoute le pire et je me dis que je tiendrais : je ne ressens pas "l'envie" de prendre de la
codéine
car je sais très bien que je ne veux pour rien au monde retomber dedans et l'histoire du
paws
de plusieurs mois voir plusieurs années ( qui est à  l'origine de la depression après le
sevrage
) m'a fait très peur.
5eme jour : aujourd'hui, plus vraiment de symptomes physiques, j'ai juste un peu froid mais ça va. Par contre niveau mental c'est tout simplement l'horreur et encore je pèse mes mots. Je me lève à  midi, d'habitude je fonce sur le pc, je revise ( car je fais ma premiere année de droit à  distance ) mais là , impossible de me concentrer je pleure pour rien c'est insoutenable.. Par exemple, je veux me changer les idées en regardant un anime ( manga ), malheureusement je vois qu'il date de 2014 et là  je fond en larmes pendant 15min car des sentiments nostalgiques surviennent et je me souviens de ma grand mère qui était encore en vie si proche ou d'autres bons moments que j'ai pu vivre a cette epoque. Je reste cloitré dans le passé et le moindre détail m'empêche d'avancer. Je n'ai toujours rien avalé à  part une salade ce soir, d'ailleurs à  table j'ai pleuré devant ma famille sans raison, heureusement ils savent tout sur ce que j'endure donc ils peuvent me soutenir.
Voila pour le moment. J'ai rdv chez le psychiatre vendredi et j'espère qu'il me prescrira des
AD
bien puissants parce que là  je suis au bout du rouleau, je dors presque plus et j'ai déjà  perdu du poids. Demain j'ai aussi RDV chez mon medecin traitant afin qu'il puisse me donner de l'atarax ou un truc du style pour pouvoir patienter vendredi ( pour te dire à  quel point je souffre ).
Je regrette tellement d'avoir commencé cette merde, j'étais pas renseigné, je suis jeune et con mais ça me sert de leçon, et je trouve que je suis chanceux de m'être rendu compte de ma dépendance si tôt, après seulement 2 mois d'utilisation intensive.
Au niveau du dosage, au début c'était des petites doses genre 150mg dans la journée et j'ai progressivement augmenté car les effets disparaissaient, jusqu'à  atteindre dans les 300 voir 400 en dernier.
Je ressens tout comme toi, l'envie de ravoir des sensations "naturelles" car dans ma tête, les sentiments que j'ai me semblent artificiels dû à  ma dépendance, m'attristent et me renferment encore plus que je ne l'étais avant, j'ai la sensation d'être coincé et c'est une horreur.
Si tu souhaites en discuter plus en profondeur ou si tu as d'autres question n'hésite pas (même en privé), c'est dans ces moments qu'il faut s'entraider et se confier. En tout cas je suis vraiment de tout coeur avec toi.
Dernière modification par Koda (30 novembre 2015 à  22:07)
Everwaen
30 novembre 2015 à 22:39
Merci beaucoup pour la description précise de ton
sevrage
! Ça me fait vraiment peur de considérer tout ce qui m'attend et dans le même temps je sais davantage à  quoi m'attendre (même si It's Me m'avait déjà  donné un bon aperçu du processus). J'avais lu à  de nombreuses reprises que le 3ème jour était le plus violent au niveau du
sevrage
physique, ce que tu sembles donc confirmer.
De mon côté je n'ai jamais réussi à  dépasser les 36h sans prise. Je me sentais déjà  vraiment trop mal à  ce stade là  (diarrhées, frissons, migraines atroces et déprime sinueuse qui s'installait). Contrairement à  toi mon corps et mon esprit étant déjà  trop habitués au produit je me sentais incapable de ne pas en racheter.
En même temps il faut une sacré force mentale quand tu souffres physiquement, que tu sais que prendre des cachets va te soulager en vingt minutes et qu'ils te sont accessibles si facilement (la pharmacie la plus proche est à  5mn de chez moi)... Je n'ai pas encore eu la volonté suffisante pour tolérer la souffrance plus longtemps jusqu'ici. Qu'elle soit physique ou psychologique d'ailleurs.
En tout cas effectivement heureusement que tu as réussi à  t'arrêter aussi rapidement. En 2 mois je pense que ton corps avait certes eu le temps de s'habituer au produit (d'autant plus que tes doses étaient déjà  bien élevées, j'ai mis 8 mois à  en arriver à  ce stade moi) mais c'était surement moins délicat que si tu avais attendu 1 an ou 2 avant d'avoir le déclic.
De mon côté ça fera 1 an que tout a commencé dans 3 semaines, et j'aimerais tellement tout comme toi n'avoir jamais fait la connerie de commencer. Le pire c'est qu'à  l'époque j'en lisais des témoignages, des messages d'accros qui expliquaient qu'ils n'avaient jamais eu autant de mal à  décrocher d'un produit, mais naïvement je me pensais plus forte que ça, je me disais que mes doses étaient raisonnables, que je saurai bien m'arrêter le moment venu... Des foutaises.
Je me reconnais dans la description de tes états dépressifs, le fait de pleurer pour rien... Aujourd'hui je devais manger avec un ami, il ne s'est pas réveillé à  temps parce qu'il avait bossé tard hier soir et quand il m'a envoyé un message pour me dire qu'il ne pouvait pas venir, je me suis mise à  pleurer sans raison. Situation surréaliste, en temps normal jamais je ne me mettrais dans des états pareils pour quelque chose de si futile.
Et depuis hier c'est comme ça pour tout et rien, le moindre petit truc qui cloche me donne envie de pleurer. Et je ne supporte plus de vivre comme ça.
Ce que tu dis concernant tes études me parle aussi beaucoup. Je suis en 1ère année de Master en ce moment, je fais quelque chose que je suis sensée adorer et pourtant... Plus aucune motivation pour aller en cours, sur les 16/17h que j'ai chaque semaine je dois me rendre à  4/5h grand maximum. J'ai un copain de promo qui m'aide pas mal en prenant les cours pour moi (il ignore ma situation) et je ne m'en sortirai pas sans son aide, mais je réalise que je ne vais pas réussir à  gérer bien longtemps la situation. D'autant plus que je suis sensée partir en stage pour 2 mois en début d'année 2016 et là  je ne pourrai plus me permettre de "ne pas y aller".
C'est plutôt cool que tes proches soient au courant et puissent te soutenir en tout cas. De mon côté personne n'est au courant. Comme évoqué dans les messages précédents ma famille a eu un peu sa dose côté emmerdes et j'ai pas franchement envie de les replonger dans tout ça avec mes soucis. Je préfère essayer de m'en sortir de mon côté, en parlant pourquoi pas avec des gens qui peuvent comprendre.
En tout cas n'hésite pas à  m'envoyer un Message Privé si tu veux en parler plus longuement. Et surtout bon courage pour tenir jusqu'à  vendredi. J'espère que le psy te prescrira quelque chose qui t'aidera, au moins temporairement, à  tenir le choc psychologiquement parlant.
D'ailleurs en parlant de ça, j'ai vu mon médecin traitant la semaine dernière (je n'ai pas encore osé lui parler de ma situation) et comme je lui ai expliqué que je dormais très mal en ce moment, elle m'a mis sous Imovane (qui n'est pas réellement un benzo si je ne m'abuse). J'en prend un pour dormir tous les soirs, j'ai décidé de remplacer ma 4ème prise de
codéine
par ça pendant quelques jours. Histoire de diminuer un petit peu progressivement. Hier soir c'est bien passé, j'espère que ce soir ça va le faire aussi.
Par contre dans l'idéal je voudrais éviter d'en prendre au delà  de la boîte qui m'a été prescrite, histoire de ne pas remplacer une addiction par une autre. Là  c'est juste le petit coup de pouce dont j'ai besoin pour reprendre un peu pied et récupérer les heures de sommeil qui me manquent (après n'est-ce pas à  cause de ça que depuis 2 jours je me mets à  pleurer pour rien ? Je l'ignore, c'est la première fois que je prend de l'Imovane...)
Une fois la boîte terminée, je pense que je repasserai à  la mélatonine qui est un produit naturel, sans ordonnance, et qui fonctionnait plutôt très bien chez moi par le passé (c'est une hormone qui induit le sommeil si je ne m'abuse).
Dernière modification par Everwaen (30 novembre 2015 à  22:47)
Recklinghausen
01 décembre 2015 à 08:22
Salut,
Je me permets de vous répondre à  tous les deux...
Le
sevrage
sec... Produit rarement de bons résultats sur le long terme !
Si je prends mon exemple, en ce qui concerne la consommation de
Noid
, c'est que... Force est de constater que celà  ne fonctionne pas !
C'est souvent comme cela quand un produit plait... Je trouve que je me retrouve totalement dans les dessins animés de Tex Avery ou Sylvestre écoute tantôt son ange, tantôt son démon...
Mon diable me sevre sec car... Il sait que de cette façon, le temps lui donnera raison
D'ailleurs, comme presque à  chaque fois, ma cession qui ne devait durer que quelques jours... A perdurer plus d'un mandat de dépôt ( 4 mois pour ceux qui savent pas ) et en ce moment, je déguste sévère :
x Selles liquides, je brule à  l'intérieur en grelotant, problèmes de prostate ( je pense car impossible de me retenir; quasiment faut que je porte des couches ) et une angoisse +++++ du réveil jusqu'au coucher, envie irrésistible de pleurer avec moults flash back triste de ma vie... Et j'en passe
Youpi
Dire que les
Noids
, c'est de la merde ? Non, non !
J'AI déconné et... Voilà  ou j'en suis.
Le produit n'est en aucun cas un problème, par contre l'utilisation que j'en ai faite
Avec un peu de chance, les effets secondaires désagréables ( et c'est un euphémisme ) disparaitront prochainement... Mais comme il n'y a aucune étude sur ces produits...
Ben je rigole un peu jaune.
Je vous conseillerais de prendre rendez vous dans le
CSAPA
le plus proche de chez vous :
http://annuaire.action-sociale.org/?cat … s=annuaire
Vous y trouverez la batterie de professionnels de santé compétente pour vous prendre en charge dans votre
sevrage
de la
codéine
.
Et le principal ( à  mon sens car je ne suis pas médecin ), soigner votre déprime ( voir dépression )... Car j'ai l'impression en tentant de toucher vos mots que c'est la cause de votre dérapage avec la
codéine
.
Pour conclure, il n'y a aucune honte ( c'est même le contraire ) à  passer sous Traitement Sous
Opiacés
si la vie sans
codéine
est difficile...
A mon sens, mieux vaut être dépendant et en bonne santé que : " libre de toutes substances " et se demander pourquoi Vivre est si compliqué.
Prenez soin de vous,
Reck.
Koda
01 décembre 2015 à 14:28
Personnellement je refuse de prendre le moins cachet de codé je ne veux pas vivre avec ça. D'ailleurs le cerveau est fourbe..cette nuit j'ai revé que je prenais de la codé et j'en était heureux..le réveil etait dur.
Sinon ma situation a un peu évolué: ce matin j'ai pleuré, tjr dans un etat mental catastrophique. J'ai été chez mon medecin generaliste et il m'a prescrit de l'atarax.
Une fois rentré je prends aussitôt un cachet et au bout de 15min je me sens mieux...meme super bien j'ai du mal a y croire ! Je sens tjr que quelque chose cogite dans ma tete mais je ne pleure plus et ce qui me faisait pleurer ne me fait plus rien !
Je sais que je ne suis pas pour autant tiré d'affaire et je dois voir comment ça évolue. Comment l'atarax a pu avoir un effet si plaisant et rapide ? En tout cas je m'en réjouis
Recklinghausen
01 décembre 2015 à 15:19
Salut Koda,
C'est ce que je voulais essayer d'écrire... Le cerveau est quelquefois bien mesquin... Ou Pas !!
Je pense que les rêves servent souvent à  ton cerveau pour accepter une réalité très ( trop ) difficile  ( dans ton cas, te sevrer de la
codeine
)
Et c'est plutôt un très bon signe
En effet, ton cerveau se nourrit de
codéine
( et plane )... En rêve !!  Sans même que tu ais à  gober quoi que se soit.
Plus besoin une fois réveillé :)
En ce qui concerne l'Atarax ( en 25mg je pense ), c'est une molécule qui fonctionne très bien ( c'est pour cela qu'il y a déjà  eu " pénurie " de ce médicament !
Il a l'avantage de ne pas être une
benzodiazépines
( comme le
Xanax
par exemple ) et de ne pas trop accrocher.
A mon humble avis, c'est la 1ère fois que ton cerveau est en contact avec la molécule... Ce qui pourrait expliquer la rapidité d'action ( et sa puissance ). ( mais j'ai peut-être tout faux
).
Par contre, ne pense pas que tu n'as plus d'angoisse... Le médicament en bloque
kes
effets secondaires !
Du coup, t'es déprimé... Mais tu n'en as que faire !!
N'hésite pas à  demander à  ton médecin traitant s'il connait un BON psychiatre ( ou psychologue : avec lui pas de prescription médicale ).
Je pense que discuter de tout cela avec une personne qualifiée te sera profitable ( il sera bon d'échanger pour tenter de comprendre le pourquoi de ta consommation journalière ).
En tout cas, je suis très content que le " tatarax " fonctionne bien sur toi et que tu te portes mieux :)
Prends soin de toi,
Reck.
Koda
01 décembre 2015 à 15:43
Merci de ta réponse. Il me semble toutefois que c'est pas la premiere fois que je prends de l'atarax, ma mère m'en avait déja donné pour mieux dormir il y a quelques mois, j'ai reconnu les cachets.
Actuellement je me sens toujours bien depuis que j'ai pris le cachet et je prie pour que ça dure :) car je ressens même pas la fatigue.
Claire2015
21 juillet 2016 à 17:25
Salut !
Je prends de la
codéine
depuis 4 ans, et suis accroc depuis 3 ans. Je suis tombée dedans comme beaucoup de monde, à  la suite d'une prescription médicale censée soulager des maux de dents insoutenables qui ont duré des mois et des mois.
Après quelques essais de
sevrage
en douceur par paliers chez moi (je suis actuellement sans emploi) infructueux, j'ai franchi le pas et j'ai consulté.
Après 4 rdv, le psy préconise une hospitalisation de 2 semaines, mais pas de traitement de
substitution
. Il veut me mettre sous anxiolytiques.
Je n'ai jamais pris aucun médoc (anti depresseurs, anxiolytiques, somnifères..) sauf mes daffalgan codeiné ou klipal quand j'avais la chance d'avoir une ordonnance, et surtout ces saloperies de codoliprane que j'ai mangé comme des bonbons pendant 3 ans.
Je suis actuellement à  12 cp/jour, ou 16/cp jour (1 boîte) quand ça ne va pas bien.
Je trouve ma conso certes excessive, mais pas alarmante non plus. Mais mon docteur dit que ce n'est pas tant le dosage que le temps depuis lequel le produit est installé dans mon organisme qui est grave. Je suis sous le choc d'apprendre que le docteur veut m'hospitaliser. Je ne veux pas. Je ne veux pas annuler mes vacances, je ne veux pas laisser passer l'opportunité d'un job, je ne veux pas mentir à  tous mes proches sur les raisons de mon absence, à  cause de cette merde de produit qui m'a déjà  privée de plein de choses.
Peut-être que la menace de cette hospitalisation était la motivation qui me manquait, car c'est seulement maintenant que ça devient réel, genre ça existe vraiment, "je suis toxicomane et je vais en désintoxication."
Du coup, je n'aurais jamais pensé, mais je démarre un
sevrage
à  la dure. C'est la première fois, je n'ai pas passé une journée sans
codéine
depuis 3 ans ( même si j'arrivais à  réduire par moments)
Le
sevrage
a démarré ce matin après mon rdv avec le psy, alors que je n'en avais aucune idée 15 mn avant. (j'ai donc pris 4 cp ce matin avant le rdv et rien depuis). Oui, je suis loin du compte, mais déjà  j'ai une détermination que je n'ai jamais ressentie.
Je me suis dit qu'écrire le journal de mon
sevrage
pourrait m'aider. Et me donner une motivation en plus, car je n'ai aucune envie de revenir compléter mon topic par un "j'ai rechuté".
Aujourd'hui je suis donc super motivée. J'ai tout jeté. Je sais que je ne ressentirai presque rien avant 2 jours, ou des choses supportables. Je n'ai rien d'autre, mon
doc
ne m'a pas encore mis sous traitement anxiolytique.
Je revois le psy dans 7 jours, pour "prendre une décision" par rapport à  mon hospitalisation éventuelle. Pour moi c'est niet.
J'espère que certains d'entre vous pourront partager  leur expérience et leurs conseils pour que ça soit un peu moins dur à  vivre....
Merci de m'avoir lue.
Courage à  tous ceux qui en chient ( et moi avec)
Claire
Syam
21 juillet 2016 à 17:55
Note : j'ai fait un peu long mais ce serait quand même bien d'attendre les conseils d'Away qui anime le sujet de la
codéine
avec plus d'expérience que moi.
Claire : "Je prends de la
codéine
depuis 4 ans, et suis accroc depuis 3 ans. Je suis tombée dedans comme beaucoup de monde, à  la suite d'une prescription médicale censée soulager des maux de dents insoutenables qui ont duré des mois et des mois."
Et suite à  l'utilisation du produit pour le plaisir quand le mal a disparu? Ou bien une dépendance physique rendait impossible de décrocher à  la fin du traitement?
Claire : "Après quelques essais de
sevrage
en douceur par paliers chez moi (je suis actuellement sans emploi) infructueux, j'ai franchi le pas et j'ai consulté."
Bien vu.
Claire : "Après 4 rdv, le psy préconise une hospitalisation de 2 semaines, mais pas de traitement de
substitution
. Il veut me mettre sous anxiolytiques."
Pourquoi pas. C'est à  tenter si tu n'es pas capable de descendre par palier. La
descente
par palier est à  priori efficace pour ne pas rencontrer de manque physique, donc si tu as été assez doucement dans les paliers, le fait que tu n'y parviennes pas montre qu'il y a une dépendance essentiellement psychologique (si tu confirmes que tu es allée assez lentement).
Dans ce cas pour décrocher du produit un switch vers des Benzo pour arriver à  franchir cette difficulté psychologique est une possibilité. Ca a certainement des inconvénients : hospitalisation c'est un peu lourd pour une dose finalement pas énorme de
codéine
, médicaments plus toxiques que la
codéine
etc. Mais si ça réussit, c'est une façon de remédier au manque psychologique. J'insiste que malgré les inconvénients que tu vois, il faut pas t'imaginer que les autres méthodes sont particulièrement anodines! La
codéine
n'est pas parmi les plus difficiles à  baisser en respectant des petits paliers. Les
TSO
sont pas des miracles et il se peut que tu n'arrives pas mieux à  les gérer et que tu y restes accrochée alors qu'ils sont finalement moins anodins que la
codéine
.
Claire : "Je n'ai jamais pris aucun médoc (anti depresseurs, anxiolytiques, somnifères..) sauf mes daffalgan codeiné ou klipal quand j'avais la chance d'avoir une ordonnance, et surtout ces saloperies de codoliprane que j'ai mangé comme des bonbons pendant 3 ans."
Evite les qualificatifs de ce genre vis à  vis des produits. C'est toujours pratique d'accuser les produits...
Je note accessoirement que tu consommes depuis des années beaucoup trop de
paracétamol
. Il y a beaucoup de personnes qui meurent de consommations bien moins excessives que la tienne.
Pour moi la première urgence vitale est de supprimer à  tout prix le
paracétamol
de ta consommation.
Soit en cessant la consommation, soit en suivant le programme proposé par ton médecin, soit en switchant vers de la
codéine
sans
paracétamol
(padéryl, tussipax,
néocodion
), soit en pratiquant l'extraction à  froid pour éliminer le plus gros du
paracétamol
(c'est pas assez mais à  ce stade ça peut te sauver la vie).
Le
paracétamol
est très toxique pour le foie à  ce dosage!
Et si le médecin ne t'a pas averti c'est un inconscient.
Claire : "Je trouve ma conso certes excessive, mais pas alarmante non plus."
Ta conso de codé n'est pas alarmante, mais ta conso de
paracétamol
est très alarmante. Il ne faut jamais dépasser 4g/j, l'intoxication au
paracétamol
est mortelle et cause bien plus de morts que la
codéine
. Avec un bon foie et pas trop d'autres traumatismes pour lui, il se peut que tu aies supporté ces doses pendant trois ans sans séquelles, mais c'est pas dit que ça continue encore longtemps.
Claire : "Mais mon docteur dit que ce n'est pas tant le dosage que le temps depuis lequel le produit est installé dans mon organisme qui est grave."
S'il veut dire que même un faible dosage sur une longue durée peut être terriblement addictif, il a raison.
Claire : "Je suis sous le choc d'apprendre que le docteur veut m'hospitaliser."
Et tu as peut-être besoin d'un choc pour sortir la tête de ton trou d'autruche et réaliser que la dépendance aux
opiacés
c'est pas anodin du tout! C'est dur d'en sortir, les méthodes sont pas anodines! Si tu attends un miracle qui fasse ça sans effort, il a de grandes chances de ne jamais avoir lieu le miracle.
Claire : "Je ne veux pas. Je ne veux pas annuler mes vacances, je ne veux pas laisser passer l'opportunité d'un job"
Oui mais encore une fois si tu veux arrêter la
codéine
, vois si les autres solutions sont vraiment meilleures.
# Le
TSO
implique souvent que tu vas exploser ta tolérance et partir sur des années de dépendance à  un produit qui sera peut-être plus facile à  baisser que la codé (c'est souvent vrai, mais pas garanti) et qui reste nettement plus fort que la
codéine
. Ca peut être une très bonne solution. Je laisse Away, notre spécialiste de la codé te donner son avis sur sa propre expérience du
TSO
. Je n'ai rien contre cette hypothèse, pas plus que contre l'hypothèse d'une hospitalisation, mais je dis juste que si tu imagines que c'est anodin et que ça te fait décrocher par magie, tu es vraiment dans l'erreur.
# Le
sevrage
à  la dure. Il faut rappeler à  son sujet qu'il est accompagné des risques les plus élevés de rechute. Souffrir de l'absence du produit est de nature à  ce que le cerveau enregistre à  quel point il aime le produit et les rechutes sont beaucoup plus fréquentes qu'avec les doses dégressives (du produit ou du
TSO
).
# Les doses dégressives. Maintenant que tu as eu une sorte de prise de conscience, peut-être que tu réussirait mieux que les précédentes tentatives.
Claire : "je ne veux pas mentir à  tous mes proches sur les raisons de mon absence"
Tu n'as pas à  menti, pourquoi imagines-tu que tes proches te condamneraient pour une petite dépendance? Faut arrêter les fantasmes là , ça arrive à  plein de gens, c'est pas une honte enfin!
Surtout, s'imposer comme tu le fais de toujours donner une image parfaite et forte, ça rend la vie très difficile, toujours dans l'angoisse d'être pris en flagrant délit de faiblesse (en fait de faiblesse supposée!) alors que la vie est tellement plus simple quand on est aimé pour ce qu'on est plutôt que pour une image forte fictive qu'on donne de nous! Ca simplifie tellement les choses de se montrer comme on est sans honte!
Claire : "à  cause de cette merde de produit qui m'a déjà  privée de plein de choses"
Oui enfin, le produit ne fait rien tout seul. C'est un couple : un produit et un consommateur. Le consommateur a quand même un rôle majeur faut pas l'oublier, et ce qui est une merde pour toi à  cause de la relation que tu as développé avec, est une bénédiction pour un autre qui réussit à  retrouver une vie normale sans développer de dépendance.
Claire : "Peut-être que la menace de cette hospitalisation était la motivation qui me manquait, car c'est seulement maintenant que ça devient réel, genre ça existe vraiment, je suis toxicomane et je vais en désintoxication."
Effectivement. Tu as jusqu'ici semble-t-il fermé les yeux sur la force de ta toxicomanie.
Claire : "Du coup, je n'aurais jamais pensé, mais je démarre un
sevrage
à  la dure. C'est la première fois, je n'ai pas passé une journée sans
codéine
depuis 3 ans (même si j'arrivais à  réduire par moments)"
Peut-être que ton médecin a finalement été fin psychologue avec toi
C'est ce que le résultat tendrait à  montrer... Ou pas.
Claire : "Je me suis dit qu'écrire le journal de mon
sevrage
pourrait m'aider. Et me donner une motivation en plus, car je n'ai aucune envie de revenir compléter mon topic par un "j'ai rechuté"."
On aurait beaucoup de plaisir à  suivre ton journal! Mais ne sois pas trop dure avec toi-même, parfois plusieurs rechutes ont lieu avant la réussite - c'est parfois nécessaire tout simplement.
Claire : "Aujourd'hui je suis donc super motivée. J'ai tout jeté. Je sais que je ne ressentirai presque rien avant 2 jours, ou des choses supportables. Je n'ai rien d'autre, mon
doc
ne m'a pas encore mis sous traitement anxiolytique."
Et si tu peux t'en passer c'est pas plus mal. Les Benzo sont bien plus toxiques que la
codéine
.
Dernière modification par Syam (21 juillet 2016 à  18:05)
Claire2015
21 juillet 2016 à 21:51
Salut, merci pour ta longue réponse. J'espérais justement trouver ce genre de conseil, et je retiens tout particulièrement ta remarque à  propos de ma façon de parler de la
codéine
. Je ferai attention désormais, car je pense que oui, ça peut m'aider à  accepter la responsabilité de mon problème.
Pour être tout à  fait honnête, au tout début, il s'agissait d'une difficulté à  arrêter la
codéine
que j'avais pris en grosse quantité pendant mes problèmes dentaires. Mes crises de douleurs se sont manifestées en 2 fois 3 mois, sur l'espace de 8 mois. J'ai donc eu une période de
sevrage
entre les deux, que j'ai ressenti par une grande lassitude et une légère dépression, mais ça n'a duré que quelques jours. Après la deuxième crise, j'étais donc au courant que le
sevrage
était difficile mais pas insurmontable (à  l'époque). Pendant les 6 mois suivants, j'en ai repris, dès que j'avais une douleur quelconque, car j'avais l'impression que les autres antalgiques ne fonctionnaient plus. Puis sans vraiment m'en rendre compte, j'en ai pris quand je me sentais triste ou angoissée ...
Ca n'a jamais été un kiff de prendre de la
codéine
, c'était plutôt pour dissiper un malaise.
Je pense que je me suis mal exprimée. Je suis désemparée par l'éventualité de l'hospitalisation, mais ce n'est pas pour autant que je ne comprends pas la décision de mon
doc
de NE PAS me mettre sous
TSO
. Cette solution me fait tout autant flipper, sinon plus, pour toutes les raisons que tu as évoquées et dont j'ai conscience. Je le disais simplement comme un fait: mon
doc
pense que je n'ai pas besoin de
TSO
, et je veux bien le croire.
Très naîvement, j'ai cru que mon problème se réglerait à  coup de séances de psy, psy qui m'aiderait et me soutiendrait dans une démarche de
sevrage
par paliers qui n'a pas fonctionné seule, et dont je croyais qu'elle aboutirait si j'avais le suivi psy et un traitement anti-depresseur derrière.
C'est pourquoi , que ce soit
TSO
ou désintox, les deux me paraissent extrêmes. Comme tu le dis, il semble que j'aie bien sous-estimé la gravité de ma dépendance.
Mon psy a confirmé le caractère psychologique de ma dépendance, en effet.
A la réflexion je ne sais pas si j'ai vraiment échoué à  me sevrer par paliers, il me semble que je n'ai peut-être jamais eu la volonté nécessaire.
Je suis bien au courant des dangers du
paracétamol
et le docteur s'en est inquiété. J'ai fait tous les bilans sanguins possibles et il semble que mon foie aille bien, d'après lui. Il en était le premier étonné, et je t'avoue que je ne sais pas si cela m'a aidé d'entendre cela, car au fond cela m'a encore confortée dans l'idée que tout cela n'était pas si grave.
Donc là  j'ai comme un electrochoc, celui que j'attendais depuis longtemps, et je veux absolument être clean quand j'irai le voir dans 1 semaine. Ce qui va être chaud, c'est qu'en attendant je n'ai rien pour calmer mes angoisses.
Pense-tu qu'il changera d'avis concernant mon hospitalisation au vu de mes efforts ?
Pour l'instant tout va bien, mais ça ne veut pas dire grand chose, car je pouvais encore passer 12h sans rien prendre. Je pense que le palier des 24h sera déjà  une petite étape.
Merci d'avoir pris le temps de me répondre :-) cela m'aide beaucoup.
away
21 juillet 2016 à 22:08
Bonsoir Claire2015,
sois la bienvenue parmi nous.
La première chose qui me vient à  l'esprit en te lisant c'est ta culpabilisation ; tu es loin d'être la seule face à  une addiction à  la
codéine
(qui n'est pas de la merde, c'est l'usage que l'on peut en faire qui détermine), nous sommes beaucoup à  passer par là  et à  l'occasion y avoir un souci.
Aujourd'hui tu as la motivation puissance 10, tu as tout balancé, tu fonces avec toute ta volonté et ton envie vers la victoire. Seulement parfois ce n'est pas aussi simple, certains y arrivent comme ça (sevrage sec) et d'autres pas. Je faisais parti de la seconde catégorie après une vingtaine d'année de consos j'ai opté pour un
TSO
Bupré
(communément appelé Sub).
Je te souhaite que ça marche mais si ce n'est pas le cas ; ne te condamne pas plus. La route peut-être bien longue.
Le truc important c'est qu'aujourd'hui tu as pris conscience qu'il faut que tu agisses car ta conduite / au produit te pose un problème.
Syam a très JUSTEMENT INSISTE sur le fait que le
paracétamol
est vraiment très toxique pour le foie.
Tu nous dis que tu as déjà  eu quelques échecs, aussi si cette fois ça ne marche encore pas, ne culpabilise pas, ne capitalise pas sur une honte tant inopportune qu'improductive et si inutile.
Essaye d'analyser factuellement, froidement, le plus lucidement possible ta situation et vois ce qui peut t'être proposé.
Cela fait 4 ans dont les 3 dernières années entre les 3/4 et une boîte de Codol./jour.
Si par la suite tu optes pour un
TSO
, par exemple le Sub, un
TSO
est un choix, pas un simple switch de produits, cela règle beaucoup de choses, pas tout et tu es astreint à  une certaine discipline, mais dans certains cas(comme le mien), ça peut être salutaire, réellement.
Encore une fois, si tu chutes, ben tu te relèveras et tu repartiras dans ta démarche en sachant maintenant que tu es forte d'un petit peu plus d'expérience et en ayant connaissance de la possibilité des
TSOs
.
Je le dis souvent parce que je le pense très fort, on doit être acteur de son
TSO
, ne pas le subir.
Ton médecin t'a suggéré une cure en hosto ce qui est une possibilité. Le truc c'est que toi tu ne veux pas, c'est ton choix, c'est ton droit.
Si finalement tu poursuis, consomme au moins un produit sans
paracétamol
, il y a des possibilités aussi en
TSO
autre que Sub donc.
J'ai une question, que souhaites-tu toi réellement, que penses-tu demander à  ton psy comme traitement si tu lui dis non pour l'hospi? Honnêtement ?
Ton psy est t'il un -chologue où un -chiatre ?
Est-il "détaché" où tu consultes en
CSAPA
?
Parce qu'il te faut aussi le meilleur interlocuteur possible dans ton domaine de soins.
Je te suggère d'aller jeter un oeil dans le PSYCHOWIKI sur la barre d'onglets de la page d'acceuil, va voir à
Codéine
, et à
PAWS
aussi parce qu'il en sera très probablement question à  un moment donné.
Tu as les rubriques
Codéine
et
TSO
sur PA, pleins de trucs quoi.
Sais-tu aussi que quand le
sevrage
physique sera terminé tu seras probablement confrontée à  un moment de fatigue et d'ennui plus ou moins importants (PAWS)?
Je ne veux pas te faire flipper mais ça arrive souvent d'ou l'intérêt de s'y interesser.
Passe une bonne soirée, si tu as des questions nous sommes là .
Amicalement
Away
"(...) Le mental Ô Krsna est fuyant, fébrile, puissant et tenace. Le subjuguer me semble plus ardu que maîtriser le vent(...)"
Extrait de la Baghavad Gita
ps : Claire2015, nos messages se sont croisés / tu as posté quand j'écrivais encore
Dernière modification par away (21 juillet 2016 à  23:42)
corbac
21 juillet 2016 à 23:13
Bonsoir à  vous!
Je suis en
substitution
au
suboxone
pour la
codéine
dont je raffolais.
Une chose que je  veux dire et qui me semble importante c'est: Les vacances!
Ca fait tellement de bien et depuis tout ce temps peut être qu'il n'est plus la peine de trop se presser!
RELAX.
Par contre c'est clair il faut virer le
paracétamol
immédiatement!
Bon courage!
Corbac
Damss
22 juillet 2016 à 14:33
Salut Claire,
j'ai moi aussi été dépendant à  la
codéine
pendant quelques années. Ta consommation n'est certe pas excessive, mais la dépendance est fourbe et se fiche des quantités.
Personnellement j'était à  des dose à  peu pres comparable aux tiennes, et j'ai aussi eu un docteur qui m'a proposé un internement pour
sevrage
(de 1 mois pour ma part). cet internement n'est pas du tout nécéssaire et c'est à  ce moment que j'ai décidé de me prendre en main tout seul sans ne plus demander d'aide à  personne.
J'avais essayé par le passé d'arrêter par paliers, je n'y ai pas réussi car lorsque l'on veut se debarrasser comme toi d'une addiction qu'on ne supporte plus, on a tendance a vouloir aller trop vite, et a aller trop vite on se prend des symptômes parfois tres durs et très fort en plein dans la gueule.
j'ai réussi lorsque j'ai compris cela. Vaincre une dépendance n'est pas un sprint mais une course de fond. Il faut parfois plusieurs mois pour y arriver, peut importe les doses que tu ingurgites.
Personnellement pour vaincre cette addiction je descendais d'un cachet toute les semaines au debut.
Ca peut paraitre peu, mais tu verra qu'au bout d'un mois tu seras contente d'etre passé de 16 cachets à  12. Puis tu verras approcher la victoire petit à  petit et au lieu de diminuer d'un cachet par semaine tu diminuera d'une moitié par semaine ou par deux semaine. Si une crise de manque se fait ressentir un jour ou tu as pris moins que la veille. Retourne a la dose précédente et stagne à  ce niveau une semaine supplémentaire. Ne te brusque pas, ne brusque pas ton corps et ne concidère pas ca comme une défaite. C'est simplement ton corps qui te dit que tu vas un peu trop vite pour lui et qu'il faut que tu prenne un peu plus ton temps.
l'important c'est que tu te sente bien. D'ailleurs, occupe toi, sors, bois un coup, prend le soleil. Fais toi plaisir.
Puis arrivera un moment ou tu sera à  une dose vraiment minime, et là , tu pourras décrocher tranquillement d'un coup. Tu va passer 4 jours "difficile" mais ce sera vivable crois moi.
Bref, comme dis plus haut renseigne toi sur le psychowiki, sur le phénomène de
paws
etc et surtout bon courage à  toi et bonne chance ! :)
prend soins de toi !
Claire2015
22 juillet 2016 à 14:53
Bonjour Away, Bonjour Corbac,
Merci à  vous aussi d'avoir pris le temps de me répondre. Merci surtout pour cette bienveillance que je ressens dans vos écrits, ainsi que ceux de Syam.
Syam et Away, vous insistez justement sur ma culpabilité/ ma honte inappropriée. Je veux bien le lire, hélas il est encore dur de l'entendre. Je pense avoir déjà  dépassé un cap dans cette culpabilité en m'ouvrant à  mon docteur. Autrement, il est vrai que je ne peux en parler à  personne d'autre dans mon entourage. Je m'en voudrais tellement de provoquer l'angoisse chez mes proches pour qui tout cela est totalement inconnu. J'en ai parlé à  mon ami, et il sait que je consulte, mais je pense qu'il ne comprend pas bien la situation. Mais il me soutient à  fond. Lui me conseille de suivre l'avis du médecin et d'aller en cure, parce qu'il est bien désemparé et se dit que l'avis du médecin est forcément le meilleur. (je ne dis pas le contraire).
Je consulte dans un hôpital spécialisé dans l'addictologie, un psy-CHIATRE qui est aussi addictologue. Après notre rdv d'hier matin, il m'a fait visiter le service où je serai éventuellement hospitalisée et j'ai discuté avec un soignant. C'est alors devenu une réalité pour moi et j'ai pris une grosse claque. La perspective de passer 2 semaines "internée" m'a fait franchement peur. Je n'ai rien à  redire sur ce service qui a l'air super, mais dans ma tête je "n'en suis pas encore là ". Je me trompe peut-être, je suis certainement en déni, mais je ne me vois pas tenter la cure, tant que j'estime que le
sevrage
sans
TSO
ni cure est encore possible.
Bref c'est la douche froide, mais c'est bien. Je n'ai toujours rien repris depuis hier matin. Les premières 24h sont passées sans trop de difficulté. Je me sens agitée, mais rien d'affolant. J'ai quelques courbatures  et de la difficulté à  me concentrer sur une tâche mais c'est gérable.  J'y pense beaucoup, mais je ne pense pas à  prendre de la
codéine
. J'y pense beaucoup, en comptant les heures, en guettant les symptômes (je redoute particulièrement les maux de ventre), mais depuis hier matin, je n'ai même pas eu la moindre tentation d'en reprendre.
Ce qui est chaud c'est que ce matin je me suis fait opérer des dents à  nouveau, un truc bénin, mais qui va certainement me provoquer quelques douleurs (mais à  côté de ce que j'ai déjà  vécu ça sera du pipi de chat), et mes règles habituellement douloureuses arrivent en même temps. Tout autant de raisons qui sont prétextes à  me gaver de
codéine
d'ordinaire. Mais cette fois STOP.
Pour le
PAWS
, j'ai lu les sources que tu me conseillais, Away. Cela me conforte dans mon idée que c'est le moment ou jamais. Je ne travaillerai pas avant septembre, et j'ai des projets de vacances sympas au moment où j'aurai passé le manque physique (si je me tiens à  mon défi). L'expérience m'a montré que bouleverser mes habitudes était très bénéfique sur ma conso, j'ai pu la réduire de 3/4 quand j'ai voyagé par exemple. Un environnement de vacances, comme le dit Corbac ;-) avec des gens que j'aime et sans stress m'aidera, je l'espère.
Mon discours paraît peut-être un peu prétentieux surtout au regard de mon peu d'expérience en matière de
sevrage
, mais là  j'ai besoin d'y croire. Si je me prends un mur, je saurai que ce n'est pas la fin du monde, et que peut-être la cure est plus adaptée. Mais au moins j'aurai essayé.
Damss, je lis ton message alors que je suis en train de rédiger ma réponse. Merci pour ton message. Je vois tout à  fait ce que tu veux dire quand tu parles de "course de fond". Ta méthode de
sevrage
a l'air super, j'en suis convaincue, pas de crise de manque traumatisante et la sensation d'avancer lentement mais sûrement. J'aurais aimé y arriver. Malheureusement il y avait toujours ce moment où, bien accrochée à  mon programme depuis 3 semaines, un événement angoissant, un stress, un choc émotionnel devenait le prétexte pour une petite "entorse" au réglement. Après tout, j'avais été régulière pendant 3 semaines, j'avais bien mérité un petit "treat". Le lendemain de la petite entorse, toujours le même schéma "j'ai rompu mon programme, à  quoi bon?" et l'enchaînement (d'autant plus pervers car m'ayant un petit peu désaccoutumée du produit, l'entorse paraissait d'autant plus kiffante). Mais je ne t'apprends rien.
Merci pour vos encouragement, encore une fois, cela m'aide beaucoup.
Claire.
Mister No
22 juillet 2016 à 15:33
Je me trompe peut-être, je suis certainement en déni, mais je ne me vois pas tenter la cure, tant que j'estime que le
sevrage
sans
TSO
ni cure est encore possible
Il te faut peut-être aussi envisager un
TSO
sur le long terme et pas forcément dans une optique de
sevrage
. Cela t'a été proposé également ?
Malheureusement il y avait toujours ce moment où, bien accrochée à  mon programme depuis 3 semaines, un événement angoissant, un stress, un choc émotionnel devenait le prétexte pour une petite "entorse" au réglement.
Se sevrer, c'est un événement angoissant, un stress et un choc émotionnel, ne culpabilise pas trop pour les entorses aux programme, j'ai envie de dire même pas besoin d'une source extérieure. C'est assez bouleversant par nature.
Bon courage pour la suite.
Dernière modification par Mister No (22 juillet 2016 à  15:37)
Caïn
22 juillet 2016 à 15:48
Salut Claire,
24 heures sans codé et ta situation qui est supportable, c'est très bon signe. Bien sûr, tu peux avoir un effet plus dur d'ici une dizaine d'heures mais de toute façon, ça prouve que tu n'es pas dans une situation désespérée. La codé agit une demi-douzaine d'heures contrairement aux produits type
subu
ou métha qui sont prévus pour couvrir 24 heures. Tiens-bon le plus longtemps possible et si ça devient intenable et que tu en reprends, essaie d'en prendre moins. Tu arriveras ainsi plus vite à  zéro.
Dans un contexte de vacances, le besoin sera de toute façon plus gérable. Donc essaie de diminuer jusque-là , voire de ne plus rien prendre du tout. J'ai l'impression que ton médecin a dramatisé ta situation.
Tiens-nous au courant.
Courage !
Syam
22 juillet 2016 à 21:26
C'est très faisable Claire, certains y parviennent sans peine, pour d'autres c'est sincèrement insurmontable... Comme dit Caïn, ce que tu décris pour le moment est rassurant :)
Miss P
23 juillet 2016 à 01:11
Juste un message pour t'apporter mon soutiens Claire
Je sors d'un
sevrage
progressif après 2 années de conso quotidienne, c'est tout à  fait faisable mais en effet il faut que tu sois un minimum indulgente avec toi-même. Tu n'es pas une machine et si tu trébuche tu te relèveras et tu finiras par y arriver
Pour ma part le
sevrage
à  la dure est devenu insupportable au bout de 48/72h j'ai alors choisi le
sevrage
progressif trèèèèèèèèèès progressif et ca s'est passé à  merveille. Il y a tjs plusieurs solutions à  un problème et il n'y a pas de raison que tu ne t'en sortes pas
Claire2015
23 juillet 2016 à 13:33
Bonjour a tous,
52 h sont passées et je tiens bon.
Hier soir, des douleurs style crampes et courbatures, une grande agitation mais j'ai réussi a dormir 3 ou 4 heures !! J'avais vraiment très mal mais les crampes/courbatures ont disparu au réveil pour laisser place maux de ventre et les diarrhées qui vont avec.
J'ai trop chaud, puis j'ai trop froid en l'espace de 10 sec, mais globalement CA VA !!!! J'arrive a "vivre", je reste en interieur au max mais j'arrive a cuisiner, regarder un film, rire, ....
Je me demande si je suis très chanceuse ou si la bonne grosse crise de manque va venir me frapper puissance 10 a un moment ou j'aurai baissé ma garde ... !!!! qu'en pensez-vous ?
Ce qui m'etonne beaucoup, c'est que lors de mes essais precedents j'avais beaucoup plus de mal a gerer mes idees noires, et pour l'instant elles ne sont pas venues me titiller.
Les conditions sont surement meilleures, je suis avec mon ami ce week-end et lui ai explique ce qu'il risquait de se passer, je suis rassurée, pas tout seule.
Vu comment ça se passe jusqu'ici, ça me motive encore plus.
J'ai lu tous vos témoignages et conseils et je vous remercie, c'est la premiere fois que je me sens si entourée.
Je vous tiens au courant :-)
Claire
corbac
23 juillet 2016 à 14:30
Salut! Je te souhaite bon courage et puis pense au spasfon ou autres pour le ventre! Mange du riz aussi! A+
Corbac.
away
23 juillet 2016 à 15:25
Salut Claire,
Tout ça est dans la normalité des choses, tu vas atteindre une sorte de pic au troisième jour (dans lequel tu entres semble t'il) des symptômes physiques. Apres les choses reviendront vite à  la normale et il s'agira d'être forte dans ta tête pour ne pas laisser ton mental t'entrainer là  où il ne faut pas.
Bon courage à  toi et bon WE
Away
Caïn
23 juillet 2016 à 16:35
Salut Claire,
Physiquement le plus dur est derrière toi. Bravo ! Maintenant, c'est mentalement qu'il faut tenir. En effet, tu peux être amenée à  te dire, ho ben finalement c'est pas grand chose le manque, puisque c'est pas si dur que ça, je peux m'autoriser un peu de
codéine
... Donc, attention, même si en effet tu as eu la chance de ne pas trop douiller. Maintenant ça se jour au mental. A toi de te prouver que tu peux passer de supers moments sans codé. ton copain est là , profite ! L'amour c'est une des meilleures thérapies !
SteveJordanrider
23 juillet 2016 à 21:31
J'ai l'impression que le combat de la dépendance passe par la compréhension de pas mal de choses psychologiques, existentielles avant tout.
On oubli par exemple que dans le mot dépendance il y a le fait qu'on a besoin de quelque chose pour l'équilibre.
Parce que, peut-être, la société a besoin d'un certain rythme de vie de la part de chacun. Un produit comme la
codéine
qui fait dormir un peu plus ou qui permet un détachement de l'esprit, est utilisé pour t'équilibrer par rapport à  un élément psycho-social qui n'est sans doute pas adapté à  ta vie. Peut-être ton nouveau job, tu te donnes trop, t'as pas envi d'échouer alors tu utilises la drogue en dehors de tes horaires car tu n'acceptes plus la réalité en dehors de ces heures, et que même, rien en fait n'est plus important que prouver ce que tu veux prouver et donc tu considères certaines étapes de ta journée, comme la solitude, comme étant relativement assez peu importante pour utiliser une drogue. Cela ne peut que s'amplifier si nous sommes influençable et qu'on se fou de nous, qu'on nous utilise.
Ce qu'il faut faire, ça ne se dit pas, je pense c'est un secret en nous. Mais dans la panique tu penses que tout est la faute de ton addiction et donc tu as besoin de te tester et d'arrêter tout pour voir comment tu réagis.
Je suis désolé mais c'est comme ça, ta vie n'est pas terrible, et tu dois l'accepter.
Je ne pense pas qu'on arrête par choix, mais par nécessité, ou par opportunité.
J'aimerais tellement que la
codéine
devienne interdit à  la vente libre, si vous saviez ... tout serait tellement plus simple.
Avant que je devienne légèrement dépendant, ça fait 11 ans, mais je suis légèrement dépendant quand même, je n'aimais personne. Je jouais avec les autres parce que j'étais un supérieur, que je savais comme il faut travailler et donc c'était moi le chef, personne d'autre. Et donc j'avais un avenir et tout me convenait ainsi. La gentillesse, tout ça, le chemin du cœur etc... ne vous sortiront jamais d'une dépendance.
C'est ta méchanceté qui te sauvera, et ton indifférence vis à  vis des autres.
Et c'est la que c'est drôle en ce qui me concerne, car je me dis que je ferais du bien à  beaucoup de monde si je replongeais ... et je replonge pour ce motif. Je me prend pour une sorte de
héro
à  la con et c'est plus fort que moi. Ma vie est naze et je l'accepte avec ces cachets. Autrement je peux te garantir que je laisserais jamais ma vie être, la moindre petite seconde, ne serait-ce que pas terrible.
Dernière modification par SteveJordanrider (23 juillet 2016 à  21:34)
corbac
24 juillet 2016 à 00:45
C'est chaud ce que tu racontes sur le fil de quelqu'un....vous vous connaissez?...chacun ses histoires... Et on es pas la pour dire des choses...
Mascarpone
24 juillet 2016 à 06:28
SteveJordanrider a écrit
J'aimerais tellement que la
codéine
devienne interdit à  la vente libre, si vous saviez ... tout serait tellement plus simple.
Peut être pas pour la majorité des usagers de
codéine
.....Il n'y a qu'à  voir comme c'est vachement simple pour les usagers de substances prohibées comme la
cc
ou l'
héroine
par exemple
.........Ca serait surtout encore plus simple pour des dealers de revendre de la merde frelatée comme d'hab, mais ça n'empêcherait nullement la consommation.......
Claire2015
24 juillet 2016 à 07:31
Je ne dors pas et j'ai beaucoup de mal a rester en place.
Je relis ce fil et je réfléchis beaucoup. Ma culpabilité, comme certains d'entre vous l'ont souligné, est vraiment au coeur de mon addiction. Mais c'est aussi elle qui m'a motivée a démarrer ce
sevrage
a la dure, car je n'aurais jamais pu assumer d'en arriver a bazarder mes projets de vacances et de nouveau boulot pour aller en cure, car je suis convaincue que ces vacances et surtout la perspective de re-travailler sont les meilleures choses qui puissent m'arriver.
Je voulais partager avec vous le cap des 72h mais je n'ai pas pu attendre jusque-la car JE NE DORS PAS.
Je me sens tellement faible et en même temps comme une vraie pile électrique, c'est usant.
Je n'ai plus de crampes mais mes bras, mes jambes font leur vie tous seuls.
Mentalement ça va, j'appréhende demain lundi, quand mon copain sera reparti travailler et que je me retrouverai en tete a tete avec moi-même.
Cain et Away, merci pour cette mise en garde. Je me le répète en boucle,  que même si physiquement c'est presque fini, je suis loin du compte, mais c'est encourageant. Je ne veux pas (j’espère ne pas) revivre ça.
J'ai mal aux dents, merde. Ça ne va pas arranger mes affaires. J'attends de voir, et si ça ne va pas, je prendrai un DOLIPRANE éventuellement. J'aimerais mieux éviter. (j'ai une infection bactérienne donc ma dentiste m'interdit l’ibuprofène et l'aspirine, par contre avec elle c'est open bar sur le klipal, j'ai donc une ordonnance quelque part, je m'en souviens a l'instant, que je vais aller brûler de ce pas).
Depuis jeudi j'ai seulement pris mon antibio pour mes dents et un immodium hier soir.
Une de mes interrogations sur l’après, c'est comment gérer ma douleur quand elle sera trop insupportable?
Mon psy dit qu'en tant qu'abstinente, je pourrai peut-être reprendre des médicaments
codéines
dans le cadre strict d'un traitement sans que ça me fasse replonger. Je suis sceptique quand même.
SteveJordanrider, je suis d'accord avec toi :"J'ai l'impression que le combat de la dépendance passe par la compréhension de pas mal de choses psychologiques, existentielles avant tout."
Je pense que ce
sevrage
a la dure n'aurait même pas duré 12 heures sans mes rdv chez le psy le mois dernier ( première fois de toute ma vie que je voyais un psy). Sans prétendre avoir compris tous les mécanismes qui ont conduit a ma dépendance, je me sens mieux armée pour la combattre car j'ai pris du recul. Après je ne te suis plus vraiment. Je n'ai pas compris ce que tu veux me dire par 'c'est ta méchanceté qui te sauvera' .
il est 7h30, ça fait 70h sans
codéine
.
J’espère que vous tous dormez encore a poings fermés ;-)
Bon dimanche et encore merci pour vos messages de soutien.
ps: désolée pour le message décousu, mes idées comme mes membres partent dans tous les sens.
'Nrockandrolls
24 juillet 2016 à 07:55
Salut Claire peut être ce monsieur parle t il de la gnac et la combativité nécessaire à  ce combat.  Pourtant,  cela peut être épuisant moi je pense qu'au contraire l'humilité face à  sa dépendance,  accepter que l'on est pas parfait que l'on peut chuter,  se pardonner est beaucoup plus important.
Bon courage à  toi.
Nrock
Caïn
25 juillet 2016 à 10:18
Le message de Steve est assez obscur mais je pense avoir compris ce qu'il veut dire. La codé amène une forme de gentillesse, d'ouverture aux autres, de sociabilité. Il faut donc savoir être "méchant" pour s'arrêter puisque l'on perdra cette sociabilité, cette écoute...
C'est son cas personnel sans doute mais je doute que ce soit celui de Claire pour qui en fait ça semble être le contraire, elle préfère arrêter pour profiter de ses vacances, se lancer dans un nouveau boulot.
Comme quoi la drogue agit différemment sur chacun...
Recklinghausen
25 juillet 2016 à 12:34
Salut,
Quand je lis tes mots, je me demande bien pourquoi tu t'infliges ces souffrances... Qui malheureusement risquent d'aller en s'accentuant.
Je résume :
Tu es atteintes d'une infection dentaire qui n'est pas encore totalement résolue. Cette maladies entraînent de sérieuses douleurs et rendent les autres familles antidouleurs ( comme les anti inflammatoires ou l'acide acétylsalicylique ) dangereuses d'utilisations.
Bien plus dangereuse que la famille
opiacés
en tout cas.
Et à  cette douleur physique, risque de se rajouter le psychologique qui va pointer le bout de son nez d'ici quelques jours ( je ne parle pas de long ni même de moyen terme ).
Tout ca parce que ton généraliste s'est affolé parce que tu consommais 320 à  350 mg de
codéine
par jour ???
Et on te parle de deux semaines d'hospitalisation à  3000 euros la journée pour que tu puisses décrocher ???
ou une cure de
benzodiazepines
( comme quand un de mes potes se faisaient refiler du rohipnol par le médecin de famille qui savait pas trop faire d'autre pour lui quand il était en rade )...
Bien évidemment, la prise de
codéine
qui va au delà  de la prise pour l'effet antalgique est évident.
Que tu puisses déprimer ? Ben si j'avais un infection dentaire qui dure depuis plusieurs mois et que j'étais encore sous traitement... Je pense que mon moral ne serait pas au beau fixe !!!
Ton médecin n'a pas penser à  te stabiliser avec de la
codéine
LP ?
Je ne suis pas médecin mais en attendant que tes problèmes de santé qui t'occasionnent des douleurs ne sont pas totalement réglés , il paraît difficile de te priver de
codéine
sans douleurs ( à  moins de te passer sous palier 3 ).
de la
codéine
LP avec en complément un peu de Klipal
codéine
pour les pics de douleurs est un traitement qui n'a pas été envisagé ?
Les benzo n'ont pas d'effet sur la douleur et risque de conduire en fin de compte à  rajouter une nouvelle addiction...
Je me demande si ton médecin a bien toutes les cartes en main ? ou si un deuxième avis médical ne serait pas utile ?
Un médecin de ville spécialisé dans les addictions ou dans un
CSAPA
serait parfait.
L'important pour ta santé dans un premier temps est de ne pas dépasser la dose de 3 grammes de
paracétamol
par jour !!! Pas de te sevrer de
codéine
Et encore moins sous contrainte d'une hospitalisation
Surtout qu'un autre professionnel de santé habilité à  la prescriptions médicamenteuse fait des ordonnances pour cette molécule dans le même temps
Il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs disaient ma grand-mère .
Pour ce qui est de la souffrance tant physique que psychologique, le chemin que tu sembles choisir est à  mon sens celui qui te procurera le plus d'intensité. J'espère me tromper...
Prends soin de toi,
Reck.
Dernière modification par Recklinghausen (25 juillet 2016 à  12:38)
Caïn
25 juillet 2016 à 14:42
Reck,
Il ne me semble pas (et j'ai relu le fil) que Claire ait parlé de benzos. Je suis d'accord pour dire que les benzos n'ont pas d'influence directe sur la douleur. Mais en cas d'insomnies liées au manque ça peut aider, notamment à  dormir, sans relancer le processus d'addiction.
Ceci dit, je suis aussi d'accord pour dire qu'en cas de douleurs prononcées, refuser un traitement opiacé, seul efficace contre les douleur (et les dents c'est un des endroits les plus horribles où peut se nicher la douleur), c'est limite du masochisme. Mais si les douleurs sont supportables, c'est peut-être aussi un peu dommage de relancer la dépendance à  la codé alors que Claire a fait un important effort de volonté et alors qu'elle doit être (si mes calculs sont bons) au quatrième jour sans rien, ce qui veut dire que le plus dur a été fait en matière de privation de codé.
Pour résumer, tout dépend de la douleur Claire, si c'est insupportable ne te mets pas en situation de traumatisme par rapport à  une promesse que tu t'es fait à  toi-même. En revanche si les douleurs sont modérées, essaie de tenir bon, pour au moins voir si elles vont decrescendo.
Bon courage Claire,
C.
corbac
25 juillet 2016 à 15:05
Salut!
C'est le moment de sortir les remèdes de grands mères!!! ( je n'en connais pas personnellement testé et approuvé...)
A+
corbac
25 juillet 2016 à 15:37
En tout cas ne te flingue pas le moral a cause de la douleur!
Quand j'ai réussi a arrêté la
codeine
au bout  de 3 fois
J'avais choisi le moment et fais des choix .
Je savais que ce serait le meilleur avant longtemps... Et ca change tout niveau psychologique.
Ne pas subir mais choisir. Je ne fait pas l'apologie
Mais maintenant que je suis sous
suboxone
,on peut dire que ma vie à  changé grâce à  tout les avantages de suivre un
tso
.
Un petit cachet de rien du tout mais qui m' aide beaucoup et qui me permet de souffler et de me reposer moralement.
Ca ne sert à  rien de souffrir.
Corbac
corbac
25 juillet 2016 à 15:57
Attention âš  pas de confusion, j'aurais aimé réussir sans rien à  la place...
Mais au final c'est maintenant que je suis motivé comme jamais.
Ça sera long mais j'y crois beaucoup plus.
Corbac.
corbac
25 juillet 2016 à 16:18
Tout ceci pour dire que je ne t'encourage pas a choisir un traitement de
substitution
, mais à  vraiment choisir le "bon" moment ( chacun le sien)!
Corbac!
Saintjoker
25 juillet 2016 à 16:40
Salut Claire,
Mon vécu et mes conseils étant pourris, je les ai supprimés, je te souhaite quand même de continuer sur ta lancée, tu y arriveras.
Jo
Dernière modification par Saintjoker (26 juillet 2016 à  11:40)
Saintjoker
25 juillet 2016 à 16:48
Autant pour moi
Dernière modification par Saintjoker (26 juillet 2016 à  11:37)
Saintjoker
25 juillet 2016 à 17:16
Voilà , c'est corrigé :)
Dernière modification par Saintjoker (26 juillet 2016 à  11:37)
Caïn
25 juillet 2016 à 17:30
En fait non. Il n'y a évidemment pas de loi. Mais il se trouve que dans la majorité des cas, la décro en douceur et sans souffrance limite les risques de rechute.
Et le problème "après en avoir chier" -pour reprendre les termes de Jo-, si tu réussis à  décrocher et si tu replonges ben du coup tu t'enfonces dans la dope parce que tu associes "décrocher" à  "souffrir atrocement". Je n'aime pas mettre des étoiles rouges mais attention à  ce type de conseils.
Dernière modification par Caïn (25 juillet 2016 à  17:31)
Saintjoker
25 juillet 2016 à 18:05
Accroche toi
Dernière modification par Saintjoker (26 juillet 2016 à  11:34)
Saintjoker
25 juillet 2016 à 18:22
Bon courage Claire.
Dernière modification par Saintjoker (26 juillet 2016 à  11:33)
SteveJordanrider
25 juillet 2016 à 23:00
Je n'ai pas compris ce que tu veux me dire par 'c'est ta méchanceté qui te sauvera' .
On a tous quelque chose en nous d'impitoyable, une force qu'on use pour se protéger, ça peut être la détermination, penser à  soi avant de penser aux autres. Ta dépendance pourrait tragiquement annihiler ta combativité à  affronter la vie. En revenant sur des
bases
, je pense que c'est bon signe si tu te trouves à  la fois méchante et productive, ça permet d'une part d'arrêter de penser à  la substance.
Pour te donner un exemple :
Au début de ma dépendance, je me trouvais puissant par le fait que je pouvais dire aux autres quoi faire et que je ramenais du pognon à  la société pour qui je travaillais. J'avais donc toujours raison et c'était mon pouvoir.
Aujourd'hui, le pouvoir pour moi c'est une capacité à  obtenir le travail que j'ai envi, sans objection hiérarchique, sans recherche de supériorité intellectuelle. Ma détermination, elle est dans le fait que j'abandonne beaucoup de chose inutiles pour me contenter d'une supériorité sociale que je pourrais obtenir sur un tas de gens.
Dernière modification par SteveJordanrider (25 juillet 2016 à  23:09)
Claire2015
25 juillet 2016 à 23:03
Bonsoir à  tous,
Je me suis fait surprendre par vos réponses que je n'imaginais pas si nombreuses.
Merci à  tous ceux qui m'ont répondue car, malgré certaines polémiques gentillement lancées, je n'ai trouvé aucun commentaire inutile ou impertinent.
Je voudrais éclaircir quelques détails sur ma situation (car il me semble que ceux-ci ont échappé à  certains alors qu'ils répondent à  des questions explicitement posées):
** Recklinghausen: je parle de mon psychiatre depuis le début du post, que je consulte dans un hôpital spécialisé dans l'addictologie. Il ne s'agit donc pas d'un généraliste dépassé par le problème.
Heureusement pour moi, le pire de mon infection est passée, c'était au début du mois de juillet. Tu ne te trompes pas, j'ai eu des douleurs jusqu'à  vouloir passer par la fenêtre.( j'ai dormi pendant 8 jours assise, par tranches de 2h, et sans
codéine
je n'aurais tout simplement PAS dormi).  A ce moment précis, je venais d'entamer mon suivi psy depuis 10 jours. Mon infection a commencé à  la suite d'un rdv avec le psy à  l'issue duquel je m'étais donnée l'objectif de réduire de moitié ma conso. N'était-ce pas magique, cet alibi qui me tombait tout droit du ciel pour non seulement ne pas tenir mon objectif, et même me gaver encore plus d'habitude ?
J'ai bien entendu pris le facteur de mon infection en compte dans la décision du
sevrage
brutal. Je sais, crois-moi, qu'en cas de crise dentaire, je ne tiendrai pas une demi-journée sans
codéine
, ça serait complètement maso, comme Caïn l'a très justement souligné.
Je suis sous antibios depuis presqu'une semaine et les interventions dentaires sont prévues. Ca ne devrait pas poser problème. Même si ces interventions me font mal, en fait elles me soulagent. Je n'ai certainement pas besoin de
codéine
pour passer au travers (contrairement à  la phase aigue de l'infection).
Là  où tu vises juste, c'est que ma dentiste n'est au courant de rien, et que dans le même temps elle me prescrit antalgiques à  tour de bras.... Mais quelque part, cela me rassure aussi, car cette prescription est totalement légitime, et que si mes douleurs deviennent insoutenables, il me parait évident que je remettrai mon
sevrage
à  plus tard. (ou simplement j'essaierai de revenir à  la dose journalière recommandée si c'est possible).
Je ne sais pas quoi penser des benzos. Je ne suis même pas sûre d'avoir bien compris de quoi il s'agit et si je pense que ça va m'aider. A ce sujet je suis paumée. Ce sont ce qu'on appelle des anti-depresseurs ? des anxiolitiques? Mon
doc
voulait m'en prescrire et je pensais naïvement que c'était la
base
de tout traitement psy mais à  vous lire, je ne sais pas si je dois aveuglément suivre l'avis de mon psy.
** Corbac : les remèdes de grand mère ça peut aider oui ! J'ai testé l'huile essentielle de clou de girofle dans mon cas (directement sur la gencive, attention ça brûle). Avec mes douleurs ça ne peut pas faire grand chose, mais au moins ça ne peut pas faire de mal. :-)
Merci pour tous tes messages d'encouragement car je vois que tu suis attentivement le fil. Je te souhaite aussi que ton
sevrage
marche, en prenant le temps qu'il te faudra.
Saintjoker: merci pour tes conseils. C'est un enfer dans ma ville, il y a littéralement une pharmacie tous les 300 m voire moins. J'ai vue sur l'une d'elle depuis ma fenêtre. Quand je me balade dans la rue, leurs croix fluorescentes me font du gringue, j'ai développé un flair expert en la matière. Je les repérais depuis les carrefours, quand j'allais faire mon shopping quotidien dans des quartiers de plus en plus lointains. Aujourd'hui je suis vraiment sortie pour la première fois depuis jeudi dernier. Des clignotants verts à  tous les croisements ! DUR.
Merci pour tes conseils et encouragements. La seule personne vraiment au courant c'est mon psy, et mon ami qui sait, mais qui n'a pas tous les détails (dosage, depuis quand, pourquoi, ... ou alors pas les vrais :-/ - on se connait pas depuis hyper longtemps, je voulais pas lui faire peur mais il est très présent).
Eh bien je dois vous dire que je suis très chanceuse, je ne compte plus les heures mais les jours. 4 jours révolus, 5 demain matin !!!!!!!Et je me sens bien, pour l'instant, physiquement. Dans ma tête c'est autre chose, j'ai envie de fondre en larmes et de me mettre à  crier, toutes les 5 minutes, je me sens TELLEMENT fatiguée. Mais globalement je n'ai pas souffert des masses ( mais il faut dire que j'en connais un rayon niveau douleur, je suis peut être moins douillette que je ne le pensais).
En effet la difficulté depuis hier s'est déplacée vers mes pensées. Je reste un maximum occupée, car toutes les 2 heures environ, je ressens une fausse petite" montée", comme si mon corps me disait : "c'est l'heure de tes cachets" et s'en réjouissait d'avance. Mais la détermination est toujours sans faille.
Je me plains, ah ça oui, putain c'est dur, mais je ne suis toujours pas tentée ...
Finalement les gens autour de moi qui ne savent pas, ça peut aider. Je dois donner le change et ça m'empêche de trop y penser par la force des choses. J'ai passé beaucoup de temps à  lire le forum aussi.
Merci merci merci pour votre aide précieuse à  tous.
Claire.
SteveJordanrider
25 juillet 2016 à 23:17
Caïn a écrit
si tu réussis à  décrocher et si tu replonges ben du coup tu t'enfonces dans la dope parce que tu associes "décrocher" à  "souffrir atrocement".
Tenter les
sevrages
secs sans connaissance conduit à  ce type de réflexion.
Ce n'est pas souffrance qui émerge, ou l'ennuie.. c'est le mode de vie qui change.
Si tu restes dans tes habitudes, tu ne peux pas passer le mur.
Retirer la substance implique un changement de personnalité.
Réussir à  sortir de la dépendance t'oblige déjà  à  te connaître sans la substance si tu veux avoir une once d'espoir et de maitrise.
Ainsi si je passe mes soirées à  danser sous la substance, sans substance je n'aurais plus envi de danser, et donc je fais autre chose, je vais dormir au ciné par exemple.
En fait le plus compliqué c'est de savoir ce qu'on aime vraiment, et combiner à  cela une capacité à  éjecter les pensées toxiques.
Dernière modification par SteveJordanrider (25 juillet 2016 à  23:22)
Mister No
26 juillet 2016 à 09:08
j'ai souvenir d'avoir lu que les excès de
codéine
pouvaient amener à  des déchaussement de dent ( recul de la gencive... ??? c'est sérieux, tu vois où je veux en venir... )
Manipuler une personne par la peur... Elle est certainement dans une situation psychologique difficile et ton intérêt est de trouver par des moyens capillotractés de susciter la peur. Dans ce contexte et ailleurs, je me demande l'intérêt de telles pratiques.
Pour compléter, tu aurais du dire :
j'ai souvenir d'avoir lu que les excès de
codéine
pouvaient amener à  :
- l'exclusion financière
- le vol
- la prostitution
- la vente d'un rein
- la vente des reins des enfants
- la prostitution des enfants
- la vente des enfants
Tant qu'à  faire peur, va zy franchement, pas avec une gingivite quoi !
Bon courage à  toi Claire, en espérant dédramatiser certains propos. A force de dramatiser, les oiseaux ont pris l'habitude de nicher dans l'épouvantail de toute manière.
Dernière modification par Mister No (26 juillet 2016 à  09:12)
bighorsse
26 juillet 2016 à 09:40
ça se saurait si en "chier" grave avec son
sevrage
protégeait de la rechute! n est ce pas saint joker?
en plus promettre la mort à  qqun est d une stupidité sans nom
"SURTOUT quand tu auras réussi, n'oublie jamais comme tu en as chié pour arrêter, car dans tous les cas, tu n'en prendras pas toute ta vie, car ta vie sera courte si tu continue ( pense à  tes proches ) donc avant de penser à  en reprendre, n'oublie jamais comment tu as arrêté!"
de la morale, des contre verités, avec ça la pauvre claire n est guère plus avançée..ah si un peu plus de culpabilité sans doute....mais c 'est bien le but de st joker...
Mister No
26 juillet 2016 à 10:16
ça se saurait si en "chier" grave avec son
sevrage
protégeait de la rechute!
Le simple bon sens laisse supposer que plus le
sevrage
est difficile, plus les chances d'aboutir sont minces, sans spéculer sur la suite du
sevrage
.
Après, envisager et programmer une souffrance forte me parait être une vision mystique, religieuse du
sevrage
et de son déroulement qui doit se vivre comme une pénitence, une épreuve afin de recevoir l'absolution. C'est un mélange des genres qui peut être dangereux et surtout profitable à  ceux qui font le commerce de la peur.
Si l'enfer est pavé de bonnes intentions, certains construisent des autoroutes à  péage...
Le fait de pouvoir se stabiliser ou programmer une diminution raisonnable avant le
sevrage
est aussi l'illustration de la fin de l'addiction et le début de la fin de la dépendance en diminuant la tolérance. Cela veut dire aussi et surtout que l'usager reprend la main. C'est déjà  une sacrée épreuve, je ne vois pas l'intérêt d'en rajouter.
Dernière modification par Mister No (26 juillet 2016 à  10:21)
Saintjoker
26 juillet 2016 à 11:25
Excusez-moi, en fait ce que je donnais comme " conseils " à  Claire, ont uniquement été ceux que je me suis donné à  moi-même pour arrêter.
Excusez-moi d'avoir inventer des conneries sur les dents, d'ailleurs, un site avec certaines personnes assez relou en parle, et ce n'est peut-être que des conneries inventées aussi par moi :
https://www.psychoactif.org/forum/t5790 … aires.html
http://www.infosdentistesaddictions.org … aires.html
Ok, ce n'est pas écrit : prend de la
codéine
, tes chicots vont tomber ! ( mais, et cela remonte à  quelques années, oui, j'avais bien lu un sujet où cela en traitait.
Désolé d'avoir voulu aider, j'essaierai de ne plus recommencer.
Claire, accroche toi, tu y arriveras.
PS :J'ai un nouveau kif : je me lance dans une collection d'étoiles rouges, allez, lâchez tout et merci d'avance !!
Caïn
26 juillet 2016 à 17:16
pour ce qui me concerne, j'ai simplement voulu te prévenir. Je me doutais que ton discours ne plairait pas. Ici, c'est un espace de liberté où l'on ne stigmatise pas la prise de drogue ou de médocs.
away
26 juillet 2016 à 17:30
Bonsoir CLaire,
si tu passes par là  ce soir, donne nous des news.
Bon courage et bonne soirée
Away
ps : tu dois être au début de ton 5 ème jour??, physiquement ça dois aller un peu mieux, le plus gros est passé ; ce qui me posais le plus de problème c'était les bras et
jambes sans repos
. Moi, contrairement à  toi je n'ai pas réussis à  le faire, à  chaque fois j'ai replongé ; jusquà  ce que je trouve MA solution.
Je me permets de t'envoyer une bise d'encouragement.
Dernière modification par away (26 juillet 2016 à  17:35)
Mister No
26 juillet 2016 à 18:28
Excusez-moi d'avoir inventer des conneries sur les dents, d'ailleurs, un site avec certaines personnes assez relou en parle, et ce n'est peut-être que des conneries inventées aussi par moi :
Je ne t'accuse pas d'inventer, d'ailleurs sur le deuxième lien, on note tout de même que l'
alcool
est beaucoup plus néfaste que les
opiacés
. :)
Bref, même si tu dis à  un alcoolique, si tu bois tu vas faire un cancer, c'est pas un argument très pertinent. Tu pourrais même mettre des images de ce cancer sur les bouteilles, pas certain que ça limite comme pour le
tabac
où on accepte de placer des images choquantes à  la vue d'enfants pour pas grand chose ou justifier un tarif prohibitif censé dissuader.
Non seulement, ça ne dissuade pas, mais brandir l'épouvantail à  une personne qui fait un
sevrage
rajoute de la peur, de l'angoisse et un processus culpabilisant qui n'apporte rien. Faire peur n'aide personne en général.
D'autre part, l'exagération des risques tend à  décrédibiliser le discours. L'
alcool
est bien plus néfaste pour la bouche.
Dernière modification par Mister No (26 juillet 2016 à  18:36)
SteveJordanrider
26 juillet 2016 à 20:49
Le fait de pouvoir se stabiliser ou programmer une diminution raisonnable avant le
sevrage
est aussi l'illustration de la fin de l'addiction et le début de la fin de la dépendance en diminuant la tolérance. Cela veut dire aussi et surtout que l'usager reprend la main. C'est déjà  une sacrée épreuve, je ne vois pas l'intérêt d'en rajouter.
sisi je vais en rajouter, hi hi excuse moi suis un gros con
en fait je voulais rajouter que : avant d'entamer une sérieuse méthodologie pour diminuer les doses (un comprimé en moins par jour, par semaine, ou par mois), je crois que c'est bien de reconnaître que c'est pas forcément plaisant les effets de la
codéine
, et sans doute de tous les opiacées.
Par exemple, c'est vrai que les premiers effets relativisants sont efficaces mais faut commencer à  bosser mentalement pour s'éduquer à  ne plus rechercher la défonce, l'amusement, et savoir se contenter seulement du besoin. Et donc là  où je veux en venir, c'est que c'est sans doute une bonne chose de reconnaître que vous n'aimez pas les effets de la
codéine
. Avoir envi de s'en sortir, c'est d'abord constater ce fait (que c'est pas terrible), sinon on voudra avaler les cachetons toute sa vie.
Ensuite faut faire attention, car les effets changent quand on change la dose, et donc les soirées défonces où on utililise plus de prod' sont normalement à  proscrire, ou alors c'est pas du tout le moment de se sevrer.. y a des étapes. Si je doublais ma dose habituelle ce soir par exemple, je pourrais gravement kiffer, mais je me traiterais de connard le lendemain car j'aurais réactivé ma mémoire addictive. Le bonheur, me concernant, c'est d'oublier les effets d'une dose plus importante.
Dernière modification par SteveJordanrider (26 juillet 2016 à  20:51)
Syam
26 juillet 2016 à 23:47
Si je mange trop de chocolat (mettons plus de 5 tablettes) Steve, je serai ensuite malade, et c'est à  cause de ça qu'en général je m'arrête au bout de deux tablettes max! Ca veut pas dire qu'en manger est désagréable! Aller se raconter que les effets de la codé sont pas agréables juste pour arrêter, c'est s'infantiliser comme un crétin irresponsable! Qu'on développe un peu un esprit rationnel et adulte (responsable) au lieu de se monter la tête avec des sortes de superstitions "magiques" en croyant que ça va nous aider! Après en plus on se sent d'essayer de convaincre les autres comme pour se convaincre soi-même... (...)
Mais il est parfaitement possible de se réprimer de faire quelque chose d'agréable où as-tu entendu que c'était impossible?!?!
Après je confirme quand même que dans les effets de la
codéine
, tout n'est pas forcément agréable. J'aime énormément ses effets, mais pourtant, j'apprécie aussi le retour de la sobriété quand ils s'arrêtent. Chaque chose en son temps.
Dernière modification par Syam (26 juillet 2016 à  23:51)
SteveJordanrider
27 juillet 2016 à 00:15
Si je mange trop de chocolat (mettons plus de 5 tablettes) Steve, je serai ensuite malade, et c'est à  cause de ça qu'en général je m'arrête au bout de deux tablettes max!
Pour toi la
codéine
c'est comme du chocolat, et la
coke
c'est du sucre alors ?
parce que c'est sûr que là , un grand avenir se dessine devant toi ...
Syam
27 juillet 2016 à 00:58
L'exemple du chocolat servait juste à  démontrer que ton raisonnement basé sur l'idée qu'une chose agréable est forcément irrésistible n'est pas juste. On a une certaine capacité de décider ce qu'on veut faire. Cet exemple ne compare pas le chocolat à  la
codéine
, merci de te soucier de mon avenir (avec tout le mépris que ta remarque contient pour les consommateurs d'
opiacés
et de
cocaïne
...)
Se mentir pour se persuader qu'on n'aime pas la
codéine
est peut-être fonctionnel pour arrêter (si le but est d'arrêter, mais ce n'est qu'une possibilité, un choix personnel) en revanche je doute que ce soit vraiment le meilleur moyen d'aller de l'avant dans la vie. Ceci dit, en tant que méthode elle peut être citée effectivement. Je remarque qu'elle ne me plait pas et que personnellement je n'ai aucune confiance en cette approche.
Mais dans tous les cas tu as tout à  fait raison quand il s'agit de prendre conscience des inconvénients du produit. Et il y en a effectivement des inconvénients à  la
codéine
; il est recommandé de les connaître et d'en tenir compte avant de consommer.
Dernière modification par Syam (27 juillet 2016 à  00:59)
corbac
27 juillet 2016 à 01:22
Merci Claire! Et bonne route...
Corbac.
SteveJordanrider
27 juillet 2016 à 01:42
Cet exemple ne compare pas le chocolat à  la
codéine
, merci de te soucier de mon avenir (avec tout le mépris que ta remarque contient pour les consommateurs d'
opiacés
et de
cocaïne
...)
Tu expliques qu'importe la dose, les effets sont forcément agréables, ce qui n'est pas vrai. Regarde, il te suffit de reconnaître que tu prends trop de ce produit, que tu es trop défoncer à  la longue, pour ensuite entamer une démarche de réduction des dosages. Il n'y a rien de sorcier puisque tu diminues les effets dégueulasses si tu diminues les doses. Si tu refuses de voir l'avantage que consommer tous les jours c'est chiant, et bien libre à  toi c'est ton choix.
La volonté de
sevrage
, aussi brutale soit-elle passe bien par un souci de virer ce déséquilibre qui n'apporte plus rien à  l'existence, d'où le fait qu'on puisse avoir envi de se sevrer dangereusement sans se poser de question, et d'où la nécessité d'appréhender parfois des effets pas si géniaux à  la longue quand on use ce produit.
Il n'y donc aucun mensonge à  reconnaître en soi un rejet du produit et des effets qu'il procure. Tu confonds la notion de besoin physique avec le
craving
qui est mental.
Je trouve ton approche dangereuse et irraisonnée.
Syam
27 juillet 2016 à 07:55
Non je suis même d'accord avec toi sur les inconvénients d'une conso excessive, mais je ne généralise pas en affirmant que la codé n'est pas agréable. C'est seulement ta formulation qui m'a choqué mais je comprends beaucoup mieux ce que tu veux dire au fur et à  mesure que tu développes (c'est l'avantage de la confrontation) - pour moi la
codéine
est agréable au moment de l'effet, mais en cas d'abus, elle
peut
devenir globalement négative. Dans ce cas tu as raison il faut en prendre conscience et travailler à  bien intégrer les problèmes afin de résister à  une consommation problématique. C'est exactement ce que je recommande, de bien évaluer la conso adéquate en comprenant les problèmes si on la dépasse. (Par contre je ne rejette pas la faute sur le produit en disant qu'il n'est pas agréable, c'est seulement la consommation qu'on en fait qui peut devenir désagréable).
Mister No
27 juillet 2016 à 09:05
avant d'entamer une sérieuse méthodologie pour diminuer les doses (un comprimé en moins par jour, par semaine, ou par mois), je crois que c'est bien de reconnaître que c'est pas forcément plaisant les effets de la
codéine
, et sans doute de tous les opiacées
Ce qui pose surtout soucis, c'est que tu ne t'exprimes pas en "je", d'où cette impression de généraliser ou de vouloir imposer.
La volonté de
sevrage
, aussi brutale soit-elle passe bien par un souci de virer ce déséquilibre qui n'apporte plus rien à  l'existence, d'où le fait qu'on puisse avoir envi de se sevrer dangereusement sans se poser de question, et d'où la nécessité d'appréhender parfois des effets pas si géniaux à  la longue quand on use ce produit.
Encore des généralités. De nombreuses personnes traitent leurs douleur de manière chronique avec des
opiacés
et le vivent très bien, sans addiction. Sans compter que les
opiacés
peuvent s'envisager au long cours dans le cadre d'un
TSO
. Les effets ne sont pas ou plus plaisants.
D'ailleurs quand tu consommes des opis pour la douleur, en
TSO
ou pour te stabiliser et diminuer progressivement, bin, tu ne ressens même plus d'effets, disons pas les effets agréable du hight, du buzz, du planage, voire du flash pour certains. C'est la coupure avec le produit qui débute dès le changement de dosages et en régulant des heures de prise et parfois en changeant de mode de consommation voire de molécule.
Après, bien entendu, je comprends très bien que l'on veuille se sevrer, mais je trouve que le faire seul, sans accompagnement, sur un coup de tête, cela revient à  prendre beaucoup de risques inutiles...
Dernière modification par Mister No (27 juillet 2016 à  09:17)
Caïn
27 juillet 2016 à 11:02
Je pense que l'idée de prendre conscience que les effets de la
codéine
seraient désagréables est complètement stupide ou mal formulée. Puisque c'est un mensonge, on ne construit rien sur un mensonge dont on est pas dupe. Sur le dosage en revanche je dirais que le fait de l'élever n’entraîne pas automatiquement plus de plaisir. Un peu comme avec l'
alcool
, l'euphorie des premiers verres est plus agréable que l'état comateux et lourd d'une consommation excessive.
En revanche plutôt que de nier le plaisir apporté par le produit, je dirais que ce qui aide c'est de prendre pleinement conscience tous les effets néfastes liés à  la consommation (obligation de se cacher, culpabilisation, pbèmes financiers, pbèmes de santé etc.).
Personnellement, c'est ce qui a fait que j'ai arrêté l'
héro
, je sais tout le plaisir que l'on peut tirer de cette substance mais, dans mon cas personnel en tout cas, le "prix à  payer" est trop important.
Dernière modification par Caïn (27 juillet 2016 à  11:04)
Claire2015
27 juillet 2016 à 12:31
Hello,
Away, Merci pour ta bise d'encouragement :-)
tu as bien suivi, ce matin je suis à  6 jours révolus et j'entame le 7ème.
Physiquement tout va presque très bien. Plus de douleurs, ni au ventre, ni dans les jambes (c'est vraiment là  où j'ai le plus souffert). Sans vouloir entrer dans les détails je suis encore complètement déréglée au niveau intestinal mais rien qui ne soit pas soulagé par un immodium de temps en temps.
Par contre, je ne sais pas s'il s'agit du syndrôme des
jambes sans repos
dont tu parles, mais je ressens une agitation permanente. La journée c'est gérable car ça me fait bouger, j'utilise cette énergie de façon productive. Mais quand il s'agit de me reposer, je n'y arrive tout simplement pas. Donc je suis très fatiguée.
Dans la tête ça va, ma détermination ça va. J'ai des petits moments d'envie, alors je mange un truc qui me fait plaisir, je fume ( grosse fumeuse en temps normal donc ça ne change pas grand chose), ou je me tape des trips un peu régressifs un peu comme une ado attardée tu vois le genre.
Mais surtout je ne me prive de rien. J'ai bien intégré que ça ne peut marcher que si je suis indulgente avec moi-même. J'ai cette "chance" actuellement de ne pas bosser, donc si je me sens pas très bien, je m'accorde autant de siestes (certes peu efficaces), de crises de larmes, de flemmes intensives dont j'ai besoin. Je suis concentrée uniquement sur mon
sevrage
. Le reste attendra, tant pis.
Petite épreuve tout de même quand il a s'agit hier d'aller à  la pharmacie chercher la suite de mon traitement antibios (pour mes dents). Sur la même ordonnance j'avais donc du klipal pour au moins 7 jours. J'ai simplement dit que je ne voulais que l'antibio, et qu'il me restait assez de klipal, merci. Trop fière :-)
Demain matin, j'ai mon rdv avec mon psy, que je redoutais car c'était le rdv où on devait décider des détails de mon hospitalisation. Mais maintenant je ne sais plus trop comment aborder les choses. Est ce que c'est une bonne idée de prendre des benzos ? On verra. Je n'oublie pas que ce qu'Away m'a dit sur le
PAWS
et même si j'ai l'impression que mon moral est bon, je sais aussi que je suis dans un moment où je ne suis pas confrontée quotidiennement à  du stress ou des émotions fortes, et cela peut changer.
Merci à  tous pour votre intérêt dans mon histoire et vos réponses.
keep in touch
Claire.
Mister No
27 juillet 2016 à 13:43
'ai simplement dit que je ne voulais que l'antibio, et qu'il me restait assez de klipal, merci. Trop fière
C'est super agréable de découvrir ou redécouvrir que l'on peut se dire "non" et que l'on peut conserver une forme de contrôle dans un secteur où on pensait avoir tout perdu. C'est même surprenant et agréable à  vivre, ça nous redonne une meilleure image de nous-même. Enfin, c'est comme cela que je l'ai vécu.
Mais maintenant je ne sais plus trop comment aborder les choses.
C'est une bonne intro pour ton médecin ; "je ne sais plus trop où j'en suis"... Tu n'es pas censée faire tout toute seule, les médecins vont t'apporter une aide précieuse, surtout quand tu te sens "démunie" ou un peu perdue. C'est même leur rôle de te soutenir et de te rassurer dans ces moments là . Je crois qu'il faut y aller finger in the noze, sans forcément "préparer" l'entretien. Bien entendu, si tu as des questions à  poser ou des choses qui te paraissent importantes, tu peux te faire un papier, un "aide-mémoire", tu seras rassurée ainsi de ne rien oublier. Tu as même le droit de n'écrire que : "je suis un peu perdue, help !"
Ne mets pas trop d'enjeux dans ces entretiens, ce n'est pas un entretien d'embauche ou un oral. Et de toute manière, les enjeux, tu les as parfaitement captés.
Bon courage.
Dernière modification par Mister No (27 juillet 2016 à  13:56)
Caïn
27 juillet 2016 à 14:13
Claire,
Les benzos c'est une abréviation pour "benzodiazépines". il y en a de différentes sortes avec de différentes fonctions mais si l'on veut résumer, les indications sont :  l'anxiété, la nervosité, l'insomnie, l'agitation psychomotrice, convulsions, spasmes... Donc c'est vrai que c'est un peu, en tout cas en partie, ce que l'on ressent en période de manque. Donc oui, ça peut aider (comme les
AD
, antidépresseurs). Mais comme l'a souligné Reck, les benzos sont addictifs (plus ? moins ? que les
opiacés
, j'en sais rien). Si tu estimes que les problèmes que tu rencontres sont suffisamment légers et/ou passagers, le mieux est à  mon avis de t'en passer.
Le truc que je te conseillerais, c'est footing pour fabriquer des endorphines (compte 20 minutes si tu maintiens un rythme rapide) ou si tu n'es pas sportive, une grande marche dans la nature en respirant fort pour bien t'oxygéner.
Il y a bien sûr l'activité sexuelle mais tu nous a dit que ton copain n'était pas avec toi en ce moment...
Bravo et bon courage encore !
Mister No
27 juillet 2016 à 14:27
Sans être forcément addictifs, les benzos créent au bout d'un certain temps tout de même une dépendance assez forte et il faut mettre au point un programme de
sevrage
. Avec un programme de
sevrage
et tant qu'ils sont consommés dans un cadre thérapeutique, je peux témoigner du fait qu'ils peuvent s’arrêter très facilement. Si tu les utilises en respectant les dosages, durées et heures de prises, tu ne t'exposes pas au risque de découvrir une super molécule pour te "droguer". D'ailleurs, je prouve perso que les benzos sont très fades voire insipides pour s'amuser et super dangereux en plus, sans compter le risque d'addiction.
Quand tu es en situation d'addiction avec les benzos, cela peut devenir très compliqué, comme certaines drogues de rues réputées compliquées à  gérer en terme d'addiction.
Le truc que je te conseillerais, c'est footing pour fabriquer des endorphines
La sensation de bien être pendant ou après l'effort est liée davantage à  l'activation du système endocannabinoidien, que celui des endorphines.
Deux heures de piscine me font plus penser à  une indica écroulante qu'à  une prise d'opiacé.
Si l’on savait depuis longtemps que faire du sport déclenche les endorphines, en particulier la course de fond, les chercheurs montrent que finalement ces endorphines ne participent pas (ou peu) à  l'”ivresse du coureur” : ce sont les endocannabinoïdes qui lui procurent ce sentiment de bien-être.
http://www.science-et-vie.com/2015/10/c … une-etude/
une grande marche dans la nature
Carrément, la rando trinkil mollo mollo est excellente pour apporter des modifications dans le rythme de vie. Pour commencer, la marche régulière permet d'envisager de reprendre la course dans de meilleurs conditions. Là  encore, l'idée, c'est de ne pas trop tirer sur la corde et d'y aller progressivement.
Dernière modification par Mister No (27 juillet 2016 à  14:36)
Caïn
27 juillet 2016 à 15:41
Merci Mister No, pour ton éclairage sur les benzos. J'ai une expérience limitée en la matière et surtout très ancienne. Mais je me souviens que c'était une bonne soluce en
descente
de trip, à  défaut d'opis.
Comme défonce, c'est pas désagréable, moins trippant qu'un
joint
chargé et te permettant d'être sur un petit nuage. Là  où c'est chiant, c'est que a meilleure chose à  faire sous benzos, et souvent la seule qui te motive, c'est de pioncer. C'est jamais désagréable et même souvent utile, sauf que les benzos à  haute dose, suppriment le meilleur sommeil, celui que l'on définit comme "paradoxal" qui permet à  ton organisme de remettre du jus dans le moteur. Autre inconvénient des benzos, contrairement aux opis ils peuvent avoir des effets secondaires très chiants comme les pertes de mémoire.
Pour le footing, merci aussi de ton éclairage. Il m'est arrivé plusieurs fois d'avoir cette sensation de second souffle qu'on relie à  la fabrication d'endorphines ou endocannabinoides, là  aussi c'est pas désagréable même si évidemment je préfère une bonne claque avec un bon
brown
. Les inconvénients ne sont pas les mêmes. Et l'idée avec le footing, c'est que ça peut favoriser une bonne nuit de sommeil. Je crois que Claire apprécierait, même si c'est chiant sur le moment, quoique dans la nature...
Mister No
27 juillet 2016 à 16:01
Mais je me souviens que c'était une bonne soluce en
descente
de trip, à  défaut d'opis.
Jamais utilisé dans ce cadre, seulement avec des stims parfois pour arrondir des angles trop aigus. Ou alors en gros lâchage avec de l'
alcool
ou sans, mais rarement, certainement des instants de détresse où je n'avais pas de
cannabis
par exemple. Mais on m'a prescrit des benzos sur de longues périodes,
xanax
,
lexomil
, tranxène, myolastan. J'ai du tester aussi
temesta
,
seresta
,
rohypnol
, rivotril, urbanyl, valuim mais bof. Je me rends compte que j'ai quand même insisté pour vérifier que je ne les trouvais pas récréatif. Je paye ma tournée de déni sur ce coup.
Par contre, je n'ai jamais eu de soucis de dépendance ou d'addiction free style, et une très faible dépendance et un
sevrage
facile avec l'aide du médecin quand j'en prenais pour traiter l'angoisse.
Et l'idée avec le footing, c'est que ça peut favoriser une bonne nuit de sommeil.
Les endocannabinoides aident très très bien dormir. Ils sont aussi impliqués dans le processus d'induction du sommeil.
Les
cannabinoides
, pour moi, c'est la livraison de la dune du Pyla par le marchand de sable. Le sport également. Surtout l'endurance, nage, vélo, footing qui sont des strains très indica.
Là  encore mollo mollo, faut pas traumatiser le corps, c'est un coup à  forcer, se blesser ou y trouver du déplaisir.
Dernière modification par Mister No (27 juillet 2016 à  16:16)
Saintjoker
27 juillet 2016 à 16:16
"J'ai simplement dit que je ne voulais que l'antibio, et qu'il me restait assez de klipal, merci. Trop fière :-) "
CA, c'est génial, tu as raison d'être fière de toi  !!!!
Continue !
La conclusion que je tire ici, c'est que nous avons tous eu des méthodes et auto-persuasions différentes car nous sommes tous différents devant les drogues ( métabolismes lents ou rapides par exemple... ).
Et il ne faut surtout pas mélanger conseils et vécus, sinon : collection étoiles rouges ( bande de méchants !)
Ce qui fonctionne pour toi Claire, ne fonctionnera pas pour d'autres et vis versa.
C'est à  toi de te trouver tes bons arguments, tes solutions, les pour, les contre, les bonnes raisons de te motiver et de continuer.
Tu es sur la bonne voie, restes y et fonces loin de que que je me suis personnellement auto-persuadé d'appeler une merde en vente libre !
( Je reprécise que je parle pour moi, mais n'oubliez pas la palette d'étoiles rouges SVP !!! )
Donc, je ne vais relater que mon vécu, Claire, fais-en ce que tu veux, les autres, je m'en tamponne.
Au stade ou tu en es, donc à  6 jours, les maux de bides étaient encore présent pour me rappeler pourquoi j'ai mal au bide.
D'ici 1 jours ou 2, cela devrait passer.
Et c'est durant cette deuxième semaine que ça a été plus dur psychologiquement. ( il me manquait quelque chose... il me manquait une habitude que j'avais prise et que j'ai reconnue MAUVAISE !
MA motivation à  moi, personnelle de moi-même, qui n'engage que moi et personne d'autre ( c'est bon ? ) était de me dire : ( imaginez que je me parle à  moi-même dans ma tête.. je précise.. )
Regarde ce que tu as dégusté cette première semaine le bide, la chiasse, ... j'ai subi ça volontairement, pourquoi, pour le plaisir ?...
Donc si je reprends cette MERDE ( ah ah ah oui, je l'appelle comme ça, j'ai le droit, j'ai pas dit que ça en était, mais c'est comme ça que je l'appelle !!!!! )
, forcément il faudra encore arrêter, donc encore recommencer à  m'infliger ça ... Est ce que c'est ça que je, tu,il, nous voulons ?
( oui, on est nombreux ! )
J'ai encore une bonne semaine à  m'accrocher et après cela sera beaucoup plus facile :
Je, tu, il, nous, allons pouvoir retrouver une vie " normale " !
Tu as fais la moitié du boulot, lâches rien, physiquement, à  ce stade, j'avais fait le plus dur !!!
Bisous !
PS: pour les autres, n'oubliez pas ma dose d'étoiles rouges s'il vous plaît, merci
!
Mister No
27 juillet 2016 à 16:24
Au contraire, si j'avais du vert en stock, je te l'accorderai. Ton témoignage est utile, tu fais davantage preuve de subtilité et de discernement.
Par contre, je ne partage pas ce point :
Tu es sur la bonne voie, restes y et fonces loin de que que je me suis personnellement auto-persuadé d'appeler une merde en vente libre !
Que tu trouves que te proder avec de la
codéine
soit merdique, je te l'accorde, mais depuis qu'elle est en vente libre elle a permis à  des millions de personnes qui toussent ou qui souffrent de se soulager sans soucis de dépendance d'addiction ou sans même penser au mot "drogue"... Il ne faut pas oublier que la
codéine
est un médicament utile à  des millions de personnes et que très peu développent une dépendance iatrogène.
Le mieux est l'ennemi du bien et l'enfer est pavé de bonnes intentions.
Cela me fait penser à  certains moralistes, des députés^^, qui voulaient interdire l'automobile quand les premières ont été utilisées lors de braquos. Sauf que là , ce serait la bande à  Bonnot qui demande d'interdire l'auto car ça la pousse à  commettre des braquos, si tu me permets cette comparaison assez osée et un peu capillotractée.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Jules_Bonnot
Le 14 décembre 1911, Bonnot, Garnier et Callemin volent une automobile qu’ils comptent utiliser pour leurs projets. Utilisant ses connaissances des différents modèles, Bonnot a choisi une limousine Delaunay-Belleville verte et noire de 12 CV, modèle 1910, marque de luxe qu’il sait fiable et rapide12 (les moteurs étant conçus par Marius Barbarou).
A un moment donné, il faut essayer de regarder avec la tête droite pour regarder dans quel sens penche la balance et ce même quand les yeux sont en face des trous.
Avec le recul, ces députés sont ridicules. Suggérer l'interdiction de la
codéine
revient à  ignorer la grande majorité qui se soigne et l'utilise comme un médicament. Dire en connaissance de cause que c'est de la merde, c'est un peu  cracher au visage de ceux qui ont besoin du médicament en vente libre.
Ne t'étonne pas si un cortège d'étoiles rouges te tombe dessus dans ces conditions.
PS: pour les autres, n'oubliez pas ma dose d'étoiles rouges s'il vous plaît, merci
Le plus ignoble dans cette histoire, c'est que je n'en ai pas une seule !
Les rares fois où je dis que c'est de la merde en parlant d'un prod, j'argumente et en général, c'est quand le consommateur est dupé sur la nature du produit, comme les herbals
noids
ou les
hashs
noids
.
Oublie ces étoiles, ton témoignage est bienvenu et même si nous ne serons pas  forcément toujours d'accord, c'est ce qui fait la richesse de l'échange.
Les autos et la
codéine
doivent rester en vente libre à  mon avis bien que je pense qu'il faille développer les transports en commun et diminuer leur cout pour les usagers. En plus de la
codeine
, je verrais pas mal d'autres molécules en vente libre en pharma, mais c'est HS ici.
Spéciale dédicace à  toutes les rages de dent et aux utilisateurs des transports en commun.
Ensuite, l'
alcool
est en vente libre, se consomme au comptoir, au taf, partout même, cela n’empêche pas d'accéder aux soins et de devenir abstinent ou de changer de comportement avec cette drogue.
forcément il faudra encore arrêter, donc encore recommencer à  m'infliger ça
Ce processus que tu évoques si bien montre un point où les
TSO
sont très efficaces, surtout quand la personne rentre dans un cycle infernal et perd toute son énergie dans des
sevrages
suivis de rechutes plus ou moins violentes, avec des fois l'
alcool
ou des benzos en plus quand la personne est à  bout et usée. Mais c'est comme une voiture, cela dépend aussi de ce que tu en fais...
Pour en revenir à  Claire, c'est bien qu'elle tente par elle-même de se débarrasser de la
codéine
et tant pis si c'est "brutal" ou sur un coup de tête du moment que ça lui convient et que ça lui permet de retomber sur ses pattes dans la durée.
Le plus dur parfois, c'est d'entamer la démarche.
Dernière modification par Mister No (27 juillet 2016 à  17:11)
Saintjoker
27 juillet 2016 à 17:18
Heu,... AH AH Heu Ha..heu... Quand, et où dans mes posts ai-je dénigré la
codéine
, où ai-je dit qu'elle était inutile, où ai-je dit qu'il ne fallait pas qu'elle reste en vente libre ????????????????
Où ?
Put... j'ai quand même assez précisé dans mon précédent commentaire, que c'est une auto-persuasion personnelle et quand je qualifie la
codéine
de merde en vente libre, je ne parle que pour moi !
Pour moi-même, moi tout seul, que moi, moi et que pour moi !!!
Moi dire à  moi-même pour aider arrêter
codéine
:
codéine
= caca !
Ne pas confondre ce que je dis et ce que je me dis à  moi-même !
Ce n'est pas une affirmation véridique confirmée et prouvée, cela n'engage que moi et pour moi !
Ce n'est pas un conseils, j'ai bien compris qu'il vaut mieux éviter !
Ce que je trouve triste en revanche, c'est que 80% des commentaires sur ce sujet ne sont que des "bastons" pour dénigrer les conseils des autres ( je ne parle pas spécialement de moi ! ) !
Claire, le mieux, je pense ( car tu es quand même la première intéressée ), c'est que tu pioches un peu partout pour trouver ce qui te correspond le mieux.
( c'est pas un conseil (trop dangereux ici) , c'est une suggestion... )
Claire : Fuck les pharmaciens !!!!                   ( LOL, là , banni à  vie, lol
)
( il faut préciser quand on plaisante ou on est exécuté direct ??? )
PS : Etoiles rouges !!!
Saintjoker
27 juillet 2016 à 17:37
C'est exactement comme si je disais :
Je n'aime pas le chocolat.
Et là  j'ai mecs qui sautent dessus, en me disant que je n'ai pas le droit de dire que le chocolat c'est dégueulasse !!!
On peut remplacer chocolat par
codéine
.... DANS LA PHRASE ! DANS LA PHRASE !!!!
( dans un gateau le goût doit être bien dégueux quand même...)
(Le vieux codo sans eau qui reste bloqué dans la bouche...beuuarkk!! )
là , je m'attend à  me prendre des phrases dans le style : mais t'es complètement con, pourquoi tu conseilles de faire des gâteaux à  la
codéine
?
Mister No
27 juillet 2016 à 17:55
là , je m'attend à
ohh non, tu ne sais pas encore.
où ai-je dit qu'elle était inutile, où ai-je dit qu'il ne fallait pas qu'elle reste en vente libre
Dire que c'est de la merde en vente libre suggère que la merde devrait être interdite. Maintenant, si tu partages le fait qu'elle a bel et bien sa place en vente libre chez le pharmacoshop, nous sommes d'accord.
dénigrer les conseils des autres
Je voulais juste préciser que quelque part les usagers de
codéine
en vente libre ne sont pas des mange-merde. Ce n'est pas un conseil que tu as donné là , c'est un jugement que tu portes peut-être sans t'en rendre compte. Ou alors je ne sais pas ce qu'est un conseil, mais sur ce coup, je ne pense pas me tromper.
Claire : Fuck les pharmaciens
Tu ne seras pas banni pour une énormité de plus, simplement la prochaine fois que tu iras dans une pharmacie pour tes enfants ou toi et que tu auras besoin de médicaments, comment dire... tu te retireras^^ sur la pointe des pieds en disant merci.
Tu diras merci surtout si le gars est de garde et qu'il ne vient rien que pour toi ou tes gosses un week end ou un jour férié, voire en pleine nuit
Tu pourras aussi dire fuck les médecins si tu dois programmer une intervention chirurgicale pour des hémorroïdes.
Tu peux y aller, ils sont blindés de voir des gens en souffrance prêts à  mordre ou à  insulter, voire dans la provocation.
D’ailleurs au passage, je dis fuck aux médecins qui m'ont sauvé la vie et fuck aux pharmaciens qui les ont aidé. C'est utile !
Et là  j'ai mecs qui sautent dessus, en me disant que je n'ai pas le droit de dire que le chocolat c'est dégueulasse !!!
Quand on éduque un enfant, on lui apprend à  dire
je n'aime pas
à  la place de
c'est dégueulasse
.
Personne ne t'interdit quoique ce soit, la preuve, tu dis ce que tu veux. Tu peux même te comporter comme un sale gosse ou te victimiser, chercher le conflit ou la confrontation...
Je te signale que parfois certains enfants n'ont pas besoin qu'on leur apprenne à  ne pas dire
c'est dégueulasse
ou
c'est de la merde
, cela s'apprend aussi par imprégnation dans le contexte et le respect coule parfois de source.
Normalement, un enfant peut comprendre cette subtilité bien avant l'age de raison.
caca
J'adore le mot, mais ce n'est plus de mon âge. Ce qui jadis pouvait être qualifié de période "sadico-anale" par les pédo psychiatre se produit normalement aussi bien avant l'âge de raison.
Et puis c'est celui qui le dit qui l'est et na ! :)
Dernière modification par Mister No (27 juillet 2016 à  18:48)
Caïn
27 juillet 2016 à 18:48
Tu perds ton temps mais au moins c'est drôle Mister No. A propos de caca, c'est bien un caca nerveux que nous fait l'ami Saint Jo. Pas grave, c'est vrai que ça doit être dur d'arriver sur un forum et de se taper 3 étoiles rouges en 9 messages...
La codé, même hors cadre prévu, pour moi c'était un super kif. Et on a de la chance en France d'y avoir accès, même hors prescription médicale. J'ai passé de super soirée grâce à  ma boîte de néos. Mais je limitais le truc, c'était la moitié d'un tube à  l'époque ou c'était des tubes (métalliques) de 25. On partageait même le dernier avec mon pote (12,5 chacun). Quand c'est passé aux boîtes de 20, c'était une plaquette de 10, quelques bières, et c'était parti pour une bonne soirée. Y'avait bien la gratouille mais bon. Ensuite, ils (les néos) m'ont été d'un grand secours quand je prenais de l'
héro
et que je faisais un break, ça m'aidait dans les transitions.
Mais c'est comme tout, il faut pas trop en prendre et, surtout, pas trop souvent.
Saintjoker
27 juillet 2016 à 18:51
Mister, t'es flippant...
Relis bien mes derniers commentaires, et essaies d'imaginer que....
Tu as déjà  entendu parler du second degré ou bien tu es une gonzesse ? ( je plaisante les filles ! )
Quand je dis " fuck les pharmaciens ", Claire je le suis sûr a très bien compris le sens de ma phrase !
Quand je dis " fuck les pharmaciens ", cela ne veut pas dire que je souhaite introduire mon pénis à  l'intérieur d'un trou de balle de manière à  avoir une relation homosexuelle avec un homme à  blouse blanche ! ( désolé, c'est pas un kif personnel...) ( phrase à  traiter sur le ton de l'humour ! )
Faut vraiment tout détailler et préciser à  chaque phrase... ?
C'est aussi de ma faute, j'avoue, il ne faut pas non plus oublier qu'il est possible que je converse avec des personnes complètement défoncées...
On a droit au second degré ?
Mister No
27 juillet 2016 à 18:53
Quand je dis " fuck les pharmaciens ", cela ne veut pas dire que je souhaite introduire mon pénis à  l'intérieur d'un trou de balle de manière à  avoir une relation homosexuelle avec un homme à  blouse blanche ! ( désolé, c'est pas un kif personnel...) ( phrase à  traiter sur le ton de l'humour ! )
Tu me fais pourtant bien marrer dans cette situation.^^
Saintjoker
27 juillet 2016 à 18:58
J'arrête, essayez de relire, vous ne comprenez rien de rien, bye... les risques de l'écrit...
Caïn
27 juillet 2016 à 20:16
Tention au douzième message, pour l'instant tu es à  une rouge pour trois posts.
Saintjoker
27 juillet 2016 à 20:52
Attends, j'ai réussi à  faire 3 rouges directement sur mon troisième post !
Là  en revanche, je décline... perte d'élan... Pourtant, j'étais bien parti, motivé...
Je vais me rattraper.
Je cherche une bonne connerie à  dire... j'ai trouvé, je prépare ..... Un conseil !!!
SteveJordanrider
27 juillet 2016 à 22:43
Je pense que l'idée de prendre conscience que les effets de la
codéine
seraient désagréables est complètement stupide ou mal formulée. Puisque c'est un mensonge, on ne construit rien sur un mensonge dont on est pas dupe.
La drogue déséquilibre les émotions, tes processus de pensées, tout comme ton bien-être, il y a des minutes qui seront plus agréables que d'autres, pas nécessairement en fonction du stade de la défonce bien que souvent oui, mais aussi par le contexte, ce que tu faisais au moment de la montée ... etc.
Vous m'accusez de faire des généralités mais quelles sont les critères dont vous tenez compte si ce ne sont pas des critères généraux pour spécifier par exemple que je me fais mensonge pour m'en sortir ou que mon concept est stupide.
Maintenant je me demande si ce forum mérite vraiment que je donne mon opinion en développant encore d'avantage. Certaines personnes ont une souplesse qui me plait vraiment, mais malgré ça j'ai tenu à  appuyer mon point de vue par une étoile rouge qui a été supprimé.
Normal
, on ne mets pas d'étoile rouge à  un membre qui à  2500 étoiles vertes et 0 étoile rouge, pour qui faudrait-il que je me prenne ?
Je vais quand même donner ce point de vue...
Je trouve que la modération mets directement la vie, des personnes concernées par cette tentative de
sevrage
, en danger. C'est très simple, regardez : vous pensez détenir la vérité ultime sur la façon de réflexionner, en se servant de point élémentaire psychologique, et qui sont pourtant fortement aléatoire selon la population.
Je comprend que vous souhaitez avant tout défendre votre cause politique, qui consiste à  prôner une défense de la libre opinion concernant les drogues et les effets, et notamment j'en suis persuadé, pour contrer l'élan prohibitionniste puissamment critiqué par les masses qui ne contrôlent pas les médias.
Cependant vous êtes totalement dans l'erreur, par ce que les personnes qui appellent à  l'aide sur ce forum, ne sont pas vos ennemis politique, ce sont des malades. Et pour guérir la maladie, nous avons besoin de tolérer l'autre, or ce n'est pas l'objectif de la modération.
C'est parfois une souffrance de consommer de la
codéine
, je me sens essoufflé (si moi je me sens ainsi alors les autres ainsi le peuvent, et ce n'est pas une surdose, c'est simplement une sédation puissante), j'ai des pensées incontrôlables qui deviennent lourdes l'espace d'un instant, je me rend compte qu'en fait mes pensées avant la montée du produit étaient légères et acceptable. Je finis par accepter cette souffrance car la
codéine
a détruit un processus de pensée et je n'ai donc plus qu'à  ressentir la sédation, la rêverie, la zombification très utile et très agréable que m'apporte la substance.
Non ça ne le fait pas à  chaque fois, parfois même le processus de pensée est stimuler, et même, Lol, je dois me calmer pour ne pas dépasser la hauteur maximal et rester dans les rangs, ne pas ressentir d'euphorie, car l'effet boomerang suit toujours quoiqu'on fasse. Mais j'ai appris à  retenir que la
codéine
avait un potentiel destructeur, pas grand chose, à  peine 1 minutes sur 6 heures, c'est limite pas important, sauf que j'ai appris à  détester cette minute, je m suis infligé une morale pour que je retienne bien, si je prend ce produit c'est pour ne pas être en manque complètement paumé, je ne le consomme pas pour triper, pour être euphorique, toutes ces conneries qui mène à  l'abattoir et à  l'échec social dont se dernier pourrait bien être définitif.
Ce que vous faîtes la modération, en supprimant nos annotations, en entravant une polémique d'expérience au profit de vos opinions personnelles de petit combat politique sans valeur, ça s'appelle une dérive sectaire.
Syam
27 juillet 2016 à 23:17
Steve : "La drogue déséquilibre les émotions, tes processus de pensées, tout comme ton bien-être"
Un
autre équilibre
n'est pas un
déséquilibre
sous prétexte que
tu
l'as décrété Steve!
On change d'équilibre quand un équilibre devient trop instable et qu'on a besoin/envie d'un autre. C'est tout. J'en ai ma claque des gens qui savent pour les autres ce qu'est l'équilibre ou la normalité. Gardez-les pour vous! L'idée de normalité est juste une façon de jeter à  le gueule des autres ce qui nous arrange pour essayer de les forcer à  vivre comme ON veut qu'ils vivent. On a pas à  subir ça.
Si tu es pas content de l'équilibre que
tu
obtiens en incluant la
codéine
dans
ta
vie, et bien enlève-là , et ne viens pas nous balancer une généralité comme quoi c'est un
déséquilibre
forcément et pour tous quand au contraire, le produit permet à  des millions de personnes de retrouver un
équilibre
meilleur pour eux! Tu as pas à  juger où se trouve l'
équilibre
! Il n'y a rien de scientifique ou de rationnel dans ton soi-disant
équilibre
, c'est juste un dogme pseudo-religieux ou une
superstition
. J'ai aucune objection à  ce que tu fasses une prière à  Saint Jecépaki quand tu casses un miroir. Mais si moi je caresse un chat noir, viens pas me faire ch...suer en me disant que j'aurai 15 ans de malheur : c'est
ta superstition
. Idem pour la
codéine
. Et tu peux dire "je crois que ça me déséquilibre", on t'écoutera patiemment sans mettre d'étoiles rouges, mais tu peux pas venir nous affirmer que seule ton idée d'équilibre est la bonne et qu'on doit tous l'adopter.
C'est ta superstition (pour moi) et j'ai pas à  la subir comme une révélation imposée par le messie Steve!
Steve : "Maintenant je me demande si ce forum mérite vraiment que je donne mon opinion en développant encore d'avantage."
Tu as pas très l'air de comprendre qu'il est possible de donner ta propre expérience sans l'imposer aux autres comme étant universelle. Dans mon cas la
codéine
améliore considérablement ma situation. Vraiment. Pour autant je suis pas venu te faire ch...suer et t'imposant l'idée que la
codéine
est la panacée universelle! Je ne l'ai même jamais raconté ici avant ce soir parce que je suis ébahit de ton toupet complètement irrévérencieux. Alors quoi? Ils sont où les intolérants qui croient posséder la vérité et qui veulent l'imposer aux autres? Tu vois bien que c'est toi qui impose pathétiquement un dogme! Et qui pleurniche qu'on t'accueille pas en sauveur! Et puis quoi encore? Donc s'il te plait n'inverse pas les rôles maintenant c'est vraiment d'un sans-gêne et c'est un manque de respect qui mérite plus que des étoiles rouges!
Steve : "Certaines personnes ont une souplesse qui me plait vraiment"
Je le prend pour moi merci
Steve : "Je trouve que la modération mets directement la vie, des personnes concernées par cette tentative de
sevrage
, en danger. C'est très simple, regardez : vous pensez détenir la vérité ultime sur la façon de réflexionner, en se servant de point élémentaire psychologique, et qui sont pourtant fortement aléatoire selon la population."
Que la diabolisation des drogues pour en prévenir l'usage soit un échec est pour moi (et un certain nombre d'entre nous même si je ne parle pour personne), une constatation/réalité quotidienne. C'est NOTRE conviction que cette attitude est erronée et effectivement si tu es venu ici pour défendre l'opposé sur un forum de
RdR
, c'est une drôle d'attitude. Mais si en plus tu attends que les participants te déroulent le tapis rouge et te remercient... Il se cache peut-être un grand naïf sous ta carapace de certitudes! Et désolé, tu peux pas ensuite venir pleurnicher en pauvre victime parce que "screughneugneu ils sont quand même pas gentils de pas me lécher les bottes"! En gros tu te plains qu'on ait pas été convaincus par ta prophétie dès ton premier prêche. Ceux qui ne sont pas d'accord avec toi sont donc des intolérants qui pensent détenir la vérité! Penser détenir la vérité est assez courant figure-toi, mais franchement, tu me sembles mal placé pour jeter la première pierre en ce jour de gloire du 27 juillet 2016!
Je passe sur ton délire complètement surréaliste sur les objectifs de la modération - il n'y a rien à  répondre tellement tu es parti sur un fantasme qui nous offre un voyage gratuit au-delà  de l'orbite de pluton...
Steve : "C'est parfois une souffrance de consommer de la
codéine
, je me sens essoufflé (si moi je me sens ainsi alors les autres ainsi le peuvent, et ce n'est pas une surdose, c'est simplement une sédation puissante), j'ai des pensées incontrôlables qui deviennent lourdes l'espace d'un instant, je me rend compte qu'en fait mes pensées avant la montée du produit étaient légères et acceptable."
Ok c'est
ton
expérience, tu es pas seul et si tu veux de l'aide pour arrêter, ou trouver d'autres qui ont des soucis avec la codé, on es là  pour toi. Mais viens pas me raconter que c'est forcément pareil pour moi parce que figure-toi que mon expérience avec la codé n'a rien, mais alors
RIEN
à  voir avec la tienne! Y'a même pas un élément de similitude au point que je me demande si on parle du même produit! Si j'imaginais comme toi que tout le monde doit avoir la même expérience du produit, je serais forcé de conclure que tu n'as jamais consommé de
codéine
!
(En plus tu te contredis complètement d'une ligne à  l'autre, je vois mal comment ou serait supposés admettre que c'est pareil pour nous.)
Steve : "triper, être euphorique, toutes ces conneries qui mène à  l'abattoir et à  l'échec social"
Non mais sérieusement! Tu veux la liste des artistes qui consomment? Hommes d'affaire? Banquiers? Avocats? Traders? Ministres? Milliardaires? Non mais c'est quoi ça?!? Ton cliché est complètement con (je m'excuse j'ai cherché mais j'ai pas d'autre mot là ) et juste archi-faux! Je veux dire y'a qu'à  allumer la télé pour ne voir que des contre-exemples à  la pelle. (J'ai pas de télé mais y'a un sacré paquet de consommateurs qui sont juste l'archétype du succès social même si moi j'adhère pas spécialement à  cet idéal).
Bon tu as encore prophétisé. Et apparemment tes prophéties parlent d'un univers parallèle mais n'ont rien à  voir avec le monde dans lequel moi je vis. Donc tu me permets de pas les prendre pour argent comptant ou je dois en plus te remercier et en redemander?
Steve : "ça s'appelle une dérive sectaire"
P*****!! J'ai failli avaler mon clavier! Y'en a qui manquent pas d'air dans la catégorie j'inverse les rôles! Le sans-gêne à  l'état pur!!!
Dernière modification par Syam (28 juillet 2016 à  00:03)
SteveJordanrider
28 juillet 2016 à 04:52
désolé de t'avoir mis dans cet état là , je pensais pas ..
Pour combattre le fascisme, on utilise tragiquement un autre fascisme.
Je ne milite plus pour la libéralisation, la
légalisation
, etc.. j'arrête mon combat.
J'estime dorénavant qu'il y a d'autres priorités, des gens vraiment dans le besoin qui ont besoin d'autres gens qui ont la tête sur les épaules.
Je ne serais pas étonné que tu sois un de ses modérateurs, et j'ai bien compris que c'est interdit de te contredire.
La seule prophétie que je peux faire, c'est celle de la voie que je choisi qui me semble plus saine que la tienne.
L'idéale serait qu'on puisse assimiler un peu de tes idées et un peu des miennes, mais ça désolé, je ne pense pas que vous méritez de savoir comment faire.
Tu défends les premiers pas avec la
codéine
où tout semble enfin plus simple, l'existence, les questions "qu'on peut se poser sur la comète" (pour reprendre l'expression d'un flic que je ne suis pas) sont finalement des trous cérébraux bien bouchés avec le produit.
J'essai seulement te transmettre le point de vue de celui qui veut pas finir toute sa vie avec la
codéine
. A un moment donné, j'ai bien dû franchir le cap et reconnaître que j'ai joué au con.
L'humilité ça s'apprend
Bonne chance
Dernière modification par SteveJordanrider (28 juillet 2016 à  04:54)
away
28 juillet 2016 à 09:06
Bonjour Claire,
alors, comment ça va ce matin ?
Et ce RDV ?
Bonne journée
Away
Syam
28 juillet 2016 à 09:38
Steve : "j'ai bien compris que c'est interdit de te
contredire
"
Finalement ta seule stratégie est d'agresser tout le monde avec ton dogme et ensuite de jouer la victime en accusant l'autre d'avoir commencé et d'être dogmatique. C'est pas ce que j'appelle "
contredire
" Steve, c'est ce que j'appelle faire suer le monde. La contradiction j'aime. En revanche la sophistique la plus grossière (car oui c'est grossier ce que tu fais) pour imposer ses certitudes aux autres n'a jamais aidé aucun débat. Bref je te le dis : niveau contradiction (utile) tu es
nul
. Tu n'as rien apporté nulle part et j'ai pas l'intention de te laisser faire passer tes vessies pour des lanternes (ton agression caractérisée pleine de certitudes pour un vrai argumentaire plein de tolérance). Ca passe pas avec moi et dans la catégorie prophétie, si je devais comme toi m'improviser prophète, je dois te dire que j'imagine mal que tu aies jamais le moindre succès avec ce genre de méthodes.
Mais si un jour tu as envie de réellement contredire, débattre avec des vraies idées, tu pourras revenir, je ne connais pas la rancune même avec ceux qui ont été grossiers avec moi dans le passé.
Steve : "c'est celle de la voie que je choisi qui me semble plus saine que la tienne"
Viens la prendre à  ma place la douleur et ensuite on verra ce que tu en penses de ma consommation. Les conseilleurs sont pas les payeurs, et tu es pas mon médecin, en fait, ce genre de remarque est tellement déplacée, inconsciente et irrespectueuse que personnellement je trouve la modération d'une patience inouïe (malgré ta diatribe enfiévrée). Si ça tenait qu'à  moi, un type qui fais ce genre "d'exercice illégal de la médecine" spontané sur mon forum, je lui coulerais le bec sans réfléchir plus longuement. C'est tout à  leur honneur d'être plus patients que moi!
Si je ne connais pas la rancune, je connais en revanche le bon sens et pour le moment
tu as suffisamment pollué ce fil de discussion
, alors non je ne suis pas modérateur, mais je te demande quand même instamment de mettre fin à  ta mascarade, tu sais, l'archi-minimum de respect et de bonne conduite, l'élémentaire courtoisie d'arrêter de vomir sur les autres une fois que tout le monde t'a pris sur le fait.
Comme par exemple avec le dernier recours des incompétents, ton "désolé de t'avoir mis dans cet état là "... Ben voyons, en plus d'être intolérant je serais donc un colérique incapable de se contrôler :) Et le mec ose appeler ces techniques de la "
contradiction
". Ils doutent de rien les touristes cette année...
Dernière modification par Syam (28 juillet 2016 à  10:45)
Caïn
28 juillet 2016 à 10:43
Au moins Saint-Joker a su prendre les choses avec humour, c'est souvent la bonne solution quand les tensions s'exacerbent.
Et puis ça nous évite l'étalage de ces pseudo-vérités que tu nous assènes avec un ton pontifiant Steve. Syam t'a parfaitement répondu, je ne vais pas insister.
Je tiens simplement à  exprimer une impression, peut-être fausse, qui m'est venue. En espérant que tu y voies une volonté de t'aider plutôt que de nourrir la polémique.
Tu nous dis qu tu prends de la codé uniquement pour ne pas être en manque, que tu n'y trouves aucun plaisir, ben moi je n'y crois pas. Je crois que tu y trouves un plaisir coupable (en tout cas par toi culpabilisé), que tu t'efforces de le nier pour ne pas te reconnaître parmi ces toxicos dont tu te fais une image si caricaturale. Tu es une sorte de "honteuse" de la toxicomanie. On l'est tous plus ou moins à  un moment ou à  un autre parce que ça prend un temps infini d'avoir de soi une image à  la fois juste et fidèle à  notre nature profonde.
Si vraiment tu ne trouvais aucun plaisir dans un produit dont tu penses le pire, ça fait longtemps que tu aurais trouvé la ressource d'affronter les quelques jours (voire quelques semaines) de manque pour retrouver cet état si "sain" si "équilibré" dont tu nous parles.
Claire2015
29 juillet 2016 à 14:28
Hello tout le monde,
Merci de prendre de mes nouvelles :-)
Mon rdv chez le psy s'est bien passé, il n'a plus été question d'hospitalisation dès que je lui ai dis que j'étais à  7 jours révolus d'abstinence (et aujourd'hui 8 !!). Pour l'instant, il a décidé de ne pas me mettre sous anxiolytiques. Je ne le revois plus avant fin août, il part en vacances, donc il m'a dit que si dans 15 jours, l'agitation permanente que je ressens et qui m'empêche de dormir était toujours aussi forte, je devais me faire prescrire par mon généraliste des anxiolytiques, mais il a bien précisé : pas des benzos.
Au niveau moral et détermination ça va de mieux en mieux, l'habitude commence à  disparaître. Ce n'est plus la première chose à  laquelle je pense en me réveillant ( c'est devenu la 3ème chose à  laquelle je pense ahah)
Par contre, mes dents ne me laissent pas de répit. Mes interventions ont mené à  des complications plutôt douloureuses, je n'en suis toujours pas sortie. Ce matin, ma dentiste devait procéder à  l'extraction de ma dent mais elle n'a pu en enlever que la moitié (!!!) après avoir interrompu notre séance pour que je puisse prendre de la cortisone, mais cela n'a rien changé. L'infection est telle que j'ai trop mal, elle ne peut pas arracher la dent. J'ai de nouveau rdv lundi pour finir le taf (allelujah! ), et en attendant j'ai un trou beant au milieu de la bouche.
Vu la douleur je me suis dit que j'étais foutue et que j'allais retrouver klipal et compagnie ... Donc j'ai tout balancé à  ma dentiste: ne me mettez pas sous médicaments codeinés, j'ai du mal à  en décrocher. Elle m'a dit ok, seulement doliprane.
Maintenant il ne me reste qu'à  serrer les fesses en espérant que la douleur ne batte pas des records.
AU PIRE, j'ai une ancienne ordonnance pour de la
lamaline
, je n'en ai pris qu'une seule fois et je n'ai pas noté d'effet de "défonce" particulière, je me dis que je pourrais peut etre me rabattre sur ça (à  doses thérapeutiques uniquement) si la douleur est trop forte. Est ce que c'est l'idée de merde du siècle d'après vous, et vaudra t il mieux reprendre de la
codéine
si je ne peux pas faire autrement pour mes douleurs ?
Merci d'avance pour vos conseils avisés.
J'espère que vous passerez tous une bon WE
Claire
Mister No
29 juillet 2016 à 14:47
Est ce que c'est l'idée de merde du siècle d'après vous, et vaudra t il mieux reprendre de la
codéine
si je ne peux pas faire autrement pour mes douleurs ?
Il vaut mieux éviter surtout si ton
sevrage
est tout frais ou en cours, m'enfin, si tu restes sur une dose thérapeutique et qu'elle est utile contre la douleur et que c'est très passager, tu peux calmer ta douleur au risque de réenclencher des symptômes de
sevrage
ou de le faire durer un peu plus. Tu pourras prendre ce que tu veux ensuite dans un cadre théra sans enclencher à  nouveau le mécanisme, mais là , c'est frai, au risque de devoir choisir entre une douleur et une autre. Ce n'est pas dit non plus... Une dose thérapeutique de
lamaline
, ça peut aussi bien le faire, je crois qu'il existe différents dosages, en plus la synergie avec la
caféine
augmente le potentiel antidouleur.
Paracétamol
bien entendu et il ne faut pas attendre d'avoir mal à  nouveau pour en reprendre.
Si j'osais, je dirais serre les dents encore quelques temps, bon, j'ose, c'est comme ça qu'on me reconnait.
Bon courage.
Claire2015
29 juillet 2016 à 15:20
Merci MisterNo,
Après quelques heures qui ont passées, j'aurais tendance à  penser la même chose. Je pense que mes douleurs sont une fausse alerte, simplement la réaction de ma bouche au massacre de ce matin. Quelque chose que je vais pouvoir gérer avec du doliprane donc.
Je vous tiens au courant, en attendant ça fait 8 jours et un quart YEAH !
Mister No
29 juillet 2016 à 15:54

   
Caïn
29 juillet 2016 à 16:42
bon, j'ose, c'est comme ça qu'on me reconnait.
Mister No, j'avoue que celle-là , si on mettait du vert sur les vannes, je t'étoilais direct.
Claire, la
lamaline
c'est de l'
opium
, tout dépend des dosages bien sûr, mais le produit est costaud. Be careful ! Sauf si, comme je le disais précédemment, la douleur est insupportable. Si tu tiens jusqu'à  lundi, adieu la dent et les douleurs qui vont avec !
Bravo à  toi. Je dirais que si tu as retrouvé le sommeil, tu as tourné la page.
Biz,
C.
Syam
29 juillet 2016 à 16:49
Lamaline est très peu dosée en
opium
, une habituée des klipal risque de pas voir la différence entre
lamaline
et
paracétamol
seul donc tant qu'à  y être autant rester à  ce dernier si c'est supportable. De toutes façons pour arriver à  faire taire une douleur de dent avec des
opiacés
il faut s'assommer littéralement donc je recommande tout ou rien.
away
29 juillet 2016 à 18:18
Bonsoir,
Claire c'est cool, ça se passe bien.
Par contre, je te dirais quand même d'éviter la
Lamaline
.
Au risque de paraître affreusement léger, tu as rssayé l'ibuprofene pour tes dents ?
Bonne continuation
Away
Dernière modification par away (29 juillet 2016 à  18:19)
Claire2015
29 juillet 2016 à 19:23
Salut Away,
C'est bien là  tout le problème, l'ibuprofène est contre-indiqué dans mon cas (risque d'aggravation de l'infection), ainsi que l'aspirine,sinon c'est la boucherie.
Bon je me suis affolée, le doliprane*** suffit pour l'instant.
J'ai tellement déjà  SOUFFERT des dents que je panique rapidement :-/
*** et à  dose maxi recommandée, pas plus !!
Dernière modification par Claire2015 (29 juillet 2016 à  19:25)
YourLatestTrick
30 juillet 2016 à 07:53
Salut Claire !
Pour  bien connaître les douleurs dentaires, je me dis que tu as une sacrée détermination pour t'infliger parallèlement un
sevrage
cold turkey de codé !
Comme tu le dis, le
paracetamol
va être ton meilleur ami, puisque si on enlève les
opiacés
/opioïdes, ainsi que les anti-inflammatoires -steroidiens ou non- de la liste des antalgiques médicamenteux, tu n'as pas une foule d'options...
Après, y'a toujours des petits trucs qui peuvent plus ou moins apaiser, temporairement, comme une poche de glace...
Pour l'anecdote, dans la même situation, pendant les pics de douleur, je me faisais des infiltrations de lidocaïne ! Pas très malin, mais j'en aurais pleuré de soulagement
Pour ce qui est du
sevrage
, tu as déjà  franchi une sacrée étape ! Maintenant,  tu devrais commencer à  retrouver des forces ; un des enjeux, ça va être ta capacité à  employer ces forces pour te procurer du bien-être, du plaisir, par des moyens autres que la codé  (puisque c'est ton désir).
Une chose est certaine : le temps peut être un allié precieux ! Il n'est pas rare de constater que ce qui paraît infaisable, inenvisageable aujourd'hui, semblera vraiment plus simple le lendemain.
Pour te donner un exemple, je suis aujourd'hui sous métha, mais j'ai passé plusieurs mois  sans aucun prod, en début d'année. Vers le milieu du troisième mois, j'ai constaté que j'étais enfin capable de passer 24h sans penser à  me droguer, et surtout, que j'étais capable de mener ma vie sans l'aide des drogues. Bien sûr, ça fait du bien à  l'estime de soi. Par contre, en être capable ne signifie pas que j'en aie envie, au fond ; donc j'ai repris les consos. Mais cette expérience, de vivre un peu sans produits a vraiment changé mon regard sur mon rapport aux drogues.
Courage et prends soin de toi, pas trop de souffrances évitables,  je t'en prie !
Dernière modification par YourLatestTrick (30 juillet 2016 à  07:59)
Syam
30 juillet 2016 à 08:31
J'avais déjà  signalé que la douleur de dents peut se diminuer avec le
tabac
en poudre (d'abord cela fait davantage de douleur pendant 30 minutes, puis après ça apaise considérablement) ensuite il y a aussi le Tulsi / Tulasi (une herbe proche du basilic) qui est très efficace. Parfois la propolis peut être utile pour éviter que la vie bactérienne vienne remuer le couteau dans la plaie.
YourLatestTrick
30 juillet 2016 à 09:11
Merci pour l'astuce Syam, du coup pour le
tabac
, tu peux prendre du
tabac
à  rouler par exemple ? Le réduire en poudre et appliquer sur la dent c'est ça ?
Syam
30 juillet 2016 à 11:50
Oui. C'est une vieille recette connue en Inde, que j'ai essayée, c'est aussi antibactérien donc c'est pas juste un antidouleur qui cache le problème, ça prévient aussi une aggravation éventuelle (dans une certaine proportion seulement). Techniquement on peut même traiter une carie de cette façon jusqu'à  guérison, c'est sans doute pas conseillé par les dentistes parce que sans suivi, des complications sont possibles certes, mais si un jour on n'y a pas accès, c'est quand même bon de le savoir.
J'ai pas cité le clou de girofle parce que tout le monde connait, mais c'est idéal (la poudre) en mélange au
tabac
pour mettre sur/dans le trou de la dent et facile à  trouver au rayon épices.
Pensez quand même à  avoir une bonne hygiène, à  éviter le sucre totalement (même caché) et à  consulter évidemment.
Dernière modification par Syam (30 juillet 2016 à  16:15)
away
30 juillet 2016 à 18:29
Bonsoir Claire,
Je n'y ai pas pensé ce matin mais Bravo pour tes 8 jours, vraiment bravo. Continue, tu t'en sors très bien.
Pour tes dents, Syam semble être aussi de bon conseil dans ce domaine, tu as donc une nouvelle possibilité.
Fais bien attention à  ton mental, bon WE à  toi.
Amicalement
Away
corbac
31 juillet 2016 à 03:08
Salut! Enfin les fameux remèdes de <grand mère >
Merci.
Corbac!
Claire2015
02 août 2016 à 16:27
Salut,
Des nouvelles de mon
sevrage
. 12 jours révolus ce matin.
Je ne dors toujours pas, ou très mal, même si je ressens moins d'agitation en journée, la nuit c'est assez terrible.
Aujourd'hui gros coup de mou, grosses angoisses, envie de rien faire, culpabilité puissance mille, recomptage de mes échecs passés et la sensation de devoir tout envoyer chier.
Et la sensation terrifiante dont parlait Caïn: je suis passée au travers sans trop de mal, je l'ai fait, ça fait presque 2 semaines, et si je me défonçais juste une petite fois ???????? Est ce que je verrais la différence?
Bonne journée à  tous :-)
Claire.
franck.pharma
02 août 2016 à 18:50
La
codéine
sert à  soigner des milliers de personnes qui souffrent. Et qu'elle soit en vente libre ou sur prescription ne change rien au fait que le pharmacien peut prendre la décision de refuser de délivrer à  tout moment si c'est nécessaire, même si le patient a une prescription.
away
02 août 2016 à 19:00
Bonsoir Claire,
concernant la question que tu te poses, si tu le fais (consommer une fois), il se peut (comme ce fut mon cas) que tu culpabilises encore plus car cette entorse va te pousser là  dedans(la culpabilité) et que tu te dises, merde après 12 jours d'efforts, une petite défonce et tous mes efforts réduits à  néant.
Tu es sur la grosse partie "ennui, déprime, doutes" ; c'est difficile je sais à  traverser mais tu peut y arriver.
Amicalement
Away
corbac
02 août 2016 à 19:02
Salut!
C'est maintenant la deuxième étape, résister aux pulsions de consommations.
Pour moi c'était dingue, d'une seconde à  l'autre je remettais tout en question...
Je me battais mentalement pendant des heures pour presque (ou pas!) craquer en un instant, comme si j'avais baissé ma garde.
Tout est dans le mental et il faut se méfier(de soi même peut être)
Bon courage.
Corbac
YourLatestTrick
03 août 2016 à 23:39
Oui c'est impressionnant les stratégies mentales qu'on peut mettre en place pour s'autoriser un "écart". Je me rappelle,  tu retournes le problème dans tous les sens pour la même conclusion : "d'une part c'est mieux que je n'en prenne pas, et de l'autre, j'en ai pas franchement besoin..." alors d'un coup, j'arrête de réfléchir, je me met en pilote automatique, et je vais chopper de la codé... :)
Claire2015
12 août 2016 à 14:02
J+22
Pas de rechute, le moral est moyennement bon.
La 2ème semaine je l'ai passée dans mon lit car j'étais trop fatiguée, et je m'en foutais.
Cette semaine la fatigue est moins intense, j'ai l'énergie qu'il faut mais je n'arrive pas à  me mettre en mouvement. Tout me semble insurmontable d'avance.
Je ne ressens plus de symptômes physiques,( sauf que je tremblote des jambes en permanence et que je dors toujours très mal )  mais psychologiquement c'est dur.
J'essaie de passer des moments agréables avec mes proches mais j'ai du mal à  en profiter, je m'ennuie très vite, et j'ai hâte de rentrer chez moi. Pendant ces moments j'ai l'impression de ne plus arriver à  profiter, me réjouir, j'ai l'impression que la vie sans
codéine
est moins intéressante.
Ce qui me retient de craquer c'est une espèce de dégoût envers le produit;quand je revois les montagnes de cachets que j'ai pu avaler ça me dégoûte; et après 3 semaines d'abstinence je pense que la
codéine
me rendrait malade au lieu de m'apaiser, et la perspective des nausées ne me manque pas du tout (j'en avais très souvent quand je consommais).
Je me demande si c'est un état permanent à  vivre en tant qu'abstinent ou est ce que ça passera ?
Est ce que j'ai vraiment envie de me passer de la
codéine
? Non. Mais il semble que je ne suis pas capable de contrôler ma conso et que je me mette en danger ( trop de
paracétamol
) donc je ne peux plus en prendre.
Bises à  tous, j'espère que vous passez un bel été :-)
Claire
corbac
12 août 2016 à 16:30
Salut claire!
Di donc tu peux être fière de toi et je t'encourage à  continuer de sortir pour te changer les idées...
Quand j'étais plus jeune,je faisais du roller ,et bin du coup quand arrêter la
codéine
j en ai racheté!!
Et je m'éclate bien avec ma copine.
Essaye de voir si tu n'as pas mis un projet ou une passion de coté...
C'est le moment!!!
Courage.
Corbac
Syam
12 août 2016 à 20:27
Non claire c'est pas l'état sans prod, c'est l'état du manque psychologique étendu (
http://www.psychoactif.org/psychowiki/i … m=similard
). Te forcer à  sortir et te changer les idées n'est pas supposé apporter un apaisement immédiat, mais c'est bien ce qu'il faut continuer à  faire : ça finira par payer en retrouvant les motivations simples :)
Dernière modification par Syam (12 août 2016 à  20:27)
Caïn
19 août 2016 à 12:19
Syam,
C'est une question sémantique. Moi je pense qu'il s'agit de retrouver le goût de la vie sans prod, et c'est très compliqué quand on a derrière soi tout un passé (un passif ?) de sensations agréables liées à  la prise d'
opiacés
. Durant les une ou deux semaines qui suivent l’arrêt, on est tendu vers un objectif (mettre un terme à  la conso d'opis). Une fois qu'on l'a passé, cette énergie n'est plus mobilisée. Peut-être faut-il à  ce moment-là  se fixer un autre but ?...
JFKwasmurderedbyCIA
20 août 2016 à 07:59
Bonjour les cousins, j'suis du Québec. Je compatie avec le OP, ici au Canada on a des
Codéine
-Contins (50,100,150,200mg) pour etre pris au 12 heures, et mon dentiste spécialiste de la machoire et du syndrome de l'ATM, m'a mis sur un régimen de C-Contins 150 puis 200mg, avec un anti-inflammatoire peu connu, éclipsé par le méga lobbying de Pfizer pour le Celebrex, connaissant les risques vraiment dangereux de celui-ci, j'ai demandé d'avoir du Meloxicam (Mobicox au canada,mais j'ai le générique et il m'a aussi prescrit une Percodan ou 2 aux 6 heures si la douleur refesait surface durant le jour, il ne pouvait pas m'opérer, le x-ray qu'il a pris indique qu'il y avait entre 4 et 8% qu'il me
coupe
ou endommage un nerf tellement cette machoire et les nerfs qui sortent tous par là  était configuré dans ma tête, alors, anti-inflammatoires-opiacés et infiltrations de cortisone aux 6 mois, mais en 2009 soudainement il prends sa retraite, le seul maxillofacial dans ma ville, les 3 autres sont a 40-50 minutes de conduite, et j'ai donc cherché a travers de mes contacts de
cannabis
quelqu'un qui vends des "morphines", c'est un histoire pour un autre post) en plus des pilule de
codéine
30mg avec rien d'autre comme ingrédient (seulement obtenus ceux-là  pour une toux extrême qui me causais une costochondrite (inflammation de la viande entre les côtes) et ca faisait vraiment mal, j'avais emmener les produits que j'utilisais, si tu es a l'urgence, il faut ici que tu montres que tu as tout fait pour t'aider seul avec de te présenter là . Les syrops contre la toux dans les allées me sont tous inutile, de même pour les comprimés, je ne tolère pas du toute le
Dextromethorphane
, ca me donne diarrhée et une sensation bizarre comme si mon squelette voulais sauter dehors de mon corps.
Donc mon dossier à  ma pharmacie, c'est indiqué que je ne tolère pas le
Dextrométhorphane
. Alors la jeune docteur qui a vu que je faisais cqui fallais pour ma bronchite+grippe, quand j'ai dis rien  fonctionne pour la toux! Même pas eu le temps d'explique le DM me fait pas, elle dit (ce qui marche c'est la
codéine
ou l'hydrocodone. J'ai dis c'est vous qui le savez! (même si j'étais très heureux malgré mon été d'entendre que j'allais avoir une prescription de
codéine
ou d'hydrocodone en pilule, je lui ai dit que j'ai déjà  été prescrit les syrops dans le passé mais elle ma répondu les comprimés sont moins cher. Ce fut des
codéine
30mg, aucun autre ingrédient. L'hydrocodone est encore plus efficace et le syrup goute comme de la tarte au cerise, je sais pourquoi il font que les syrops dans les rangés soit dégeulasses et je prends toujours l'option comprimés toute de suite a côté quand je veux quelque chose avec de la
Doxylamine
..qui est rendu vraiment rare au Canada, 2 produits seulement l'ont mais c'est pour un autre jour..
Ici les dentistes lorsque votre douleur est vraie et qu'il vous fabrique une prothèse pour les dents du haut pour empêcher de grincher des dents la nuit, il faut vraiment avoir une extrêmement bonne relation avec votre dentiste pour avoir autre chose que 'va t'acheter des tylenol #1, demande au pharmacien(cienne), pas besoin de prescription, ouais mais ils ont 8mg de
codéine
, une vraie farce, je n'ai jamais senti aucun effet avec la
codéine
en bas de 90-100mg a la fois. Il m'a dit aussi achète toi le naproxen (anti-inflammatoire), tu peux l'avoir sans prescription maintenant en demandant au pharmacien comme les tylenols #1. Mais avec mon ancien dentiste, pas le spécialiste, le dentiste ordinaire, avant que je change de ville me connaissait depuis que j'avais 4 ans, alors il m'a prescrit des Dilaudid (hydromorphone) 1mg et 2mg 3 ou 4 fois mais après ca il ne voulait plus, en tout case, fallait que temps se passe. Beaucoup de dentiste ont recours au dilaudid ici au lieu de la
codéine
, l'
oxycodone
(souvent les dentistes choissisent le Percodan qui est 5mg
oxycodone
et une dose normale d'aspirine en un comprimé). Mais jamais un dentiste ordinaire aurait pu me rendre accroc aux
opiacés
, c'est arrivé car c'était nécessaire (il ne voulait pas d'opération et il y avait d'autres traitement, le meloxicam, les infiltrations.
La
codéine
est l'opiacé le plus faible, attendez, le
tramadol
est un opioid qui agit comme un opiacé et est aussi un antidepresseur IRSS. Les docteurs aux Canada ne l'aime pas beaucoup, aux états-unis, aux UK et en Australie il le donne comme du bonbon, car il a plusieurs fonctions en meme temps pour la douleur...moi je call BS et dis que c'est parce que pour les psychiatres et docteurs ordinaire, le plus de gens sur les RISS (je ne sais pas si c'est le bon terme, je parle des SSRI (Paxil,
Prozac
, Celexa etc.)
Moi ca été difficile quand avec toute les preuves en mains que j'avais besoin de soins, les docteurs qui prennent les sans rendez-vous a moins que vous vous etes blessé vraiment mal au travail ou autre, oublié même une prescription d'Empracet 15mg/300 (Empracet est le nom ici pour les combos tylenol et
codéine
, les tylenols #1-2-3-4 existe encore, mais sous forme générique Ratio-Lenoltec, une fois j'ai une prescription que je pensais allais être des Empracets 30mg/300mg en parlant a un autre Maxilofacial dans la ville voisine, et il a dit ouais depuis que ton spécialiste a pris sa retraite, on est dans le jus a notre bureau, je ne peux meme pas te fixer de rendez-vous, mais je vais te faire une prescription par telephone, et ouais, meme chose que les Empracet sauf qu'ils contenait de la cafféine, prendre une dose respectable pour moi de
codéine
, sans tolérance, est 120mg, 4x30mg, mais la cafféine, donc j'évite a tout prix (TDAH) en plus qu'elle a un effet anxiogénique pire que la prescription de Dexédrine que j'avais dans ma dernière année avant l'université et en suite pour 5 autres années pour la Maitrise. Cela m'a rendu hypersensible aux stimulants, j'ai un pouls au dessus de 100, souvent...
J'ai pas tout lu le post, ce que je vais faire plus tard, mais moi jme suis mis dans la merde quand les docteurs qui prennent sans-rendez vous aide pas du tout, et à  l'urgence, il m'ont aidé quelque fois, prescriptions d'
oxycodone
5mgx30, aucun renouvellement, pareil avec mon nouveau dentiste qui me dis que les "tylenol 1 avec 8mg de
codeine
et naproxen) devrait arrêter la douleur qui me fait mal comme si quelqu'un me "stabbais" dans la tempe gauche et twistais tout ça vers l'oreille. J'ai trouvé quelqu'un qui travaillais en construction et qui était invalide du a 43 ans de labeur intensive, il a participer a des projets vraiment difficile comme la fabrication du pont Pierre-Laporte à  Québec et à  la fin de sa carrière, a participé aux nouveaux barrages hydroélectriques, a nouveaux nous avont avoir les plus gros, 5 en chaîne, il a travailler 2 ans sur ce projet de 15 ans et pris sa retraite est prescrit tellement de chose, je ne le nommerai pas pour l'instant, mais c'était comme Charlie à  la chocolaterie et j'avais le tiquet doré.
Une fois que j'aurais lu tout le post (je viens de me réveiller en pleine nuit et scruté le ciel pour les perséides), je donnerai mon avi au OP, mais être accroc a la
codéine
au point ou tu as des symptômes de
sevrage
sévère comme quelqu'un qui prend une 30mg d'HydromorphContin a tout les jours et est coupé..non, quand mon régime a été coupé de
codéine
-cont 200mg et de 1 a 2 percodan par jour quand mon maxiliofacial a pris sa retraite, jme suis senti un peu comme si j'avais la grippe pendant 3-4 jours, le vrai problème est la douleur intense du syndrome de l'ATM et du même côté un coup accidentel a causé une névralgie du trijumeau, en chevauchement, confirmé par mon neurologue même sans electromyogramme, le IRM est clair, ainsi que l'inspection des nerfs faciaux dont ils a fait; rien a coté de d'autre choses que j'ai vécu plus tard. 90% des cliniques dans ma ville sons sans narcotique, n'utilise pas le n20 pour endormir et ne prescrit jamais d'
opiacés
, aussi faible qu'il soit (style Empracet 30mg
codéine
/300mg tylenol). Quand j'ai mentionné que mon dentiste que j'ai eu toute ma vie me donnais des comptes de 20 Dilaudid 1mg (1mg dilaudid oral est très faible, l'
hydromorphone
étant détruite a 80% par le fois, la
codéine
est plus efficace, l'hydrocodone encore mieux, sans avoir besoin d'aller vers comprimés de
morphine
ou d'
oxycodone
. Parfois je souhaiterais être né allergique a la
morphine
(et donc a la
codéine
par défaut), ici l'option c'est du Demerol ou du Talwin, mais le Demerol gagne haut la main.
Dernière modification par JFKwasmurderedbyCIA (20 août 2016 à  08:15)
Chenille
23 août 2016 à 12:08
Hello Claire,
Je suis et je te suis et déjà  je tiens à  te féliciter pour les 22 jours clean.
Moi je suis à  J4 donc manque physique +++ et manque psychologique également.
Je compatis tellement à  ce que tu dis quand tu dis que la vie sans
codéine
est tellement fade, pas d'énergie, envie de rien et ouais vie inintéressante au possible quoi...
Que le manque fasse mal physiquement je peux le concevoir je l'ai déjà  vécu plusieurs fois et ensuite je reprenais car ma tolérance était plus basse donc le kiff encore plus gros mais là  je m'imagine vivre ainsi avec cette vie sans aucune réjouissance, ou tout est plat ou rien ne m'amuse bref...
Je te souhaite et t'envoie un courage infini et si tu veux qu'on reste en contact c'est bien volontiers, j'ai mon entourage qui est au courant mais sans l'avoir vécu on ne peut pas savoir la force qu'il faut déployer pour ne pas foncer dans la 1ère pharmacie...
Chenille
23 août 2016 à 13:52
Claire2015 a écrit
Mon psy dit qu'en tant qu'abstinente, je pourrai peut-être reprendre des médicaments
codéines
dans le cadre strict d'un traitement sans que ça me fasse replonger. Je suis sceptique quand même.
Alors je te mets en garde J'ai fais un
sevrage
par pallier accompagné de mon mari en février 2016 j'en ai chié autant que le
sevrage
à  la dure déjà  de un puis ensuite j'ai été consommatrice vraiment occasionnel genre une fois par semaine je me faisais un petit délire et c'était cool car bons effets vu que je consommais pas tous les jours puis le drame je me casse deux côtes fin mai 2016 et là  Efferalgan Codéiné tous les jours puis par dessus
Néocodion
, puis Makatussin (gouttes que tu trouve en Suisse) et j'arrive à  mes 800mg/jour jusqu'à  il y a 4 jours bref donc fais très très attention, je pensais pouvoir gérer la prise pour la douleur mais c'était trop tôt peut être ou je n'étais pas concentrée bref je pense que tu devrais éviter toutes prises pendant au moins plusieurs mois voire années pour éviter car tu replonge comme pour rire et du moment que tu t'en rende compte tu es de nouveau dans la merde jusqu'au cou...
away
28 août 2016 à 11:08
Bonjour Claire,
Alors, comment ça va ?
As-tu fini par laisser cette fatigue derrière toi ?
Niveau occupations ?
Pour ce qui est de ce qui t'a été dis par un médecin au sujet d'une "nouvelle" prise de
codéine
"dirigée " ; à  toi de voir mais surveille bien ton mental.
Bon dimanche
Away
Claire2015
08 septembre 2016 à 18:24
Bonjour à  tous,
Merci pour vos messages et encouragements.
Je suis à  48 jours de
sevrage
.  Je suis partie en vacances, et j'ai vraiment senti la différence.
J'ai presque tout oublié, je n'ai pas pensé à  la
codéine
, j'étais bien. Parfois le soir je me rendais compte que j'avais passé une belle journée et ça me redonnait confiance. L'état d'ennui et de lassitude fait bien partie du
sevrage
, et la vie n'est pas si fade sans la
codéine
.
Je suis rentrée cette semaine et j'ai revu mon psy.
Curieusement, je ne me sens pas de plus en plus forte au fur et à  mesure que mon
sevrage
dure. Je me sens toujours fragile et je sais que ce n'est pas encore tout à  fait derrière moi. Mon psy me dit qu'on va continuer à  faire le point tous les 15 jours, et dans 2-3 mois, on pourra espacer les séances si tout va bien, et se voir une fois par mois. Pas de prescription, pas d'anti-depresseurs, pas d'anxiolitiques, je n'ai rien. Je suis seule face à  moi-même.
J'ai été préservée pendant tout ce temps car j'étais au chomâge et n'ai pas eu à  affronter un stress particulier jusque là . Là  j'ai appris que mon plan boulot qui devait se concrétiser en septembre tombe à  l'eau. Grosse déception, mais je la surmonte sans
codéine
. C'est curieux comme sensation.
J'ai retrouvé de l'énergie, je suis moins fatiguée.
Les habitudes ont la vie dure. Le matin particulièrement au réveil, mes cachet de
codéine
me manquent physiquement, je le sens, comme s'il manquait l'élément essentiel à  mon petit déjeuner. Des réflexes me poursuivent, comme repérer les pharmacies alentours. Mais globalement je vais bien :-)
Chenille je te souhaite bien du courage. Où en es tu depuis ton message ?
Bonne rentrée à  tous et encore merci pour votre soutien :-)
Claire
Mister No
08 septembre 2016 à 18:29
Mon psy dit qu'en tant qu'abstinente, je pourrai peut-être reprendre des médicaments
codéines
dans le cadre strict d'un traitement sans que ça me fasse replonger. Je suis sceptique quand même.
Je confirme.
Et même de la
morphine
, ce que je ne te souhaite pas bien entendu. La dépendance iatrogène est très rare, y compris quand tu as déjà  eu un soucis d'addiction.
Le cadre d'une souffrance ne va pas forcément enclencher le processus qui t'a conduit à  prendre ton petit déjeuner parégorique. Il faut juste veiller à  respecter les doses et prendre le médicament pour la douleur et surtout pas en dehors pour le fun. Pour le coup, ce serait prendre de gros risques de rechute. Sinon, cela s'appelle un "extra" et c'est aussi très risqué ; il faut pouvoir s'accorder un cadre stricte et à  mon avis laisser passer le plus de temps possible après le
sevrage
.
Merci de donner des nouvelles !
Content que ça se passe bien globalement comme tu le dis si bien.
Dernière modification par Mister No (08 septembre 2016 à  18:32)
Caïn
09 septembre 2016 à 15:35
Pour le chômage c'est préférable quand tu es en plein
sevrage
et que tu sens que tu ne serais pas capable d'assurer au taf. En revanche, une fois la période difficile passée, un job peut aider à  changer ses préoccupations. Mais bon, si ça se trouvait à  chaque coin de rue ça se saurait. Ce que tu peux faire, c'est trouver autre chose qu'un job pour te changer les idées, genre du sport, des potes clean, un voyage à  préparer, un projet etc.
Claire2015
27 septembre 2016 à 12:39
Hello tout le monde
2 mois + 1 semaine de
sevrage
, et l'impression de ne pas en avoir fini, loin de là  !
En ce moment je suis vraiment angoissée, je passe toutes sortes d'entretiens pour du boulot, c'est donc très positif, mais je n'arrive pas à  m'en réjouir. J'anticipe les échecs à  venir (ça ne va pas marcher, ils vont me prendre puis mettre fin à  mon contrat après la période d'essai, je ne vais jamais tenir la pression du boulot ...) donc je suis enfermée dans une spirale de négativité très plombante, et la
codéine
me manque puissance 1000. Je n'arrive pas à  me détendre.
Je vois mon psy dans 2 jours, je me demande si je ne vais pas lui demander de me prescrire des anxiolitiques. Cela m'embête car j'aurai l'impression de ne pas réussir à  affronter les stress, peines, échecs de la vie de tout un chacun, toute seule, comme une grande. Et ça ne ferait que remplacer des cachetons par d'autres cachetons. Car le fond de mon problème est bien celui-là , comment arriver à  gérer mes émotions sans recourir à  une béquille? Je ne supporte pas d'être angoissée, je ne vois pas l'intérêt de vivre en étant angoissée, c'est une souffrance permanente.
J'ai suivi vos conseils, et en attendant d'être occupée par un nouveau travail, j'ai repris une de mes passions que j'avais laissée de côté depuis bien longtemps: le théâtre.
J'ai aussi multiplié les initiatives pour cette nouvelle année: bénévolat dans une structure culturelle, reprise du sport, ..
Cela fait du bien mais c'est également une source d'angoisse: comment tout gérer en même temps? Vais-je réussir à  tenir mes engagements ?
Bref, la
codéine
me l'avait caché pendant longtemps et je me découvre complètement névrosée.
Pour ceux qui sont en
sevrage
, comment ça se passe pour vous? Où en êtes-vous?
Bonne journée à  tous !
Claire
away
27 septembre 2016 à 13:59
Bonjour Claire,
je suis content que tu donnes des news.
Dans ton message je ressens de la crainte et toujours cette culpabilité latente ; tu as besoin de confiance (tu as déjà  une volonté de fer ; perso je n'ai jamais réussis à  arrêter en CT plus de 10 jours, enfermé ou pas).
Claire je sais, c'est très dur.
Quand tu penseras avoir trouvé ta "nouvelle vitesse de croisière" dans ta vie, tu pourras te demander si ça en valait la peine ou pas de l'avoir fait, et en fonction de ça tu pourras alors de nouveau ajuster (avec une aide médicamenteuse ou non et sans la moindre culpabilité) les variables de ton existence vers ce qui te convient le mieux à  toi.
Ne te trompe pas de direction, que cherches-tu au final ?
A ne plus rien consommer du tout où à  trouver ta zone de confort de vie usuelle ?
Je crois que c'est LA question.
Bon courage, persévère (si tel est ton choix).
Amicalement
Away
Dernière modification par away (27 septembre 2016 à  14:10)
Claire2015
29 septembre 2016 à 13:28
Salut Away,
Merci pour ta réponse.
Tu as raison, c'est vraiment dur. J'ai l'impression que 3 années d'émotions remontent d'un seul coup, sans prévenir, à  n'importe quel moment.
J'ai vu mon psy ce matin, j'avais jamais été aussi impatiente de le voir. Vu mon état actuel (angoisses +++ et crises de larmes) il m'a mis sous Atarax (25mg le soir pour réussir à  m'endormir) et
Seroplex
5 mg pendant 3 jours et ensuite je passe à  10mg.
J'ai donc remplacé des cachetons par d'autres cachetons, ce que je voulais éviter idéalement, mais là  je dois dire que j'en ressens vraiment le besoin.
J'attends encore une ultime confirmation, mais normalement je reprends un boulot la semaine prochaine. Au lieu de m'en réjouir je suis au fond du trou, j'ai peur de ne pas être à  la hauteur. Du coup j'angoisse d'être angoissée, c'est à  dire que je me rends compte que je ne serai pas au top de ma forme pour commencer et que ça a effectivement des chances de mal se passer si je suis au bout du rouleau avant même de commencer ... !?! Donc je suis sous
AD
+ anxio et ça m'angoisse aussi, je n'ai jamais rien pris d'autre que de la
codéine
avant ça, et j'ai peur que ça me rende amorphe, inefficace ....
Bon là  j'ai 4 jours devant moi pour voir comment je vais réagir au traitement, ça me rassure un peu.
Je suis à  70 jours de
sevrage
et c'est une idée fixe dans ma tête: je ne reprendrai pas de
codéine
. Je ne supporterai pas de m'infliger à  nouveau ces souffrances, car là  ça serait l'autoroute de la culpabilité et c'est bien mon plus gros problème.
Je vais mal mais globalement ça ne remet pas en question ma détermination, j'accepte mon
sevrage
et ses difficultés, je prendrai bien le temps de le faire à  fond.
Et toi Away? je ne sais pas grand chose de toi, as tu trouvé ta "vitesse de croisière" comme tu le dis si bien?
Bises,
Claire
away
29 septembre 2016 à 13:50
Salut Claire,
Je comprends (je crois) ; tu as ton idée fixe au compteur J70.
Ben moi, je suis à  12mg de
bupré
/jour qui me vont très bien (honnêtement il m'arrive de me faire des petites fêtes) mais globalement je prends mon traitement sérieusement.
J'ai de l'atarax 25 et j'ai aussi un truc contre le diabète (pré diabétique).
Ce n'est pas seulement mon foie qui y a gagné mais mon esprit tout entier (plus de Tour des pharmas de garde ou pas, de jours fériés, de kms de détour pour pas se faire griller trop tôt, de l'impossibilité d'en parler à  99,5% du monde, plus de trucs chelou pour pouvoir consommer...).
Je vis bien mieux.
Maintenant il y a aussi des personnes pour qui ca se passe moins bien, y a de tout aussi parmi nous.
l'atarax te fais du bien j'espère, le truc avec ca c'est qu'il ne faut pas lutter sinon tu risques d'être pas endormi avant quelques heures.
Tu es dans le dur, le très dur, vraisemblablement le pic de ton
PAWS
et tu résistes c'est très bien.
Souviens toi juste que nous ne sommes pas infaillible, y compris dans la volonté et qu'il n'y a pas de mal à  s'aider un peu.
J'oubliais, je suis sous sub depuis 3 ans, j'ai commencé à  2 ou 4mg puis 8, 10 et maintenant 12mg.
J'ai tenté une mise au point à  16mg mais je commençais à  me sentir trop
speed
et je suis donc resté à  12mg.
On ne métabolise pas tous de la même façon.
Je bosse dans le tertiaire, les gens ne pardonnent pas grand chose quand ils "apprennent "des choses sur (la rumeur aussi est une vraie saloperie) vous et ont la dent dure et acerbe contre toute forme de consommation de produits stupéfiants et pourtant ca tise un max et pas qu'à  la cantine, ca bouffe des antidépresseurs mais encore une fois, cela n'a strictement rien à  voir.
Par contre, j'ai bossé sur des sites où les collègues fument comme des oufs la clope et d'autres truffés de fumeurs de e-cig ( il y a de l'espoir donc!)
Je trouve que le monde du travail en général est dans l'obscurantisme absolu.
Je ne devrais peut être pas te dire ca car tu appréhendes (ma phrase d'avant) ; tu peux quand même trouver ta place, et à  persévérer comme tu le fais, tu y arriveras surement.
Mais bon, tiens bon, on y arrive à  l'agripper ce monde au bout d'un moment et en voiture Simone...
Go straight ahead
Je te souhaite bon courage, te fais une grosse bise.
Amicalement
Away
Ps : je suis suivi en
Csapa
Dernière modification par away (29 septembre 2016 à  18:59)
Syam
29 septembre 2016 à 14:56
Claire, à  cause du syndrome prolongé de
sevrage
, tu as une perception négative de toi, l'impression que tu seras nulle etc. Ce ne sont que des impressions dues au syndrome prolongé, en fait tu vas assurer pour ton nouveau travail, et peu à  peu toutes ces idées grises dues au syndrome de
sevrage
vont se diluer peu à  peu et disparaître. Tout ira bien et bravo pour ta détermination qui va finalement payer, tu peux être fière de toi (enfin tu pourras quand tu auras plus les idées grises)! D'ici là  prends soin de toi, les bons choix payent toujours à  la fin.
corbac
29 septembre 2016 à 16:11
Salut claire et syam et away!
Et oui tu vois tout en noir alors qu'il y a beaucoup de positif!
Travail en vue,abstinence réussi.
Force toi à¡ voir le bon côté des choses et rappelle toi pour quoi tu en est là .
Corbac
away
29 septembre 2016 à 18:52
Bonsoir Corbac et tous les autres.
Non je ne vois pas tout en noir dieu merci mais c'est mon opinion du milieu professionnel sur le sujet.
Ça correspond juste à  un passage de mon post / fin de la précision et du HS
Bonne soirée à  tous.
Away
Ps : je finalement repris et modifié la fin de mon message.
Dernière modification par away (29 septembre 2016 à  18:58)
corbac
29 septembre 2016 à 21:07
Oups je me suis mal exprimé de parlait de Claire !!!
away
03 octobre 2016 à 06:57
Salut Claire,
En ce lundi matin, si tu passes par là  donne-nous des News.
Bonne journée à  tous.
Away
Claire2015
06 novembre 2016 à 15:23
Salut tout le monde,
Away, merci pour ta sollicitude.
Je suis à  3 mois et demi de
sevrage
et on ne peut pas dire que ça se passe très bien.
J'ai recommencé à  bosser depuis 1 mois et j'expérimente des sensations jusqu'alors inconnues. Des angoisses insoutenables liées à  mon nouveau travail. Lors de ma première semaine de boulot, j'étais également dans ma première semaine de traitement
Seroplex
. L'angoisse a atteint un paroxysme affolant. Difficulté de concentration, nausées tous les matins, perte d'appétit, réveils et angoisses nocturnes, au point par exemple de me lever au milieu de la nuit et traverser la ville en bus de nuit pour aller vérifier que j'avais bien fermé la porte de mon lieu de travail .... Je pense que c'était en partie lié aux effets secondaires de l'
AD
, et je constate quand même que les angoisses sont moins puissantes depuis quelques jours.
Le premier mois de boulot était assez soft mais au mois de novembre on a une grosse deadline au 24 et je n'en dors pas la nuit. En même temps, je suis tellement contente de me concentrer sur un projet concret, d'avoir la sensation de participer, de me sentir utile. Ces moments-là  existent, même si le plus souvent je me sens bien inutile en fait ...
Le manque est toujours là , dans la tête. Au bureau, un soir où je faisais du rangement, je tombe sur quelques cachetons codéinés perdus dans l'armoire à  pharmacie. Un moment d'hésitation et puis non.
Par contre si je n'avais pas eu Atarax+Seroplex à  ce moment-là , j'aurai gobé ces cachetons, j'en suis certaine.
Je m'interroge sur mon rapport à  ces nouveaux médicaments qui me sont très vite devenus indispensables. Le matin au réveil, j'y pense immédiatement, je suis presque contente de me dire que ça ne va pas, mais que je vais etre soulagée (au moins un peu).
Par contre, comme avec la
codéine
, j'ai doucement commencé à  augmenter les doses ( je reste loin de la dose journalière maxi, mais je suis tout de même au-delà  de ce que mon psy m'a prescrit.)
J'attends avec impatience chaque rdv chez mon psy. Parfois j'ai l'impression que mon processus de dépendance s'est simplement déplacé ...
Autour de moi, les gens ne voient rien. Ils se réjouissent pour mon nouveau boulot, me trouvent en forme (alors que je suis simplement tellement stréssée que je semble très "vive"), me félicitent. Ils me disent que je gère, que tout va bien se passer. Quand j'entends ça, j'ai l'impression d'être un gros fake vivant et j'ai envie de piquer une crise de nerfs, et de passer par la fenêtre ou de me faire une orgie de
codéine
assez puissante pour ne jamais en redescendre, parce que j'ai trop trop trop mal à  l'intérieur. Mais je ne peux pas tout mettre sur le dos du
sevrage
, ça existait sûrement avant, et la
codéine
rendait le tout supportable.
J'espère que ça roule pour vous, où en êtes-vous Away, Syam, Corbac, Caïn, MisterNo?
away
06 novembre 2016 à 16:14
Claire salut,
merci de nous donner des news.
Tu es en souffrance ; tu es à  3,5 mois, toujours dans le dur.
Quand on a opté pour un choix radical, au bout d'un certains temps (significatif bien sur), quand on se retourne on se demande si on a bien fait ou pas ; s'il faut modifier entièrement où partiellement les choses.
Ok tu ne prends plus de codo mais tu l'as en tête au réveil et finalement ton traitement atarax/seroplex ne te convient pas totalement pour l'instant.
A de toi de voir si tu poursuis dans cette voie, en espérant que ton psychique et ton état de stress s'améliorent.
Tu sais ce que je pense des
TSOs
, je n'essaye pas de te convaincre mais te rappèle juste qu'ils sont là .
Si dans le temps cela continue de ne pas aller, il te faudra peut-être revoir tes choix.
La question est : l'arrêt de la
codéine
vaut-il tellement la peine si en toi tu es une cocote-minute qui risque de pêter un cable à  tout moment aujourd'hui ?
Bon courage, de tout coeur avec toi.
Amicalement.
Away
Dernière modification par away (06 novembre 2016 à  17:24)
corbac
07 novembre 2016 à 08:55
Bonjour!
Away explique bien les choses. Perso j'en suis à  7 mois de
suboxone
et à  part  2 jours en juillet, je tiens le cap.
Sympa de t'en soucier.
Biz,corbac.
Caïn
07 novembre 2016 à 10:16
Pour ce qui me concerne je suis passé de 2 mg à  1,8 mg de
bupré
générique, toujours en spray même si hier je me suis accordé un petit rail de 0,4 pour finir un taff important.
Donc ça va.
Pour ce qui te concerne, j'aurais tendance à  penser qu'un
tso
faiblement dosé (genre 2 mg
suboxone
) aurait un meilleur effet que ton
ad
, vu ce que tu nous racontes. Attention aussi aux effets à  long terme des
ad
.
Biz
corbac
21 janvier 2017 à 00:43
Salut Claire! Et bonne année!
J'espère que tu vas bien, et que les choses s'arrange bien pour toi.
Biz( aussi à  toutes les personnes de la discussion, Syam,Away....)
Dyson 0.9
21 janvier 2017 à 04:54
Force à  tous qui souffre de la drogue si on le veut on le peut !
filousky
21 janvier 2017 à 09:56
Dyson 0.9 a écrit
Force à  tous qui souffre de la drogue si on le veut on le peut !
Cela veut dire que ceux qui n'y arrivent pas n'ont pas de volonté ?
La volonté n'est pas une vertu et en aucun cas elle ne suffit à  parvenir à  ses buts. Je prends ta phrase comme une insulte : cela fait 45 ans que je vis dans le monde des drogues. Ma volonté existe et l'état général dans lequel je me trouve à  plus de soixante ans n'est pas du tout désastreux.
Si ma
volonté
m'a fait travailler sur moi, me lever le matin pour, me préparer à  manger quand je suis patraque, elle ne m'a jamais permis de me séparer de consommations un peu abusives d'
opiacés
, d'
alcool
, de
tabac
, de stimulants, de psychédéliques, de
cannabis
, j'en passe et des meilleures.
Ce qui m'a permis de reprendre le contrôle de mes consommations est un profond désir de vivre et ma volonté m'a juste permis de prendre contact avec la meilleure aide possible dans tous ces cas de figure (Héro,
Benzodiazépines
,
codéine
,
alcool
et le très difficile
tabac
).
Ces aides : Médecin, psychiatre,
csapa
, psychothérapie comportementale,
TSO
et ça fonctionne. Tout ce que j'ai entrepris "en force" dans le domaine de mes dépendances a été du temps 100 % perdu et une
culpabilité
de ne pas réussir bien négative.
Fil
Shaolin
21 janvier 2017 à 10:34
Tiens, au lieu de dire des conneries, lis plutôt ce petit texte écrit par Pierre, sur le "quand on veux, on peut":
Imagine... : ta famille te repète sans arret "mais quand tu veux tu peux", ta copine te repète mais "quand tu veux tu peux", les politiciens et autres bonnes ames "Sarkozienne" basent leur politique sur le "quand tu veux tu peux"....  et toi, tu n'y arrives pas. Tu essaies, tu rechutes, tu reessaies, tu re-rechutes... tu te paies une cure à  8000 euros la semaine chez le dr Waissman.........tu rechutes...et à  force de ne pas y arriver, la honte et la culpabilité du "demain j'arrete" commence à  régir ta vie.  Tout te rappelle que tu dois décrocher (parce que tu veux tu peux), meme si entre temps tu as oublié pourquoi (Ah si c'est parce QUE QUAND TU VEUX TU PEUX). Tu deviens beaucoup plus dépendant au "demain j'arrete" qu'a ta propre
came
. Tu es dans l'addiction à  ta propre honte et culpabilité de ne pas pouvoir décrocher...
Pour moi, c'est ça le "quand tu veux tu peux". Un raisonnement élitiste, destiné à  bien te mettre la tete dans la merde... et finalement encore plus le nez dans la poudre !
Claire2015
29 janvier 2017 à 17:12
Bonjour à  tous,
et bonne année qui j'espère démarre bien pour vous.
Pas mal de temps a passé depuis mon dernier post, et pourtant le
sevrage
est toujours en cours, et il s'en est passé des choses.
Je ne sais pas trop comment, j'ai passé la tempête du mois de novembre jusqu'à  ma fameuse deadline professionnelle du 24 avec beaucoup de difficultés, mais j'y suis arrivée.
Ce qui a suivi par contre je ne l'ai pas vu venir et je ne me l'explique pas.
J'ai rechuté. Début décembre j'ai eu une sorte de décompression intense, l'impression d'avoir "fait mes preuves" tant dans mon nouveau boulot dans lequel j'avais désespérement besoin de reconnaissance, que dans mon
sevrage
où, bien installée dans le confort de mon traitement
AD
, je ne ressentais presque plus d'angoisse. Pour la première fois depuis longtemps, je me suis dit "Ca roule ..."
Et puis la rechute. Une bête envie de me tester peut-être,ou d'auto-sabotage.
Je suis retournée à  mon ancienne conso, voire un peu plus par jour, depuis 1 mois.
J'ai menti à  mon psy. Mais je ne culpabilise pas. Je n'ai pas l'impression que tout est foutu. J'ai l'impression d'être dans une parenthèse ( certainement illusoire la parenthèse...)
Ma détermination est toujours là , j'ai toujours envie d'y arriver. On verra .
Et de votre côté ?
Amitiés,
Claire
away
29 janvier 2017 à 17:28
Salut Claire,
Très content d'avoir de tes nouvelles, tu ne postais plus.
Tu sais, ça peux pas toujours tomber tout cuit, tu chutes, tu te relèves...
Ça été mon cas pendant longtemps et avec la
codéine
comme toi.
Ce n'est pas si grave, à  partir du moment où tu ne te culpabilise pas et que tu gardes la tête froide, en vu de ton objectif final que tu arriveras à  atteindre à  un moment donné.
On est beaucoup à  passer / à  etre passé par là .
Bonne continuation (et essaye de donner des News avant 3 mois...)
Amicalement
Away
Dernière modification par away (29 janvier 2017 à  17:43)
corbac
30 janvier 2017 à 02:07
Salut claire. Une phrase que m'a dit le médecin du
csapa
:
La rechute fait partit du processus! Sympa que tu donnes des news, culpabilise pas  comme dit away.
Peut être pourrais tu prendre un rdv dans un
csapa
ou autre spécialiste des addiction pour avoir un échange et une écoute en plus de ton psy. Allez bon courage et franchement chapeau pour tout ce temps d'abstinence moi sans sub je n'y suis jamais arrivé!!!
Ps: En ce qui me concerne Je suis passé de 8mg a 6mg et ça se passe bien
ALPRAZOLAMAN
09 février 2017 à 09:23
Bonjour à  tous,
Je copie colle un de mes posts car je souhaite témoigner du
sevrage
à  la codo ! :
"Je me suis sevré de la codo, et j’espère que mon témoignage te donnera de la force dans ta démarche.
J'ai commencé la
codéine
il y à  5 ans .Après une migraine je suis allé voir en pharmacie pour demander ce qu'ils avaient de plus fort, résultat : MIGRALGINE ! Je sors de la pharmacie,j'avale deux comprimés sans eau, et 5 minutes après ouaaaaa je flottais limite trop content de la vie prêt à  tout cartonner.
Sauf que j'ai continué pendant un an directement... Au début c'est top mais après effectivement ca ne l'est plus du tout. J'ai commencé à  avoir des fatigues répétés en journée, une perte du
gout
de la vie,des mots de têtes et des insomnies.
Pendant 2 ans les cachets marchaient encore en augmentant les doses mais par la suite une déprime s'installe, j'ai pris du poids, j'avais envie de me foutre dans le fossé à  chaque virage en voiture,je n'avais plus envie de jouer avec mes enfants,chaque marche d'escalier sans codo était un supplice, et je pensais impossible d’arrêter.
Je suis allé voir mon médecin pour lui en parler. Réponse miracle ? Les benzo !!!!!!!!!!!
Là  j'étais tellement mal que j'ai dit oui, mais j'ai eu un déclic 2 semaines après ,et me suis dit je balance la boite à  la poubelle avant de tomber accro car connaissant la dépendance à  la codo je voulais pas connaitre une des pires dépendance : Celle aux
benzodiazépine
(d’ailleurs MERCI à  Psychoactif car les témoignages mon beaucoup aidés dans cette décision)
Pour info, étant accro à  la
codéine
, j'avais développé une difficulté à  jetter des cachetons. Je n'ai pas pris les cachets mais j'ai mis 1 mois avant de vraiment les jeter à  la poubelle et quand je passais vers la ou ils étaient rengés, à  chaque fois j'y pensais en me disant hmmmm je les gardes je les gardes on ne sait jamais ! s
(Avant le passage du
sevrage
je précise que j'ai un poste à  responsabilités avec une équipe à  encadrer et deux enfants pour qui je suis pilier de famille. Donc ce
sevrage
se fait en situation de travail avec des efforts à  maintenir et C'EST FAISABLE ! Il ne faut pas négliger que chaque personne est différente durant un
sevrage
et ne réagira pas forcement comme une autre)
Il y à  3 mois j'ai arrête la
codéine
!
Le premier jour un dimanche, je n'ai pris qu'un cachet. Le jour suivant je suis allé à  la pharmacie pour acheter deux boites d' ibuprofène 400,deux boites d'imodium pour les diarrhées qui surviennent pendant le
sevrage
pour beaucoup, et une boite de Dronomyle pour les insomnies. J'y suis allé avec la migraine, la diarrhée , des nausées, maux de dos mais à  un moment faut se lancer ! Je recommande aussi la prise de
caféine
(mais en évitant le Red Bull pas top pour les reins et l'hydratation...) Des cachets sont en vente sur Amaz... ou en magasin sous la marque juvamine fizz.
Du deuxième au 7 éme jour, la galère physiquement avec insomnies mais les cachets aident, mots de têtes mais idem les cachets, mais les diarrhées c'est pas facile par ce que pour m'a part même avec les cachets j'avais des douleurs au ventre... Normal le
sevrage
c'est pas une promenade. Et j'atais fatigué mais fier de me battre à  la dure en plus !
A partir du 8 au 12 éme jour, génial ! Les mêmes symptômes mais atténués, et surtout le
gout
de la vie ! Le cœur qui bat, l'envie d'avancer , de me battre !
Du 12 au 20 eme , fini l'envie de prendre des cachets :-) bon j'avoue que ça me tentais encore  mais rien de trop dur pour résister. J'avais perdu 8 kilos au 20 eme jour, ma peau était beaucoup plus belle, j'ai eu envie d'aller au coiffeur et de m'acheter des habits, métamorphosé !
A présent j'ai peur de ces cachets. J'ai parfois des migraines comme avant la prise mais je kiffe la vie encore plus qu'avant la première prise, après 5 ans sous cette daube en vente libre qui m'obligeait à  courir les pharmacie et à  prendre d'autre médocs au passage pour cacher le fait que je venais JUSTE pour ma dose.... J'ai envie de faire mon travail et de le faire bien, de passer des moments en famille, de profiter de la nature et de la vie, j'ai repris le sport 3 fois par semaine.
Aujourd'hui je me rend compte à  quel point j'étais trompé par cette substance. La sensation de bonheur qu'elle apporte est totalement fausse. C'est comme si à  l'époque mon esprit pleurai et que je lui mettais un baffe en lui disant ferme ta put... gu... et sourit bo..el ! Et qu'il se détruisait au passage. En y repensant, je ne connais personne qui soit heureux avec la
codéine
.
La question c'est : Veux tu faire l'effort d'être heureux et de revivre ?? Est tu disposé à  voir que ton plus gros souci dans la vie c'est pas l'argent ou le couple c'est cette drogue ?
Si oui bat toi tu peux le faire c'est à  ta portée !!
PS : Le
sevrage
des
opiacés
comme la
codéine
développe une sensibilité accrue à  la douleur durant les premiers jours. Ne t’affole pas prend des anti-douleurs non codéinés et si possible sans
paracétamol
pour laisser ton foie faire son travail à  fond et limiter la fatigue.
Courage à  toi et que la force soit avec toi !!!"
Caïn
09 février 2017 à 16:30
J'ai pris de la codo pendant des années. Quelquefois pour le fun, quelquefois pour compenser l'absence d'
héro
. Est-ce que j'étais heureux ? Oui parfois. En tout cas moins malheureux que sans codo. Ce qu'il y a c'est que je me suis toujours tenu à  des prises espacées, donc pas de manque.
En tout cas jamais je ne qualifierais ce prod de "daube" ou de "merde". C'est chiant ces jugements de valeur.
ALPRAZOLAMAN
09 février 2017 à 16:53
Caïn a écrit
J'ai pris de la codo pendant des années. Quelquefois pour le fun, quelquefois pour compenser l'absence d'
héro
. Est-ce que j'étais heureux ? Oui parfois. En tout cas moins malheureux que sans codo. Ce qu'il y a c'est que je me suis toujours tenu à  des prises espacées, donc pas de manque.
En tout cas jamais je ne qualifierais ce prod de "daube" ou de "merde". C'est chiant ces jugements de valeur.
Bonjour Caïn,
Ce sont mes mots, mon ressenti, je ne voulais pas offenser qui que ce soit... Et je me permets d’utiliser ce type de qualificatif car il ne s’agit pas d’une personne mais d’un produit.
Quand je vois comment j'en ai bavé, comment d'autre en bavent, c'est le mot qui me vient pour qualifier la substance. Je pense qu’il faut en prendre tous les jours pour la voir comme je la vois malheureusement.
Après la molécule en elle-même n’est pas en cause effectivement c’est un bon antidouleur.
Bonne journée
filousky
09 février 2017 à 17:09
ALPRAZOLAMAN a écrit
La question c'est : Veux tu faire l'effort d'être heureux et de revivre ?? Est tu disposé à  voir que ton plus gros souci dans la vie c'est pas l'argent ou le couple c'est cette drogue ?
Si oui bat toi tu peux le faire c'est à  ta portée !!
Courage à  toi et que la force soit avec toi !!!"
Je n'interviens que rarement en tant que modérateur, je fais plutôt le ménage sans rien dire.
Mais là , c'est ma fibre laïque qui déteste le jugement qui est touchée.
Ces mots n'ont rien à  faire dans l'entraide entre usagers. On dirait des phrases sorties d'une exhortation sectaire.
Je précise que la
codéine
est un produit que je connais très bien car il m'a sauvé la vie dans un premier temps (avant les
TSO
) et rendu heureux d'avoir décroché de l'
héro
.
J'y suis même revenu avant de passer à  la
méthadone
En plus du fait que tu as posté deux fois ce texte (ce qui passe moyen)
la deuxième est ici :
https://www.psychoactif.org/forum/viewt … 74#p260874
Avertissement : respecte les règles (double postage) et l'éthique du forum (l'encadré) et tout ira bien.
Fil
L'Apoticaire
09 février 2017 à 20:58
ALPRAZOLAMAN a écrit
Ce sont mes mots, mon ressenti, je ne voulais pas offenser qui que ce soit... Et je me permets d’utiliser ce type de qualificatif car il ne s’agit pas d’une personne mais d’un produit.
Et oui, c'est simple d'accuser un produit et non soi même...
Comme tu le dis, c'est TON expérience avec la
codéine
qui a effectivement été de la daube, pas le produit.
ALPRAZOLAMAN
10 février 2017 à 09:27
L'Apoticaire a écrit
ALPRAZOLAMAN a écrit
Ce sont mes mots, mon ressenti, je ne voulais pas offenser qui que ce soit... Et je me permets d’utiliser ce type de qualificatif car il ne s’agit pas d’une personne mais d’un produit.
Et oui, c'est simple d'accuser un produit et non soi même...
Comme tu le dis, c'est TON expérience avec la
codéine
qui a effectivement été de la daube, pas le produit.
Exactement, je me suis mal exprimé. Mes excuses les plus plates pour le double post.
Claire2015
20 juillet 2017 à 02:10
Bonsoir à tous,
Away, pardon, je ne suis pas revenue donner des news avant 3 mois ... j'ai même explosé la deadline et j'arrive toute guillerette (ou pas ...) 6 mois plus tard.
Je poste sur ce fil car ça me semble plus simple, dans la continuité de mon journal de
sevrage
et parce que je me sens bien impuissante pour répondre à quoi que ce soit sur le fil de la "dernière heure de gloire de la
codéine
", que j'ai bien évidemment suivi avec assiduité.
Que dire ?
J'ai effectivement rechuté, j'ai effectivement augmenté ma conso quotidienne, j'ai effectivement caché tout cela au lieu d'en parler, à mon ami, à mon psy, à mon médecin.
J'ai vécu les 6 derniers mois dans l'illusion d'être dans une parenthèse, je continue à dire que je suis sevrée depuis le 21/07/2016, abstinente, j'en ai même parlé à certains de mes potes, comme si c'était du passé.
Le 13 juillet je me suis réveillée et il me restait l'équivalent d'une demie-journée de codé. J'ai pris mon smartphone pour consulter les actus et voilà.
Sur le moment je ne me suis pas révoltée, je me suis sentie comme une môme qu'on vient de prendre en flagrant délit d'une bêtise si quelconque, et qui était prête à dire à qui veut l'entendre : non mais de toutes façons je le ferai plus, et puis si cet arrêté est passé, c'est peut-être un signe du destin. J'ai plus le choix. Ca va devenir un putain d'enfer de continuer. J'ai pas envie de passer ma vie entre 5 médecins différents, à leur mentir, ça me fatigue, j'ai la flemme de vivre ça, autant crever.
La résignation. Alors que nombre d'entre nous ont réussi à s'approvisionner en urgence ce jour-là, à  partir du 13 juillet, je n'ai même plus essayé de tenter de passer dans une pharmacie et de feindre l'étonnement, ah bon comment ça je savais pas, d'accord, mais juste pour aujourd'hui vous pourriez me dépanner, vous savez c'est un long week-end de férié qui commence et je pars dans le sud et j'ai mal aux dents ...
J'ai lâché l'affaire direct, résignée, je l'ai pris comme une punition que j'avais bien méritée, après tout, si j'avais pas replongé, cet arrêté ne m'aurait fait ni chaud ni froid (quoique .. mais j'y reviendrai), étant donné qu'il n'aurait empiété en rien sur mon petit confort de petite bourge privilégiée parisienne qui a besoin de se défoncer pour ne pas assumer sa vie si banale.
Résignée, j'ai avalé ma demie-dose le 13 juillet, j'ai passé une sale nuit, le matin du 14 j'ai fait les fonds de tiroir pour retrouver 6 cachetons, et depuis ... le vide. le manque. l'envie de mourir.
J'ai triplé ma dose de
seroplex
.  Demain matin je suis à 6 jours de
sevrage
sec. Je vais pas revenir sur ce que ça fait, je l'ai déjà fait, je suis déjà passée par là. Ca fait encore plus mal de l'écrire encore une fois. J'ai trouvé la force tout de même d''écrire ces fameux 1500 signes sur le site du Monde dans un élan d'espoir que ça pouvait changer les choses.
Je compense avec du
xanax
que mon médecin m'avait prescrit une fois et qui ne m'avait même pas tentée jusqu'ici. Du coup je suis une zombie, je me suis cassée la gueule dans le métro, explosé le genou, douleurs cervicales depuis, je me suis engueulée avec toute ma famille ce week-end, et sans vouloir dramatiser, mon
seroplex
est la seule chose qui me retient actuellement à la vie. J'ai tellement mal partout, je m'en sors, mais à quel prix, j'avale tout ce qui passe, ibuprofene,
paracétamol
, anti diarrhéiques, spasfons,
xanax
, atarax, spasmine et toujours au triple de la dose recommandée bien sûr. Mon corps est devenu un immense gouffre que rien ne peut combler.
Quelle sentence nous afflige, quel mépris envers nous, pauvres camés ...
corbac
20 juillet 2017 à 08:46
Salut claire, tes nouvelles ne sont pas forcément bonne, mais je m'en doutais un peu... Le passé ,c'est le passé. Regarde devant et n'oublie pas que la porte des
csapa
est toujours ouverte(sur rdv). Pour ma par toujours sous
suboxone
qui me convient bien. Courage baisse pas les bras, round2!
Syam
20 juillet 2017 à 08:58
Claire : "J'ai effectivement rechuté, j'ai effectivement augmenté ma conso quotidienne, j'ai effectivement caché tout cela au lieu d'en parler, à mon ami, à mon psy, à mon médecin."
Ca prouve que pour le moment tu ne peux pas compter sur eux pour te comprendre. Ca prouve que pour le moment tu es encore dans le déni de ce que la
codéine
t'apporte. Et tant que tu seras dans le déni de ton besoin tu vas t'accuser au lieu de t'offrir les solutions. tu as besoin de quelque chose. Pas forcément de
Codéine
, peut-être n'est-elle qu'un substitut. Mais tu ne peux pas fermer les yeux. Ta rechute n'est pas une faiblesse, ce n'est pas une rechute, car tu n'avais jamais vraiment réglé le problème.
Claire : "J'ai vécu les 6 derniers mois dans l'illusion d'être dans une parenthèse, je continue à dire que je suis sevrée depuis le 21/07/2016, abstinente, j'en ai même parlé à certains de mes potes, comme si c'était du passé."
Le soin que tu mets à nier ton besoin indique à quel point tu désires cacher les causes.
Tu veux t'en sortir? Dans ce cas arrête de prétendre que tu es faible. C'est pas le cas. Ton choix d'utiliser la
codéine
est un choix rationnel quoi que tu en penses. Ce qui est irrationnel, c'est de prétendre que tu n'en as pas besoin et que c'est juste une faiblesse et "pour le plaisir".
Claire : "non mais de toutes façons je le ferai plus, et puis si cet arrêté est passé, c'est peut-être un signe du destin. J'ai plus le choix."
C'est toujours du déni. Tu as le choix, je rappelle que jongler avec 3 médecins c'est moins d'efforts que faire les pharmacies tous les jours. Donc je SAIS que les raisons invoquées sont mensongères. Après ça ne veut pas dire que je sais pourquoi tu fais comme tu fais, mais au moins je sais que ton explication n'est pas honnête.
Claire : "J'ai lâché l'affaire direct, résignée, je l'ai pris comme une punition que j'avais bien méritée"
Claire s'il te plait essaye de te calmer une minute et de regarder les choses en face. Es-tu malveillante? As-tu causé un préjudice? Non. Donc s'il te plait arrête de dire des conneries comme "je l'ai mérité". C'est vraiment totalement irrationnel et tu as pas besoin de moi pour t'en rendre compte. S'il te plait arrête de te complaire dans cette morale totalement creuse.
T'accuser de faiblesse et de vice est la façon, manifestement, pour toi de ne pas admettre ce qui se passe. Tu préfères encore accuser une innocente (toi) plutôt que de prendre en main la situation. Comma j'aime pas qu'on accuse des innocents (même si c'est soi-même) je viens te supplier d'arrêter ce cirque et de devenir juste une adulte qui réfléchis un peu pour savoir ce qu'elle veut et qui ensuite prend les mesures pour l'avoir de façon calme et réfléchie. La seule raison pour laquelle tu n'y arrives pas c'est une honte elle-même basée sur... rien.
Claire : "mon petit confort de petite bourge privilégiée parisienne qui a besoin de se défoncer pour ne pas assumer sa vie si banale"
Intéressant. Pas ta façon de t'accabler qui me désespère (tu te fais du mal injustement) mais l'hypothèse de la banalité.
Est-ce ce que tu veux? Une vie moins banale? C'est assez facile en fait on a généralement besoin de laisser tomber un peu de confort dont en réalité on se fiche éperdument, et on peut très facilement changer de vie.
Claire : "J'ai triplé ma dose de
seroplex
. [...] Je compense avec du
xanax
"
Bref tu remplaces un produit peu dangereux par des produits beaucoup plus dangereux.
Pourquoi? Est-ce que tu t'aimes si peu que tu ne t'accordes pas à toi-même ce que tu accorderais à n'importe qui d'autre? Prendre soin de toi?
Claire : "Mon corps est devenu un immense gouffre que rien ne peut combler."
Déni aigu caractérisé.
Si
il y a une chose qui peut te combler, ça s'appelle
codéine
ou
substitution
, arrête de faire semblant de ne pas le savoir
. Il y a une solution simple, légale, juste, efficace, et sans danger, mais tu préfères te ruiner avec à peu près tout sauf ce dont tu as besoin.
Claire : "Quelle sentence nous afflige, quel mépris envers nous, pauvres camés ..."
Le mépris des autres te fais du mal, mais le pire c'est le tien. Arrête de te mépriser toi-même, comprends que tu as un besoin. Il est probable Claire que le plus dur du
sevrage
sec soit devant toi.
Pourquoi être à ce point injuste avec toi-même? Ne vois-tu pas que non seulement prendre soin de toi te soulagerait, mais que c'est pas une erreur ou une faiblesse, mais au contraire un devoir sacré???
Je ne viens pas te dire de te droguer, tu le fais de toutes façons. Je viens te dire de te droguer moins mais mieux : avec le produit qui te soulage vraiment et qui ne te détruit pas. Si tu veux arrêter OK, si c'est ce que TU veux alors je ferai tout ce que je peux pour t'aider. Je suis là pour aider ceux qui veulent arrêter ou ceux qui veulent continuer, je ne prétends pas savoir ce qui ets bon pour les gens. Par contre je sais évaluer les risques et comment les réduire. Dans cette affaire je suis le spécialiste, j'ai étudié tout ça, si tu veux réussir ton arrêt il y a des méthodes qui marchent très bien et sans souffrance. Alors pourquoi accumuler à la fois souffrance, danger et inefficacité quand tu peux avoir un seul remède simple, légal, facile à mettre en place et qui assure parfaitement?
goloum
21 juillet 2017 à 06:19
Bonjour héhé,
Je vais faire rapide.
J'ai commencé la
codeine
il y a deux ans. il y a 15 mois environ, j'ai arrêté, du jour au lendemain. J'ai réussi a passer le syndrome de manque, mais j'ai recommencé, sans doute car j'ai apprecié l'effet de calme mental que cela proccure, et me permet de travailler plus sereinement (j'ai été sous
ritaline
).
J'ai repris ensuite, peut-être 2 ou 3 mois apres l'arret total. Les doses? une tablette de klipal 300 par jours. ca fait 2400mg de
paracetamol
par jours pendant 2ans. Et 200mg de
codeine
. Les doses sont raisonnable, et j'ai toujours bien fait attention via les doses de
paracetamol
. Je connais les dangers.
L'arrêté interdisant la
codeine
fait mal. Très. Mais c'est une addiction, et c'est mauvais. J'en ai trop pris, trop longtemps, et je dois arrêter. Mais c'est pas simple.
Je suis a 44H sans
codéine
quand j'écris ce message, et franchement, je suis pas bien. Mon dos est en feu, sensation de douleur/lourdeure general, moi qui suis
TDAH
, mes jambes dancent literalement la samba. Mais je connais déjà, et ca va passer. Je comble avec du
paracetamol
, en dose raisonnable.
La sensation horrible que je ressens, et que nombre d'entre vous aussi, vont ou ressentent, ca va passer les gars. Ca va passer. Ma technique, c'est de sortir marcher, dès que ca deviens inssuportable. Je marche dehors, en vapotant, et voila. Manger aussi. Les douches chaudes ca aide pas trop. Les dolipranes, c'est 100% placebo, car je suis certain que ca n'a absolument aucun impact physique. Mais il faut bien remplacer le fameux geste du lancé de pillule dans le gosier. (car marche avec moi, pas avec tout le monde). Bref, allonger, c'est pas bon, je reste assis. Travailler c'est très bien, ca occupe la tête, ou même joué (j'ai 22ans^^) donc je boss, et je joue. Rester la tête occupé, et se dire que dans 48h, ca sera fini (c'est au bout de ce temps la que ca s'était arrêté la derniere fois) Occupez vous. La moi je
douille
, et vous êtes tous en quelque sorte, une aide à l'instant présant, car vous l'occuper
!
Sinon, petit probleme : je me fait arracher 4 dents de sagesse dans environ 7h xD !!!!!!!!
Ce qui est cool, c'est que je me dit que si j'arrive a passer ce moment litteralement horrible, bah je pourrais survivre a pas mal de choses. Je sais que ca fait pas si mal que ca, 4 dents en moins, mais bon, dans 7H, je vais être physiquement aussi capable qu'un mérou en vacances au sahaara.
Bref, j'ai DEUX cachets qui me reste de
Lamaline
(je suis plus sur de ce qu'il y a dedans, mais je sais que ca aide pour la douleur) alors cet aprem, en rentrant du dentiste, ca va être la petite aide.
Je sais que, beaucoup ici, ou meme dans mes proches (medecine) m'engueule sur un arret sec et brutal. Mais je sais que je n'y arriverai pas a reduir petit a petit, et la subsitution ne m'interesse pas du tout. Donc je fais la seule solution. Et pour le coup, pas de risque de rechute, car mon petit klipal 300 uniquement sur ordonnance héhé. Bref j'ai mal au dos a hauteur de 6/10, 4/10 pour la tête et 3/10 au jambes. Le bas du dos, le cocix. Je rêve d'un massage. J'en ai jamais fait, mais je suis certain qui si on me masse le dos ca peut faire que du bien x) .
Bref voila, je
douille
, a fond, vraiment, mais ca va passer, ca fini toujours par passer, vous en faites pas :)
mais god qu'est-ce que c'est horrible ! je viens ce soir répondre avec mes quatres dents en moins !
Caïn
21 juillet 2017 à 10:02
Attention la codé n'est plus en vente sans ordonnance. Mais un médecin, et un dentiste aussi, peut parfaitement t'en prescrire. En général ils te le proposent pour des dents de sagesse retirées. ça peut être douloureux quand l'effet de l’anesthésie s'estompe. Pour ce qui me concerne, j'avais trouvé ça très supportable, juste bizarre quand tu passes ta langue à l'endroit où il y a un trou.
goloum
22 juillet 2017 à 00:06
je suis de retour ! 2 dents sur 4 retiré, j'ai fais 4 malaise vagaux pendant l'intervention. Le manque franchement c'est rien comparé a la douleur dans les gensives. Mais toujours ce mal de dos, symptomatique du manque. Vraiment pas un moment facile
Syam
22 juillet 2017 à 18:08
Oui mais le manque cause une hyperalgie : tu en aurais moins bavé des gencives si tu avais pas été en manque.
Laguêpe
25 juillet 2017 à 09:41
SteveJordanrider a écrit
Caïn a écrit
si tu réussis à  décrocher et si tu replonges ben du coup tu t'enfonces dans la dope parce que tu associes "décrocher" à  "souffrir atrocement".
Tenter les
sevrages
secs sans connaissance conduit à  ce type de réflexion.
Ce n'est pas souffrance qui émerge, ou l'ennuie.. c'est le mode de vie qui change.
Si tu restes dans tes habitudes, tu ne peux pas passer le mur.
Retirer la substance implique un changement de personnalité.
Réussir à  sortir de la dépendance t'oblige déjà  à  te connaître sans la substance si tu veux avoir une once d'espoir et de maitrise.
Ainsi si je passe mes soirées à  danser sous la substance, sans substance je n'aurais plus envi de danser, et donc je fais autre chose, je vais dormir au ciné par exemple.
En fait le plus compliqué c'est de savoir ce qu'on aime vraiment, et combiner à  cela une capacité à  éjecter les pensées toxiques.
Je sais je quote comme un goret, j'ai pas l'habitude de ce genre de forum, donc pardon à l'avance.
Tu parles de "sevrage sec", mais pour la plupart d'entre nous, on a pas eu le choix !  Je me suis pointée à ma pharma habituelle comme tous les jours le 13 juillet apres le taf, et là on m'a dit "ah ben non faut une ordonnance maintenant ! alors pour trouver un toubib le WE du 14 ! Bonjour ! merci à SOS medecin mais faut tomber sur le bon qui s'y connait et qui ne va pas te donner n'importe quoi !
Le Lundi d’après qd je suis allée au
CSAPA
, j'ai vu que l'addictologue faisait un peu la gueule qu'on m'ait laissée souffrir comme ça pendant 4 Jours  et de plus sans fermer l'oeil  de la nuit ni de la journée à arpenter mon 3 pièces en long et en large pour tenter de soulager mes jambes car je ne pouvais rester immobile sur mon lit pourtant j'en pouvais plus .
Bon là ça va mieux ! J'ai dormi  5h avec +2Stilnox !
22 jours sans
codéine
! mais c'était bien  la peine de souffrir comme ça ? J'ai encore 2 semaines à attendre pour avoir un rdv au
CSAPA
à côté de chez moi ! ils sont débordés les pauvres !!!  je vais retourner voir mon généraliste et on va tenter quelque chose pour attendre le traitement de
substitution
, j'ai peur de retoucher à un opiacé ! Le
sevrage
était trop dur !! Je ne veux pas que ça recommence en plus je suis mère , elle a 21 ANS mais je refuse qu’elle me prenne en charge .  Heureusement j’en ai une 2e qui est infirmière en réanimation à Paris et je peux complètement compter sur ele ;  Apres ce qu'elle m'a fait subir à l’adolescence , elle me doit bien ça ! lol  elle a pleins de potes médecins a qui elle a tout raconté donc je ne suis pas si seule sauf que ils ont 25 ANS de plus que moi .
Bon j'arrête de vous raconter ma vie  peut-etre qu'elle va changer !
Mascarpone
25 juillet 2017 à 11:08
Laguêpe a écrit
Bon là ça va mieux ! J'ai dormi  5h avec +2Stilnox !
22 jours sans
codéine
! mais c'était bien  la peine de souffrir comme ça ? J'ai encore 2 semaines à attendre pour avoir un rdv au
CSAPA
à côté de chez moi
!
Non, ça ne fait que 12 jours et pas 22...
Comme quoi, tu as déjà l'impression que ça fait des lustres...Le cerveau parfois...
Anonyme95
26 juillet 2017 à 18:24
Bj à tous. Accro codoliprane depuis des années. 3 boîtes par jour : 1 matin, une midi et une soir. Écumer les pharmacies je. connais: perte de temps avec excuses à donner à son entourage, gêne, lassitude mais besoin +++. Je rentre de voyage à l'étranger et là, catastrophe : codo que sur ordonnance. Personne à qui parler, pas de médecin traitant.
Sevrage
brutal depuis plusieurs jours et je dérouille comme rarement  : douleurs incessantes (j'ai encore fait toutes les pharmacies mais seulement pour du doliprane, dafalgan et j'en passe mais rien n'y fait) frissons permanents, insomnie malgré le
xanax
(automédication bien sur)... les pharmaciens pensent à une grippe ? mon entourage s'inquiète de mon état qui dure et moi je suis au bord du gouffre. Combien de temps ces symptômes vont-ils durer ? Je suis obsédée par ces douleurs qui me détournent de toutes autres préoccupations ?
Terson
26 juillet 2017 à 19:10
Faites attention ceux qui comptent sur les
CSAPA
pour obtenir un
TSO
sans avoir d'
opiacés
dans le sang, il ne me parait pas irréaliste qu'on vous rembarre sous prétexte que vous n'êtes pas/plus dépendant physiquement.
En général dans les
CSAPA
il y a analyse d'urine pour confirmer la présence d'
opiacés
avant de donner un
TSO
, certains médecins peuvent être compréhensifs heureusement mais c'est pas non plus la norme....
Ce qui est bien avec la prescription de Sub en médecine de ville, c'est qu'il n'y a pas cet aspect du coup.
Dernière modification par Terson (26 juillet 2017 à  19:11)
Anonyme95
26 juillet 2017 à 20:08
Qu'est ce que le
CSApA
? Centre pour addict j'imagine ? Avec rdv ? Je suis seule avec 3 enfants en bas âge, sans moyen de garde donc très difficile de prendre des rdv d'autant qu'il ne m'est pas possible de dire pourquoi je dois m'absente... sans mes petits choux.
TSO
engendre une autre dépendance ? Je serre les dents en me disant que cette douleur finira bien par passer ou même diminuer mais ça fait déjà 6 jours et j'ai l'impression que ça empire. J'ai retourné toutes mes cachettes de toxico et avant hier j'ai retrouvé 8 pauvres comprimés : j'en ai pris 4 le jour même et j'ai fini les 4 autres hier. Je me demande si je n'ai pas empiré l'effet de manque avec mes conneries !???
Sevragemaso
26 juillet 2017 à 20:16
Anonyme95 a écrit
Bj à tous. Accro codoliprane depuis des années. 3 boîtes par jour : 1 matin, une midi et une soir. Écumer les pharmacies je. connais: perte de temps avec excuses à donner à son entourage, gêne, lassitude mais besoin +++. Je rentre de voyage à l'étranger et là, catastrophe : codo que sur ordonnance. Personne à qui parler, pas de médecin traitant.
Sevrage
brutal depuis plusieurs jours et je dérouille comme rarement  : douleurs incessantes (j'ai encore fait toutes les pharmacies mais seulement pour du doliprane, dafalgan et j'en passe mais rien n'y fait) frissons permanents, insomnie malgré le
xanax
(automédication bien sur)... les pharmaciens pensent à une grippe ? mon entourage s'inquiète de mon état qui dure et moi je suis au bord du gouffre. Combien de temps ces symptômes vont-ils durer ? Je suis obsédée par ces douleurs qui me détournent de toutes autres préoccupations ?
Salut ! Le
sevrage
sec dure 10jours, le plus difficile c'est les 3 premiers jours, puis ça devrait s'améliorer petit à petit. Le sommeil met plus de temps à revenir.
Grosses douleurs malheureusement, mais elles passeront toutes dans un maximum de 5-6jours pour le gros.
La prise de
codéine
durant le
sevrage
, je crois avoir lu que ça retardait un peu le rétablissement. Si tu veux continuer sur un
sevrage
forcé, tu vas morfler un gros coup, mais ça passera. Tu as aussi la solution d'en parler à un médecin qui - avec de la chance - accepterait un
sevrage
dégressif.
Les centres d'addictologie sont une autre solution.
Dernière modification par Sevragemaso (26 juillet 2017 à  20:18)
Anonyme95
26 juillet 2017 à 20:37
Merci. Compte tenu de ma situation, je suis forcée à un
sevrage
sec. Je vais serrer les dents encore quelques jours mais j'en pleure déjà. Bon courage à tous
Mascarpone
26 juillet 2017 à 20:46
Sevragemaso a écrit
Salut ! Le
sevrage
sec dure 10jours, le plus difficile c'est les 3 premiers jours, puis ça devrait s'améliorer petit à petit. Le sommeil met plus de temps à revenir.
Grosses douleurs malheureusement, mais elles passeront toutes dans un maximum de 5-6jours pour le gros.
. Si tu veux continuer sur un
sevrage
forcé, tu vas morfler un gros coup, mais ça passera.
Alors, encore une fois, je vais répéter (parce que ça n'a pas l'air de bien rentrer chez tout le monde
Même si dans un 1er temps le
sevrage
physique vous parait être le plus difficile, ça n'est pas le pire de ce qui risque à 90% de vous tomber dessus, surtout si vous preniez de grosses doses et depuis longtemps...Après une grosse dépression risque de vous anéantir et ça, c'est pas 10jrs..., le
sevrage
psychologique est la plus grosse problématique de la majorités des toxicomanes...
Anonyme95
26 juillet 2017 à 20:49
Et oui, je ne le sais que trop bien.
Laguêpe
26 juillet 2017 à 21:54
Anonyme95 a écrit
Merci. Compte tenu de ma situation, je suis forcée à un
sevrage
sec. Je vais serrer les dents encore quelques jours mais j'en pleure déjà. Bon courage à tous
J'y suis arrivée ! 23 jours sans
codéine
! j'en bien chié c'est vrai et je n'ai pas de BB à gérer, ça c'est déjà fait !  je suis seule chez moi, célibataire quoi !  mais on va y arriver ! "la
codeine
c'est tabou on en viendra tous à bout !"
Cath
Laguêpe
26 juillet 2017 à 21:56
Mascarpone a écrit
Sevragemaso a écrit
Salut ! Le
sevrage
sec dure 10jours, le plus difficile c'est les 3 premiers jours, puis ça devrait s'améliorer petit à petit. Le sommeil met plus de temps à revenir.
Grosses douleurs malheureusement, mais elles passeront toutes dans un maximum de 5-6jours pour le gros.
. Si tu veux continuer sur un
sevrage
forcé, tu vas morfler un gros coup, mais ça passera.
Alors, encore une fois, je vais répéter (parce que ça n'a pas l'air de bien rentrer chez tout le monde
Même si dans un 1er temps le
sevrage
physique vous parait être le plus difficile, ça n'est pas le pire de ce qui risque à 90% de vous tomber dessus, surtout si vous preniez de grosses doses et depuis longtemps...Après une grosse dépression risque de vous anéantir et ça, c'est pas 10jrs..., le
sevrage
psychologique est la plus grosse problématique de la majorités des toxicomanes...
Et tu fais quoi vieux briscard quand le down te tombe sur la tête ?
Cath
Mascarpone
26 juillet 2017 à 22:00
Le plus souvent, tu succombes à la tentation...Perso, je suis allé voir un psy et je suis tombé sur le bon au bon moment...Et j'ai absolument refusé tout médocs, parce que quitte à me bouffer des saloperies, autant que ça soit des saloperies qui me procurent du plaisir...Soit je me sortais du marasme sans molécules chimiques, soit je prenais de la
came
...J'ai finis par m'en sortir...
Mais pour ceux qui ne peuvent se passer de
codéine
, je conseille 100 fois un
tso
plutôt que de se faire bourrer de benzos
AD
...Avis perso
Dernière modification par Mascarpone (26 juillet 2017 à  22:02)
Laguêpe
26 juillet 2017 à 22:22
Mascarpone a écrit
Laguêpe a écrit
Bon là ça va mieux ! J'ai dormi  5h avec +2Stilnox !
22 jours sans
codéine
! mais c'était bien  la peine de souffrir comme ça ? J'ai encore 2 semaines à attendre pour avoir un rdv au
CSAPA
à côté de chez moi
!
Non, ça ne fait que 12 jours et pas 22...
Comme quoi, tu as déjà l'impression que ça fait des lustres...Le cerveau parfois...
Ho ! çà va j'ai toujours été nulle en maths, dans les commerces je compte sur mes doigts !
Anonyme95
26 juillet 2017 à 22:51
Ouais Cath, on en viendra tous à bout ?? En tous cas moi c'est sûr, je n'ai plus le choix. Et après cette épreuve ce sera peut être le chocolat, puis le café et le plus redoutable: le
tabac
? En attendant, ce soir je jongle encore et à me bourrer de dafalgan, doliprane, claradol... triple doses, j'ai aussi mal à l'estomac (pourtant résistant à 48 cachets de codoliprane par jour!!!). Petite anecdote : tout à l'heure je faisais les pharmacies (pour changer ?) et en demandant du claradol avec
caféine
la pharmacienne toute chamboulée et parano avec ce nouveau décret me dit : ah non, on a plus le droit depuis quelques jours ? Et moi, oh putain, même le café l'état nous le zigouille et la pharmacienne: oh non pardon j'ai cru que vous vouliez du Claradol codeiné ? Flûte, c'est inscrit sur ma face, déformée probablement par la douleur, les frissons et la tristesse !!!
Maloumalou
25 septembre 2017 à 07:32
Bonjour,
Plus de 20 ans que je consomme du dafalgan
codéine
à plus de 20 par jour et aujourd'hui je suis en
sevrage
mais seule ...j'ai baissé à 6 pdt une semaine à peine et au bout de 12 jours j'en suis à 3 par jour.J'ai pris un peu de
xanax
pour m'aider 2 par jour et je me sens bcp mieux aujourd'hui.C'est dur mais ça passe avec de la volonté. Fût un temps j'ai eu une hospitalisation et on m'a donné du
catapressan
pfff j'étais faible n'importe quoi alors j'ai abandonné car même pas le droit de recevoir ma famille ni de sortir de ma chambre etc.Pour moi la meilleure solution est de baisser les doses et éventuellement prendre un petit anxiolytique pour s'aider.Bon courage à tous.
Dernière modification par Maloumalou (25 septembre 2017 à  07:37)
Laguêpe
27 septembre 2017 à 06:48
Réponse à mamalou :
je ne saurai te dire si ton choix est bon mais je viens de relire ce topic en entier notamment le
sevrage
de Claire ainsi que les conseils qu'on lui donnait , c'était l'année dernière cela m'a  fait réfléchir sur la façon dont je gère enfin je tente de gérer mon propre
sevrage
à la
codéine
, peut-être me suis-je identifiée à elle pourtant je ne crois pas qu'on ait grand chose en commun bref fais en autant si tu as le temps ...
Maloumalou
27 septembre 2017 à 12:54
Bonjour,
Je ne comprends trop ce que tu veux me dire en fait!!!
J'avoue que mon message peut passer comme " faites comme moi" alors que ce n'est pas du tout ce que je veux faire passer mais juste dire comment MOI je fais... Nous sommes tous différents et nous ne réagissons pas de la même manière... j'avais envie de le dire et voilà j'ai posté ça...
En aucun cas je ne veux me substituer à un médecin ou autres...
En tout cas bon courage à tous:flag:
Syam
27 septembre 2017 à 13:40
Malou : "C'est dur mais ça passe avec de la volonté."
Ou pas. C'est trop facile de dire ça à ceux qui n'y arrivent pas. Ca veut dire qu'ils manquent de volonté? Non. Ca veut dire qu'on n'est pas tous faits pareil. Merci d'éviter ce genre de généralités qui sont juste des contre-vérités. Merci aussi de ne pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué. Diminuer les doses c'est très facile, on peut tous le faire. Par contre revenir à zéro et tenir au fil des semaines et des mois, sans se bourrer de médocs pires que la
codéine
ou d'
alcool
bien plus dangereux... c'est une autre paire de manches. Tu présentes ton cas comme si c'était acquis que tu n'es plus dépendante à la codé juste parce que tu as diminué les doses. Je ne veux pas jouer les rabats-joies, mais les statistiques à ce stade sont que tu as beaucoup plus de chances de rechuter que de réussir à te sevrer. Bien entendu je te souhaite de faire partie de ceux qui réussissent. Mais comprends que le plus dur n'est pas derrière mais devant.
Malou : "juste dire comment MOI je fais"
Après que tu racontes ce que tu fais, c'est un bonne chose, le genre de témoignage que tu nous apportes est précieux et fait la richesse de ce forum. Donc je suis content de te lire ici Malou et j'espère que tu continueras de nous tenir au courant. C'est juste sur la forme qu'il faut faire attention, en évitant les généralités et les conclusions hâtives, parce que l'avenir d'autres personnes qui souffrent parfois déjà beaucoup, dépend de la qualité des conseils qu'on va donner. Toute la politique qui a consisté à dire aux toxicomanes qu'ils ont "qu'à arrêter" depuis des décennies est un cuisant échec. Simplement c'est irréaliste, inadapté, impossible (à part pour certains cas qui font plutôt figure d'exception). Et pourtant on continue sur le même principe, à se voiler la face, à enfoncer les toxicomanes au lieu de les aider. Et c'est parfois les toxicomanes eux-mêmes qui comme toi se font les prêtres de cette approche absurde!
Je sais pas ce que c'est pour toi un manque opiacé Malou. Mais je sais pour moi. Je tiendrais pas trois jours. J'ai souffert et même massivement dans ma vie avant. Mais ça, pour moi, c'est le pompon. Même si c'est pas une douleur aigüe, c'est juste l'insupportable incarné. Alors quand on sait que ce
sevrage
physique est la partie la plus facile... Je pense qu'il faut éviter de fanfaronner (je dis pas ça pour toi).
Merci quand même pour ta participation!
Maloumalou
27 septembre 2017 à 18:02
Au moins oulahhh !!! j'en ai pris pour mon grade:flag:
C'était juste mon témoignage et non pour dire de faire comme moi . Peut-être que je me suis mal exprimée peut-être mais ce n'était pas du tout intentionné.
Je ne me permets pas de juger qui que ce soit en plus.
Bref !
Bon courage !
Syam
27 septembre 2017 à 18:19
Malou : "Bon courage !"
Merci Malou, t'en fais pas je sais très bien que tu es bien intentionnée. C'est un sujet nouveau pour toi, je ne te demande pas de tout savoir
Par contre je pense aux autres, je sais ce que ça peut peser sur une personne qui échoue à se sevrer de s'entendre dire "avec la volonté ça passe". Ma réaction est pas CONTRE toi, elle est POUR eux.
Recklinghausen
27 septembre 2017 à 19:09
Salut,
@MalouX2 :
Si je comprends bien, tu as stoppé une dépendance à la
codéine
sans penser à te faire idée par un professionnel de santé.
Que tu es en train d'échanger par une addiction à l'
Alprazolam
( la molécule active du
Xanax
)
Plus sérieusement, je t'engage à aller en discuter avec ton médecin traitant car dans peu de temps, tu vas te retrouver sans rien... Plus de
codéine
à acheter à la pharmacie ni de
Xanax
à porter de main car les stocks seront épuisés.
Avant de te retrouver dans cette cruelle situation, il est préférable d'anticiper les évènements.
A mon avis, tu devrais annoncer à ton toubib que tu t'es passée de ses services pendant 20 ans en achetant toi même ta
codéine
( pour des raisons qui te sont propres que tu pourras, ou pas, dire à ton généraliste ). Et que depuis l'arrêté, tu te sentais mal et tu t'es tournée vers des
Xanax
qui t'avaient été prescris voilà quelques semaines/mois.
Je ne peux savoir si tu étais mieux sous
codéine
ou à l'heure actuelle, mais j'ai la sensation que les choses ne se sont pas forcément améliorées depuis ia mi juillet.
Mais ton généraliste pourra t'accompagner pour que tu puisses retrouver un nouvel équilibre, avec ou sans
codéine
.
Prends soin de toi,
Reck.
Laguêpe
27 septembre 2017 à 19:18
Maloumalou a écrit
Bonjour,
Je ne comprends trop ce que tu veux me dire en fait!!!:
Bah rien de plus que ce que j'ai écrit. Je te souhaite bon courage et la réussite de ton
sevrage
rien de plus en fait , mais c'est instructif de lire les expériences de ceux qui sont passés par là avant, et j'avais envie de te le conseiller parce que moi ça m'a aidé, ça continue de m'aider parce que je ne suis pas encore au bout . C'est tout !
Amicalement  !
Maloumalou
28 septembre 2017 à 06:05
Bonjour  Recklinghausen,
Je ne compense pas du tout avec le
xanax
mais pour le
sevrage
ça m'aide de toute façon le
xanax
j'en prends 2/jour et ce depuis longtemps et je n'ai pas pour autant augmenté les doses.
Je voie pour ta gouverne un psychiatre qui ne me dit pas que c'est pas bien et sachez que derrière mon addiction il y a un départ, un contexte etc.
Je suis d'accord avec vous sur le fait que ce n'est pas de baisser ou d'arrêter le plus dur mais de ne pas retomber...
Je suis hyperactive non médicamentée (
ritaline
) de toute façon ça n'agit pas à mon age.
Je ne suis pas mieux que qui que ce soit, évidement il y a tout une vie derrière nous et un contexte autours de nous. Vos réactions sont plutôt blessantes car le 1er message posté n'était en aucun cas pour dénigrer, blesser ou de dire que je suis plus forte que vous bien au contraire .
Je n'ai jamais participer à ce genre de forum et je pensais que l'on disait notre expérience et non que l'on jouait le rôle des médecins....J'ai juste apporté mon témoignage qui je voie ne plaît pas forcément car il n'est pas tourné comme vous le désirez.J'ai écris ce que je ressentais sans vouloir faire de mal.
Au passage j'en suis à 2 aujourd'hui et je suis beaucoup  mieux moins fatiguée mais plus
speed
voilà!
Dernière modification par Maloumalou (28 septembre 2017 à  06:13)
Maloumalou
28 septembre 2017 à 06:07
Merci c'est gentil!
Syam a écrit
Malou : "Bon courage !"
Merci Malou, t'en fais pas je sais très bien que tu es bien intentionnée. C'est un sujet nouveau pour toi, je ne te demande pas de tout savoir
Par contre je pense aux autres, je sais ce que ça peut peser sur une personne qui échoue à se sevrer de s'entendre dire "avec la volonté ça passe". Ma réaction est pas CONTRE toi, elle est POUR eux.
Maloumalou
28 septembre 2017 à 06:15
Oui merci Syam :)
sara7
03 août 2018 à 18:05
Bonjour à tous,
Je suis alcoolique abstinente depuis le 20 juin dernier. Voici mon histoire!
J'ai découvert que j'étais alcoolique quand j'ai voulu arrêter mes apéros journaliers et que j'y arrivais pas. CHOC. J'ai décidé de stopper du jour au lendemain; résultat: perte de mémoire, impossible de se concentrer, vertiges, peur, suées, maux de tête, assoiffement, mal de coeur, gueule de bois non stop, fatigue intense, crises de larmes, nervosité, brûlures d'estomac, douleurs dans les membres, tensions dans le cou, et partout...bref un vrai enfer!!! 7 jours d'enfer à se demander ce qui allait se passer...puis j'ai appelé un numéro du style SOS
ALCOOL
et on m'a dit de boire vite qq chose!!! j'avais des spasmes!!! J'ai bu 1 bière légère, puis 2, en prenant mon temps. J'oublierai jamais la sensation d'apaisement ressentie: j'avais ma preuve, j' étais alcoolique!!!! Moi, alcoolique!!!!!!
Puis une nuit passée aux urgences, insomnie...et hop rebelotte, je cesse de boire. Cette fois j'ai du
valium
; je le prend 3 jours, et j'arrête. Bordel de merde. Je ne vais pas quitter
alcool
pour
valium
!!!!!!
Depuis je n'ai pas bu, suis abstinente. Je tiens le coup. Je vais de temps en temps à un
CSAPA
, et je vais en thérapie de groupe pour alcooliques. J'ai beaucoup pleuré sur moi, je me suis apitoyé. Pourquoi moi et tout ça. Et la peur qu'il m'arrive quelque chose de grave, d'aller en HP, ou de faire un DT, ou de devenir dingue...aujourd'hui c'est le 45e jour passé sans boire, malgré les angoisses, les tensions physiques et émotionnelles que je vis. Je ne lâche rien.
Merci à ceux qui me liront, qui voudront ajouter du texte, partager, etc...
Des bizz
sara7
03 août 2018 à 21:03
Je vais rajouter quelque chose: j'ai toujours peur qu'il m'arrive quelque chose. Au bout de 45 jours est-ce possible? Que ce soit en terme psychologique ou autre! MERCI par avance à ceux qui répondront
Sufenta
03 août 2018 à 21:24
Salut
Chaud !! Après 45 jours après c’est bon tu es sevrée ..
Si c’est pas indiscret tu buvais quoi, combien et depuis combien de temps ?
Désolé de demander ça c’est juste que je me questionne sur ma conso je bois 3 à 4 bière par jour (leffe) depuis 2 ans env, après j’ai parfois eu des break de qlq jours et à part une envie de boire ma bière pas de symptômes..
Mais je me dis que je dois faire gaffe surtout qu’il y a des atcd dans ma famille avec la bouteille et que je suis déjà accro à la
morphine
, que j’ai été accro aux benzo (stopé depuis 2012) ..
Y a pas moyen que je devienne accro à l’OH mais je sais que je dois faire attention
Amicalement
sara7
04 août 2018 à 00:56
Salut Sufenta,
J'ai bu à 16ans bière, picon bière, suze, champagne, vin blanc. Avec des pauses, puis je recommençais, 2-3 bières et parfois 5-6 par soirée. Parfois que le week-end, parfois la semaine. Là j'ai 40 ans. En dernier c'était beaucoup bière, et vin blanc avec le cassis dedans.
J'ai moi aussi un père alcoolique; si tu as des doutes, dis-toi bien qu'il vaut mieux stopper que d'être les 2 pieds dans la merde. Car l'
alcool
te conduit à 3 possibilités: la morgue, la prison ou l' HP.
C'est juste la réalité, j'espère t'aider en te le disant! Des bizz
leodric
04 août 2018 à 01:32
Bonjour,
Tout est je pence deja dit alors pour ma part je te dirai juste sa
Courage Lâche pas et bat toi comme jamais le mental fait beaucoup dans tout
sevrage
et soit fière de toi l amis
prend soin de toi et continue sur ta tres bonne lancer
amicalement
sky56253
04 août 2018 à 21:22
Bonsoir,
Félicitations pour ton arrêt. 45 jours c'est super ! Attention à la dimension conviviale de l'
alcool
, et aux aspects psychologiques des assuetudes. Un abus a toujours une cause, pour ma part c'était la fuite de la solitude (polyconsommation).
J'en suis à trois mois ; en parlant avec quelques personnes tu te rends compte que beaucoup se posent la question et fuient dans l'
alcool
ou autres. On y est très vite...
Continue sur ta lancée et entoure toi de "bonnes" personnes.
Sky.
filousky
05 août 2018 à 09:21
Bravo, 45 jours, ce n'est pas rien ! Surtout seule ! Appuies-toi sur ces 45 jours pour garder la pensée que si tu as pu 45, tu peux encore 45 et ainsi de suite, jusqu'à la rupture avec l'appel de l'
alcool
(craving).
Aujourd'hui, la règle de l'abstinence absolue que j'applique à moi-même (sur l'
alcool
pas sur le reste .........), n'est plus la règle d'or inviolable prônée par les A.A.
Certains alcooliques parviennent à revenir à une consommation très raisonnée, soit à l'aide de traitements non encore acceptés par tous ou une fois le travail sur-soi effectué et réussi.
J'ai deux très bons amis qui sont arrivés avec un peu de lutte à tordre le cou à l'irrésistible
craving
que le premier verre d'
alcool
fort entraîne bien souvent chez les personnes ayant vécu une passage d'alcoolisme fort dans leur vie.
Sur moi, que d'alle, sobre depuis 1990, je parviens à boire un tout petit peu de très bon vin, mais le goût de l'
alcool
me provoque des nausées. Donc, c'est facile dan smon cas. À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire, mais la gloire, je m'en bats les castagnettes.
Amicalement
Fil
sky56253
06 août 2018 à 18:22
Re,
J'ajouterai que le contact social positif est très important ; ne pas se juger trop durement et se laisser le temps, également.
Tu dis craindre qu'il t'arrive "quelque chose", que veux tu dire ?
Sky.
BENOBAR7
06 août 2018 à 18:33
Bonjour a tous. Je te dirais que c est bien et surtout ne lâche pas en te disant je prends juste un verre car crois moi qd tu reprends c est encore pire.
BENOBAR7
06 août 2018 à 18:34
J ai fait 3 mois 6 mois des fois sans boire mais une fois que je recommence c est encore pire le mieux est de se faire aider ce que je ne fais pas.
sara7
07 août 2018 à 08:43
Bonjour à tous,
Merci pour vos réponses intéressantes; j'ai appris ce que c'est le
craving
, j'avais jamais entendu ça. (mdr, oui c'est possible!
)
Je n'ai absolument pas envie de boire ne serait-ce qu'une goutte d'
alcool
, j'ai décidé de ne PAS TOUCHER A LA 1ère GOUTTE!!!!!
En toute transparence, j'ai vécu le
craving
quand je n'avais pas pris conscience de mon alcoolisme. Depuis que j'ai vu et accepté, j'en vois toute la sournoiserie appelée
alcool
.
J'en suis donc à 49 jours d'abstinence.
Ce qui est très dur pour ma part c'est de me sentir hyper nerveuse et angoissée, voilà la vérité. Suis tendue, me sens mal, je n'arrive plus à sourire, à rigoler, à profiter pleinement de tout. On dirait une "morte-vivante", on dirait une déprimée de la vie. Et ces douleurs qui ne me quittent pas, physiques (tensions partout) et psy (pensées incessantes et obsessionnelles: d'un tout petit truc j'en fais des montagnes!!!)
BENOBAR7 tu as l'air d' être très conscient de ce qui se passe; pourquoi ne pas se faire un peu aider ne serait-ce que pour parler? Même un coup de téléphone peut parfois suffire à éviter ce foutu 1er verre!!!
SKY56253, quand on cesse de boire est-il possible d'avoir des hallus ou de devenir "dingue" du genre aller faire un tour en HP, après 45 jours d'abstinence totale??
Drim
07 août 2018 à 10:14
Salut sara7.
Gros bravo ouais 50 jours c'est énorme !
Déjà non tu est sevrée tu n'a plus aucun soucis de syndrome de
sevrage
à craindre. Niveau physique le plus dure est passé.
Niveau psychologique par contre c'est là que tout se joue.
Ce qui est très dur pour ma part c'est de me sentir hyper nerveuse et angoissée, voilà la vérité. Suis tendue, me sens mal, je n'arrive plus à sourire, à rigoler, à profiter pleinement de tout. On dirait une "morte-vivante", on dirait une déprimée de la vie
Ça ressemble à une période de déprime, il ne faut pas qu'elle se transforme en dépression.
Là ton cerveau accuse le coup mais penses bien que ces moments de détente que tu vivais quand tu buvais ils étaient réel et facilité par l'action anxiolytique de l'
alcool
, ton cerveau les a juste associés a l'
alcool
. Mais a part le côté anxiolytique l'
alcool
a jamais rendu les gens heureux, certains alcooliques sont très tristes au quotidiens.
Toi tu n'a pas l'air triste et tu peux retrouver ces même moments de joie de façon plus saine et moins forcée. Ça arrive moins souvent mais c'est plus authentique et comme c'est plus rare c'est d'autant plus jouissif, c'est vraiment toi qui est bien et tu ne force rien.
Là l'angoisse que tu ressens j'imagine que c'est l'angoisse de plus retrouver des moments de détente, de plus retrouver cet états ou tu te fou de tout et ou tu est bien. C'est une angoisse auto entretenu, car l'angoisse empêche les moments de détentes qui pourrait faire disparaitre cette angoisse et du coup ça renforce l'angoisse car elle se réalise.
Le serpent qui se mord la queue.
Les angoisses ce sont de bonnes choses quand on arrive a les identifier et à les mettre en stand by les soirs de détente. Elles aident à orienter sa vie. Mais certaines angoisses incomprises sont destructrice.
En fait les angoisses destructrices c'est raisonnement implicite qu'a déduit ton cerveau de notre comportement, tu bois t'es bien si tu bois plus t'es plus bien.
Il faut savoir que c'est pas l'
alcool
qui te détend mais bien les gens, les interactions sociales et la vie que tu as, l'
alcool
a justement ce côté anxiolytique qui aide mais ça amorce juste le bon moment ça n'est pas le bon moments.
Et le fait que tu ai arrêté ça rajoute une grosse angoisse que tu ne maitrise pas.
L'
alcool
t'as pris ces moments de détente et d'insouciance mais maintenant que tu t'en rend compte tu ne dois pas les lui laisser.
Tu as superposé l'
alcool
sur ton bonheur et à force ta joie et les moments de détente sont devenues tributaire de l'
alcool
.
Mais ton bonheur est toujours là, ta vie n'a pas changée.
L'angoisse de ne plus connaitre la détente tu devrait la laisser à l'
alcool
, et profiter de la vie que tu as et de la joie qu'elle peut t'apporter en voyant l'
alcool
comme une succube de ton vrai bonheur. Et pas comme une amie qui te soutenait et que tu as perdu, c'est une amie malsaine quand on y développe une dépendance, c'est comme toute les drogues.
En gros l'angoisse de l'
alcool
tu la lui laisse et tu trouve un autre moyen de mettre tes angoisses du quotidien en stand by pour te détendre.
C'est un gros bordel mon message mais j'arrive pas a tourner ça autrement.
J'espère que l'idée principal est quand même compréhensible.
Je sais que c'est pas facile tout ça mais faut vraiment pas que tu crois que c'est l'
alcool
qui te rendait bien.
sara7
07 août 2018 à 10:55
Hello Drim,
Oui l'
alcool
m'aidait à me détendre. Mais tu fais bien de me le rappeler: c'est faux.
Ce qu'on aime avec l'
alcool
à mon avis c'est l'effet immédiat. Directement, on boit et c'est parti!! anesthésie, euphorie, etc...sauf que...avec le temps, les années de conso, l' anesthésie et l'euphorie font place à la colère, au ressentiment, aux frustrations, à l'énervement...donc pire que bien!!!
Ce qui me fait tenir, c'est que j'ai conscience de tout ceci.
Je suis une addict à l'
alcool
qui a décidé de poser le verre coute que coute car j'en vois toute la structure infernale.
Combien de temps devrais-je payer mes dettes pour éradiquer ce fléau en totalité? Mes symptômes me font souffrir, oui, et pourtant je tiens le coup.
Du courage oui il en faut pour continuer, persévérer. Je me dis qu'un jour ça va passer toute cette merde. J'espère en ça et j'y crois. Sinon, à quoi bon? Autant rigoler et dire:
Mes angoisses comme tu le dis c'est de ne plus arriver à me détendre. J'ai la nuque tendue, mal dans les membres comme si je faisais du sport intensif. Voilà mon idée: me bouger le Q faire du sport et tenter de perdre en douceur mes 10 kgs de trop suite à mon
sevrage
. Vaut mieux faire du sport que boire Vaut mieux apprendre la patience de se sentir bien avec le sport que l' effet immédiat de la bouteille.
Bizz à+
Drim
07 août 2018 à 11:10
Oui et c'est plus facile a dire qu'a faire mais il faut se faire violence, faire des trucs qu'on a pas envi pour se donner de nouvelles habitudes.
Je te souhaite toute la force d'entreprendre ce qui pourra te faire du bien, car tu as l'air de bien avoir cerné le problème et c'est déjà un gros morceau du chemin :-)
Lecoq
07 août 2018 à 12:22
Bonjour,
J'en suis donc à 49 jours d'abstinence.smiley-gen013 Ce qui est très dur pour ma part c'est de me sentir hyper nerveuse et angoissée, voilà la vérité. Suis tendue, me sens mal, je n'arrive plus à sourire, à rigoler, à profiter pleinement de tout. On dirait une "morte-vivante", on dirait une déprimée de la vie. Et ces douleurs qui ne me quittent pas, physiques (tensions partout) et psy (pensées incessantes et obsessionnelles: d'un tout petit truc j'en fais des montagnes!!!)
J'ai bu pendant des années pour essayer d'échapper à un gros mal être permanent pour m'apercevoir au final que ce mal être venait principalement de la boisson.
Je suis devenu encore pire que Filousky, même du cidre à 2° me dégoute.
Tout est impermanent. Tiens le coup, ça vaut le coup. Si la principale raison de tes problèmes est ta conso d'
alcool
, tu ne vas pas le regretter.
Une vie avec ou sans l'
alcool
, c'est le jour et la nuit.
Bon courage,
sara7
07 août 2018 à 13:15
Merci Lecoq pour tes super encouragements!
Anonyme1756
07 août 2018 à 15:33
Bonjour sara7,
J'ai juste un commentaire à faire: suite à une consommation d'
alcool
prolongée ou très élevée on peut développer des carences en vitamines, particulièrement du groupe B, et particulièrement de la B1 (thiamine) qui est consommée par la métabolisation de l'
alcool
mais aussi du sucre.
Cela ne fait pas de mal de prendre une supplémentation en vitamines diverses ou en vitamine B1 quand on consomme, mais aussi quand on se sèvre. La vitamine B1 est prescrite pour le
sevrage
alcoolique quand on compense l'arrêt de l'
alcool
par du glucose; cela permet aussi de compenser une éventuelle carence (pas forcément facile à mettre en évidence).
Alors vu que la carence en B1 est impliquée dans les encéphalopathies alcooliques, cela ne me paraîtrait pas aberrant que même longtemps après l'arrêt de l'
alcool
si la carence n'est pas compensée des problèmes neurologiques puissent apparaître (à confirmer).
C'est pas mal non plus de consommer des protéines, pour régénérer le foie s'il a souffert de façon réversible, et les muscles qui ont pu être touchés par la consommation d'
alcool
.
A plus,
ILE
sara7
07 août 2018 à 19:25
Bonjour ILE,
J'ai pris de la B1 pendant 10 jours; j'ai continué avec un complexe de vitamines qu'on peut acheter dans le commerce bon désolée pour la pub, je cite quand même: D*****s. Celui-là j'en ai pris régulièrement, là j'en prend presque plus.
J'ai remarqué que suite à mon
sevrage
je me jetais sur la bouffe, surtout le sucré et la viande, chose que j'avais banni de mon alimentation (j'étais végétarienne)
Mais oui c'est à surveiller je pense. Merci pour ton intervention!
Edit modération : Pas de pub.
Dernière modification par mikykeupon (12 août 2018 à  21:18)
Anonyme1756
07 août 2018 à 19:57
C'est parfait; comme tu ne l'avais pas précisé dans ton premier message et te plaignais de divers maux résiduels je me suis lancée.
Moi aussi j'ai eu une appétence nettement accrue pour le sucré que j'avais à peu près banni de mon alimentation sans difficulté auparavant, alors qu'aujourd'hui cela me tente bien davantage, c'est plus difficile de résister, et je cède de temps en temps...
Je n'ai jamais été végétarienne et n'ai pas davantage eu envie de viande après l'arrêt de l'
alcool
mais depuis quelque temps j'essaie de ne pas négliger les apports protéinés - ce qui peut m'arriver - voire d'en consommer nettement plus que je ne le ferais naturellement (jusqu'à 2x par jour alors que c'était maxi 1x ces dernières années).
sara7
08 août 2018 à 15:58
Salut ILE,
Du coup après réflexion je suis partie m'acheter de la B1 et je vais en reprendre 10 jours.
On ne sait jamais. Ce sera la 2e fois en 50 jours.
Je me demande combien de temps je peux en prendre, je vais poser la question à l'addictologue dans 2 semaines.
Si vous avez des suggestions là-dessus, n'hésitez pas. Je sais on n'est pas médecins, mais quand on est alcoolo on peut s'aider!!
Anonyme1756
08 août 2018 à 16:40
Sara7,
A ma connaissance il n'y a absolument aucun risque de surdosage avec la B1 (à moins éventuellement de prendre des doses absolument massives) ; si tu en prends en excès par rapport à tes besoins ce sera éliminé par les reins. C'est juste inutile d'en prendre quand on n'en a pas besoin, mais tu peux tester pour voir si tu te sens mieux après.
Cela ne coûte rien de reconstituer un peu les stocks au besoin, surtout quand on a tendance à manger plus sucré après l'arrêt de la consommation d'
alcool
.
ILE
sara7
08 août 2018 à 17:15
Exactement, c'est ce que je pense.
Là je viens d'en prendre 2 comprimés il y a 3h00 environ et bizarre!! je me sens mieux. Allez c'est parti en mode B1!
Anonyme1756
08 août 2018 à 17:21
J'ai connu cet effet-là avec la vitamine C - pour contrer certains méfaits de mon tabagisme - c'était magique!
Par ailleurs quand j'y pense (avec un grand verre d'eau au milieu du repas
) je prends un mix de vitamines et minéraux et ça marche plutôt bien mais l'effet est plus discret...
sara7
11 août 2018 à 21:03
Hello tout le monde, je reviens vers vous! 53e jour d'abstinence.
Je viens de comprendre ce qui m'arrive: je subis en permanence "l'ivresse mentale" c'est à dire la cuite sèche en gros, qui est provoquée par un excès d'émotions; puis il en suit la déprime.
C'est depuis hier que ça va un peu mieux, quand j'ai compris que j'étais encore une fois tombée dans ce cycle de merde infernal de dépression-cuite sèche-ressentiment-colère-peur panique-obsessions, etc...
Bon , un pas de plus dans cette merde qui me fait espérer là maintenant, que je ne tomberai pas dans la fosse à rechute...
Si c'est arrivé à l'un de vous n'hésitez pas à partager!!!
sky56253
11 août 2018 à 21:52
Bonsoir,
sara7 a écrit
SKY56253, quand on cesse de boire est-il possible d'avoir des hallus ou de devenir "dingue" du genre aller faire un tour en HP, après 45 jours d'abstinence totale??
Je ne suis bien entendu pas médecin, et me
base
seulement sur mon expérience et mes lectures sur le sujet....
A mon sens ta crainte vient d'angoisses qui étaient masquées par ta conso ; j'ai moi même encore des moments difficiles ou j'ai l'impression d'être devenu dingue. J'ai d'ailleurs envisagé l'HP à plusieurs reprises, mais c'est finalement ma famille qui m'a accueilli. Je suis convaincu que le corps et le mental trinquent énormément avec une conso excessive, et qu'il faut du temps pour fonctionner correctement sans la "béquille" trompeuse d'un produit.
J'insiste vraiment sur le fait d'être bien entouré, et pourquoi pas de se faire aider par un pro. J'ai entamé une thérapie lors de mon arrêt et je commence seulement à aborder ce qui me fait vraiment du mal...
Pour être tout à fait honnête, j'ai cru hier soir pouvoir "gérer" lors d'une invitation au restaurant avec un ami ; ceci après trois mois d'abstinence. Hé bien la soirée s'est terminée au whisky et j'en ai oublié une partie...avec en prime une crise de foie aujourd'hui. Tout à commencé par "tu prendras quand même bien un apéro ?".
Je le vois comme un accident de parcours, mais la dimension sociale, détente, de l'
alcool
est un véritable piège auquel tu seras forcément confrontée ; il faut apprendre à fonctionner autrement, et soigner ce qui a engendré l'abus.
Surtout ne sois pas dure avec toi même ; c'est déjà super d'en être la. N'oublie pas de te faire du bien autant que possible. Le mental se stabilisera avec le temps !
Sky.
Dernière modification par sky56253 (11 août 2018 à  22:44)
mikykeupon
12 août 2018 à 21:36
sara7 a écrit
Car l'
alcool
te conduit à 3 possibilités: la morgue, la prison ou l' HP.
Pas forcément, et je dit ça à force de lire des témoignages sur ce chouette forum, et de réussir à avoir un regard extérieur à ma vie.
Je t'invite ainsi à lire mon
blog
et cette
conversation
que j'ai initié, ainsi que les nombreuses discutions.
Ce qui est très dur pour ma part c'est de me sentir hyper nerveuse et angoissée, voilà la vérité. Suis tendue, me sens mal, je n'arrive plus à sourire, à rigoler, à profiter pleinement de tout. On dirait une "morte-vivante", on dirait une déprimée de la vie. Et ces douleurs qui ne me quittent pas, physiques (tensions partout) et psy (pensées incessantes et obsessionnelles: d'un tout petit truc j'en fais des montagnes!!!)
C'est la frustration qui parle j'ai l'impression. La frustration est un de nos pires ennemis. Le seul moyen à ma connaissance de la combattre est d'accepter son état.
Quand on voie toutes les déviances à travers le monde, je me dit qu'être alcoolique est un moindre mal.
Et pour moi, ça peu être un signe de sensibilité humaine qui permet au monde de ne pas sombrer
L'
alcool
a un effet anti-dépresseur au début, mais dès que les consos deviennent régulières, l'effet s'inverse.
C'est pourquoi il est important de ne pas boire régulièrement lorsque les choses vont mal.
Il m'arrive lors de mauvaises nouvelles de boire plus que de coutume, mais je ne le fais que le jour où j’apprends la mauvaise nouvelle, et ce dans le but de pouvoir sortir pour aller voir du monde, discuter, rencontrer, échanger... Mais pas boire seul, dans ces moments j'évite autant que possible.
Je te conseil d'écrire sur un support que tu peux garder tes ressentit à un instant T. Par exemple écrire l'heure à laquelle une envie de boire traverse ton esprit, ce que tu fais à ce moment ainsi que tes pensées du moments, enfin ton sentiment plutôt.
La vitamine B1 se fait sur un
sevrage
d'au moins 1 mois, si je me souviens bien, accompagné de la vitamine B6.
Je te conseil à en parler à ton médecin, ou un autre, pour avoir une ordonnance.
Concernant ta "
cuite sèche
", prend garde car c'est un moment où nous sommes tellement désinhibé que l'on peut faire n'importe quoi sans avoir possibilité de porter plainte car tu sera à jeun.
Et je tiens à te féliciter pour ton parcours
sara7
19 août 2018 à 21:58
re-bonjour,
je reviens vers vous car là j'en suis à 2 mois d'abstinence totale!! Suis très contente!!!
Je prend de la vitamine et c'est tout. Je tiens le coup, et j'ai l'impression que ça devient plus facile niveau angoisses et tensions...même si c'est encore là!
Voilà je me dis que ça ne peut qu'aller mieux et j'apprends la PATIENCE...tout un nouveau programme pour moi!!!
Je compte aller voir un psy...voilà pour les news! Merci à vous!
sara7
21 novembre 2018 à 23:51
Re-bonsoir les membres!
Je vous donne de mes news: 5 mois d'abstinence totale!
Bon...je vois à quel point la vie est tout sauf un long fleuve tranquille...
Je n'ai pas une abstinence heureuse, puisque dès qu'il y a un gros PB hop, je repars dans une "ivresse mentale" je m'explique pour ceux qui ne connaissent pas:
nuque raide, transpiration excessive, mal partout comme si on m'avait battue, migraines, vertiges, tachicardie, idées noires genre déprime, etc...
je ne prend pas de medocs, bien que j'ai failli craquer, j'étais à 2 doigts, mais je fais tout pour garder le cap sans rien prendre d'addictif.
J'aimerais savoir si quelqu'un croit ou pense qu'un jour ça va s'arrêter ce cirque d'ivresse mentale...
Car c'est sûr vivre comme ça c'est de la survie, c'est de la merde. J'ai remarqué aussi que c'est moins fort avec le temps qui passe...mais toujours aussi douloureux et chiant.
A bientôt!
Anonyme1756
22 novembre 2018 à 00:51
Hello Sara,
Bravo, c'est une bonne chose d'avoir arrêté la conso chronique d'
alcool
, tellement dangereuse pour les femmes
Ce que tu appelles tes épisodes d'
ivresse mentale
, ne me semble pas du tout correspondre à de l'ivresse. Prends cela avec des pincettes mais ça me fait plus penser à des crises de panique ou des accès d'anxiété.
Sans être abstinente j'ai arrêté la consommation chronique d'
alcool
et je n'ai jamais connu ce genre de choses depuis. Bien entendu j'ai vécu des épisodes de stress entretemps et suis tombée malade également, mais rien qui puisse s'apparenter à ce que tu rapportes. Je pense que cela n'a aucun rapport avec ton arrêt de l'
alcool
. Cela ne ressemble même pas à des accès de
craving
.
Peut-être avant traitais-tu ces épisodes avec l'
alcool
en revanche.
Comme tu mentionnes de gros problèmes, et qu'au ton de ton message on a l'impression qu'ils n'arrivent pas aussi rarement qu'on pourrait l'imaginer, soit tu as une vie difficile et tu ne peux pas faire beaucoup plus que tu ne fais déjà pour limiter l'occurence de ces problèmes que tu dois subir, soit ces problèmes découlent directement ou indirectement de choix de vie (personnels, professionnels...) et il y a moyen d'agir pour les limiter ou les faire disparaître, ainsi que leurs effets.
Déjà tu peux envisager de consulter un médecin pour discuter de ces épisodes qui suivent l'apparition des gros problèmes, voir s'il serait avantageux que tu prennes alors un anxiolytique à ces moments-là pour mieux les vivre, ou encore voir ce que tu peux faire pour limiter l'exposition de ta vie à ces problèmes ou les éliminer.
Dans tous les cas je pense que l'abstinence n'est pas à l'origine de la façon dont tu vis ce que tu appelles l'ivresse mentale, et que l'
alcool
pourrait être un bon palliatif dans ces moments-là, à supposer qu'ils soient peu fréquents, donc rares, ne durent pas longtemps, et évidemment que tu ne craignes pas de retomber dans une conso abusive.
Take care.
sara7
22 novembre 2018 à 11:07
Coucou Ile,
Merci pour ta réponse!
Je vois bien que l'anxiété et le stress sont les gros problèmes que me cachait l'
alcool
, là-dessus c'est juste ce que tu dis. Je suis persuadée que l'
alcool
était mon anesthésiant, anxio, medoc, parfait jusqu'au jour où il s'est retourné contre moi clairement. D'où l'arrêt total et définitif.
Mon challenge c'est de pouvoir vivre maintenant. Pas juste survivre. ça ne me va pas.
LA solution je crois bien qu'il n'y a que moi qui peut la trouver...on va me dire: "fais du yoga", "va voir un psy" etc...mais en fait je suis seule avec ce problème que j'ai à comprendre.
Et puis 5 mois d'abstinence ce n'est pas rien quand même! Je suis contente. J'ai la rage de vivre.
Je me suis réveillée en me disant "j'en ai ras le Q d'être alcoolique! Et alors?!" J'ai l'impression d'en faire une montagne de ce qui m'arrive! Est-ce si grave, vu que je ne bois plus? On m'a dit que c'était une maladie chronique, incurable, mortelle. Ben j'en ai marre! Vu que je ne bois plus qu'on me foute la paix. A entendre les autres membres de mon asso d'anciens buveurs, on dirait qu'on ne s'en sort jamais. ça ne me va pas!!!!! ça ne me convient pas!!!!! je ne suis pas d'accord!!!!!
Coup de gueule en fait. Tout ce cirque me fait chier. J'ai quand même pas le cancer en phase terminale! Besoin de relativiser.
Ce qui m'énerve c'est qu'on dirait que voilà: t'es alcoolique, pas de rédemption possible. T'es dans la merde et point barre, jusqu'à ta mort. Et ben NON je ne veux pas y croire. J'ai cessé de boire, allez vous faire foutre, je suis en bonne santé et guérie tant que je ne bois pas.
Qu'en dites-vous?
Anonyme1756
22 novembre 2018 à 13:34
sara7 a écrit
Je vois bien que l'anxiété et le stress sont les gros problèmes que me cachait l'
alcool
, là-dessus c'est juste ce que tu dis. Je suis persuadée que l'
alcool
était mon anesthésiant, anxio, medoc, parfait jusqu'au jour où il s'est retourné contre moi clairement. D'où l'arrêt total et définitif.
Mon challenge c'est de pouvoir vivre maintenant. Pas juste survivre. ça ne me va pas.
LA solution je crois bien qu'il n'y a que moi qui peut la trouver...on va me dire: "fais du yoga", "va voir un psy" etc...mais en fait je suis seule avec ce problème que j'ai à comprendre.
Oui, c'est plus un problème existentiel, et je conviens parfaitement avec toi et d'autres que l'
alcool
est un remède insidieux dans ce genre de situation.
Toutefois tu n'as pas à rester seule avec ce problème si tu acceptes d'en parler à un médecin, à un psychiatre ou un psychologue par exemple. Seul(e) parfois on tourne un peu en rond, on a du mal à aborder le problème sous des angles nouveaux, à remettre en question la façon inefficace dont on l'aborde, donc n'hésite pas à faire le pas d'en parler à quelqu'un.
sara7 a écrit
Je me suis réveillée en me disant "j'en ai ras le Q d'être alcoolique! Et alors?!" J'ai l'impression d'en faire une montagne de ce qui m'arrive! Est-ce si grave, vu que je ne bois plus? On m'a dit que c'était une maladie chronique, incurable, mortelle. Ben j'en ai marre! Vu que je ne bois plus qu'on me foute la paix. A entendre les autres membres de mon asso d'anciens buveurs, on dirait qu'on ne s'en sort jamais. ça ne me va pas!!!!! ça ne me convient pas!!!!! je ne suis pas d'accord!!!!!
C'est un discours qui est remis en cause par l'expérience de nombreux anciens buveurs, qui réussissent et vivent bien leur abstinence totale ou partielle. Si ce discours te pèse, tu n'es pas obligée de rester dans cette association...
sara7 a écrit
Ce qui m'énerve c'est qu'on dirait que voilà: t'es alcoolique, pas de rédemption possible. T'es dans la merde et point barre, jusqu'à ta mort. Et ben NON je ne veux pas y croire. J'ai cessé de boire, allez vous faire foutre, je suis en bonne santé et guérie tant que je ne bois pas.
Oui, envoie-les se faire f... et passe à autre chose, d'autant que tu as bien conscience que ton problème ce n'est pas l'
alcool
c'est l'anxiété, et c'est à cela que tu dois t'attaquer, et non pas rester enfermée dans une identité qu'on t'a collé dessus parce ce que à un moment de ta vie tu as pris conscience que tu buvais en excès.
Take care.
sara7
22 novembre 2018 à 14:59
J'adore tes réponses, oui en gros j'en ai ral-le-bol d'avoir cette étiquette d'alcoolo. Et j'avoue que c'est moi-même qui me pourrit la vie avec ça!
J'ai bien compris, à moi de ne jamais oublier, tout comme on ne peut pas oublier quand on est allergique aux fruits de mer!!!
J'ai envie d'avancer pas de tourner en rond. Je veux bien voir un psy, un pro, mais faudrait qu'il soit remboursé! je ne peux pas me le permettre, financièrement, surtout en ce moment!
Mon
doc
du
CSAPA
que je vois 1 fois/mois m'avait dit que tous ces symptômes c'était l'anxiété.
Ben voilà l'
alcool
c'est l'arbre qui cachait la forêt, la forêt anxiété.
On m'a donné des astuces comme la respiration, etc...mais ça me saoule vite. Je commence puis j'arrête. Dur d'être rigoureux.
Je ne sais pas quoi faire...
Bizz
Anonyme1756
22 novembre 2018 à 15:45
sara7 a écrit
J'adore tes réponses, oui en gros j'en ai ral-le-bol d'avoir cette étiquette d'alcoolo. Et j'avoue que c'est moi-même qui me pourrit la vie avec ça!
Oui, alors fais attention si c'est toi qui t'auto-infliges cette étiquette et t'auto-pourris la vie. C'est là qu'un ou plusieurs regards extérieurs peuvent être utiles, pour t'aider à te percevoir autrement et de façon moins étroite, réductrice et surtout anxiogène.
Dans ce contexte, l'esprit de l'association qui t'a peut-être aidée au départ à créer le déclic nécessaire au
sevrage
, ne te convient peut-être plus si cela t'enferme dans des réflexes d'auto-flagellation. Tu t'es attaquée à ce problème qui te pourrissait la vie, mais tu ne te réduis pas à cette faiblesse. Il y a la force qui t'a permis de la surmonter, mais il faut t'envisager de façon encore plus large.
Pour consulter il y a les CMP, les centres médico-psychologiques, où les consultations sont prises en charge par la Sécu. Cela peut être une première étape. Je ne sais pas s'il est possible d'y bénéficier de psychothérapie de type TCC, mais même sans cela ça peut t'aider dans un premier temps à mieux comprendre ce qui t'arrive et pourquoi cela t'arrive.
Pour être juste ou exhaustif, il faudrait peut-être mentionner le
PAWS
qui pourrait être une explication éventuelle à tes troubles physiques s'il ne s'agissait pas d'anxiété sous-jacente, le syndrome de
sevrage
prolongé, même si cela me semble improbable, mais regarde quand même au cas où. Le
PAWS
peut exister aussi dans le
sevrage
alcoolique mais je ne suis pas familière du sujet.
Le dernier point ce serait de faire un bilan médical au cas où si tu ne l'as pas déjà fait, pour t'assurer qu'il n'y a pas de cause organique, neurologique par exemple à tes problèmes et douleurs, mais si tu es prise en charge par un
CSAPA
, et qu'on t'a confirmé le diagnostic d'anxiété, normalement tu as dû être correctement examinée j'imagine.
Take care.
Dégun
23 novembre 2018 à 17:29
Salut,
Je veux pas en remettre une couche sur la respiration mais un truc tout simple qui fonctionne pas mal sur moi quand j'ai une crise d'angoisse c'est de respirer profondément avec un rythme de 5 secondes:
-Inspiration pendant 5 secondes
-Expiration pendant 5 secondes
-Etc...
J'ai même l'impression que le simple fait de se concentrer sur ça (compter les secondes pendant chaque phase) détourne l'attention et du coup éloigne l'angoisse.
Bon, si on respire vraiment profondément ça fait tourner un peu la tête (hyperventilation), mais ça détend...
sara7
13 décembre 2018 à 20:10
re-bonjour à tous!
Me voilà à quelques jours de 6 mois d'abstinence! 7 pour être exact!
Bon...j'observe que je suis dépressive. Je ne sais pas si c'est un état dû à l'arrêt de l'
alcool
ou si ça date de plusieurs décennies...car l'
alcool
m'a anesthésiée mes souffrances. Du coup pas possible d'identifier si la dépression vient de l'
alcool
ou si la dépression était là avant l'
alcool
. Et pis ça change quoi? Ah oui, je me pose des questions du style: suis-je condamnée à être dépressive pour le restant de mes jours????
Je suis allée voir le
doc
généraliste en lui disant que j'étais dépressive depuis au moins 5 ans ( car c'est ce que mon mari a constaté quand je lui ai demandé!) et il m'a prescrit un
AD
c'est du brintellix. Comme je ne suis pas medocs et que ça me fait quasi aussi peur que de reboire, j'ai rien pris.
A la place, je me suis commandée du
millepertuis
. Je l'aurai demain, et j'avoue je ne sais pas ce qui m'attend avec cette plante...combien de temps en prendre? Peut-on arrêter du jour au lendemain sans subir de "rebond"?
Nico0
13 décembre 2018 à 21:52
Salut !!
Je me suis permis de lire ton post en entier avant de répondre à ta question.
Alors concernant le
millepertuis
, je t’aurais recommandé de passer par un Nathuropathe pour le dosage ( pour rappel en Allemagne, on ne peut le prendre que sur prescription car il est le premier anti dépresseur prescript ), en France ce n’est pas le cas et souvent les personnes se font une automédication avec ce produit, chose à ne pas faire car même si c’est une plante, tu peux ressentir des effets secondaires, n’oublions pas que chaque médicament à la
base
est tiré d’une plante .....
Je t’inviterais à prendre de la valériane et de la passiflore également. ( pas mal pour les angoisses, l’anxiété à priori )
Il te faut un produit suffisamment dosé et tous les laboratoires n’ont pas les mêmes dosages.
Ah oui ! Il faut du temps pour voir une amélioration comme un
ad
classique , 3/4 semaines au bon dosage, ensuite si ça marche sur toi, il faut le prendre au moins 6 mois et non tu peux pas l’arreter du jour au lendemain, il te faudra effectuer un
sevrage
progressif par palier comme un anti dépresseur classique.
Voilou !
Et top ton abstinence !!!!
Courage !
sara7
13 décembre 2018 à 22:55
Salut Nico,
Merci pour ta réponse et la lecture de mon post. Et tes encouragements! J'ai commandé le "millepertuis fort" qui est dosé à 920 mg/gélule soit 1 prise/jour.
Mais me connaissant je suis capable de ne pas le prendre!!!!
je prend du magnésium et ça va mieux quand même, en tout cas c'est pas pire.
à+
Nico0
14 décembre 2018 à 16:09
Salut sara,
Oui avec le
millepertuis
c’est 900 mg par jour par contre je sais pas s’il faut commencer en progressif ou d’un coup.
De toute manière résultat probant sous 3/4 semaines.
Ce qui est sur c’est qu’apres une prise prolongé le
sevrage
est dégressif.
Si le magnésium te fais du bien c’est top, après le
millepertuis
c’est à toi de voir si jamais t’es à bout.
A +
Kratomman
14 décembre 2018 à 18:42
Salut Sara7, félicitation pour ta longue période d'abstinence. Personnellement je pense que tu ne seras plus alcoolique si tu arrives à contrôler ta consommation d'
alcool
.
Si par toi même tu réalises que tu es sur le point de boire le verre de trop (celui qui te ferait replonger) et que tu te dis stop et que tu le fais, là pour moi tu ne seras plus considérée comme alcoolique.
Je suis moi même alcoolique. Je me limite à deux verres de bières ou vin par jour. Mais je sais que je pourrais très bien retomber dans mon addiction.
Je suis aussi addict au
kratom
( 3 fois par semaine) mais pas aux
rc
par contre.
Porte toi bien.
Anonyme1756
14 décembre 2018 à 19:56
C'est sympa d'avoir de tes nouvelles sara7.
sara7 a écrit
A la place, je me suis commandée du
millepertuis
. Je l'aurai demain, et j'avoue je ne sais pas ce qui m'attend avec cette plante...combien de temps en prendre? Peut-on arrêter du jour au lendemain sans subir de "rebond"?
Je sèche, aucune idée.
Sinon, depuis 7 mois donc maintenant que tu es abstinente, as-tu remarqué ou ressens-tu les effets bénéfiques de la fin de l'intoxication alcoolique?
Perso j'ai trouvé et trouve encore, que lorsqu'ils se font particulièrement présents s'attarder un peu dessus est un excellent moyen de réhausser son humeur. Et quand à la
base
tout va déjà bien ça peut me procurer un petit effet euphorisant pas désagréable du tout...
sara7
15 décembre 2018 à 18:23
Merci Nico pour les précisions! Je t'avoue que je ne suis pas certaine d'y toucher au
millepertuis
, à cause du "rebond". Je vais essayer sans, en espérant que je me porte bien. Sinon, c'est clair que je n'hésiterai pas à en prendre si je me sens en danger.
Kratomman, même pas pour rire j'essaierai de re-boire ne serait-ce qu'un seul verre d'
alcool
. Même pas en rêve. J'en ai trop chier, et l'
alcool
pour moi c'est comme de l'arsenic; je suis écœurée.
Salut Ile, moi aussi contente de te revoir ici! J'ai dû mal m'exprimer, j'ai bientôt 6 mois d'abstinence! (dans 7 jours!!!! et maintenant dans 5 jours!)
C'est vrai que je ne me concentre pas vraiment sur les bénéfices d'une vie sans
alcool
, mais plutôt je focalise sur ce qui va pas! J'ai compris que la déprime était sévère!!!
Le gros PB chez moi c'est que je suis seule, toute la journée, sans voir personne, sauf mon conjoint le matin et le soir (il bosse et moi pas). J'aimerais tant pouvoir trouver des loisirs sportifs et autres et ben j'y arrive pas. C'est pas évident, je cherche un truc qui fait "bander" pas un truc ra-plat-plat...
Kratomman
15 décembre 2018 à 18:27
Et bosser tout simplement? Ça te permettrait d'établir des contacts sociaux même si ce sont des collègues. Ils pourraient devenir des amis à la longue.
sara7
15 décembre 2018 à 18:59
C'est ce que j'ai cru, y a 2 mois...j'ai cherché un job, j'ai trouvé en CDD, et malgré toute ma bonne volonté, pas de bol pour moi je suis tombée sur une équipe où y avait pas d'entre-aide, ou si peu, et une autre gonzesse qui était alcoolique "pratiquante" et surtout méchante et agressive...(d'ailleurs elle doit être dans le déni total, tout le monde me disait qu'il fallait pas faire attention à elle à cause de son comportement)
Résultat: j'ai eu un excès d'angoisse-anxiété, une "poussée de fièvre" ça m'a mit à bout de nerfs, j'ai dû arrêter le travail sinon je crois qu'on se tapait dessus. Depuis suis en arrêt maladie, jusqu'à la fin du CDD. Et depuis suis en déprime. Avec en plus la peur de retrouver un travail de merde, pour la prochaine fois. Je ne supporte pas les mauvaises ambiances. J'ai besoin de calme et d'harmonie. Bref...est-ce trop demander? peut-être.
Anonyme1756
15 décembre 2018 à 19:30
sara7 a écrit
Salut Ile, moi aussi contente de te revoir ici! J'ai dû mal m'exprimer, j'ai bientôt 6 mois d'abstinence! (dans 7 jours!!!! et maintenant dans 5 jours!)
C'est vrai que je ne me concentre pas vraiment sur les bénéfices d'une vie sans
alcool
, mais plutôt je focalise sur ce qui va pas! J'ai compris que la déprime était sévère!!!
Désolée, je n'ai pas lu assez attentivement, c'était le sens qui allait de soi (plus que 7
jours
).
Je te propose de contrebalancer le ressenti de ce qui ne va pas avec celui de ce qui va mieux sans
alcool
, parce qu'en toute logique si ton abus a duré suffisamment longtemps les bienfaits, ne serait-ce que physiques, de l'arrêt doivent se faire ressentir... Et c'est toujours ça de pris et sur quoi consolider la suite. :)
sara7 a écrit
C'est ce que j'ai cru, y a 2 mois...j'ai cherché un job, j'ai trouvé en CDD, et malgré toute ma bonne volonté, pas de bol pour moi je suis tombée sur une équipe où y avait pas d'entre-aide, ou si peu, et une autre gonzesse qui était alcoolique "pratiquante" et surtout méchante et agressive...(d'ailleurs elle doit être dans le déni total, tout le monde me disait qu'il fallait pas faire attention à elle à cause de son comportement)
Résultat: j'ai eu un excès d'angoisse-anxiété, une "poussée de fièvre" ça m'a mit à bout de nerfs, j'ai dû arrêter le travail sinon je crois qu'on se tapait dessus. Depuis suis en arrêt maladie, jusqu'à la fin du CDD. Et depuis suis en déprime. Avec en plus la peur de retrouver un travail de merde, pour la prochaine fois. Je ne supporte pas les mauvaises ambiances. J'ai besoin de calme et d'harmonie. Bref...est-ce trop demander? peut-être.
Tu n'as pas eu de chance avec ton CDD et compte-tenu de la stabilité qu'exigeait le
sevrage
, travailller dans ces conditions et poursuivre l'abstinence n'étaient pas compatibles à ce moment-là.
Calme et harmonie sont de plus en plus rares c'est vrai, pour autant il ne faut pas désespérer de tomber sur une ambiance globalement épanouissante. Tu peux aussi essayer un mi-temps pour démarrer, ou encore - mais là ça n'a plus rien à voir - t'orienter vers une psychothérapie avec pour objectif de t'aider à mieux réagir (à moins réagir ou plus placidement ou en reprenant le dessus...) face à l'agressivité des autres, bref à faire en sorte de ne pas en être négativement affectée comme tu l'es actuellement.
Pas sûr que ma suggestion soit très
bandante
, m'enfin...
Mister No
17 décembre 2018 à 09:31
Je te propose de contrebalancer le ressenti de ce qui ne va pas avec celui de ce qui va mieux sans
alcool
, parce qu'en toute logique si ton abus a duré suffisamment longtemps les bienfaits, ne serait-ce que physiques, de l'arrêt doivent se faire ressentir...
Oui, mais malheureusement, l'argent, la beauté ou une amélioration de l'état physique ne font pas le bonheur.
Le gros PB chez moi c'est que je suis seule, toute la journée, sans voir personne, sauf mon conjoint le matin et le soir (il bosse et moi pas). J'aimerais tant pouvoir trouver des loisirs sportifs et autres et ben j'y arrive pas. C'est pas évident, je cherche un truc qui fait "bander" pas un truc ra-plat-plat...
Aller dans un club de sport, c'est pas très sexy, pourtant, en plus de l'état physique, cela permet de couper avec cette solitude.
Tu peux chercher dans le domaine des arts également, pas que dans le côté forcément sportif qui demande un suivi médical surtout si tu as consommé longtemps, mieux vaut y aller mollo avec un programme adapté surtout et ce quel que soit le sport.
Il va falloir accepter que beaucoup de choses seront moins sexy avec l'
alcool
, disons moins sexy tout de suite comme avec les effets de l'
alcool
.
Par contre, les effets seront bien meilleurs dans la durée, si tu peux te donner le temps de potentialiser les efforts que tu mets en place.
Tu peux également prendre le temps sur une reconversion pro, une formation ou une recherche de poste plus facile à vivre, quitte à étaler et bien peser le projet dans le temps.
sara7
20 décembre 2018 à 00:37
re-coucou tout le monde,
Merci pour vos messages.
J'avais envie de vous faire part d'un truc: je vais de temps en temps dans une asso d'anciens buveurs, et apparemment le fait que je sois "mal" c'est "normal" , et l'effet montagnes russes aussi. Un coup ça va à peu près, un coup ça va pas du tout c'est l'horreur. Y en a qui disent que cet état peut durer des... années!!!! genre 25 ans.
Euh...comment vous dire que c'est angoissant, rien que cette idée?! Je ne vais quand même pas faire de hauts et des bas jusqu'à ma mort!C'est terrible! Qu'en pensez-vous?
Anonyme1756
20 décembre 2018 à 13:11
sara7 a écrit
J'avais envie de vous faire part d'un truc: je vais de temps en temps dans une asso d'anciens buveurs, et apparemment le fait que je sois "mal" c'est "normal" , et l'effet montagnes russes aussi. Un coup ça va à peu près, un coup ça va pas du tout c'est l'horreur. Y en a qui disent que cet état peut durer des... années!!!! genre 25 ans.
Euh...comment vous dire que c'est angoissant, rien que cette idée?! Je ne vais quand même pas faire de hauts et des bas jusqu'à ma mort!C'est terrible! Qu'en pensez-vous?
Je ne sais pas. Tu parles d'être mal psychologiquement uniquement ou également physiquement?
Tous les anciens buveurs que tu as consultés ont-ils rapporté la même chose ou seulement quelques uns?
A titre perso ce n'est pas ce que je vis, il y a bien des hauts et des bas en termes de niveau d'humeur comme pour tout un chacun, mais qui ont des causes bien réelles et pas d'amplification particulière, mais en fait je me sens plus stable et c'est ce que me confirme le ressenti spontané de certaines personnes, dont certaines n'ont même pas eu l'occasion de savoir ou de constater que j'avais changé mes habitudes de conso d'
alcool
.
Sur les dimensions cognitives et physique la récupération est peut-être plus lente - du moins c'est mon sentiment-, mais pas d'oscillations particulières, sinon sensibles à l'hygiène de vie, qualité de l'alimentation et exercice physique en particulier (à mon tabagisme aussi évidemment mais c'est un autre sujet...).
Je suis retournée en page 1 pour me remémorer ton passé avec l'
alcool
. Même si tu ne nous a pas donné d'estimation en verres standards par jour ou par semaine, tu as consommé plus de 20 ans à dose soutenue apparemment, et commencé à l'adolescence, donc je pense qu'il faut être patient, laisser le corps récupérer, s'adapter à la nouvelle situation, c'est un peu tôt pour présager du futur.
Je suis à 14 mois d'arrêt de conso chronique et franchement je continue de faire le pari - ça ne me coûte rien - que ça va continuer d'aller mieux.
Pas de découragement!! :)
sara7
20 décembre 2018 à 18:38
Merci Ile pour ton message!
Oui je buvais depuis l'âge de 16 ans, pas tous les jours mais jusqu'à l'ivresse.
Les quantités?! Ben ça oscillait, 3 à 6 bières fortes ou 4 verres de vin blanc très fort en crème de cassis alcoolisée, parfois ou souvent la bouteille y passait.
Et en dernier, je buvais 6 à 8 bières et je n'étais plus du tout ivre, j'étais "normale"...
Non, tous les anciens buveurs ne sont pas passés par ce que je vis...certains ont posé le verre, et hop! c'était de l'histoire ancienne!!!! On n'est pas tous égaux!!!
Bien sûr que je ne me découragerai pas...car je SAIS ce qui m'attendrais, si je rebuvais  SEUL verre...et non la folie ce n'est pas moi! Je sais de quoi je parle!!!
J'ai pris du
millepertuis
hier soir, à 920 mg. Je me demande si je ne vais pas en prendre 1 jour sur 2 au début, car je sens que ça fait déjà son petit effet! Ce qui ne m'étonne pas, je suis très réactive à n'importe quelle substance...même au café. Alors peut-être y aller mollo serait une bonne chose pour ne pas subir des pbs à l'arrêt...
Nico0
21 décembre 2018 à 09:21
Salut sara !
J’espere Que tu vas bien, tu aurais peut être du commencer graduellement avec le
millepertuis
si tu es sensible comme tu le dis.
Peut être à 300 les premiers jours pour arriver à 900 en 2 semaines.
Surtout ne dépasse pas la dose de 900 par jour car même si c’est une plante, mal utilisé tu peux avoir des effets secondaires, c’est assez rare, mais ça arrive donc ....
Ensuite je pense que tu dois être régulière sur tes prises car logiquement il agit comme un antidépresseur classique c’est à dire au bout de 3,4 semaines ( c’est une fourchette ).
Logiquement c’est un traitement au long court ( 6 mois minimum ) avec une baisse graduelle.
Il y a beaucoup d’explications sur le net concernant le
millepertuis
, mais je pense que tu as du jeter un œil certainement avant de commencer.
A +
sara7
21 décembre 2018 à 11:24
Salut Nico,
en fait j'y comprend rien pour le dosage...mon produit se nomme "920" mais en fait ça ne doit pas être le dosage en
millepertuis
"pur"... je me permet de te mettre les "ingrédients" ci-dessous, si t'y comprend quelque chose?!!
Composant                            Dosage    Poudre /Extrait      Poudre
Extrait naturel de
millepertuis
230 mg       4/1                    920 mg
Maltodextrine BIO                     75 mg
Stearate de magnésium             15 mg
Dosage par gélule :                   320 mg    EQPS :    920 mg
L'efficacité par gélule
Equivalent Plante Sèche* : 920 mg
Dosage : 320 mg
Nico0
22 décembre 2018 à 17:37
Salut sara,
J’espere que tu vas bien ?
Je ne voudrais pas te dire de bêtise mais de mémoire c’est l’extrait naturel du
millepertuis
auquel il faut faire attention donc dans ton cas 230 mg et c’est 900 mg d’extrait naturel qu’il ne faut pas dépasser donc j’en conclu que sur la notice il doive te préciser de pas dépasser 3 gélules par jour ?
Je ne voudrais t’induire en erreur car le
millepertuis
peut induire des effets secondaires comme un
ad
classique donc mon explication est vraiment à prendre avec des pincettes et si j’étais toi je me rapprocherais soit du pharmacien ou soit d’un Nathuropathe confirmé.
Mais je sais que la plus part prenne du mildac 300 ( la marque ), je ne sais pas si on peut citer un produit, je m’excuse d’avance.
Voilou
filousky
23 décembre 2018 à 12:32
sara7 a écrit
Ce qui m'énerve c'est qu'on dirait que voilà: t'es alcoolique, pas de rédemption possible. T'es dans la merde et point barre, jusqu'à ta mort. Et ben NON je ne veux pas y croire. J'ai cessé de boire, allez vous faire foutre, je suis en bonne santé et guérie tant que je ne bois pas.
Qu'en dites-vous?
Que ce que tu écris me parle ! J'ai vécu la même colère par rapport à ces préjugés idiots venus de l'inconscient collectif.
Chez les A.A., un grand reproche que j e peux leur faire est justement ce credo : "même abstinent, je suis toujours alcoolique" qui s'applique bien sûr sur tous les usagers de drogues de la part des non consommateurs.
Alors je te soutiens sara7, tu n'es plus alcoolique, tu es sara. Et moi, je rejette tous ceux, médecins de campagne cons compris, qui me péjugent alcoolique ou toxicomane.
Ce discours :"t'as touché au démon, donc tu seras démoniaque toute ta vie" est à mettre à la poubelle pour vivre débarrassés à jamais de ces culpabilisations et infantilisations que les préjugés mettent sur nos têtes.
Vis Sara, tu es vivante, une simple vivante et c'est infiniment légitime que de vouloir vivre en avançant sans traîner les valises dont tu t'es débarrassée.
Amitiés
Fil
Dernière modification par filousky (23 décembre 2018 à  15:48)
sara7
26 décembre 2018 à 18:32
Salut Fil,
Ben oui, merde, en dernier ça me faisait déprimer encore plus que de devoir dire devant tout le monde pour la N ième fois: "je suis alcoolique, blablabla..." Il y a quelque chose de malsain je trouve, c'est de se répéter ça comme si la fatalité passée allait se répéter à vie...quelle horreur...Je crois que c'est très bien pour ceux qui n'ont pas eu réellement le déclic, ceux qui ne s'en sortiront pas sans s'accrocher au groupe et se rappeler sans cesse leur alcoolisme...Et merde où est le positif dans tout ça??!!
J'aimerais entendre; "j'étais dans la merde et c'est fini je suis guéri je ne bois plus, et je ne boirai plus", ou mieux encore: "je suis guéri, c'est possible, courage"
Bref...après je ne leur jette pas la pierre car à un moment donné j'étais bien contente de les avoir trouvés...mais chaque chose en son temps, et comme on change-on passe d'alcoolique à abstinent-donc de malade à guéri-forcément les besoins changent...
Merci pour ton intervention musclée comme j'aime!
Post-it
30 décembre 2018 à 17:53
Bonjour tout le monde,
J'étais en train de taper dans un moteur de recherche "tenir le coup pendant le
sevrage
alcoolique" et je suis tombée sur ce forum.
J'ai hésité, je vous ai lu, cela m'a donné du courage de voir certains témoignages. Je me suis dit que je n'avais rien à perdre.
Je consommais tous les jours depuis un peu plus de six ans. A l'apéro, essentiellement, même si parfois le midi quand j'étais chez moi, je m'autorisais quelques verres pour me détendre...le soir, je tentais de me contrôler en remplissant une bouteille d'un demi litre de vin blanc. Parfois j'arrivais à m'en tenir là, parfois non. Le week end, j'augmentais les doses. Je suis passée par le
baclofène
qui a marché un temps, mais j'ai rechuté, j'en avais marre de prendre tout le temps des cachets.
J'ai arrêté le lendemain du réveillon, le 25 donc, et les trois premiers jours se sont très bien passé...mais là, depuis hier, c'est très très dur. J'ai pleuré hier une partie de la soirée. Ce soir, j'ai envie de tuer tout le monde, j'ai l'impression que quelqu'un me manque, je me sens mal avec cette idée mais je voudrais vraiment tenir, au moins un mois d'abord, le but étant simplement de ne plus avoir de problème avec l'
alcool
...
Je suis ravie de lire que certains ont remis en cause le fameux adage "alcoolique un jour alcoolique toujours" parce que comme Sara (je crois), ce genre de phrase est déprimante et je pense qu'on peut guérir.
Et j'ai également envie de déculpabiliser. Même si je rechute. Me regarder avec compassion. Parce que pendant six ans, il n'y a pas un seul jour où je n'ai pas eu honte.
Auriez vous des conseils à me donner, des trucs qui ont marché pour vous, pour faire passer cette putain d'heure du soir où d'habitude je joue à la mère de famille parfaite (linge, cuisine, bain, devoir) mais dopé au cubis ? Je pense en plus que vous, vous me comprenez. Cette sensation d'être dépassé-e, complètement, mais de savoir qu'on peut faire face grâce à la détente merveilleuse de la picole... J'ai l'impression que je n'arriverai plus jamais à avoir de la patience sans
alcool
dans le sang. Je sais que c'est faux. Mais là, j'ai simplement besoin de choses concrètes.
Je vous remercie d'avance.
Anonyme1756
30 décembre 2018 à 18:56
Hello Post-it et bienvenue,
Déjà je suppose que tu n'avais pas de dépendance physique, et que les recommandations d'usage lors d'un
sevrage
sec ne s'appliquent pas (supplémentation en vitamine B1 et support de benzos les premiers jours).
Post-it a écrit
Auriez vous des conseils à me donner, des trucs qui ont marché pour vous, pour faire passer cette putain d'heure du soir où d'habitude je joue à la mère de famille parfaite (linge, cuisine, bain, devoir) mais dopé au cubis ? Je pense en plus que vous, vous me comprenez. Cette sensation d'être dépassé-e, complètement, mais de savoir qu'on peut faire face grâce à la détente merveilleuse de la picole... J'ai l'impression que je n'arriverai plus jamais à avoir de la patience sans
alcool
dans le sang. Je sais que c'est faux. Mais là, j'ai simplement besoin de choses concrètes.
Je n'ai pas gérer cette heure du soir-là -c-à-d que sans enfants ce n'est pas la même chose... - , mais je vois ce que tu veux dire.
Le truc qui marche pour moi aujourd'hui si je me trouve dans une situation comparable, c'est de me prendre une bière sans
alcool
, ça m'offre une détente mentale sans la détente alcoolique. Mais bon, ça fait presque 15 mois que j'ai arrêté aussi je ne sais pas si ça aurait marché au départ. Et je ne le fais pas souvent.
Ce qui est certain c'est qu'avec le temps même si cette
putain d'heure du soir
restera exigeante, normalement l'appel de l'
alcool
devrait disparaître, ainsi que le besoin d'absolument ou systématiquement prendre un truc pour te soulager. C'est vraiment une question d'habitude, à la fois du corps, mais aussi psychologique. Et vraisemblablement tu devrais aussi récupérer de l'énergie qui te permettra d'affronter plus facilement ces moments-là.
Bon courage.
Post-it
30 décembre 2018 à 19:18
Merci Ile, c'est rassurant de lire que ça ne durera pas !
Bonne soirée !
Anonyme1756
30 décembre 2018 à 19:43
Post-it a écrit
Merci Ile, c'est rassurant de lire que ça ne durera pas !
Bonne soirée !
Par contre si tu as un conjoint par exemple et qu'il est au courant de ta résolution, peut-être dans un premier temps peut-il se charger davantage des éléments que tu trouves le plus pénible pendante cette heure-là le soir, pour que tu la vives mieux, avec moins de tension, le temps que tu retrouves un fonctionnement de croisière?
sara7
31 décembre 2018 à 11:47
Salut Post-it,
Pour tenir le coup, ce qui a marché pour moi c'est de voir que, lorsque j'étais en totale panique-crise-etc... je me suis dit: l'
alcool
est en train de vouloir me rattraper, me "baiser", il veut que je re-consome...pour moi ça a été l'enfer et je pèse le mot. J'ai tenu bon, alors que c'était le cauchemar...hallucinations, transpirations, migraines, insomnie, pleurs pendant des mois (oui des mois!!!!) et j 'arrête là sinon c'est trop long.
Dis-toi bien que l'
alcool
cherche à te baiser, car ça fait des années que le corps, l'esprit, ont pris l'habitude de "se détendre" avec ce poison, car oui c'est un poison qui se retourne tôt ou tard contre le consommateur...on le voit quand on touche le fond, ce qui est mon cas...
Pour aller mieux: bouger, marcher, nager, lire, écouter de la musique, respirer, caresser son chien, se donner des pieds au cul, faire des siestes, prendre soin de soi, aller chez le coiffeur...punaise la liste est longue...parler à un ami et si on n'en n'a pas, contacter une association d'anciens buveurs pour parler, pour extérioriser son mal-être...se faire plaisir, se pardonner, cesser de penser, écrire ses ressentis dans un journal intime...
Je te dis courage et ne lâche rien, et si tu rechutes, et ben pas grave, n'oublions pas que l'
alcool
est une DROGUE DURE donc c'est pas pour rien que c'est dur de lui dire adieu! Des bisous!!!
sara7
31 décembre 2018 à 11:53
Ps: prends de la vitamine!!!! Essaie, ça vaut le coup, la B1, B6, la vit. C aussi! et pourquoi pas un complexe vitaminique qui contient de tout contre l'épuisement.
Post-it
31 décembre 2018 à 17:20
Je vous remercie pour votre soutien, ça m'aide !
Mon conjoint est déjà adorable, il me fait des cocktails aux fruits sans
alcool
et prend le relais (il est en vacances pour le moment)
Je suis allée courir là tout à l'heure pour me sentir bien à  l'heure de l'apéro. J'ai appelé une amie qui me soutient, je prends mon temps.
Je ne sais pas si ça vous l'a fait, mais ce qui est difficile pour moi (et pourtant, non, je ne suis pas dépendante physiquement, j'ai la chance d'être petite et menue, donc je n'ai jamais eu à boire des quatités énormes pour être vite déchirée) c'est que plein de choses me rappellent mes rdv picole ;
le bruit des casseroles
le jingle de mon émission préférée
le coucher de soleil
plier le linge (comme je l'ai dit)
passer une moment dans mon bureau sur internet...
feuilleter un magazine le soir...
merde, je réalise que ça fait pas mal ! des pans entiers de ma vie...!
Et ce soir, c'est le réveillon, alors je vous en parle même pas !...
Mais je vais tenir, vraiment, je commence à avoir des bénéfices, je dors bien mieux, je n'ai plus de douleurs aux jambes dûs à la circulation, j'ai les joues moins rouge...et surtout, surtout, je n'ai plus honte. Mais putaint c'est dur !
je vais prendre des vitamines, et je vous tiens au courant. Encore merci !
sara7
06 avril 2019 à 20:07
Re-bonjour à tous, voici de mes news: 10 mois d'abstinence totale!
J'ai passé plus des 3/4 du temps en dépression. Je suis fatiguée chronique, j'ai des douleurs tout le temps dans les bras et les jambes, comme des courants électriques, des fourmillements, je vais aller voir un neurologue.
Là ça fait plusieurs jours que je vais bien moralement.
Mais je reste dans l'incompréhension; suis-je malade à vie même si je ne bois plus?
Quand on voit que l'alcoolisme est "incurable, progressif" alors ça veut dire quoi? C'est valable que lorsqu'on est encore dans le produit, non?
Kratomman
07 avril 2019 à 07:47
Félicitations  pour ton abstinence  :-)
Je ne suis pas medecin  mais je ne pense pense pas que ce soit normal non. Normalement  ton cerveau a du changer sa chimie et tu ne devrais pas rencontrer ces douleurs.
Tu as changé ton alimentation? Bouges tu suffisamment ou es tu sédentaire? Ton problème est peut-être d''ordre psychologique (la peur de replonger)
De toute façon,c'est une bonne décision  de consulter.
Dernière modification par Kratomman (07 avril 2019 à  07:48)
sara7
07 avril 2019 à 08:37
Salut Krato,
L'alimentation est compliquée...d'ailleurs j'ai mal au ventre depuis des mois, des années, je n'y prêtais pas attention, mais là ça s'est empiré.
Je supprime depuis hier le lactose, car je soupçonne une intolérance. Peut-être même au gluten?! mais je verrai après. Bon sang j'ai déjà stoppé l'
alcool
, si j'arrête tout il va rester quoi?
Je continue aussi à prendre du
millepertuis
, et des vitamines B en cure aussi souvent que possible.
jlnko0954
08 avril 2019 à 10:55
Salut à tous;
Je me permets d'écrire sur ce fil je ne sais pas si c'est ma place, j'ai arrêter mes poly-consommation depuis le 5 mars de cette année; j'ai passer 3 semaines à l'hosto et là je fais un break chez ma mère à la campagne avant de retrouver un appart au bord de la mer.
Le truc c'est que je m'ennuie et même si pour le moment je ne pense pas à reconsommer j'ai peur qu'une fois dans mon nouveau logement les envies reviennent.
Je suis curieux de savoir comment les personnes dans la même situation gère ses envies ou l'ennuie.
Je consommais depuis une vingtaine d'année les derniers temps il n'y avait plus que l'
alcool
et le
bédo
, on m'a donné un traitement mais je ne suis pas sur que ça change grand chose.
Merci à tous.
sara7
08 avril 2019 à 21:35
salut jlnko0954,
comme tu le dis toi-même, arrêter c'est bien, mais ce n'est pas suffisant. Moi aussi j'ai eu affaire à l'ennui, alors j'ai dû mettre en place des choses, case obligatoire pour éviter la rechute!
Pour se sortir de l'addiction:
1/abstinence totale et définitive
2/rechercher des loisirs, des choses positives épanouissantes non toxique au mal de vivre
3/adopter un mode vie "hors conso"
Retenir qu'une dépendance un peu comme une allergie, reste acquise à vie, mais la maladie ne s'exprimera que s'il y a reconsommation.
Te souhaite le meilleur loin des poisons, la tâche est ardue mais pas impossible!!!!!
Hilde
08 avril 2019 à 23:33
sara7 a écrit
Re-bonjour à tous, voici de mes news: 10 mois d'abstinence totale!
J'ai passé plus des 3/4 du temps en dépression. Je suis fatiguée chronique, j'ai des douleurs tout le temps dans les bras et les jambes, comme des courants électriques, des fourmillements, je vais aller voir un neurologue.
Là ça fait plusieurs jours que je vais bien moralement.
Mais je reste dans l'incompréhension; suis-je malade à vie même si je ne bois plus?
Quand on voit que l'alcoolisme est "incurable, progressif" alors ça veut dire quoi? C'est valable que lorsqu'on est encore dans le produit, non?
Hello Sara7,
Bravo, mais bon, ce n'est pas cool cette histoire de dépression. A mon avis tu fais bien d'aller voir un neurologue parce que j'ai du mal à imaginer que tous tes symptômes aient un lien avec
l'arrêt
de l'
alcool
, d'autant que tu as mené cela proprement, t'es supplémentée en vitamines, etc. Au pire ce serait une séquelle de l'abus
alcool
, mais cela n'a peut-être (ou sûrement? - je ne sais pas en fait) rien à voir du tout avec l'
alcool
.
J'ai arrêté l'
alcool
(ou presque) il y a 18 mois, et la première année je n'ai eu aucune douleur aux jambes, enfin dans mon souvenir. Ceci alors que j'en avais eues par le passé, et parfois des douleurs importantes (mais pas de type "électrique"), et certainement causées par l'abus d'
alcool
, genre un début de neuropathie. Après c'était même tout le contraire, je ne sentais plus mes jambes, et suite à des marches un peu soutenues je pouvais me sentir "comme dans du coton" et imaginer ce que ressentent ceux qui prennent des
opiacés
. Cela a changé quand j'ai un peu (trop?) forcé sur le rythme, me suis remusclée les cuisses, j'ai traîné des lourdeurs musculaires, mais à distance cela n'a aucun rapport avec l'arrêt de l'
alcool
, juste une mauvaise gestion de ma part (et mes veines ne sont pas dans un super état).
On a toujours tendance à vouloir corréler des évènements simultanés, mais il n'y a peut-être aucun rapport de causalité entre ton arrêt de l'
alcool
et l'origine de tes douleurs, aussi c'est important que tu ailles voir un médecin, d'autant plus que cela te plombe le moral.
Bon courage pour la suite,
Hilde
jlnko0954
09 avril 2019 à 05:23
Merci Sara7
Le truc c'est que je n'ai pas l'envie de faire quoique se soit.
Je ne sais pas si c'est parce que je sort de
sevrage
, ou parce que je n'ai plus l'habitude de faire des choses constructives. C'est d'ailleurs pour ça que je reviens sur le forum après plusieurs années d'absence je me dis que ça m'occupe un peu et ça peu m'aider à avancer.
J'ai l'impression que sans les produits ma vie est vide, pourtant je vais rentrer dans un nouvel apart j'ai une copine qui ne consomme rien du tout, bref tout le monde me dit que j'ai ce qu'il faut pour me reconstruire mais je sais pas il y a un truc qui manque.
Pourtant l'hosto m'a bien calmer vu qu'on m'a appris que j'avais le foie abimé ainsi que les poumons mais j'ai tendance à repenser à mes consos en me disant que je n'avais que ça dans ma vie et c'est pas évident de se dire que plus jamais...
Ce matin réveil 5h la journée va être longue....
sara7
09 avril 2019 à 08:01
re, jlnko0954,
ce qui t'arrive est "normal", en tout cas, j'ai eu la même chose, ce "vide" dont tu parles et aucune envie de rien...
Oui c 'est normal, alors l'ami, arme-toi de PATIENCE car il t'en faudra certainement et à haute dose!!!! Moi qui voulait TOUT, tout de suite!!!! Ben non!!! Laisse ton corps, ton esprit récupérer. J' étais à un tel point que la vie n'avait plus de sens, plus d'intérêt. PATIENCE!!!!! Et REPOS!!
Salut Hilde.0,
"je pouvais me sentir "comme dans du coton" et imaginer ce que ressentent ceux qui prennent des
opiacés
."
Oui ça je l'ai, avec des vertiges en plus. Et tu sais quoi? J'ai les intestins qui déconnent à donf depuis des mois...j'en arrive effectivement à me dire que ce n'est pas que l'
alcool
, comme tu le dis si bien, il se pourrait que je fasse aussi une intolérance au gluten et lactose, ce qui expliquerait en partie mes symptômes, y compris la dépression. Le meilleur moyen pour moi c'est d'opter pour une alimentation sans glut ni lactose et j'aurai ma réponse!!!! C'est ce que je met en place doucement.
J'ai une "fatigue chronique" alors bien sûr que le sport j'en ai envie (j'étais très sportive avant) et quand je marche beaucoup, je me sens mieux, mais au départ pendant des mois suite à l'arrêt de l'
alcool
, je ne pouvais rien faire d'autre que de dormir toute la journée, manger très gras et sucré, bref j'ai pris +12 kgs.
Maintenant ça va un peu mieux, alors je fais, je me met des pieds au Q quand il faut, mais sans forcer.
Ah lalala...pas simple cette chienne de vie!
Hilde
09 avril 2019 à 21:13
sara7 a écrit
Oui ça je l'ai, avec des vertiges en plus. Et tu sais quoi? J'ai les intestins qui déconnent à donf depuis des mois...j'en arrive effectivement à me dire que ce n'est pas que l'
alcool
, comme tu le dis si bien, il se pourrait que je fasse aussi une intolérance au gluten et lactose, ce qui expliquerait en partie mes symptômes, y compris la dépression. Le meilleur moyen pour moi c'est d'opter pour une alimentation sans glut ni lactose et j'aurai ma réponse!!!! C'est ce que je met en place doucement.
J'ai une "fatigue chronique" alors bien sûr que le sport j'en ai envie (j'étais très sportive avant) et quand je marche beaucoup, je me sens mieux, mais au départ pendant des mois suite à l'arrêt de l'
alcool
, je ne pouvais rien faire d'autre que de dormir toute la journée, manger très gras et sucré, bref j'ai pris +12 kgs.
L'intolérance au gluten ça ne te fait pas prendre du poids! J'ai un proche qui a la maladie coeliaque et c'est super sérieux, mais on ne peut pas se diagnostiquer tout seul, et puis surtout il ne faut pas arrêter le gluten avant le diagnostique. Et cela ne sert à rien si on n'est pas malade, je dirais que limiter les céréales et passer aux aliments entiers, bannir les raffinés, c'est déjà pas mal (puisque le gluten n'est pas ultra digeste de toute façon).
Tu devrais parler de tout cela avec ton médecin. Avant de penser à une intolérance, pense à ta flore intestinale, qui résulte pas mal de ton alimentation et des médocs (antibiotiques...) ou autres toxiques que tu peux prendre. Je veux dire qu'un grand nombre de choses différentes pourraient expliquer tes troubles intestinaux, y compris une microbiote déséquilibrée, mais aussi le psychisme...
Idem, plein de possibilités pour la fatigue... Le tout c'est de trouver le médecin qui te prendra au sérieux et fera tout pour arriver à comprendre ce qui se passe.
Take care,
Hilde.
sara7
04 août 2019 à 14:26
Bonjour à tous et toutes, je reviens pour donner des news!
J'en suis maintenant à 1 an d'abstinence révolus, j'ai un petit job depuis début juillet. Suis contente. Et d'un seul coup, comme ça...me vient une terrible fatigue, un épuisement, obligée de dormir dans la journée, et je découvre encore une fois que j'ai mal partout, ma tension est à 10.7 au lieu de 12.8. Je me sens crevée, et des idées pas cool du passé tournent en boucle.
Je file chez le toubib, ma prise de sang est bonne, rien d'anormal. Je liste mes symptômes et il me lâche: vous n'êtes pas en dépression?! Et hop je découvre que c'est vrai. Je regarde en arrière dans ma vie, j'ai passé tant d'années en dépression, anxiété, angoisses...et je buvais pour cacher toute cette misère.
Sauf que maintenant elle est pire qu'avant...je fais de la relax, hypnose, etc...et je prends du
millepertuis
depuis 2 jours. A part ça...et ben je ne sais pas de quoi demain sera fait, mais une chose est sûre: je ne toucherai plus à l'
alcool
.
Merci à vous à++ n'hésitez pas à me "parler"
Hilde
05 août 2019 à 02:00
sara7 a écrit
Bonjour à tous et toutes, je reviens pour donner des news!
Merci, à un an presque jour pour jour de la création de ce fil de discussion, d'être venue nous donner ce retour.
Donc tu entrais dans la catégories des dépressions primaires qui peuvent engendrer des dépendances à l'
alcool
, et non dans celle des dépressions secondaires, engendrées par l'
alcool
. Du moins si le diagnostic de ton médecin est le bon.
Alors - je n'ai pas relu le fil mais je me souviens qu'il y a eu de multiples rebondissements - rétrospectivement, comment expliquerais-tu tous les symptômes que tu as eus pendant ces derniers 14 mois?
Était-ce du
sevrage
physique ou psychique, un effet rebond de la dépression ou tout autre chose?
Au-delà de ces questions, bon courage pour la suite!
sara7
05 août 2019 à 08:14
Bonjour Hilde,
Ces questions là, je ne peux pas y répondre avec certitude!
Je sais juste que je suis très triste à l'intérieur de moi, ce n'est pas la vie que je voulais, jamais j'aurais cru que je serai alcoolique un jour. Hormis le passé qui me hante, les symptômes que j'ai depuis 1 an d'arrêt je dirais que c'est un mélange de tout ça,
sevrage
psy-physique, dépression...c'est triste.
Ce qui a changé pour moi c'est...tout. J'avais des croyances, une foi, là c'est fini, tout est balayé. Je ne me cache plus derrière quoi que ce soit. Je n'ai pas encore finit de pleurer je crois...
J'ai quand même l'espoir d'être bien, j'avais lu sur ce forum un article sur le "PAWS", que le
sevrage
pouvait durer 2 ans...aurais-je fait la pire moitié?
CORDIALEMENT!!
bitume
04 juin 2018 à 10:45
Bonjour.
Je voulais savoir si quelqu'un ici sait si, en buvant un verre alors qu'on a entamé un
sevrage
annule pour autant tous les efforts déjà fournis. En quelque sorte, est ce que ça ramène complètement notre dépendance physique à la case départ?
Imaginons un
sevrage
sur 10 jours.
Jour 1: 0
Jour 2: 0
Jour 3: 1 UA
Jour 4: 1 UA
Jour 5 à 10: 0
À votre avis, doit on considérer que du coup le
sevrage
n'aura commencé qu'a partir du jour 5? Alors qu'on en a bien chié déjà pendant plus de 4 jours (1 verre étant insuffisant pour faire disparaitre les symptômes de
sevrage
)?
Merci
Dernière modification par bitume (04 juin 2018 à  10:47)
psychodi
04 juin 2018 à 11:15
salut bitume
je me permets un début de réponse, en précisant bien de la place d'où je te parle : celle de quelqu'un qui a vu les autres, plein d'autres, s'arrêter de boire (je n'ai pas moi même de souci avec l'
alcool
...moi c'est la canna, ma dépendance)
de ce que j'en ai compris, le
sevrage
de l'
alcool
est très physiologique durant les 10 premiers jours
ça dépend de la gravité de l'alcoolodépendance au moment de la démarche : plus la dépendance physique est grande plus les symptômes seront forts et longs
dans ton exemple : le
sevrage
dure 10 jours, avec reprise modérée durant les jours 3 et 4...j'aurais tendance à dire que derrière, il reste quand même 6 jours, ce qui est suffisant pour que le
sevrage
soit bien amorçé voire complet...en gros, le "vrai"
sevrage
ne commence qu'au jour 4 en fait...
si tu en chies les 4 premiers jours, c'est que les symptômes apparaissent mais qu'ils sont maintenus un peu en stand bye parce que tu reconsommes mais pas assez pour que les symptômes disparaissent totalement...une sorte d'entre deux qui doit être bien désagréable j'imagine...
la seule image qui me parle pour tenter de cerner ce qu'est la dépendance à l'
alcool
, c'est celle de la cicatrice : tant que tu bois, elle saigne. Si tu t'arrêtes, ça cicatrise tout doucement mais ça gratte (parfois fort)...Et suffit que tu grattes un peu pour que ça resaigne rapidos...peu de gens, dans ce que JE constate, arrive, à réguler ensuite sans que ça se remette à pisser le sang un jour ou l'autre...
tu trouverais sûrement des explications plus médicales sur les
sevrages
de l'
alcool
auprès d'un médecin addictologue, dans un
CSAPA
par exemple (si tu n'y vas pas déjà)
amicalement
Dégun
04 juin 2018 à 11:19
Salut,
A mon avis non.
Je ne pense pas qu'on puisse être dépendant avec un verre par jour, donc ça ne devrait pas entretenir la dépendance physique.
Le plus dur c'est de rester à un verre pour moi.
Si tu arrive à te limiter à un seul verre en plein
sevrage
c'est cool. Perso c'est au bout du 2ème que je commence à avoir "soif"...
Donc je bois plus au quotidien, au bout d'un moment c'est moins frustrant que de me limiter quand j'ai commencé.
Bravo en tout cas
Dernière modification par Dégun (04 juin 2018 à  11:21)
bitume
04 juin 2018 à 11:32
Merci pour votre rapidité et vos deux points de vue.
Pour vous situer, j'en suis à jour 4.
Hier soir (donc jour 3) j'ai découvert deux bières dans le frigo. Un oubli car j'avais fais attention à enfermer à clé tout l'
alcool
de la maison et à confier la clé à mon mari qui est parti en voyage pour une semaine. J'avais aussi fait toutes les courses de la semaine pour n'avoir aucune excuse d'aller me balader au supermarché.
Mais j'ai pas pu résister à cette bière. Je l'ai siroté comme du petit lait entre 19h et 23h.
Bref on est jour 4 et il me reste encore la 2eme bière. Je voudrais tellement pouvoir la jeter, mais je panique à cette idée.
Je m'inquiète pas encore trop à ce stade, mais si je bois cette bière et que je n'arrive pas à m'empêcher d'aller au magasin la c'est mort j'aurais fait tout ça pour rien.
Dernière modification par bitume (04 juin 2018 à  11:35)
Anonyme1756
04 juin 2018 à 11:55
Bonjour bitume,
Cela dépend comment tu te positionnes par rapport à ces consommations et quel est ton objectif.
Si ton objectif est l'abstinence totale, du moins pendant un moment, alors oui, on peut considérer que tu as rompu l'abstinence et qu'il faut reprendre la démarche à zéro. Ce qui n'empêchera pas que le
sevrage
physiologique aura déjà démarré et se poursuivra après ces 2 consommations, et éventuellement se prolongera un peu plus longtemps.
Ce n'est pas mauvais pour ton corps d'en quelque sorte atténuer le servrage avec ces 2 bières si cela ne t'entraîne pas plus loin, c'est sur le plan psychologique que cela repousse ton divorce d'avec l'
alcool
, enfin je le vois comme cela.
Je ne crois pas que cela ramène la dépendance physique à la case départ (sauf si tu buvais 1 bière par jour autrefois), mais la dépendance physique c'est une courte période comparée à la dépendance psychologique... Au départ tu dois lutter contre les deux: les manifestations du
sevrage
et rompre les habitudes et associations.
Bon courage,
ILE
psychodi
04 juin 2018 à 12:00
Dégun a écrit
Je ne pense pas qu'on puisse être dépendant avec un verre par jour, donc ça ne devrait pas entretenir la dépendance physique.
je partage ton avis, Dégun, on peut ne pas être dépendant en ne buvant qu'un verre par jour
mais il me semble que là, il s'agit pour bitume de reconsommer PENDANT qu'elle essaye d'arrêter (ce qui constitue en soit un paradoxe, déjà...qui interroge sur le projet en lui-même :pourquoi vouloir arrêter alors ?)
ma réponse était sur l'aspect physiologique de la dépendance à l'
alcool
et sur le
sevrage
: ça souffre pas trop l'ambivalence ce genre de problème à ce que j'en ai constaté.
Soit tu stoppes et tu te sevres (et tu reprends après éventuellement ou alors tu reste "abstinent"), soit tu consommes...en tous cas, pour les gens très dépendants, ça semble fonctionner en binaire : tu bois (beaucoup) ou tu bois pas (du tout) mais la modération est périlleuse voire impossible...
bitume : as-tu consulté un addictologue pour faire le point sur ton degré de dépendance ? parce que ça peut aider pour avoir un projet qui fonctionne...
amicalement
bitume
04 juin 2018 à 12:03
Merci.
Oui je vise l'abstinence totale et pour aussi longtemps que possible.
J'en étais à + de 20 UA/jour avant de démarrer mon
sevrage
.
Mon
sevrage
précipité c'est à cause de mon nouveau psy. Ça fait un an que j'essaie d'avoir un rendez-vous. J'ai enfin pu le voir la semaine dernière et il m'a redonné un rendez-vous en me posant un ultimatum : si je suis pas sevré d'ici là il refusera de me suivre!
Concernant mon rapport à l'
alcool
, depuis quelques années c'est mon anxiolytiques. C'est pour ça que j'ai besoin de ce psy.
Les addicto j'en ai vu deux, et deux psy aussi. Tous les 4 des marionnettes des laboratoires lundbeck. Pas de bonnes expériences avec leurs supers traitements.
Dernière modification par bitume (04 juin 2018 à  12:09)
psychodi
04 juin 2018 à 12:21
salut
à 20UA par jour, tu as probablement une dépendance physique forte alors...après ça dépend si tu consommes comme ça depuis 1 an ou depuis 10...
curieux, comme exigence, l'abstinence, de la part d'un psychiatre...il ne sait pas que ça peut être mission impossible pour certaines personnes sans aide médicale ? voire dangereux même (délirium tremens, risques d'épilepsie de
sevrage
) ?
ça a l'air de te foutre une pression d'enfer en tous cas
si tu as vu des addicto et qu'on a cherché à te coller du
Selincro
(sans succès peut-être), je comprends ta déception
bon courage pour la suite
Anonyme1756
04 juin 2018 à 12:27
Je vais aller dans le sens de psychodi.
Cela faisait des années que raisonnablement je me disais qu'il fallait que je diminue ma consommation d'
alcool
, et cela marchait sur certaines périodes, mais les habitudes ses maintenaient au final.
J'ai arrêté sans l'avoir programmé suite à une première abstinence de 5 jours qui dans mon esprit au départ n'avait pour objectif que de me
rebaser
sur une consommation beaucoup plus faible de type recommandations OMC.
Quand j'ai réalisé que je me tapais un
sevrage
alcoolique j'ai eu envie d'aller beaucoup plus loin dans le rebasage, jusqu'à décider de ne plus consommer à la maison, ce qui a été clé. Sans compter qu'entre temps mon regard sur l'
alcool
et ses conséquences a beaucoup évolué: ce qui me semblait insignifiant au départ, comme un ou deux verres par jour, me semble aujourd'hui très mauvais pour la santé. Du moins pour la mienne.
L'étape suivante a été de ne plus avoir envie d'
alcool
, de ne plus associer l'ivresse très légère à un état souhaitable ou positif. Pour moi cela s'est fait naturellement, en me déshabituant de l'
alcool
, en me réhabituant à la sobriété jusqu'à en venir à aimer la sobriété.
C'est donc progressivement que j'en arrive (à huit mois aujourd'hui) à une abstinence quasi-totale choisie, non-imposée et raisonnée.
Il est possible que de ne pas avoir arrêté le tabagisme m'ait été d'une grande aide, c'est donc difficile de comparer avec la situation d'une autre personne avec des addictions différentes. Il est aussi fort vraisemblable que mon tabagisme ait potentialisé les effets indésirables de l'
alcool
ce qui rendait son arrêt d'autant plus souhaitable et appréciable. Il est encore plus vraisemblable que le tabagisme ait ralenti mon rétablissement ou continue de l'entraver...
En résumé, je ne crois pas nécessairement à l'abstinence totale comme objectif mais j'y crois comme moyen de reprendre le contrôle de ses consommations.
D'ailleurs déjà dans le passé le seul moyen que j'avais de reprendre un peu le contrôle c'était de ne pas acheter d'
alcool
quand je n'en avais plus et de faire des breaks de 3, 4 ou 5 jours, donc des abstinences temporaires, car me limiter à un ou deux verres cela m'était presqu'impossible sauf circonstances exceptionnelles, c'était systématiquement au moins 3 ou 4.
bitume
04 juin 2018 à 13:18
Merci pour vos avis.
Il est très réticents à me prescrire un
AD
tant que je ne maîtrise pas ma conso et je lui en suis reconnaissant et c'est pour ça que je lui fais confiance. J'ai déjà fait 2
AD
en buvant énormément et c'était pas agréable du tout.
Il m'a fortement conseillé un
sevrage
en clinique ou au pire en hôpital de jour mais j'ai refusé donc il m'a prescrit le protocole habituel: benzo+ vitamines.
C'est mon 5
sevrage
, dont 2 chez moi et deux en clinique. À chaque
sevrage
les symptômes sont de pire en pire, et en plus la ça fait à peine 3 mois que j'ai rechuté et 1 mois que j'en suis à +20 UA. Ma dépendance physique doit être très importante. De plus ces 2 dernières fois on me traité avec du
Seresta
. Ça a peut être un rapport. C'est beaucoup plus dur qu'avec le
valium
pour moi. Avec
Seresta
je fais le yoyo toute la journée. Avec
valium
j'étais défoncé toute la journée mais au moins c'était stable.
Quand au
Selincro
je ne sais pas si c'est efficace. Pour moi ça a été immédiatement efficace pour presque m'envoyer aux urgence si j'avais été en mesure d'appeler les secours. J'ai gardé des séquelles de cette expérience horribles pendant des mois.
Dernière modification par bitume (04 juin 2018 à  13:19)
psychodi
04 juin 2018 à 13:29
bitume a écrit
Il est très réticents à me prescrire un
AD
tant que je ne maîtrise pas ma conso et je lui en suis reconnaissant et c'est pour ça que je lui fais confiance. J'ai déjà fait 2
AD
en buvant énormément et c'était pas agréable du tout.
alors je comprends mieux son exigence...même si elle semble intenable
bitume a écrit
Il m'a fortement conseillé un
sevrage
en clinique ou au pire en hôpital de jour mais j'ai refusé donc il m'a prescrit le protocole habituel: benzo+ vitamines.
donc il a bien mesuré ton degré de dépendance...mais il exige pourtant la sobriété...va comprendre
bitume a écrit
C'est mon 5
sevrage
, dont 2 chez moi et deux en clinique. À chaque
sevrage
les symptômes sont de pire en pire, et en plus la ça fait à peine 3 mois que j'ai rechuté et 1 mois que j'en suis à +20 UA. Ma dépendance physique doit être très importante. De plus ces 2 dernières fois on me traité avec du
Seresta
. Ça a peut être un rapport. C'est beaucoup plus dur qu'avec le
valium
pour moi. Avec
Seresta
je fais le yoyo toute la journée. Avec
valium
j'étais défoncé toute la journée mais au moins c'était stable.
ta dépendance EST importante
Seresta
ou
Valium
sont les 2 benzo indiquées dans le
sevrage
de l'
alcool
...les effets peuvent être différents mais l'essentiel, c'est de tamponner autant que faire se peut les symptômes de manque...le
Seresta
est plus protecteur pour le foie que le
Valium
à ma connaissance donc si on te le prescrit désormais, c'est peut-être que ton foie est abîmé...
le fait que les
sevrages
soient "de pire en pire" ça aussi je l'ai vu à plusieurs reprises : ce que j'ai compris, c'est que plus tu avances dans la dépendance plus ton organisme réagit fort à l'arrêt...(j'avais même vu un gars, il était malade dès qu'il buvait ...mais aussi très malade dès qu'il cessait de boire...un enfer...)
bitume a écrit
Quand au
Selincro
je ne sais pas si c'est efficace. Pour moi ça a été immédiatement efficace pour presque m'envoyer aux urgence si j'avais été en mesure d'appeler les secours. J'ai gardé des séquelles de cette expérience horribles pendant des mois.
c'est que tu fais partie des gens qui ne tolèrent pas du tout les effets secondaires de ce médicament alors...c'est "efficace" sur certains et pas d'autres, là encore, va savoir pourquoi...
bon courage pour la suite
Anonyme1756
04 juin 2018 à 16:50
bitume,
Vue la situation que tu décris, ne te tracasse pas pour une ou deux bières. Tant que tu restes déterminé à suivre le parcours proposé par ton médecin, tout va dans le bon sens.
Sûrement a-t-il jugé que tu avais besoin d'une impulsion venant de l'extérieur (son exigence) pour créer le déclic te permettant de t'engager dans la bonne voie.
Je te souhaite vraiment de réussir dans la durée cette fois-ci et de pouvoir faire le travail de fond avec ton psy qui te tiendra éloigné de la rechute.
ILE
Dégun
05 juin 2018 à 13:40
Salut,
Anonyme1756 a écrit
ce qui me semblait insignifiant au départ, comme un ou deux verres par jour, me semble aujourd'hui très mauvais pour la santé. Du moins pour la mienne.
L'étape suivante a été de ne plus avoir envie d'
alcool
, de ne plus associer l'ivresse très légère à un état souhaitable ou positif. Pour moi cela s'est fait naturellement, en me déshabituant de l'
alcool
, en me réhabituant à la sobriété jusqu'à en venir à aimer la sobriété.
Pareil. Surtout qu'en étant objectif avec le recul les gueules de bois interminables faut vraiment aimer...
C'est trop bon de se réveiller pas trop tard et frais le week-end. On peut profiter de la journée pour faire autre chose qu'une convalescence sous ibuprofène...
Le plus dur c'est au début: justement quoi faire le soir, le week-end (je cherche encore...)?
@ Bitume: Tu bois ta bière/jour pourquoi? Parce que t'as envie ou que tu ne te sens pas bien sans?
Contre les
craving
parait que le N.Acétylcystéine (sans ordonnance) peut-être efficace à doses élevées (2400Mg de mémoire).
Perso j'ai testé, j'ai fini la boite de 150, j'ai pas ressenti quelque chose de spécial, mais bon, j'ai quand même réussi à stopper.
Au début j'ai essayer de me raisonner, genre 2 bières (1664) max, mais ça m'obligeait à stopper quand ça commençait à monter. J'ai résisté 2 mois comme ça mais c’était trop frustrant.
Du coup je préfère rien boire. C'était long mais ça me manque plus (ça fait presque 5 mois).
Je me suis rabattu sur le
shit
à volo...
bitume
07 juin 2018 à 16:02
Bonjour et merci à tous pour vos réponses. Pour conclure, pour moi ces deux bières "accidentelles" n'ont pas eu d'effet sur mon
sevrage
, n'ont pas stoppé les symptômes de
sevrage
et ne semblent pas avoir rallongé mon
sevrage
car j'en suis au 7eme jour et ça touche à sa fin. J'en suis à la phase de réduction progressive du
Seresta
pour les 7 prochains jours jusqu'à arrêt.
Donc mon conseil, si je peux me permettre, si vous avez un petit accident de parcours en cours de
sevrage
ne stressez pas. Tant que c'est une petite quantité et que c'est une ou deux fois max, ça ne changera rien au chemin parcouru et votre
sevrage
suivra son cours comme prévu.
D'ailleurs, le personnes qui sont tres dépendantes et qui du jour au lendemain diminuent de moitié leur consommation, vont de toute manière se retrouver en
sevrage
, même si elles n'arrêtent pas complétement. C'est désagréable mais il faut le voir d'un bon œil.
Cela dit, si ce jour là vous rebuvez la même quantité qu'avant le début de votre
sevrage
ça pourrait être tout à fait différent.
Bonne chance
Dernière modification par bitume (07 juin 2018 à  16:09)
Anonyme1756
07 juin 2018 à 19:04
bitume a écrit
Bonjour et merci à tous pour vos réponses. Pour conclure, pour moi ces deux bières "accidentelles" n'ont pas eu d'effet sur mon
sevrage
, n'ont pas stoppé les symptômes de
sevrage
et ne semblent pas avoir rallongé mon
sevrage
car j'en suis au 7eme jour et ça touche à sa fin. J'en suis à la phase de réduction progressive du
Seresta
pour les 7 prochains jours jusqu'à arrêt.
cela se présente bien!
Emanon
10 juin 2018 à 15:14
Pour ma part, chaque fois que j'essaye de diminuer, le moindre stress vient augmenter ma consommation, je dois passer des examens donc je suis déjà à passé deux bouteilles de vin.
Je me sens mal, je sais que j'ai les capacité de mieux faire, mais je fonce dans la vinasse dès que je me sens mal.
NanouCraps
28 octobre 2017 à 18:27
Bonjour,
Je viens de découvrir ce site et ça tombe à pique. J'ai une relation presque de couple avec l'
alcool
, des hauts, des bas, on se fait la tête, on se fait la fête, on s'abuse, on s'amuse...
Bref fini la poésie romantique, en vérité c'est une vraie galère depuis que c'est devenue un besoin soit au moins une conso tous les 2 jours et une cuite environ toutes les semaines.
J'ai demandé de l'aide à mon médecin traitant en insistant sur l'urgence de m'aider à me libérer de cette addiction ( la seule hormis le café et la clope). Il m'a prescrit de l'Esperal (1 par jour) que je ne connaissais pas du tout. Après avoir lu la notice j'ai vraiment eu peur mais prête à relever le défi ( cape ou pas cape) j'ai commencé à le prendre 24h après une dernière cuite (la der des der !?!).
Voilà maintenant 7 jours que je prend ce médicament et que je n'ai pas bu, je pensais que la peur de tomber gravement malade allait suffire à être dissuasif, sauf qu'aujourd'hui je suis en plein manque, je ne pense qu'à ouvrir une désperados.
j'ai beau enchaîner les anxiolytiques et les cafés je n'arrive pas à penser à autre chose.
je ne sais pas quoi faire pour me sortir de cette impasse.
Je n'ai rien pour palier au manque, qu'est-ce qui pourrait m'aider même provisoirement ?
Recklinghausen
28 octobre 2017 à 19:23
Salut,
Le toubib a prescrit uniquement de l'Esperal ?
JE le trouve un peu dur car ce médicament empêche l'usager de boire ( enfin, s'il boit de l'
alcool
, les effets désagréables arrivent d'un seul coup ).
Si jamais tu buvais ta despé, il y a de très fortes probabilités que tu aient des nausées voir des vomissements, une accélération de ton rythme cardiaque et une impression de malaise généralisé.
Il ne t'a pas prescrit de
Diazepam
?
Le
Valium
pourrait t'aider pendant cette période de
sevrage
alcoolique.
Au niveau traitement médicamenteux, le
Baclofene
semble faire ses preuves. De nombreux usagers n'ont plus l'envie de consommer de l'
alcool
lorsqu'ils sont sous traitement.
Et dans le même ordre d'idée, il existe également le
Selincro
.
Je t'engage à en discuter avec ton généraliste car ces médicaments sont bien entendu soumis à prescription.
Dans le même temps, je t'engage à initier un suivi psychologique avec un psychologue/psychiatre, voir de consulter un(e) sophrologue spécialisé dans le domaine des addictions.
Le sophrologue pourra t'apprendre quelques trucs comme la méthode Coué pour diminuer les
craving
( l'envie quasi irrésistible de consommer ) alcooliques.
Les médicaments t'aideront mais JE pense qu'ils risquent de ne pas être suffisant sur le long terme.
Prends soin de toi,
Reck.
PS : Attention, l'Esperal a une demie vie extrêmement longue et il est nécessaire de faire passer 5 demie vie pour que la molécule soit éliminée par ton organisme.
NanouCraps
28 octobre 2017 à 19:38
en effet je suis aussi surprise du traitement surtout après avoir lu la notice. J'ai déjà eu un
sevrage
éfficace avec le
selincro
et je m'attendais plutôt à ce genre de traitement. Je vais éssayer de dégoter du
valium
pour tenir la soirée et arrêter l'esperal quitte à craquer de temps en temps sur une despé avant de voir un psychiatre dans une dizaine de jours et avoir un accompagnement plus sérieux.
PS je ne comprend pas l'histoire de demie vie de l'esperal
Dernière modification par NanouCraps (28 octobre 2017 à  19:40)
Cusco
28 octobre 2017 à 21:03
Salut NanouCraps
Je me souviens de ce thread où j étais intervenu sous mon ancien pseudo. Je te laisse lire :
https://www.psychoactif.org/forum/t9010 … ilarm#divx
Je ne comprends toujours pas pourquoi les médecins prescrivent encore de l Esperal j'ai vu et assisté à des malaises d une violence inouïe seulement à cause d une seule bière. NE MÉLANGE JAMAIS
ALCOOL
ET ESPERAL. J espère que tu pourras vite fait revenir à un autre traitement.
Amicalement
NanouCraps
28 octobre 2017 à 22:22
Merci à tous, après être allé acheter une plaquette de
valium
( et oui on en trouve dans toutes les rues mal fréquentées) j'ai appelé le samu pour être conseillée sur les dosages. Je vais tenter de gérer le manque avec et j'arrête net l'espérance. Je préfère voir un spécialiste pour ce genre de prise en charge
kailiana63
03 juillet 2017 à 19:01
Bonsoir a tous, je suis nouvelle sur le forum et j'ai bien lu les régles selon lesquelles on doit parler de soit mais je vous avoue que si je suis ici c'est pour trouver un ultime moyen pour aider mon compagnon qui est extrêmement dépendant de l'
alcool
depuis des années et cela met en danger sa vie au quotidien, et malheureusement la mienne aussi quand il est avec moi (il s'est passées plusieurs fois des choses trés graves mais je ne ne suis pas ici pour en parler). Il a fait de nombreuses cures sans malheureusement jamais vraiment réussir a arrêter même s'il a déjà  reussi a faire de trés gros progrets depuis plusieurs années.
Actuellement hospitalisé depuis 2 mois il prend de l'esperal depuis maintenant une semaine, ce qui est malheureusement actuellement la seule chose qui pourrait l'aider, les médecins en sont bien conscients ainsi que moi même... Le problème? Il a bu avec et n'a eu aucun effet... J'ai besoin du savoir de ceux d'entre vous qui en ont pris, les effets peuvent ils ne pas être immédiat? Est ce possible de n'avoir aucune réaction avec de l'
alcool
+ esperal?
Je suis totalement dépassée et ne sais vraiment plus comment l'aider d'autant plus que malheureusement je ne vais plus pouvoir supporter ces comportements dangereux trés longtemps.
Je sais que parfois certains trouvent une astuce pour ne pas le prendre ( ce que je peux comprendre quand on sait que ce serait la seule chose qui pourrait faire arrêter ce monstre qu'est l'
alcool
et dont il est vraiment trés dépendant car il a beaucoup de soucis psychologiques en plus de cette maladie la), mais j'ai vraiment besoin de conseil pour comprendre et pouvoir continuer a l'aider si je le peux.
Merci d'avances pour vos réponses car sans trop exagéré c'est Notre dernier espoir.
prescripteur
03 juillet 2017 à 22:45
Bonjour,
S'il ne s'est rien passé avec l'Esperal c'est possible qu'il soit "insensible" mais aussi qu'il ait réussi à  ne pas les prendre.
Sur le problème de l'alcoolisme tu sais certainement que c'est en France un énorme problème et que malheureusement les traitements actuels ne sont pas miraculeux. Et du coup  les histoires comme la tienne sont fréquentes.
Je pense que si c'est possible le mieux est que tu consultes un psychologue (gratuit) dans un
CSAPA
pour toi
et qu'il puisse te conseiller pour te protéger TOI si ton compagnon ne peut pas vraiment être aidé avec des résultats. Il est difficile de t'en dire plus sur ce forum sans connaitre tous les détails c'est pourquoi il vaut mieux consulter pour adapter les conseils à  toute la complexité de cette situation.
Amicalement
kailiana63
04 juillet 2017 à 00:01
Merci pour cette réponse, je vois déja un psychiatre ayant des problémes graves de dépression depuis longtemps...
est il réellement possible d'y être "insensible"? J'ai déjà  fait beaucoup de recherches sur le sujet et j n'ai rien trouvé a ce propos malheureusement...
Mon compagnon a de trés importantes conduites a risque et pourtant une sortie de l'hopital est prévu malheureusement si il sort sans etre capable de modérer ou arreter ses consommations d'
alcool
, il est certain qu'il en mourra d'ici peu... et l'idée m'est evidement insupportable.
prescripteur
04 juillet 2017 à 07:17
D'abord tu dois te protéger, et ta dépression montre bien que tu souffres.
Ton compagnon fait SES choix, il est libre bien sûr mais il n'a pas le droit de te les imposer. Donc tu as non seulement le droit mais aussi le devoir de mettre une distance pour moins souffrir.
En plus, il arrive que mettre cette distance l'aide lui. En effet, parfois, la consommation sert, pour lui (objectivement et/ou subjectivement), à  te contraindre à  rester avec lui et cela s'oppose aux tentatives de
sevrage
. Si sa consommation apparait comme te faisant prendre
vraiment
(le dire est insuffisant, il faut que cela se traduise dans les faits)  de la distance, alors parfois cela déclenche une motivation réelle à  se sevrer. Malheureusement pas toujours.
Amicalement
C est du passé
08 juillet 2017 à 21:55
Bonsoir,
Non ce n'est pas possible de ne pas avoir de réaction. Il ne l'a tout simplement pas pris sinon je t'assure que tu l'aurais vu. Après les personnes ont des réactions plus ou loins violentes mais ont une réaction. L'espéral empèche le foie d'évacuer l'
alcool
dans le sang = méga gueule de bois dans la demi heure (et encore une gueule de bois c'est de la rigolade à côté, t'as vraiment l'impression que tu vas y rester). Perso si je prend un cachet entier et que je mets trop de parfum ou de déo ça me fait une petite réaction (bouffées de chaleur, rougeurs et mal de tête).
Bon courage
wonder
25 juillet 2017 à 17:13
bonjour a vous
tout d'abord bravo pour votre courage , quand j'ai arrêté de boire il y a 8 ans, mon conjoins me disait mais non tu n'as aucun soucis avec l'
alcool
... or que son soutiens aurais été bienvenu
chez nous en Belgique il existe les Al anon , c'est un groupe ( les alcoolique anonymes sont pour les alcooliques) , c'est donc un groupe d'hommes et de femmes qui ont un conjoint un parents etc qui es alcoolique et ils se réunissent pour discuter des attitudes a avoir, échanger des ressentis, vider son sac etc ...
il a beaucoup de choses que nous alcoolique nous font réagir par exemple, si on rentre bourré on vomis bein , nous laisser dans note M... tout seul faire comme si on existai pas ça, ça fait mal , on s'attend a ce que l'autre ramasse nos bêtises, nous plaignent etc..,
vider nos bouteilles ou les cacher ça ne sert a rien si on a envie de boire on se débrouille toujours ça c'est sur !
nous faire des reproches, car si un alcoolique n'accepte pas qu'il a un problème ça ne sert a rien de vouloir l'aider, ...
concernant le médicament je n'en ai jamais pris personnellement mais j'ai pu voir a l’hôpital des patients qui avais des tours pour ne pas les prendre...
a il une réelle volonté de s'en sortir ??
je vous souhaite pleins de courage ma chere madame
HumanLeague
28 août 2017 à 01:32
Bonjour,
Je comprends bien "prescripteur" qui te dit de te protéger toi, qui sent peut-être que tu ne le fais pas assez. Je crois qu'il a raison en disant que prendre de la distance peut secouer ton homme et le faire réagir en bien. Cependant... et malheureusement le contraire est vrai aussi : je n'ai personnellement pas choisi d'être alcoolique mais ai réagi à une mauvaise médication, sur un terrain génétique, ma volonté était annihilée. Deuxièmement, si ma femme m'avait quitté à ce moment, j'aurais fini à la rue puis à la morgue, probable. D'où, une hypothèse : il ne prend peut-être pas d'
alcool
par alcoolisme mais comme c'était mon cas, comme "médicament" - ravageur - d'une maladie mal décelée ou mal soignée : dépression résistante, trouble bipolaire, phase "down" d'un trouble unipolaire - même - genre et j'en passe et des meilleures. C'était mon cas, je le répète, et maintenant je vais bien, je vis normalement, j'aime, tout court.
Si l'
alcool
cachait une autre maladie, plus facile à soigner, ce qui n'est pas sûr, mais que je vous souhaite du fond du coeur, le gros du boulot, c'est dénicher le bon psychiatre.
Good luck
koulponk
08 novembre 2013 à 22:20
Bonjour,
c'est le première fois que j'ecris sur psychoactif et la première fois que je m'inscris comme membre d'un site. Contente que ce soit sur psychoactif, site sur lequel j'apprends beaucoup de choses et notamment à  relativiser ! Pour certains d'entre vous je vais paraitre comme une petite joueuse parce que je ne rencontre que des problèmes avec l'
alcool
et ai une vie plutôt cool et pépère
Mais j'espère que j'aurai quand même ma place sur ce forum parce que c'est pas toujours simple de vivre entourée de gens sains quand soi-même on est partagé entre ce plaisir d'une vie simple et saine et l'envie de la laisser de côté pour s'éclater la tronche.
Moi j'ai jamais trop trainé dans les milieux "trash" , la grosse défonce ça m'a toujours fait peur parce que je trouvais que les gens n'étaient pas très open.
Par contre j'ai toujours aimé aller dans les pubs, les bistrots, les festoches, faire la teuf quoi, plutôt bien festif, bon enfant avec bière et pets en quantité.
Aujourd'hui ma vie est plutôt sympa, je suis avec un mec que j'aime et qui est sain mais festif, on a deux enfants (une fille 3 ans et demi et un garçon 1 peu plus d'un an ) qui vont bien. Pour info je ne buvais pas enceinte, mais quand même quelques clopes et petits pets de
weed
du jardin).
Mais moi ça me prends la tête parce qu'au lieu de profiter de ça simplement, j'en veux plus !
Je m'explique : je suis heureuse de ma vie, mais en ce moment mon mec (le père de nos enfants) n'est pas là  en semaine depuis 2 mois. Du coup moi, toujours en train de controler ma conso d'
alcool
quand il est là , (et c'est bien parce que c'est pas un triste non plus !) en souvenir de ma vie passée de fétarde célibat' et sans mômes j'ai commencer à  repicoler seule. Et j'adore ça !
Je me fous pas minable, comme j'ai les enfants en ce moment (on se rejoint en janvier) je m'en occupe nickel jusqu'au moment de les coucher. J'ouvre juste une cannette de despé de 50cl vers 18h30 que je termine vers 20h moment du coucher.
Après par contre, plus habituée à  être seule je me picole mes petites binouses en tout plaisir (environ 8 en une siorée, enfin 4 de 50 cl), je prends 2 efferalgan et je vais au lit.
Le lendemain j'ai des nausées gérables, une légère tête dans le cul, mais je gère au boulot. Je bosse trois jours par semaine.
Pourtant je me fous les boules parce que j'aimerais bien arrêter de picoler comme ça le soir, mais j'adore ça... Pas simple.
Du coup j'ai recommencé à  flipper, j'suis alcoolique, ça craint, j'ai pas envie d'être accro à  ça, mais je me rend compte que depuis mes 18 ans j'ai pas que de bons souvenirs  avec la liche...
J'ai été voir un médecin généraliste pour lui demander un truc qui pourrait m'aider à  me tranquilliser et à  prendre du recul sur cette prise de conscience de mon rapport à  la picole. Il m'a prescrit de l'espéral et de l'alprozam ou un truc comme ça.
En allant voir sur internet ce qu'est l'espéral je me suis demandée si j'avais vraiment envie d'en prendre... Je ne sais pas trop ou j'en suis avec l'
alcool
juste que je viens de renouer en solo avec elle et que je la trouve un peu trop bonne copine à  mon goût.
Je me suis posé la question de savoir si j'allais poster ce billet dans le forum des nanas ou dans le forum
alcool
, mais je préfère le poster dans
alcool
parce que c'est ça qui m'interroge et me prend la tête dans le bon et mauvais sens du terme !
La lie
08 novembre 2013 à 22:50
Bonsoir koulponk ! Et sois la bienvenue dans le tripot !
koulponk a écrit
Bonjour,
c'est le première fois que j'ecris sur psychoactif et la première fois que je m'inscris comme membre d'un site. Contente que ce soit sur psychoactif, site sur lequel j'apprends beaucoup de choses et notamment à  relativiser ! Pour certains d'entre vous je vais paraitre comme une petite joueuse parce que je ne rencontre que des problèmes avec l'
alcool
Personne ne vas te prendre pour une "petite joueuse " rassures toi , c'est pas le genre du troquet .
Et l'
alcool
, pour moi , après 17 ans de bonnes défonces , c'est la drogue , que je trouve la pire , la plus vicelarde , la plus .... et aussi la plus ...
M'enfin , bref tu vois le genre
A bientôt koulponk , re-bienvenue et bonne soirée !!!!
drugstore cowboy
08 novembre 2013 à 22:54
Bonsoir "Koulponk" !
Tu ne t'es pas trompé de forum, je pense que c'était lieux de le poster ici (alcool)
Quand au début de ton post tu parles de "petites joueuses" crois moi il n'y a pas de compétitions et en particulier avec l'
alcool
.
Comme toute autre produit, on aime ça, on se modère avec nos enfants (par moment je me demande si ce n'est pas ma petite qui gère ma vie et qui la fait tenir debout) mais reste très addictif, je parle en connaissance de cause, un vrai chemin de croix...
Je prend de l'alprozolam (xanax 0,50mg) 1 le soir, souvent, et il m'arrive rarement d'en prendre un dans la journée. Par contre, l' Espéral, SURTOUT NE BOIS PAS UNE GOUTTE D'
ALCOOL
AVEC CE PRODUIT
ça entraùinerai des conséquences graves et vraiment très dures à  endurer quand ça t'arrive. Je ne comprend d'ailleurs toujours pas ce médicament existe encore, je le trouve très dangereux et j'ai vu des amis, certains n'ayant bu qu'1 canette 25 ou 33 cl, se retrouver dans des états vraiment critique. Ah non ! Surtout fais ton choix Espéral ou
alcool
, les 2 ce n'est pas compatible.
Alors tu vois, tu as bien fait de poster ton billet, tiens nous au courant si tu veux ou passe tout simplement dire bonjour
DC
prescripteur
08 novembre 2013 à 23:28
D'accord avec DC, l'Esperal entraine une forte reaction quand on prend de l'
alcool
avec, et quand je dis reaction ça peut etre grave. Certains medecins l'utilisent encore mais le patient doit etre bien informé et dans le temps, il y avait un test à  l'hopital pour voir si la reaction n'etait pas excessive.
Donc, il faut etre très prudent(e). voir les deux references ci dessous.
Amicalement
http://base-donnees-publique.medicament … ;typedoc=N
http://www.atoute.org/dcforum/DCForumID30/22.html
Dernière modification par prescripteur (08 novembre 2013 à  23:40)
mariemeuh
09 novembre 2013 à 07:42
Bonjour,
quand je me suis sentie prête à  arrêter ma consommation d'
alcool
qui devenait problématique (peur du gendarme donc je ne conduisais plus, je refusais les invitations pour avoir à  éviter de prendre le volant puisque lorsque j'ouvrais une bouteille je devais OBLIGATOIREMENT la terminer, impossible de m'arrêter avant) j'en ai parlé à  mon psychiatre. Dans un premier temps il m'a prescrit du (je ne suis plus sûre du nom) REVIAL puis ensuite, alors que j'avais déjà  bien baissé les quantités bues il m'a prescrit de l'Esperal.... Comme je me crois toujours plus forte, plus maline que les autres au bout d'un certain temps je me suis dit "oh un petit verre c'est pas grand chose" eh bien si ce fut TERRIBLE j'ai cru que j'allais y passer. J'ai été prise de sueurs , étais en nage, visage rouge et brûlant et des palpitations terribles, je me suis couchée à  même le sol qui était froid pour essayer de faire tomber ce feu brûlant qui me ravageait.... Un souvenir terrible d'autant plus que je gardais mon neveu !!!! Il me semble que cela a duré un bon moment et j'ai réellement cru que j'allais y passer..... Pourtant le psy m'avait prévenue, m'avait mise en garde, m'avais "testée" sur ma motivation pour arrêter, il n'a rien fait à  la légère.  Je n'ai plus jamais retenté l'expérience. Ca fait un peu plus de 3 ans que je n'ai pas bu, même si j'ai parfois envie et je me suis surprise hier à  penser aux marchés de Noà«l et au fameux vin chaud..... ai bien envie d'en reprendre un quand le moment sera venu, mais ai vraiment peur d'aimer trop ça, et que cela me rappelle mes jeunes années et je me connais trop bien, je sais que je ne sais pas gérer..... et je n'ai pas envie de remettre en cause l'équilibre trouvé (ai peur de ne jamais remonter la pente, basta ai assez payé)
En conclusion même si j'ai eu une mauvaise expérience avec l'Espéral (de ma responsabilité propre) le résultat est tout à  fait positif.... mais je me dis que cela je le dois avant tout à  mon psychiatre qui m'a suivi pendant de longues années, qui a su écouter mes silences, subir mes larmes.....a su me faire réagir par rapport à  ma consommation, le traitement médical a peut être simplement accéléré le processus.
Courage à  toi Koulponk
koulponk
12 novembre 2013 à 20:50
Merci à  tous pour vos précieux témoignages et informations. Je ne vais pas le prendre ce médoc, je ne pense pas qu'il soit adapté à  ma situation parce que j'arrive à  me controler quand je suis avec mon mec.  Je vais essayer de faire sans, j'espère que j'en suis capable et puis j'ai rdv avec un addictologue dans 1 mois, je pourrai en parler si ça va pas. Je pense qu'il sera plus à  même que le généraliste de me donner un traitement si besoin.
Je vous tiendrai au courant de ma capacité (ou non) à  arrêter de consommer en solo !
bizatous
koulponk
14 novembre 2013 à 12:13
Salut !
Ben en fait pas si facile que ça de prendre les bonnes résolutions. Comme je n’avais pas bu d’alcool depuis 3 jours suite à  ma décision de ne pas prendre d’espéral, en faisant les courses hier je me dis que je peux bien acheter qq bières, histoire de …
Ca n’a pas raté j’en ai bu 2 (2x50cl de despé) suivis de 2 micros pastis hyper dilués  (j’avais acheté que 2 canettes) et après du coca. Je me suis couchée vers 23h et ce matin je n’avais pas la gueule de bois,  mais pas la conscience tranquille non plus.
Je vais voir comment je gère la suite., mais comme j’avais dis que je vous tiendrai au jus, voilà  qui est fait !
Bonne journée
drugstore cowboy
14 novembre 2013 à 14:58
Merci Koulponk de nous tenir au courant.
Les tentations tu en auras d'autres mais a te lire je trouve que tu geres pas trop mal pour l'instant.
Et l'important est d'avoir renonce a l'esperal parce que tu vois si tu craques sur 1 ou plusieurs canettes avec l'esperal ca engendrerait de tres gros problèmes.
A bientôt.
Dc
koulponk
26 novembre 2013 à 11:23
Salut tout le monde
La suite du feuilleton Koulponk !
Pas de grands changements en somme, je réduis mes consommations, c'est à  dire que je suis plutôt sur 5 verres par soirée (2 fois par semaine en moyenne hors week end) quand je picole. J'arrête vers 22h, je mange des fruits, je prends un peu d'efferalgan et c'est bon les lendemains. Mais bon, ça ne me convient pas, j'arrive pas à  être totalement sereine et même si les doses ne sont pas énormes je trouve quand même ça trop surtout parce que c'est en solo. Quand je suis en société je n'ai pas les mêmes envies, c'est plus diffus, je suis plus zen, j'ai pas de
craving
. Ah la la, pas si simple, j'ai du mal à  me positionner.
A plus !
drugstore cowboy
26 novembre 2013 à 14:31
Bonjour koulponk,
Je vois que tu ne t'en sors pas trop mal, tant mieux il faut rien précipiter.
Merci de nous donner de tes nouvelles, et si on peut t'aider...
Bon courage.
DC
psychodi
06 décembre 2013 à 14:34
salutations koulponk et bravo pour avoir déjà  osé mettre au travail ta relation problématique avec l'
alcool
en venant sur ce forum
bonne idée de ne pas prendre l'Espéral (qui est un traitement antabuse de l'
alcool
c'est à  dire qui provoque des réactions de rejet de la part de l'organisme quand il est associé avec l'ethanol et tout un tas de symptômes désagréables voire limite mortels, cela t'as été expliqué plus dans le post)
je pense que le médecin qui te l'a prescrit a cru bien faire...mais bossant en addictologie depuis plus de 10 ans, je peux t'assurer que ce n'est que rarement prescrit, cela l'est parfois pour les personnes qui ont fait x cures et n'arrivent pas à  rester abstinents : ce médicament est donc une sorte d'épée de Damoclès censée les empêcher de consommer (j'appelle ça la trouillothérapie, la thérapie par la peur)... qui ne marche que rarement longtemps (la peur finit toujours par s'estomper). C'est surtout pour les patients gravement alcoolodépendants que c'est indiqué (et encore, il existe maintenant d'autres possibilités)
lorsque tu écris :
koulponk a écrit
Je ne vais pas le prendre ce médoc, je ne pense pas qu'il soit adapté à  ma situation parce que j'arrive à  me controler quand je suis avec mon mec.
peux-tu préciser ce que tu entends par "te contrôler" ?
Autre question : as-tu des symptômes de manque parfois (sueurs, tremblements légers ou plus forts des mains voire de tout le corps, anxiété ??) Car c'est cela qui va déterminer le traitement adapté...
Concernant le REVIA, c'est un des 2 traitements classiquement prescrits en alcoologie (avec l'AOTAL)
c'est surtout pour le maintien de la sobriété (je préfère ce mot au mot "abstinence")...donc cela implique de ne pas boire (et donc d'être sevré si tant est qu'il y ait présence d'une dépendance physique)
concernant ta démarche :
koulponk a écrit
j'ai rdv avec un addictologue dans 1 mois, je pourrai en parler si ça va pas. Je pense qu'il sera plus à  même que le généraliste de me donner un traitement si besoin.
effectivement, un spécialiste t'aidera à  déterminer ton niveau de dépendance psycho-physiologique et peut-être mettre en place un traitement ou pas voire te proposer une réduction des consommations ou un
sevrage
(ambulatoire si la dépendance physique n'est pas trop importante...ou hospitalier pour modérer les risques attenants à  l'arrêt de l'
alcool
du type délirium tremens ou crise d'épilepsie)
tout dépend aussi de ce que tu comptes faire de l'
alcool
dans ta vie...mais arrêter temporairement (quelques semaines, quelques mois) peut parfois permettre de reconsommer d'une autre manière (ça dépend aussi de la gravité de la dépendance)
bon courage pour la suite de ta démarche
koulponk
06 décembre 2013 à 15:50
Bonjour Psychodi,
Merci pour toutes ces précieuses informations informations !
Je réponds maintenant à  tes questions :
ce que j'entends par "me controler"  lorsque je suis avec mon homme : pas de
craving
le soir, pas envie de boire plus que de raison et pas de cumpabilité à  boire avec lui, je pourrais dire qu'en sa présence ma relation à  l'
alcool
est normale
Ai-je des symptomes de manque ? aucun jusqu'à  présent, à  par peut-être l'anxiété qui fait suite à  la culpabilité d'avoir bu. Pour info j'ai fait des analyses de sang et RAS (je les ai soumises à  Prescipteur en MP) et pour l'instant rien d'inquiétant
Quand à  ma visite chez l'addictologue (j'en ai eu une il y a 2 mois et en ai une autre lundi prochain) elle a été très positive, j'ai pu réduire mes conso mais pas arrêter totalement. Je vais lui en reparler. Pour mieux comprendre, je précise que j'avais été voir le généraliste qui m'avait prescrit l'espéral après ma première consultation.
Pour conclure et comme dit précédemment , je ne suis pas totalement satisfaite de ma gestion de l'
alcool
mais j'ai tout de même l'impression de progresser tranquillement. Mon objectif serait d'avoir le même comportement en solitaire que lorsque je suis avec mon homme à  savoir plaisir et contrôle. A travailler !
Encore merci pour ta disponibilité Psychodi.
pierre
06 décembre 2013 à 18:29
Koulponk,
Je viens de découvrir cette discussion et ton premier message (et oui, je n'ai pas le temps de tout lire...)
tu as toute a fait ta place ici. Comme son nom l'indique, Psychoactif, c'est pour toute les substances psychoactives, et nous les mettons sur un pied d'égalité.
Pierre
Craiz
04 mars 2014 à 22:58
Salut à  tous.
Perso, j'ai toujours trouvé que l'Esperal était un produit idiot ; je n'en ai jamais pris, mais je me sais qu'on m'avait prescrit d'autres trucs (Revia, Equanil, etc). Je m'explique : quand on est dépendant à  un produit, et qu'on nous file un truc incompatible, on a tendance à  garder le prod dont on est dépendant, mais pas par choix. Accroché à  l'
alcool
, je ne peux pas m'en décrocher comme ça, et si c'était si simple, pourquoi se forcer à  en prendre un autre, incompatible ?
Le Revia, par exemple : incompatible avec l'
alcool
? mais merde, puisque mon problème c'est de ne pas pouvoir m'abstenir de boire, je fais comment? C'est un défi à  la raison.
Je suis sous
Baclofène
, ce n'est pas le miracle qu'on nous fait croire, mais ça aide bien. Mon
doc
m'a dit "continuez à  boire comme vous le faites, vous diminuerez progressivement" : bullshit, faut quand même passer par un petit effort perso.
Mais se forcer à  prendre un produit qui ne vous empêchera de consommer que parce qu'il vous enverra aux urgences DE TOUTE FACON, j'avoue ne pas comprendre le projet.
Mammon Tobin
05 mars 2014 à 00:02
koulponk a écrit
Après par contre, plus habituée à  être seule je me picole mes petites binouses en tout plaisir (environ 8 en une siorée, enfin 4 de 50 cl), je prends 2 efferalgan et je vais au lit.
Je suis le seul à  avoir tiqué sur ça?
Le
paracétamol
mélangé avec l'
alcool
est destructeur pour le foie, alors 8 bières + 1g de
para
(au pif je suppose que c'est les Efferalgants les moins dosés que tu prend, CAD 500mg) quotidiennement c'est alarmant.
Je pense que Prescri sera d'accord avec moi quand je dis qu'il faut que tu arrêtes immédiatement les prises d'Efferalgan avant de dormir quand tu as bu autant d'
alcool
.
Bon courage pour le reste!
Mammon
ps: Craiz, tu es
le
Craiz???
Dernière modification par Mammon (05 mars 2014 à  00:05)
Craiz
05 mars 2014 à 00:06
Moi, ce qui me fait tiquer, c'est l'intérêt de prendre systématiquement du
paracétamol
avant d'aller se coucher. Peur de la gueule de bois ?
drugstore cowboy
05 mars 2014 à 00:51
Ce qui tique, hormis le problème du
paracetamol
, est de lire : "le Revia incompatible avec l'
alcool
"
Pas du tout ! Je te dis ca en connaissance de cause.
Je reprendrais cette discussion + tard faute de pc hs.
A tres bientôt. (Et l'equanil n'a jamais ete concu pour les soucis d'
alcool
au depart, ca peut aider..?)
Je reviendrai sur ce sujet.
Bye.
Dc
Craiz
05 mars 2014 à 00:58
C'est pas comparable avec l'esperal, évidemment, mais y en a qui écoutent leur médecin
Le mien m'avait dit de cesser toute consommation avant d'entamer le traitement.
Revia :"Il est utilisé dans le cadre de la désintoxication alcoolique, après la période de
sevrage
, pour faciliter la prévention des rechutes." (source Eurekasanté.fr)
Et ouais, on m'avait prescrit de l'equanil : "Les comprimés sont utilisés dans le cadre d'un
sevrage
alcoolique pour limiter les signes physiques du
sevrage
, lorsque les
benzodiazépines
ne conviennent pas." (source eurekasanté.fr) Mais ça ne sert à  rien.
@Mammon : qui est LE Craiz ? Aurais-je une réputation ?
Dernière modification par Craiz (05 mars 2014 à  01:16)
l'amant de morphée
01 mars 2015 à 17:31
ben j'lis plein de trucs sur l'esperal, trouillothérapie, qui rabaisses l'usager ect...
mon medecin m'en a prescrit, quand jlui ai dit qu' j' avais failli renverser un bleu pour éviter un control... et que j'avais que 0.30g au dit control..
il m'a just dit "fait pas l'con! tu bois t'es par terre! rouge et gonflé comme une tomate" avec une grosse claque derriere le crane (j'l'adore..mon
doc
).
ben j'ai bien fait d'aller le voir, j'buvais gros, pas tous les jours, mais gros..
avec le baclophene.
ca m'as surtout aidé pour mon entourage, meme les personnes les plus heureuses de me voir arreter!!!!
c'est tellement ancré dans la culture et la "philosophie" francaise...
meme ma mere! pourtant elle a vu son pti bébé se battre avec 4 gendarmes, 2 pompiers un voisin et mon pere pour pas entrer dans l'ambulance. ca a durer20 min. croyez moi ca l'a marqué.
et ben a noel elle me demande t'es sur? meme pas pour trinquer? pour pas me vexer, pour... je sais pas.. me demander quoi.
ben si tu veux me voir me rouler par terre et m'enmenner aux urgences ce soir (a 20 km), je veux bien.
ca jette un froid et apres on rigole.
je suis peut-etre faible, sans force de caractere pour dire "non!"
mais qui est fort face a l'
alcool
?
alors l'epée de damoclès, moi j lui dit merci! c'est pas moi qui l'ai eu au dessus d'la tete et sans elle j'suis certain de jamais avoir tenu mes trois mois de sobriété.
quand tu dis j'arrete de boire TOUT LE MONDE te propose un verre!!!!!! (ou presque)
alors oui, je compatis avec ceux qui ont eu la mauvaise experience, sincerement,
perso jlui dois ma jeune sobriété meme si maintenant je veux plus en prendre.
parceque c'est plus nécessaire, mes potes savent pas si j'en prends ou pas, et je vous promet que pour eux, le placebo de l'esperal fonctionne a 100 pour 100, personne ne me propose plus a boire!
je pense que ce que je décrit est responsable de beaucoup de rechute (le contexte, les proches)
vous voulez un bon coup d'pouce pour arreter de boire??? DITES A TOUT LE MONDE QUE VOUS PRENEZ DE L'ESPERAL , pour ceux qui sont dans mon cas...
moi j'en prend qu'un de temps en temps pour quand mem garder l'epée audessus d'ma tete, desolé, ca m'aide, mais je m'en sert tous les jours,
p.s: désolé j'arrive pas a etre concis quand j'm'exprime!!
prescripteur
01 mars 2015 à 18:52
Mammon a raison sur la toxicité de l'association
alcool
paracetamol
.
voir par exemple
http://www.dhnet.be/actu/sante/paraceta … aedaa963ba
Amicalement
Christophe62
08 juin 2015 à 10:38
Bonjour,
En effet, l'association Esperal
Alcool
comporte des risques élevés (notamment si tu souffre de pbs cardiaques). J'ai vu mon père passer à  deux doigts de la mort avec ça. C'est d'ailleurs devenu extrêmement rare que ce médoc soit prescrit, à  part dans les cas extrêmes de multi rechutes à  l'
alcool
. Les toubibs prescrivent plus facilement des traitement du genre Aotal ou Révia, qui comportent certains des effets indésirables si ils sont associés à  l'
alcool
, mais sans risques pouvant être mortels.
J'ai du faire deux cures de désintox (je marchais aux cocktails
alcool
-benzo-speed) avant de pouvoir m'en sortir, sur les 6 toubibs différents qui m'ont suivi, un seul m'a proposé un traitement sous Espéral, que j'ai refusé d'ailleurs.
EN espérant pouvoir aider au cas où;
Cordialement,
Christophe
Ezguhl
31 octobre 2015 à 21:08
Salut a tous,
Alors non l'esperal (ou la molécule, le disulfiram) n'est pas un mauvais médicament. Je suis alcoolique et je peux dire que ce médicament m'a beaucoup aidé. Après, ca dépend de chacun. Comme dit précedemment,
il ne faut jamais mélanger
alcool
et disulfiram.
Moi je sais que ca m'aide. Si je dois boire, je calcule ou je m'abstiens.
J'ai pas mal d'expérience sur ce genre de traitement, donc je serais heureux de répondre à  toutes questions
C est du passé
10 mars 2017 à 18:29
Je suis nouveau sur le forum et espère ne pas me tromper en essayant apporter mon aide à  travers mon expérience.
Bien le bonjour à  tous,
Je vais essayer d'être le plus concis possible mais les détails ont leur importance donc excusez moi par avance et accrochez vous pour lire jusqu'au bout...
Antécedents: la trentaine passée, homme, alcoolique depuis plus de 14 ans avec montée en puissance les 8 dernières années (1 bouteille de whisky par jour en moyenne, rarement avant 11h30).
Contexte: jeune chef d'entreprise, stress + crises d'angoisse =
alcool
faisant office d' "anxiolitique" voir "anti dépresseur".
Résultat: pancréatite aigue nécrosante niveau E avec 80% de chance de décès, épanchement pleural, foie en vrac, surinfection du aux acides qui vous pourrissent littéralement de l'intérieur + innombrables complications et -15kg sur la balance après 15 jours en soin intensifs (je ne veux pas faire mon caliméro mais quand on cherche, on trouve...)
Maintenant que les
bases
sont posées, suite à  cette "légère" frayeur, je suis allé consulter un addictologue (ce qui m'a été fortement conseillé pour ne pas dire imposé "sous peine de mort" sans mauvais jeu de mot).
La volonté, je l'avais, pas le choix. L'aide, j'en avais besoin comme tout alcoolique, une MALADIE dont je ne vous apprendrai rien.
Voila le traitement que cet excellent docteur qui m'a certainement sauvé la vie est le suivant, en plusieurs étapes adaptées à  mon "profil":
Valium
2mg matin midi et soir pour traiter mon anxiété et prévenir un éventuel délirium tremens
Miansérine
, anti dépresseur léger et sédatif le soir pour ne pas m'handicaper la journée à  cause de mes fonctions
BACLOFENE
2 cps matin midi et soir pour attaquer le fond du problème. Franchement efficace sur moi en prenant correctement et sans oublier aucune prise (rend indiférent à  l'
alcool
)
Résultat: 5 verres en 5 mois dans avoir envie remettre le nez dedans jusqu'au jour où...
Une semaine de vacance seul durant laquelle je m'emmer... Et me dit: "allez 1 verre ou 2 ne me tuerint pas". Semaine qui se transforme donc en orgie décadente. Aaaaah faiblesse quand tu nous tiens... Attention la pancréatite se réveille!
Rebelotte chez mon
doc
qui n'est pas le moins du monde surpris.
2ème étape, même traitement avec les mêmes dosage + ESPERAL que je ne vous présente pas.
Résultat: 4 mois sans une goutte (le médecin m'a prévenu des conséquence donc j'évite même les mon-chéris et le boeuf bourguinon, on sait jamais)
Un repas d'affaire se dessine à  l'horizon et je prend mes précaution, pas de prise d'esperal 30h avant le repas avec la ferme intention de le reprendre le lendemain (honnêtement je l'aurais fait).
12h 1 whisky
De 13 à  14h 1 verre et demi de vin (je précise, je n'ai aucun intéret à  mentir, ma femme ne va pas sur les forums)
14h15 excitation et début des palpitations + rougeurs
14h30 chute de tension en me levant pour aller payer, surdité (non non je ne plaisante pas), quasi évanouissement. Je sors tant bien que mal, me met en chemise par 4 degrés, trempé de sueur et reprend mes esprit assis en 15min. 15h sieste dans la voiture avec des palpitations hallucinantes pendant 1h.
16h30 retour à  la maison avec vomissements et mal de tête abominable.
Pour résumé, la pire gueule de bois et la plus fulgurante de toute la vie alors que je n'ai presque rien bu avec un restant d'esperal dans le sang.
Pendant quelques mois, en plus de la volonté parce qu'il en faut, l'odeur de l'
alcool
me donnait envie de vomir puis ça c'est calmé.
Je n'ai plus bu pendant 5 mois par la suite en continuant le traitement. J'ai arrêté l'esperal et continué le
baclofene
+
valium
pendant 6 mois puis ai arrèté le traitement.
Après 1 an, je prend de temps en temps un
valium
le soir (2 fois par mois environ le soir lorsque j'ai passé une journée de mer...). J'ai bu depuis un verre de vin au restau (chateauneuf du pape 91 faut pas déconner) et 2 demis
coupes
de champagnes lors de 2 fêtes.
Aujourd'hui, j'ai repris le contrôle et j'en suis FIER. J'ai failli y rester et j'en aime d'autant plus la vie.
Courage! N'attendez pas de tutoyer la mort avant de vous secouer. Battez-vous contre votre ennemi, vous-même, et vous y arriverez.
Ps: j'ai soif, j'vais allez me faire un ptit perrier.
A bon entendeur et en toute amitié.
C'est du passé
mikykeupon
10 mars 2017 à 22:25
Attention avec l'espéral :
Attention
L'absorption de tout produit contenant de l'
alcool
(y compris médicament ou aliment) doit être évitée pendant le traitement : risque de déclenchement intempestif de troubles pénibles (effet antabuse).
Cet effet peut survenir jusqu'à  2 semaines après l'arrêt du traitement.
Attention : conducteur, compte-tenu de ses effets indésirables potentiels, ce médicament peut, chez certaines personnes, ne pas être compatible avec la conduite automobile ou le maniement de machines dangereuses. Assurez-vous à  l'occasion des premières prises que vous supportez bien ce médicament avant de conduire ou d'utiliser une machine.
http://eurekasante.vidal.fr/medicaments … PERAL.html
C est du passé
11 mars 2017 à 00:15
Bonsoir mickykeupon,
Tout à  fait d'accord avec toi. Je ne fais pas l'apologie de l'esperal, loin de là . Dans mon cas, le mélange esperal (30h après la prise) et
alcool
(2 verres et demi) a été "accidentelle" et l'effet immédiat. J'imagine que j'ai subit une petite crise et pourtant ça a été tellement brutal que je n'ai aucun doute sur le fait que cette association peut être mortelle. J'ai réellement cru que j'allais mourrir ce jour là .
D'un autre coté ce traitement a été efficace me concernant mais la volonté reste le plus important.
Un dernier conseil ne prenez pas l'esperal si vous êtes "joueur" ou juste curieux de savoir ce que ça fait de boire en même temps. Dans le meilleur des cas vous le regretterez amèrement, dans le pire c'est la morgue...
Pour la petite anecdote pouvant refroidir les plus téméraires, lorsque j'ai suivi ce traitement sous esperal, j'ai du changer de déodorant... Pour un déodorant sans
alcool
! J'ai mis un moment à  trouver ce qui me rendait nauséeux et le donnait des bouffées de chaleur le matin. Je vous laisse imaginer à  quel point ce médicament est violent
Olgasam77
03 décembre 2017 à 11:40
Bonjours,  c'est la première tentative d'arrêt dalcool j'en ai parler à mon généraliste en novembre dernier je viens de lire certaine commentaire et je débute pour la première fois esperal et selon vos commentaires je me rend compte que ne suis plus vraiment certaine de vouloir arrêter de boire si jai bien comprit il faut attendre un certain nombre de jour avant même un petit verre? Car 1 er comprimer ce matin
Cusco
03 décembre 2017 à 14:45
Esperal  = 0
alcool
! Ne t y risque pas surtout. Sinon tu vas le regretter sévèrement et c'est très dangereux pour la santé voir létal selon certains problèmes de santé.
À toi de choisir... boire ou Esperal mais surtout pas les deux.
Olgasam77
03 décembre 2017 à 19:01
D accord et la durée de vie de ce médoc est de combien heure?
Recklinghausen
03 décembre 2017 à 20:05
Salut,
La demie vie de l'Esperal varie entre 60 et 120 heures.
Alors, il n'y a pas de risque létal lorsqu'il y a consommation d'
alcool
lorsque l'usager est sous l'effet de ce médicament.
Cependant, les effets indésirables sont tels que l'usager ne peut plus boire de boisson alcoolisée.
Attention, un usager consommant ce médicament doit faire également attention aux excipients de certains médicaments. Une très faible dose d'
alcool
est suffisante pour déclencher cette avalanche d'effets indésirables
!!!!
Il est donc très important de bine faire attention à ce qui est consommé.
Suivant la métabolisation de la personne, la durée à prévoir pour pouvoir consommer à nouveau de l'
alcool
est d'où moins une demie vie. Mais il est admis qu'il faut laisser à minima 72 heures entre la prise d'
alcool
et la.prise de ce sulfaremide.
Pour que le médicament soit considéré comme éliminé de l'organisme, il est admis qu'il faut laisser passer 5 demie vie.
Il est donc éliminé entre 300 et 600 heures après la dernière prise, soit entre 14 et 28 jours.
Pendant cette durée, la consommation d'
alcool
peut engendrer des effets indésirables pour l'usager consommant ce traitement.
Pour entamer le traitement, il est important de ne pas avoir consommer d'
alcool
les dernières 24 heures
.
C'est un vieux médicament et aujourd'hui, lui est souvent privilégié, jusqu'à il y a peu, en première intention le
Selincro
ou le
baclofene
.
Ce médicament est utilisé en
dernier recours
, lorsque les autres traitements ont échoués ou n'ont pas donnés de résultats suffisamment satisfaisants.
Il est préconisé de ne pas être dépendant physiquement à l'
alcool
.
Si l'usager est alcoolo dépendant, des mesures comme la mise en place d'un traitement
Diazepam
(
Valium
) et de certaines vitamines.
À voir avec le médecin en charge du traitement Esperal.
@ +
Reck.
Olgasam77
03 décembre 2017 à 20:46
Merci reck
Je n'ai plus qu'à pleurer jusqu'à dissipation, avant de le prendre j'aurai mieux faire de consulter votre site
Cusco
04 décembre 2017 à 00:47
Pas letal
moi j'ai vu un pote se faire réanimer par le samu et direct en soins intensifs aux urgences. Bon OK le mec n est pas mort mais je me demande bien ce qu  il  serait passé si personne n avait appelé les secours. Le mec était rouge écarlate et gonflé de partout genre bibendom le bonhomme Michelin.
Tout ça après avoir bu 2 Kro.
Mamatth
10 septembre 2019 à 13:58
Salut tout le monde! Moi je vais apporter mon témoignage sur la durée de vie de l'espéral car ça manque grave d'info sur le net!
J'ai une utilisation de l'Espéral assez particulière. Je ne veux pas arrêter complètement l'
alcool
, juste ne plus boire tout seul. Quand je suis seul je bois à outrance et je ne sais pas m'arrêter. Alors quand société la plupart du temps je n'abuse pas plus que de mesure. Evidemment je ne dis pas non à une bonne cuite entre potes! Mais pour moi ça fait parti de la vie !
Enfin bref... J'avais besoin de savoir combien de temps dure les effets de l'Espéral. J'ai lu des trucs sur la demi-vie de l'Espéral et j'y pigeais quedal! j'ai donc demandé à ma pharmacienne mais ça reste assez flou pour moi.
Enfin bref... après une semaine d'arrêt j'ai fait une soirée bien alcoolisée... niquel! Le surlendemain j'ai repris de l'Espéral.
Puis j'ai arrêté l'Espéral 5 jours et j'ai tenté... oh putain le stress! C'était avant-hier soir et tout c'est bien passé! Pourtant je ne suis pas allé de main morte! Je n'essaierais pas moins! Ce matin j'ai repris de l'Espéral.
Petite précision, je fais 1m95 pour 69 kilos (pas bien épais quoi!) mais je métabolise assez vite. Voilà! J'ai trouvé mon équilibre et ce fonctionnement me va très bien!
Latige2
27 février 2012 à 18:14
Bonjour à  tous,
j' ai pas mal lu sur le forum que certain d' entre nous avait carrément un dégout de l'
alcool
suite  à   leur traitement de
substitution
.
Pour ma part c' est exactement l' inverse.
Depuis que j' ai commencé mon
TSO
Métha, je picole énormément.
Bon, j' ai toujours eu 1 sacré penchant pour la bouteille, sauf pendant ma lune de miel avec Hélène.
D' ailleurs, à  l' époque je me suis dit que j' allais réussir à  arréter de boire grà ce à  la
came
.
*
Mais je trouve que ça c' est nettement empiré suite à  mon traitement Métha.
D' ailleurs, tous mes proches l' ont constaté.
Du coup, je suis passé de la phase 1,5 =bois tous les jours mais à  encore une vie sociale etbois surtout le soir ou pour faire la fete
a la phase 3=bois du matin au soir, souvent seul, n' a plus de vie sociale....
C' est devenu un vrai handicap, je n' arrive plus à  le cacher et tous les gens que je cotoient me considèrent alcoolique.
Une infirmière qui m' a suivie à  l' époque m' a dit que la métha augmentait l' appétence à  l' acool.
Aprés des années sous Métha, je suis passé au
subu
..
Mais rien n' a changé, enfin si, je picole encore plus...
Je ne sais pas quoi faire à  part une cure, post cure et je ne garanti vraiment pas le résultat..
En plus quand j' ai voulu me sevrer des op cet été, les centres de cures ou j' ai postulé refusaient catégoriquement mon dossier car ils n' avaient pas les moyens de me prendre en charge.
En gros il m' acceptaient uniquement si je gardais un
TSO
sub ou métha.
C' est un peu con, j' avais réussi à  me débarrasser de la Métha et me revla alcoolo subutoxien.
J' ai pas vraiment de questions par rapport à  ce topic mais toute expérience similaire est  la bien venue..
Bye
pierre
27 février 2012 à 21:40
Latige2,
Tu as un problème malheureusement commun chez les personnes substituées. L´alcool, qui vient amplifier les effets des produits de
substitution
.
Avec la métha, cet effet n'est qu'a cours terme, puisque la
méthadone
dure moins longtemps, et on se retrouve plus vite en manque.
Il y a un médoc qui fait fureur et polémique en ce moment : le
baclofene
. C'est une médoc qui diminue voire supprime l'appétence pour l'
alcool
, si bien que tu peux retrouver une consommation raisonnable.
Il est encore en test en ce moment, et tous n'est pas résolu, comme les effets à  long terme. Mais, quand j'en parle à  des médecins qui prescrivent, ils ont environ 50% de réussite, même avec des alcooliques qui ont tous essayé.
Le problème, c'est de supporter les effets secondaires, variables selon les individus, mais qui peuevnt être tres lourd, comme la somnolence, l'endormissement n'importe ou.....
Pierre
Alain Will
28 février 2012 à 03:55
Sauf que le
Baclofène
n'a pas l'AMM pour l'alcoolisme Pierre
Je te cite "il est encore en test". C'est un "Myorelaxant : antispastique" et que les addicto spécialisés en alcoologie ne sont pas tous (du tout) disposés à  le prescrire faute d'antériorités et de "biblio" comme on dit... Tous ceux que j'ai pu rencontrer dans diverses occasions ont eu la même réaction...
En revanche, tu as parfaitement raison sur le fait que l'
alcool
"accélère" le métabolisme de la
méthadone
...
Il existe "officiellement" deux médocs essentiellement pour les
sevrages
volontaires "à  domicile, voire autre" pour l'alccol : l'Aotal (acamprosate) et le Revia (naltrexone) (
attention, le Revia est incompatible avec la
codéine
; si vous êtes "accro" à  la
codéine
, vous pouvez avoir avec le Revia une sévère crise de manque) ; je n'ai pas de remontées avec les morphiniques "purs". Signalez-le à  votre médecin car son "Vidal" n'est pas forcément à  jour sur ce point (en revanche, le pharmacien devrait avoir une 'alerte' lors de la délivrance).
Aucun de ces deux médocs n'a prouvé une réelle efficacité. Pour de multiples raisons ; si vous voulez que j'en parle davantage, dites-le...
Il en existe un autre :l 'Esperal (disulfirame) mais qui présente un effet antabuse : c'est à  dire que lorsqu'on prend ce médoc et qu'on boit de l'
alcool
, cela induit des effets indésirables non supportables (ça rend malade).
http://www.eurekasante.fr/medicaments/v … PERAL.html
@latige : le problème à  mon humble avis, et tu le décris très bien, c'est ce que tu appelles la "phase 3" (boire seul(e) dès le matin)... => remplacer ce que tu fais en picolant par une autre activité, peu importe laquelle, nan ? Cherches bien...
Amicalement, Alain W.
LLoigor
28 février 2012 à 09:02
Je suis de ceux qui depuis la
méthadone
(y a 10ans) ne peuvent absolument plus boire.
Pas seulement a cause du dégout mais pour plusieurs raisons :
- l'
alcool
diminue les effets de la
méthadone
> du coup elle ne tiens pas ses 24h.
- Impossibilité totale d'être "bourré", exemple a un mariage ou on veux se lacher avec des potes d'enfances, j'ai beau boire encore et encore : jamais je ne suis dans un état second.
Et puis bien sur, rien qu'au
gout
au 2eme verre, ca a un
gout
de chiotte et je doit limite me forcer, ou me rabattre sur des
alcool
très sucrés.
Ceci dit, vu mon passif avec l'
alcool
avant les drogues, j'ai toujours bu dans l'optique d'être bourré, et reboire dans ce contexte serait une catastrophe pour moi.
Donc c'est chiant pour les mariages ou les gros apéro, mais c'est un mal pour un bien :)
filousky
28 février 2012 à 09:49
Alain Will a écrit
le Revia (naltrexone) (
attention, le Revia est incompatible avec la
codéine
; si vous êtes "accro" à  la
codéine
, vous pouvez avoir avec le Revia une sévère crise de manque) ; je n'ai pas de remontées avec les morphiniques "purs".
Le Revia étant de la naltrexone provoque une crise de manque carabinée avec tous les morphiniques.
En ce qui concerne l'
alcool
et la
méthadone
, j'étais alcoolique dans les années 80-90 et ai fini par plusieurs
sevrages
hospitaliers.
Depuis 2000, je prends de la
méthadone
et n'ai plus jamais, comme Lloigor, pu avaler un verre d'
alcool
.
Aucune envie, appétence pour cette boisson et ses effets. Mais nous sommes tous des cas particuliers.
Latige2
28 février 2012 à 12:34
Merci pour vos réponses
Pierre c' est marrant que tu parle du Baclophène car j' ai rendez vous cette aprés m avec ma psy et elle devrait m' en donner.
Apparemment ils étaient en rupture de stock à  Marmottant (victime de son succés peut etre).
Bref, je vais essayé ça, on verra bien.
Par contre elle ne m' avait pas parlé d' effet secondaires, je vais lui poser la question.
Alain Will, J' ai déjà  essayé l' Aotal qui n' a aucun effet sur moi, en tout cas au niveau de ma conso d'
alcool
.
L' Esperal aussi, du coup j' étais malade à  vomir partout + crises d' angoisse=Trés désagréable.
En plus j' avais bu la veille et non le jour ou j' ai testé ce médicamment.Je n' imagine meme pas si j' avais picolé en plus du médoc.
Tu peux etre sure que ce jour la, je n' ai pas bu une goutte mais à  quel prix!
Le Revia je ne connais pas mais je vais en parler à  ma psy
LLoigoir, j' aimerias tellement etre dans ton cas et ne plus aimer l'
alcool
Filousky,merci pour ton témoignage, ça me réconforte dans l' idée de faire cette foutue cure, post cure.
Je vois une Assistante sociale cet aprés midi afin d' envoyer ma candidature pour une post qui s' appelle Keiros.
J' avais déjà  posé la question dans un autre post : Quelqu' un connait il cette post cure, quelqu' un y est déjà  allé???
Bye
filousky
28 février 2012 à 14:02
J'ai jeté un oeil sur le centre dont tu parles. Cela parait assez coquet et confortable. Le système de 6 semaines en post cure a super bien fonctionné pour moi il y a vingt ans.
Le
sevrage
de l'
alcool
en lui-même n'est pas très dur à  supporter (j'ai eu le droit à  une belle crise d'épilepsie). Par contre le travail réalisé dans les semaines qui suivent, lorsque ton corps réapprend à  fonctionner sans l'
alcool
est fondamental. Tu es à  l'abri des besoins quotidiens, suivi et chouchouté par des soignants et cette période te permet de faire un vrai point sur ta motivation réelle.
Et les rechutes ne seront plus que des épiphénomènes désagréables.
Six semaines de vie sans
alcool
te laissent le choix entre retourner vivre des réveils dégueulasses la tête dans la cuvette des chiottes et mal à  la tête et continuer ce qui a fonctioné pendant déjà  6 semaines.
Maintenant latige2, expliques moi un peu pourquoi ici tu es sous
methadone
et tu picoles et hier sur le sujet "une semaine sans shoot", tu racontes ta galère d'injecteur de
Subutex
?
Il y a soit un bémol soit une bonne explication.
Fil
Bicicle
28 février 2012 à 16:05
Filousky : Latige explique tout ça dans l'autre sujet sur la
méthadone
où il explique qu'il boit trop. Il dit qu'il était sous métha mais qu'il est passé au Sub récemment et qu'il boit encore plus.
Latige : le
Baclofène
est apparemment un médoc "miracle" qui pourrait t'aider. L'autre jour sur Europe 1, il y avait justement un invité (dont le nom m'échappe !) assez connu qui témoignait de son parcours avec le
Baclofène
: il a testé ça après avoir tout testé des méthodes traditionnelles qui n'ont pas fonctionné pour soigner son alcoolisme. Et il a testé le
Baclofène
: et ça a fonctionné pour lui, il a arrêté de boire. Il peut même boire occasionnellement un verre sans avoir une quelconque appétence pour boire d'avantage.
En fait, ça rendrait indifférent à  l'
alcool
. Alors bien sûr, c'est en phase de test, mais les premiers résultats sont totalement concluants d'après certains médecins, notamment le professeur Olivier Ameisen (auteur du livre
Le Dernier verre
paru en 2008).
Et puis, si il n'a pas d'autorisation de mise sur le marché (AMM) de la part de l'AFSAPPS, il se pourrait bien que ce soit pour de sombres raisons d'intérêt financier... En effet, une AMM de l'AFSAPPS reviendrait à  dire que ce traitement au coût modique pourrait guérir les 2 millions d'alcolo-dépendants, remettant ainsi en cause les "traitements" traditionnels des grands laboratoires pharmaceutiques. Or l'AFSAPPS étant financée par les grands laboratoires pharmaceutiques... On peut y voir une explication au fait que le
Baclofène
ne reçoive pas d'AMM depuis 2004 où il a commencé à  montrer ses résultats extrêmement probants...
En 2006 et 2007 il y a d'ailleurs eu plusieurs rapports de la Commission aux affaires sociales du Sénat qui concluent textuellement :
"le mode de financement retenu n´est pas de nature à  assurer l´indépendance de l´agence"
, opinion soutenue, entre autre, également par la Cour des Comptes.. En gros, la part du financement de l'AFSAPPS par l'industrie pharmaceutique ne cesse d'augmenter : le gouvernement réduisant la part des subventions publiques..
Enfin, si ne serait-ce que la moitié des alcolo-dépendants pouvaient être guéris par le
Baclofène
, cela représenterait 10 milliards d'économies au niveau de la Sécurité Sociale... Soit la moitié du "trou de la Sécu"... On s'étonne donc vraiment qu'il ne reçoive pas d'AMM...
Dernière modification par Bicicle (28 février 2012 à  16:10)
Latige2
28 février 2012 à 16:43
Merci Filousky pour ton témoignage.Je suis de plus en plus décidé a effectuer cette post cure.
J' ai effectivement oublié de mentionner sur ce post que j' étais actuellement et ce depuis 6 mois environ, sous
Subu
.
Quand au
sevrage
de l'
alcool
, j' en ai déjà  fait un il y à  4 ans environ à  l' hopital Marmottan, j' avais garder mon traitement Métha et c' est vrai qu' étant chouchouté,... ça c' était plutot bien passé.(Pas de crise d' epylepsie pour moi, heureusement...)
Par contre l' hospi n' avait durer que 14 jours et dès ma sortie j' ai recommencer à  boire.
C' est pour ça que cette fois ci, je vais essayer d' enchainer une hospi, suivie immédiatement d' une post cure.
Je me dit que 6 semaines c' est peut etre pas assez, mais il faut bien commencer par quelque chose, au moins voire si je tiends déjà  6 semaines.
Bicicle : ça y est, je reviens de Marmottan et j' ai eu droit à  ces petites pilules blanches à  savoir
Baclofène
10 Mg et à  raison de 3 comprimé par jour.
Je vous tiendrai au courant ces prochains jours quant à  mes premières sentations.Pour l' instant j' ai déjà  pris 20 mg et je n' ai pas l' impression d' avoir moins soif ou quoi que ce soit.
Je suppose qu' il faut un certain temps avant que le traitement fasse son effet.
En plus ma psy m' a dit que ce n' était pas non plus magique et qu' il fallait que j' essaye de changer 1 peu mes mauvaises habitudes, comme le suggérait également Alain W.
Ah merde, j' ai oublié de parler du Revia à  ma psy...
ça sera fait jeudi.
Bye et merci pour vos réponses.
Bicicle
28 février 2012 à 16:52
Tu as parfaitement résumé les points qui me paraissent importants : je disais que ça ressemblait à  un produit miracle dans mon post au dessus, mais c'est pas non plus un produit magique. Ca reste un médicament, un traitement, à  prendre petit à  petit, selon les dosages du médecin.
Ca m'ennuie de ne pas me rappeler du nom du mec qui témoignait remarquablement sur le sujet à  Europe 1 l'autre jour... Mais il expliquait vraiment bien comment il en est venu au
Baclofène
, les spécificités du médoc, etc.
Il expliquait qu'en augmentant les doses très progressivement et par pallier contrôlés, il en était parvenu, en quelques semaines, mois, à  de très bons résultats. En fait, ça rend, au fur et à  mesure, au fil du temps, indifférent à  l'
alcool
. Tu n'auras pas "moins soif", mais tu pourras boire un verre sans avoir envie de finir la bouteille.
En tout cas c'est bien qu'à  Marmottan ils expérimentent ce traitement qui a l'air vraiment très très intéressant ! Tiens nous au courant :)
bighorsse
28 février 2012 à 19:40
normalement l'esperal est donné à  condition que la personne soit d'accord ; certains en effet en utilise justement parce que ça les rend malades; ça les aide à  ne pas consommer ; à  chacun sa méthode mais il faut quand même être volontaire..
je connais bcp de personnes sous substituts qui abusent de l'
alcool
; l'ennui, la fin d'une vie plus "trépidante" , la perte du milieu de la
came
, constituent un ensemble qui évoque comme un deuil pas fait ; arrêter la dope est un long parcours qui necessite bien des accompagnements, qui souvent font défaut
dans ce cas, l'
alcool
devient une partie de ce qui manque...
Latige2
28 février 2012 à 20:47
L' Esperal, si ça m' avait juste rendu malade en buvant par dessus, je pense que j' aurais essayé plus longtemps.
Mais les crises d' angoisses, le coeur qui s' emballe, c' était de trop.
Pour quelqu' un qui est déjà  suffisamment anxieux comme ça...c' était vraiment de trop!
Sinon, je ne connais personne dans mon entourage qui est sous substitut et qui n' a pas une 8.6 en main...
mikykeupon
29 février 2012 à 08:26
Latige2 a écrit
Mais les crises d' angoisses, le coeur qui s' emballe
Je n'ai jamais pris ce medoc, mais je pense que par malade, c"est un peu cet état que les gens le voie.
david 99
29 février 2012 à 09:03
excuse Miky, mais j'ai pas bien compris ce que tu voulais dire....
mikykeupon
29 février 2012 à 09:10
dur de ce faire comprendre au réveil. Ce que je voulais dire est que je pense que l'état que latige ne supportait pas est justement l'état que les personne qui prennent ce traitement recherche. Se rendre malade au point de ne pas tenter de boire tellement c'est désagréable.
david 99
29 février 2012 à 09:13
ok j'ai compris, difficile pour moi aussi de tout comprendre ce matin:surp:
Latige2
29 février 2012 à 20:10
Bonjour à  tous,
2eme jour sous
Baclofène
!
Je ne sais pas si c' est du au médicamment ou si c' est un effet placébo, mais aujourd' hui, j' ai beaucoup moins picolé que d' habitude.
Je n' ai pas eu vraiment l' impression d' avoir moins envie de boire mais en tout cas j' ai vraiment moins consommé.
Je me sent un peu fatigué malgrés que j' ai dormi jusk' à  midi et j' ai ressenti quelque baisse de tension, mais rien de trés dérangeant.
Sinon, qu' est ce que je me suis fais chier!!!
Sans shoot et sans
alcool
, le temps a été long.
Il faut que j' arrive à  m' occuper mais c' est pas évident d' avoir le
gout
de faire quelque chose.
Demain je retourne à  Marmottan finir mon dossier d' inscription pour Keiros et voire ma psy.
Bye
Latige2
29 février 2012 à 23:32
Bon ben je n' ai pas tenu sur la longueur...Il n' est pas encore minuit et j' ai fini par éclaté une bouteille....besoin d' ivresse je pense.
J' ai tenu quasi toute la journée sans etre saoul, c 'est peut etre un bon début...
Je n' arrive pas encore à   dire si j' ai eu moins envie de boire ou si c' était psychologique (placébo), suite à  la prise de ce médoc "miracle"...
Peut etre que ce traitement va me permettre de réduire mes conso ou de les retarder et ça sera déjà  pas mal...
Je pense, meme si je viens à  peine de commencer ce  traitement que ça peut etre une bonne béquille,  accompagné d' un suivi psychologique et dans mon cas d' une hospi....
Je pense qu' on va augmenter la posologie demain, on verra bien ce qu' en dit la psy.
Aprés c' est sur que si je me bouje pas plus et que je n' arrive pas à  me motiver pour m' occuper, je n' ai pas énormément de chances.
Mais sincérement, ça fait tellement longtemps que je n' ai rien fait sans consommer (drogues ou
alcool
) que c' est pas évident.
Anecdotes : meme quand je fais du ski, de la rando ou du body surf, j' ai toujours ce qu' il me faut avec moi.Du coup, tout a vraiment l' air fade sans mes béquilles...
A par l' hospi qui n' arrivera pas avant 2 bons mois, je n' y crois pas trop.
Allez courage moi meme...
Bye
Choupette
29 février 2012 à 23:49
Moi non plus.
Tchuss
Latige2
01 mars 2012 à 00:22
Choupette, toi non plus quoi :
Expliques toi pliz parceque ça peut vouloir dire tout et son contraire
Latige2
01 mars 2012 à 00:24
Merde, je t' ai louppé à  2 seconde prés...
Dommage
Bye
Alain Will
01 mars 2012 à 01:20
Salut
@latige et aux autres : l'
alcool
(je suis bien placé pour connaitre son addiction) est "redoutable"... Je crois, et j'attends des réactions, qu'il n'existe pas de traitement miracle ; en tout cas de
substitution
, ça c'est certain jusqu'à  preuve du contraire. Je crois avoir cité dans mon post précédent tout ou presque (qui revient au même) de ce qui existe niveau "médocs". Il y manquait la profonde et difficile volonté. Ce n'est pas une béquille thérapeutique et ce n'est certainement pas moi qui jetterais la pierre...
Si les alcoologues en centre hospitaliers sont réticents à  la prescription du
Baclofène
, ils ont leurs raisons. (Ils ne sont pas tous là  pour faire souffrir leurs patients, mais pour les aider...)
Je sais que pour certains alcooliques chroniques, par exemple, l'Aotal (sale réputation ?), peut s'avérer efficace ou inutile. Chacun "son truc". Sport, hygiène de vie, loisirs, occupations, voire séances chez les AA, pourquoi pas...
Je me sens impuissant à  répondre... Toutes mes excuses, et mes vœux de bon courage,
Amicalement, Alain W.
Latige2
01 mars 2012 à 01:45
merci Alain W
"Je sais que pour certains alcooliques chroniques, par exemple, l'Aotal (sale réputation ?), peut s'avérer efficace ou inutile. Chacun "son truc". Sport, hygiène de vie, loisirs, occupations, voire séances chez les AA, pourquoi pas..."
Je pense que tu as tout résumé ici...et je pense pareil mais quand il s' agit de l' appliquer à  soit c' est compliqué.
Bye
Alain Will
01 mars 2012 à 01:59
Je pense te *bien comprendre* Latige... La possibilité de l'hosto (il existe différentes possibilités, psy, apparts thérapeutiques, etc...) peut fonctionner... J'ai une connaissance personnelle, loin d'être le reflet de l'ensemble des usagers (nous n'en avons pas la prétention), pour qui cela a fonctionné... Il ne s'agit pas pour cette personne de goûter un verre d'
alcool
: la rechute d'après cette personne (très lucide) serait terrible (Conso pire que celle d'avant = abstinence....) Avec tout ce que cela implique... Niveau psychologique (?) et parler prennent certainement tout leurs sens...
Cercle vicieux : tu arrête de boire, tu recommence (mais c'est pire... ; je cite)... Tout cela du aux effets psychoactifs de l'
alcool
: anxiolytique, voire anti-dépresseur, désinhibiteur, antalgique, et j'en oublie... Je te souhaite le meilleur, beaucoup de courage et de volonté...
Amicalement, Alain W.
Latige2
01 mars 2012 à 04:03
Merci Alain .w pour ton soutien, ...
Je ne m' attendais pas en postant ce message à  autant de soutient.
Je m' imagiinais à  tord que je serai hors sujet (l'
alcool
n' est pas une drogue aux yeux du monde,   et je suis vraiment heureux de trouver du soutien sur ce forum)...
Bref MERCI, MERCI, MERCI et MERCI tout simplement!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
filousky
01 mars 2012 à 08:37
Tu sais Latige2, je crois qu'un bon paquet d'entre nous a un jour connu la dépendance à  l'
alcool
. Lorsque je suis rentré dans l'équipe du forum, la discussion était vive à  son sujet (alcool). Certains ne voulaient pas que l'
alcool
soit abordé dans notre forum, d(autres (dont moi étaient persuadés du contraire).
En ce qui me concerne, ce fut le plus "dégueulasse" des mauvais passages de ma vie. Le souvenir que j'en garde est du noir du désespoir. Le pire de tout, et tu le décris bien, est cette image de soi incapable de rester sobre, tous les jours et cela jusqu'à  la limite du coma éthylique.
Les réveils en sueur, incapable de tenir en place tant que mon corps amoindri n'avait pas son quart de litre de vodka ou de wkisky. Le sommeil de plomb après et puis la journée qui défile entre les verres avec quelques crises d'angoisses lorsque le miroir renvoie l'image de ce corps qui fout le camp sans que la tête puisse le retenir.
Alors, on est identique Latige2, Alain, moi, toi et tous les autres lorsque nous en sommes au bout et on se comprend sans aucun doute.
Et sur qu'on a de l'estime pour tous ceux qui se posent face à  cette plaie qu'est la consommation abusive de l'
alcool
.
Ça a marché pour moi : cure + post-cure + rechutes + recure + repost-cure. La dernière a été la bonne. C'était en 1990. Depuis, plus d'
alcool
. Dans les 15 premières années, si je buvais un verre, le cliché du cercle infernal fonctionnait comme à  la télé. Et puis, tranquillement, l'idée même d'avaler un verre a disparu de mes pensées au point de me rendre allergique à  l'odeur de l'
alcool
.
Tout mon soutien aussi Latige2.
L'
alcool
est une drogue très dure sans aucun doute possible. Et parmi les drogues dures, c'est une des plus physiologiquement toxique.
Alain Will
01 mars 2012 à 08:39
C'esst gentil de ta part Latige, mais Filou par exemple t'avait aussi fourni une très bonne "réponse" ou "témoignage"... Il n'empêche que je reste sensible à  ton message
Tu sais, l'État (sans entrer dans des polémiques maintes et maintes fois revues) vends, commercialise deux drogues dures (disons qu'Il s'alimente ses caisses) : ce sont l'
alcool
et le
tabac
.
Et les décroches de ces deux produits ne sont pas une mince affaire. De plus, pour ceux qui en consomment, on (j'en fait partie) débourse un max de fric... Et quand on connaît le taux des taxes qui reviennent à  l'État, y'aurait presque envie de s'en sevrer...
Mais ce n'est pas aussi simple...
J'aurais plus de mal à  me sevrer de la
cigarette
, je pense, que je n'en ai eu pour me sevrer de la
méthadone
. J'ai réussi à  arrêter la clope pendant 1 an. Il a suffit d'une
cigarette
pour que deux jours après j'achète à  nouveau un paquet
Par contre, quand je prenais de la
méthadone
, (avec une trithérapie), je ne pouvais pas boire (même pas d'envie ; c'est parfois, souvent, frustrant... Je veux dire par là  qu'un verre, j'ai dit "un verre, et pas deux litres..." n'a jamais "tué personne" ; mais quand tu sais que tu va être malade, bah, l'envie, moi, j'ai fait une croix dessus à  cette époque, sans effort en fait... Et pourtant qui peut se venter
(si, j'ai un pote qui ne consomme *jamais* une goutte d'
alcool
, mais il a une pathologie qui lui interdit)
, de ne pas boire un demi ou autre de temps en temps ?? Même mon toubib VIH, croisé en brasserie se tape un demi avec son plat du midi
L'
alcool
est une drogue ; une drogue dont il est difficile de se sevrer ; et gare à  ce que tu peux prendre pour compenser (ce n'est pas systématique, mais il est "reconnu" qu'on remplace un "produit" par un autre)... Y'a rien de simple dans "toussa"...
Et merci à  toi, Latige, pour ton témoignage ; c'est important... Cette rubrique n'a pas été créée pour rien même s'il en existe une plus spécifique pour l'
alcool
, peu importe, ne t'inquiète pas :)
Pour info, tu pourra, si tu le souhaite, lire des témoignages, questions, resssentis, etc. à  ce sujet par ici :
http://www.psychoactif.org/forum/f22-p1 … cites.html
D'autant que chacun "accro" à  l'
alcool
, d'après tout ce que j'ai pu voir, partager, ressentir, vit son alcoolisme "à  sa façon", de manière différente... Le "sujet" si je puis me permettre cette expression est vaste (et varié). Comme pour tout en fait. Nous sommes tous différents...
Amicalement, Alain W.
PS : post croisé avec celui de Filou... Tu vois...
sphax
01 mars 2012 à 10:46
j ai une amie qui est sous
baclofene
elle a du attendre d être sous 50 mg par jours pour pouvoir passer 1 jours sans boire un verre d
alcool
sont traitement augmente encore , maintenant quand elle ouvre une bouteille a arrive plus a la finir enfin elle a plus l appétence suffisante pour l
alcool
pour que cela arrive
latige garde espoirs chaque petit pas est une victoire en sois
je penses qu il ne faut pas etre trop presser et aussi apprendre a regérer son temps par exemple mon amie c est remis au sport pour ce vider l esprit.
bon courage a toi
;p sphax
Latige2
01 mars 2012 à 19:50
Encore un grand merci pour votre soutien et encouragements.
Alain W, c' est vrai que je n' avais pas pensé à  consulter le forum sur les drogues licites et j' y ai fais un tour et vu quelques témoignages trés interressants.
Je me retrouve complétement dans ce que tu dis :"L'
alcool
est une drogue ; une drogue dont il est difficile de se sevrer ; et gare à  ce que tu peux prendre pour compenser (ce n'est pas systématique, mais il est "reconnu" qu'on remplace un "produit" par un autre)... Y'a rien de simple dans "toussa"..."
Quand j' ai découvert l'
héro
, j' ai cru à  tort que ce produit m' aiderai à  arretter de boire...
ça n' a pas duré lomgtemps et peu de temps aprés je me suis rendu compte que j' avais juste ajouté un addiction supplémentaire.
Quant à  ton témoignages Filouski, il m' est trés réconfortant et motivant.
D' ailleur c' est fait, mon dossier de candidature pour Keiros a été envoyé ce jour.
Je suis archi motivé dans ma démarche et vais essayer d' aller au bout.
Meme si je me doute bien qu' il peut y avoir des rechutes et bien, je pense que je ferai comme toi et que je récidiverai sur une nouvelle cure, post cure.
Sphax, j' ai revu ma psychiatre aujourd' hui et je suis maintenant à  20 mg 3 fois par jour de
baclofène
...
Et si ça ne s' améliore pas, elle envisage meme 90 mg/jour.
Je la revois mardi, on verra bien d' ici là .
Encore merci à  tous
Bye
"
Dernière modification par Latige2 (01 mars 2012 à  19:55)
mikykeupon
02 mars 2012 à 06:38
Salut latige, j'ai mis du temps à  participer a ce thread car je ne consom(mais) pas d´alcool avec la
méthadone
.
Mais je connais bien les soucis d'
alcool
car je buvais énormément, et mon déclic a été le fric que je filais a un État qui se fout de nous. J'en avais marre de me faire taxer par une mafia organisé légalement. Et le seul moyen (perso) pour y parvenir fut de m'investir à  fond dans le milieu associatif, de me donner des responsabilité et d'être sur le point de me faire expulsé (récemment) car je n'arrivais plus rien à  payer.
Par contre ne surtout pas s'auto-flageller lors des rechutes, elles font partie de la vie.
Mais il faut aussi que tu saches, à  mon humble avis, que le
baclofène
n'est pas un médicament miracle si à  coté rien ne change.
Moi c'étais dès que je ne faisait rien pendant quelques minutes que tout de suite l'
alcool
m'appelais, et une ois commencer impossible de m´arrêter jusqu´à  ce que je tombe.
Maintenant à  mon étonnement, j'arrive a me prendre un verre de whisky en soirée, c'est sûr que après le verre j'ai envie d'en reprendre un, mais je me dit que non il ne faut pas craqué après tout ce que j'ai fait, je me roule un pétard et c'est bon. Par contre je n'ai pas encore tenté d'avoir de bouteilles chez moi.
Je ferais ce test dans quelques mois
filousky
02 mars 2012 à 08:02
Non Miky, ste plaît, prends pas des bouteilles chez toi. Avec le prix de la consigne cela te rend capitaliste.
Latige2
02 mars 2012 à 21:44
Merci Micky de faire vivre ce post avec ton témoignage (encore un) trés encouragent.
Respect, si tu arrives à  consommer un verre ou 2 sans finir la bouteille, je fais parti de ces gens qui se disent que quand ils ne seront plus alcoolo dépendant ils ne boiront plus une goutte!
Sinon, aujourd' hui, j' en suis à  mon 2ème jour à  60mg de
Baclofène
et je ressens quelques effets :
Baisses de tension fréquentes
Coups de barre de temps à  autre
Difficultés à  trouver le sommeil
J' ai faim, envie de manger tout le temps
Mais surtout et le plus dérangeant : J' ai super mal au dos (pour un décontractant musculaire, ça m' étonne un peu quand meme....)
Mais bon, apparemment il faut que je prenne mon mal en patience, certains effets indésirables devraient s' estomper avec le temps, et d' autres devraient faire leur apparition...(dixit ma psy)..
Je disais donc, 2eme jour à  60 mg  et aprés 4 jour de traitement, j' ai effectivement moins picolé que d' habitude =je ne suis pas encore ivre est il est déjà  21.30.(YES!!!!)
C' est pas que j' ai moins soif mais je picole moins vite, ce qui est déjà  trés satisfaisant.
Je n' ai pas perdu mes habitudes, c' est à  dire le fait de m' organiser de façon a avoir suffisamment d'
alcool
pour la journée mais contrairement à  d' habitude, je n' ai pas encore fini mon stock.
Donc c' est plutot positif tout ça!
Normelement, j' aurais déjà  été 3 fois chez le reubeu du coin ou aurais dépouillé le bar de mon beau père (humhum).
J' ai tout de meme une question, peut etre que Precripteur pourra me répondre..
Le
Baclofène
n' ayant pas d' Amm, est ce que les médecins sont limités quant aux dosages qu' ils prescrivent?
J' ai constaté que certaine personne avait des dosages de plusieurs centaines de mg et je me demande si les médecins ont "le droit" de prescrire autant que ça (pas de problème avec le Médecin Conseil, comme pour le
Skénan
par exemple)???
Bye
mikykeupon
03 mars 2012 à 14:11
Puisque tu as baisser ta consommation d'
alcool
, je pense que tes douleurs sont dûent au ait que l'
alcool
bousillent pas mal les nerfs, et que malgré les décontractant, les nerfs doivent être mis à  rude épreuve.
Je trouve ça bien que tu ne change rien à  ta façon de vivre, car si tu y arrive ainsi, je pense que tu auras fait un énorme pas dans la connaissance de toi-même. Ce qui est, je pense, primordial pour une vie harmonieuse.
Et enfin, je ne pense pas que le ait qu'il n'as pas encore reçu l'AMM pour ce traitement fasse qu'il y'as une limite au dosage, au contraire il faut apprendre à  le connaitre.
Latige2
04 mars 2012 à 05:25
Bonsoir à  tous, encore merci pour tous ces encouragements...
je n' ai pas réussi à  faire le ciblage du
craving
et pour l' instant je prends mon Baclo matin, midi et soir, 20mg par prise...
ça me parait un peu light quand j' entends ce que certains ont comme posologie, d' autant plus que je suis sure qu' un 4ème round vers 22h ne serait pas de trop.
Pour l' instant, les quelques effets secondaires que j' ai sont un peu contraignants mais je passe outre sans problème.En plus je ne travaille pas en ce moment alors c' est carrément gérable.Et pis ça vaut le coup d' essayer et d' y croire...
Meci pour ta solidarité et ta présence.
Sinon, aujourd' hui, j' ai consommé en tout et pour tout cinq 8.6, ce qui n' est rien par rapport à  mes conso habituelles.( d' autant plus que je me suis levé tot ce matin).
Ce qui est remarquable, c' est que je n' ai pas eu le sentiment de me restreindre, j' ai juste bu beaucoup moins vite que d 'ordinaire...et meme, au lieu de tapper dans ma canette toute les 2 minutes, il m' est arrivé de la zapper!
En plus, j' ai réussi à  bosser correctement sur le véhicule de mon amie et je suis fier de mon taf, c' est du beau boulot.
filousky
04 mars 2012 à 08:36
C'est bon de lire des lignes comme les tiennes. La sensation un peu coupable d'être le spectateur d'une réussite.
Ce qui est de très bonne augure est que tu ne sembles pas forcer pour obtenir ce que tu obtiens.
mikykeupon
04 mars 2012 à 15:25
Et ne pense pas au dosage, si ta conso diminue sans que tu te force, c'est très bien. Je suis sûr qu'il y'as des personnes qui aurait besoin d'un dosage plus fort alors qu'ils broieraient moins que toi, ou inversement.
Nous ne sommes pas tous égaux fasse à  la chimie moléculaire.
Bicicle
04 mars 2012 à 19:07
Bravo latige, franchement c'est cool que t'arrives à  gérer, continue comme ça tranquillement et je suis sûre que ça ira bien.
Je t'encourage à  fond car c'est vraiment pas facile tout ça, mais t'as l'air d'être carrément sur la bonne voie !
Choupette
04 mars 2012 à 19:39
Bonsoir Latige2
ce que je voulais dire,d'une façon un peu à  la mords moi le noeud,certes
c'est que pour connaitre certaines personnes à  l'
alcool
pour le meilleur et le pire
c'est que c'est une pure tuerie pour s'en éloigner
mais que ,apparemment, les rechutes etc font partie du bouzin.
mais ce qu'il me semble le plus incrusté ,c'est l'image déplorable et déplorée de soi-même
ce qui est une connerie au final,mais suite logique ou préface,va savoir.
Mais,évidemment,c'est une pure galère ce truc.
Ce qui m'a "scotchée",c'est quand tu as mis  que quoique tu fasses ,tu aies besoin d'être défoncé.ou genre,
avec un air ou toi-même ,ça te surprenait.
Bah,laisse aller et si tu ressens l'envie de cesser un peu
n'en fais pas une religion.
Tout comme l'inverse.
ça arrive les couilles dans une vie.
J'adore l'
alcool
.Absolument.C'est une des choses les plus précieuses.
Mais,c'est un bras de fer dans lequel tu ne dois jamais perdre.
Alors,gagne un peu ,là .
Au moins un round.
Allez,c'est bien parti.
Latige2
04 mars 2012 à 23:16
salut tout le monde!
content de vous faire part de mes petits progrés...
Bon, j' ai toujours quelques effets secondaires mais en fait je m' en fout.
Hier j' ai pas trouvé le sommeil avant 5h du mat et c' est tant mieux!!J' ai regardé des films toute la nuit et j' étais bien!
ça ne m' a pas empèché de me lever ce matin (bon, pas tot non plus hein) et j' ai rattaqué le lambris dans le camion.
J' ai pas abusé sur la bouteille (pas plus qu' hier) et maintenant que l' épicerie est fermée, j' ai de nouveau soif!! (bien fait pour moi, Na!).
Au fait, Filousky, tu n' es pas que spectateur car tes posts comme les témoignages et encouragements des autres forumers m' aident énormément dans mes démarches  et me donnent du courage et de la volonté.
Merci encore pour tous ces encouragements
Bye
filousky
05 mars 2012 à 08:50
Latige2 a écrit
Au fait, Filousky, tu n' es pas que spectateur car tes posts comme les témoignages et encouragements des autres forumers m' aident énormément dans mes démarches  et me donnent du courage et de la volonté.
C'est un coup de vanité qui m'a fait écrire ceci. C'est ton histoire, mais tellement parlante lorsque l'on s'est battu avec l'
alcool
que témoigner que l'arrêt définitif est possible et même jouissif est indispensable.
Cela n'empêche pas de  combler mes besoins d'ivresse, mais j'ai trouvé d'autres produits bien moins toxiques et dont l'ivresse maîtrisée est bien plu subtile pour moi que celle de l'
alcool
qui vient écraser les autres.
Derrière la réussite de la prise de distance avec l'
alcool
peut naître une force/fierté jubilatoire qu'il faut éviter de confondre avec le mépris ou la vanité, et sur laquelle on peut construire pas mal de choses (c'est du vrai carburant).
Bonne suite.
Fil
pierre
05 mars 2012 à 22:55
Bonjour Latige2,
le
Baclofene
à  haute dose a été "redécouvert" par Ameisen. Selon les premieres études, et l'avis des médecins qui prescrivent, il peut marcher jusqu'a 50% des cas. Une grande partie de ceux qui ne réussissent pas c'est parrcque il ne peuvent pas supporter les effets secondaires.
J'espère que ça ne sera pas le cas pour toi.
Bon courage
Pierre
Marie33
27 novembre 2015 à 11:54
Bonjour,
Je suis nouvelle sur ce forum et j' aimerais faire part de mon expérience car je^panique un peu et aimerai savoir si d'autres personnes  ont connu cela et si oui si elles ont arrêté ou continué.
Voilà , commencé le
SELINCRO
et ai pris mon 1er comprimé hier à  11h du mat.
le médecin m' avait parlé d'effets secondaires et j'étais plutôt contente car je e sentais un peu bizarre mais rien d'alarmant.
Par contre je suis allée me coucher à  1h du mat. et là  en fermant les yeux ça a été horrible car j' avais l'impression d'avoir les yeux ouverts , beaucoup de lumière, des flashs et ceci TOUTE LA NUIT .
Angoissant! Impossible de se reposer même pas 1 mn
Avec des fourmillements dans les bras et les mains.
Je suis complètement perdue car j'étais super contente de commencer ce traitement en y croyant mais là  j'angoisse à  l'idée que cela recommence!
Y a t'il des personnes qui ont eu cette expérience???
Merci de m'aider et me conseiller
Pat971
29 novembre 2015 à 04:26
Bonjour ,j étais abstinent depuis 5 mois après une cure et une post cure( 2 mois)j ai repris l
alcool
En milieu de semaine dernière .le médecin m a prescrit le 26 du
selincro
,j en ai pris un le 27 a 6h.
a 9h j ai commence a avoir des douleurs dans les mains et les pieds,puis des vertiges et mal de tete je me suis allonge,j ai ressenti des tres violentes crampes dans les jambes et les bras les douleurs ont beaucoup augmente .ensuite j ai ressenti des nausees ,j ai cru voir ma television traverser le salon, sans
alcool
bien sur, je ne sais  pas si j ai dormi la fin d apres midi et la nuit.au leve j avais encore mal a la tete et des nausees  les douleures avaient pratiquement disparu tout est rentre en ordres dans la journee j ai pu manger et j espere que cette nuit sera sera reparatrice
voila mon experience
selincro
mais ce medicament est vraiment merveilleux en 1prise je crois qu il m a degoute de l acool plus que 2 mois de cure ! bon courage a tous
ps : tout est vrai et je pense meme en avoir oublie (sueurs froides)
Marie33
30 novembre 2015 à 11:12
Merci pour cette réponse et cette expérience qui a dû être aussi flippante que la mienne ....
Et Merci aussi pour la conclusion que je valide complètement.
J' ai fini par appelé mon médecin qui m' a bien "Re" dit que les effets secondaires s'estompaient à  plus ou moins long terme (quelques heures à  2/3 jours mais jamais plus)
J' ai donc pris mon courage à  deux mains et j' ai pris un 2ème comprimé de SELINCO .
Et là  .... je n' ai rien ressenti un sommeil encore TRES léger mais pas de mal être ou malaise.
EFFECTIVEMENT c'est un super compagnon car voici maintenant 5 jours que je l'utilise et je vois une nette amélioration dans ma consommation , sans que cela me torture.
Si mon expérience peut aider à  certains de persister dans la prise des comprimés il faut vraiment le faire car en plus il y  a ce réel confort de se dire qu'on ne va pas devenir dépendant comme avec le
BACLOFENE
et qu'on peut l' arrêter et le reprendre comme on veut .
Je continue donc et on verra bien....
Pat971
01 décembre 2015 à 23:57
salut marie
ce traitement  me fait vraiment peur! je n en ai pas repris .je retourne a mon traitement habituel
seresta
et pas d
alcool
.j aurai peut etre du insister car la j en bave ?
tchao tiens nous au courant
ZombyWoof
13 décembre 2015 à 16:16
Il n'y a PAS de dépendance au
Baclofène
, mais quand on veut redescendre d'un certain seuil, c'est long et lent.
pierre
29 septembre 2015 à 16:11
Cela fait maintenant plus d'un an que le
nalmefène
(selincro) est prescrit pour réduire sa consommation d'
alcool
.
Avez vous essayé ? Témoignez.
psychodi
01 octobre 2015 à 12:55
Merci à  Pierre de proposer ce thème
je constate dans ma pratique en addicto (en
CSAPA
) que ce médoc est assez efficace pour certaines personnes et bien moins contraignant (en terme de posologie et d'effets secondaires) que le
Baclofène
...bossant en addicto depuis 15 ans, je constate qu'arrive (enfin ?) un traitement qui a de vrais effets pharmacologiques (pas sur tout le monde, attention, hein...) et qui permet parfois de ne pas passer par la case "trouvez des motivations pour changer"...
ce qui est rigolo, c'est que les gens qui vendent le
Selincro
(je croise leur commercial presque toutes les semaines, mon Dieu comme ils sont à  la ramasse parfois) pensent avoir révolutionné le mode d'approche des problèmes d'
alcool
en disant qu'on peu désormais ne plus proposer QUE l'abstinence (mot horrible, je préfère sobriété totale)...alors qu'on propose de réduire depuis des années déjà ...bref...
finalement, ça n'a l'air de rien écrit comme ça mais c'est un changement assez fondamental dans les prises en charges en addicto, où auparavant on bassinait un peu les gens avec les "entretiens motivationnels"...
maintenant, si quelqu'un veut réduite sa conso, je dis : allez voir mon collègue médecin, prenez du
Selincro
et on en reparle si ça ne marche pas...(et même si ça marche, au bout d'un moment, certaines personnes disent que "ça ne suffit pas"...que manque-t-il donc alors ?)
si vous voulez témoigner, je lirai donc avec attention
amicalement
psychodi
pierre
02 octobre 2015 à 18:14
Personne pour nous parler de son expérience avec le
selincro
?
easygo
04 octobre 2015 à 02:19
Bonsoir,
J'ai commencé le
Selincro
le 02/10. Je vous raconterai la suite.
Zapan
05 octobre 2015 à 18:26
Bonjour,
Comme je l'ai écris dans un autre post c'est un traitement qui a fonctionné pour moi, je suis passé de 5/6 verres par jour à  5/6 par semaine grâce à  çà . Mais les effets secondaires peuvent être assez costauds. Perso le 1er jour, j'entendais des voix et je me sentais vraiment à  côté de mes pompes. J'ai réussi à  garder ce traitement pendant 1 mois et demi environ puis je suis passé au
baclofène
avec lequel je reste stable niveau conso.
Dernière modification par Zapan (05 octobre 2015 à  18:26)
pierre
05 octobre 2015 à 20:34
Merci zapan.
Tu prenais combien par jour ? Et est ce que tu peux décrire un peu plus les effets secondaires ?
Zapan
05 octobre 2015 à 21:17
La dose est la même pour tout le monde je crois, un comprimé par jour. Pour les effets secondaire je fais un copier/coller de l'autre post récent qui parle du
selincro
:
"Je tenais à  vous faire part de mon expérience car j'estime qu'il y'a un danger avec ce médicament tout du moins au début et je ne suis pas le seul à  avoir eu une expérience aussi désagréable ( vu sur d'autre forum).
En fait ce médoc
coupe
le circuit de récompense suite à  l'absorption d'
alcool
. Dans mon cas mon cerveau a très mal réagi. J'entendais une voix dans ma tête qui me disais des trucs genre " si c'est comme ça tu n'as qu'a te suicidé" j'étais en sueur. J'avais l'impression que mes dents et mes ongles ne faisait plus parti de mon corps. De grosses douleurs aussi au niveau articulaire. Pour le délire psycho, j'ai a peu près réussi à  gérer la panique, car j'avais déjà  fait des trucs comme ça en prenant du
lsd
et aussi avec une certaine variété de champi.
Mais certaines personnes n'ont pas supporté du tout, certain on fait des tentatives de suicide parfois qui ont abouti bien malheureusement.
maintenant je vais beaucoup mieux, juste encore du mal a gérer mes émotions et tendance à  faire les cent pas en cogitant sur des trucs qui m'arrive en ce moment (séparation d'avec ma compagne à  cause d'un pétage de câble du ... à  l'
alcool
). J'ai déjà  presque réduit de moitié ma conso.
Il me semblait important d'avertir sur les effets  secondaires puissants de ce traitement qui s'estompe petit à  petit pendant 7 jours d'après les témoignages que j'ai pu lire. Mon médecin m'avait prévenu et je comprend maintenant pourquoi le pharmacien m'a donné qu'une seule boîte sur les 2 en me disant que je verrai bien si je supporte ou pas." - See more at:
https://www.psychoactif.org/forum/t1360 … Rajhq.dpuf
youyou
06 octobre 2015 à 06:21
Les effets secondaires du genre entendre des voix c'est pas un peu similaire au delirium tremens?
ps: j'y connais rien en picole
Zapan
06 octobre 2015 à 20:03
Il me semble que le delirium tremens est du au manque après une alcoolisation massive, ce qui n'était pas mon cas et le fait d'entendre des voix m'est venu une heure après avoir ingérer le traitement. Après j'ai des années de consommation de stupéfiants derrière mois, surtout le
cannabis
mais pendant des périodes des produits plus forts (cocaïne, ectasy, trips,
champis
) et d'après ma psy j'aurai simplement "réouvert des portes dans mon esprit" avec le
selincro
. Je sais pas si je me fais bien comprendre.
Mister No
06 octobre 2015 à 21:07
Si si elle est cool ta psy...
pierre
09 octobre 2015 à 19:07
Les effets secondaires du genre entendre des voix c'est pas un peu similaire au delirium tremens?
SI ! Je viens d'en discuter avec un médecin. A cause du
Selincro
, il voit de plus en plus de personnes qui baisse leur conso d'
alcool
d'un coup, et font un délirium tremens.
Il faut donc faire super attention avec le
selincro
. Il faut baisser petit à  petit.
Jinto
12 novembre 2015 à 18:30
Bonsoir,
Premier post pour moi..
J'ai commencé à  prendre
Selincro
lundi soir, le 9/11, mon alcoologue m'a prescrit pour commencer 1/2 comprimé jour et j'ai vite regretté d'en avoir pris un entier le premier soir...Malaise général physique et psychique...depuis je prends prudemment mon 1/2 comprimé...
Difficile de voir les effets sur l'
alcool
pas exposée depuis 3 jours et pas de véritable besoin de boire ressenti, par contre le morale et nettement à  la baisse!
Je veux me confronter de nouveau à  une prise d'
alcool
ce we, mais j'appréhende et ne sais pas trop comment faire ni mm si j'aurais réellement envie...
Si vous avez des conseils, je les attends avec plaisir
Je vous tiens informés de la suite  ;-)
ZombyWoof
12 novembre 2015 à 21:19
Bonjour,
Je poste juste un mot sur le
Selincro
, et ce que j'en ai entendu dire, par rapport au baclo, avec lequel j'ai eu une "indifférence" totale en 8 jours à  80 mg (!), mais j'ai merdé, ayant des problèmes rénaux j'ai arrêté, et replongé!
J'ai un ami content du
Selincro
, qui en prenait comme "coupe-soif" comme on dit
coupe
faim; Ca ne l'a pas epêché de boire, mais il m'a dit que, préventivement, ça lui coupait le
craving
.
Bon, il y a 2 ans que je l'ai perdu de vue.
Sinon j'ai connu 2 autres personnes qui m'ont décrit des effets indésirables effrayants, qui comparés à  ceux du baclo foutent un peu les jetons, genre "bad trips", et surtout hallus,
dépersonnalisation
, et qui n'ont donc pas continué...
Je reste convaincu que le baclo est "moins pire", même si, se retrouver dans le coton, ne plus savoir la date du jour et autres choses hyper désagréables, s'estompent une fois atteinte la dose seuil (pour ceux chez qui ça marche).
Mon généraliste a un avis bien net sur les deux (c'est à  dire pas d'avis), à  savoir, avec le baclo, les gens "changent", je pense dans leur comportement, et avec le
Selincro
, c'est les angoisses qui les poussent à  arrêter.
A ce jour, je connais d'anciens alcoolos "guéris" par le baclo, et depuis des années, et aucun avec le
nalméfène
.
je ne prêche pas pour une chapelle, puisque j'ai loupé la chance qui m'était offerte!
Bon courage, car les
opiacés
, on s'en sort, l'
alcool
, c'est un peu plus hard!
Je pense que, comme le
tabac
, ça peut passer "d'un coup", pour les chanceux!
Bonne bourre!
ZW
Jinto
14 novembre 2015 à 13:54
j'entame le 6eme jour sous
selincro
hier je suis passé à  un comprimé entier, toujours une sensation de malaise et aucun entrain....mais le tout beaucoup plus léger!
Hier soir j'ai tenté un verre de whisky (bien chargé), et pas eu envie, pas du tout, de m'en servir plus...
Un grand pas pour moi qui d'habitude m'enfile la moitié de la bouteille!!
Encourageant!
Jinto
18 novembre 2015 à 14:13
Pas beaucoup de posts sur le sujet!
Je continue ma prise de
Selincro
, 1/jour, j'ai toujours envie de "mon verre" le soir et je gère mieux que sans médoc mais pas parfait...Je dois mettre en place d'autres choses...à  étudier!
En dehors d'une grosse fatigue et une sensation d'être ralentie par moment, je ne ressens plus vraiment d'autres effets secondaires
A suivre
psychodi
18 novembre 2015 à 16:28
merci à  toutes les personnes qui témoignent, ça fait avancer le schmilblick
Jinto a écrit
...Je dois mettre en place d'autres choses...à  étudier!
tout à  fait d'accord, c'est ce que je constate aussi (pas pour moi même, pour les autres) :le
Selincro
tout seul peut faire un "effet" mais cela ne semble souvent pas suffisant...il s'agit donc de "mettre en place" d'autres choses comme le dit justement Jinto et ce sont ces autres choses (changement d'habitudes, de relations, de lieux, d'activités,...tout ce qui fait la vie quoi !!) qui vont permettre que la régulation des prises d'
alcool
tienne dans le temps (ce qui augmente aussi la capacité à  croire que l'on peut changer quelque chose d'un peu immuable).
Pour les effets secondaires, je trouve étonnant qu'apparaissent des hallucinations auditives (dans le cas des délirium tremens, ce sont surtout des zoopsies genre insectes ou bestioles, d'après ce que j'en ai vu) mais cela n'est pas à  exclure.
Est-ce que l'hypothèse suivante pourrait tenir ? : arrêt ou réduction brutale de l'
alcool
+
Selincro
+ terrain psychique à  risque de décompensation de l'ordre de la psychose = hallucinations auditives (sans pour autant être bien bien dans la psychose, je pars du principe que nous avons tous en nous des noyaux psychotiques ET névrotiques, qui peuvent varier dans le temps...j'ai moi même fait l'expérience d'un épisode de morcellement psychique et de
dépersonnalisation
après conso de
cannabis
++ dans un état de fatigue physique important et de remue ménage spirituel un peu violent suite à  un séjour chez les bouddhistes)
banane.jo
08 janvier 2016 à 11:11
Bonjour, je prends du
Selincro
depuis le 5/01, ce premier jour j'en ai pris 1 entier, et les effets indésirables surtout le lendemain m'ont fait réduire de moitié sur les conseils de mon adicto. Le 2eme jour 1/2 cp, toujours ces effets indésirables, le 3eme jour 1/2cp, effets indésirables et envie de me confronter à  l'
alcool
pour voir si ça pouvait réduire ma conso, j'ai bu une bouteille de vin et 4,5 bieres...Je pense que j'aurai pu m'arreter avant mais en avais-je vraiment envie ? Je me suis rendu compte que
Selincro
était un soutien, une aide pour renforcer notre motivation et non un traitement miracle, je pense que j'ai eu besoin de me confronter à  ça pour plus compter sur moi même pour affronter cette addiction.
Quand je parle d'effets indésirables, j'ai l'impression d'être complètement perchée, avec des tremblements, difficultés à  contrôler mes mouvements, mes yeux se ferment tous seuls mais impossible de dormir car tête qui tourne à  fond, plus d'appétit, vide intérieur, solitude profonde...
Le dernier demi cp remonte à  presque 2 jours et j'ai encore un peu ces effets...Le problème c'est que j'ai envie de boire mais je redoute de prendre du
Selincro
...
Je ne pense qu'à  ça, impossible de me concentrer sur autre chose..
Comment avez vous réussi à  gérer jusqu'à  diminution des EI ?
Que me conseillez vous ?
Merci
Jinto
08 janvier 2016 à 19:29
bonsoir,
j'ai ressenti exactement les mm effets secondaire  que toi, j'avais aussi débuté par un comprimé, pour passer le second jour à  1/2 comprimé, vers les 19H, moment critique pour moi, en 4 jours environ mes malaises  se sont atténués puis ont disparu, je suis alors revenu à  1 comprimé.
Le
Selincro
m'a aidée à  réduire ma conso, mais il faut entreprendre un travail perso en parallèle...
J'ai arrêté de prendre mon médoc pendant environ 3 semaines et lorsque j'ai voulu recommencer il y a 10 jours, le 1/2 comprimé pris m'a vraiment rendue malade et je n'ai pas eu le courage de continuer les prises...
Je revois bientôt mon addictologue pour reconsidérer mon traitement...
PS Le
Selincro
avait aussi tendance à  me déprimer et accentuer un sentiment de n'avoir aucune envie...certainement lié au principe actif qui joue sur la sensation de "récompense"...
ZombyWoof
08 janvier 2016 à 19:38
Perso, le
Selincro
me fout les jetonsv, u les témoignages!
En 2013, j'avais réussi à  arrêter eu jours avec le
Baclofène
, en 8 jours, mais avec des EI très durs, au point de ne plus pouvoir conduire, gérer mon courrier, et comme un con, j'ai flippé comme j'avais une petite insuffisance rénale (j'avais 65 ans), et que mon père est mort d'un pb de reins, résultats, 2 ans après j'ai bien rechuté!
Le Viking
26 janvier 2016 à 22:08
Bonjour à  tous, je viens de commencer le
selincro
depuis deux jours et je vous trouve bien négatifs...
En effet, des le premier jour j'ai bien ressenti une baisse du "plaisir" à  se charger en
alcool
( je bois des bières fortes en 50cl) ce qui a direct réduit ma consommation...
Après je ne cherche pas l'abstinence totale car j'aime boire un coup :) mais je trouve que , sans y croire car je suis medico septique donc je ne m'attends à  rien et on verra..., avoir un effet aussi positif et proche de ce que je demande ,c'est vraiment pas mal !
En revanche, je dois avouer être bien enervé mais c'est plus (pour moi) le fait d'être plus clair et de m'en vouloir de ne pas avoir bougé plus tôt :)
J'étais en arrêt 2 jours pour une gastro, j'en ai profité pour commencer grâce à  mon médecin de famille ... On verra demain au boulot mais j'ai plutôt confiance moi :)
Et je ne sais pas si vous avez lu que ces comprimés ne SONT PAS SECABLES ....
Va falloir lire la notice ....
Modif: j'ai pas mal consommé de
lsd
,champi etc dans ma prime jeunesse , et déjà  je gerais mieux que mes potes... Peut-être y a t'il un rapport dans le fait que je ne bloque pas sur les désagréments mais sur le positif?
Pour le moment , je pense que c'est beaucoup plus positif que vous semblez le dire ! Et bon
baclofene
pour perdre ses reins , c'est malin MDR moi j'ai même pas tenté !
Mais faites comme moi, n'en attendez rien et motivez vous pour baisser votre consommation tout seul et hop , on en reparle bientôt , moi je le sens bien ce cachet pas miracle lui mais qui fonctionne direct :)
Dernière modification par Le Viking (26 janvier 2016 à  22:43)
Jinto
27 janvier 2016 à 16:15
Cher Viking,
A l'origine les comprimés de
Selincro
n'étaient pas destinés à  être divisés, c'est en raison des violents effets secondaires, ressentis par de trés nombreux patients que les spécialistes préconisent de diviser en 2 les comprimés pour les premières prises afin de passer ensuite à  1 comprimé/jour..
La sécabilité non prévue par les labos, rend en effet compliquée la division du comprimé (un couteau bien aiguisé fait l'affaire) mais pas interdite '-)
heureuse que tu n'aies pas du subir les effets secondaires, bonne chance pour la suite...
spirit660
16 février 2016 à 00:59
Même si ce sujet n'est pas récent,
Je viens de commencer ce soir.
Pour avoir essayer d'arreter sans depuis 4jours, je n'ai aucun effet désagréable pour l'instant.
Au contraire pour avoir pris du
subu
en
sniff
que j'ai arreté il y a trois ans,
j'ai l'impression d'en avoir des effets trés trés légers.
prescripteur
16 février 2016 à 09:31
Je rappelle que le
selincro
est formellement contre indiqué avec TOUT opiacé. C'est un antagoniste des
opiacés
comme le revia et la naltrexone.
Normalement ça doit être connu mais une piqure de rappel est utile.
Je rappelle aussi que quand on consomme de l'alccol il est bon de prendre de la vitamine B1 (malheureusement non remboursée) surtout si on réduit ou arrête la consommation. Il n'y a pas de contre indication ni de risque avec la vitamine B1.
Mais pour les réductions ou arrêts brutaux je renvoie au post de Pierre (plus haut) qui met en garde contre les risques du
sevrage
, notamment le Delirium Tremens. La vitamine B1 n'est pas une assurance contre le DT mais elle aide.
Amicalement
Dernière modification par prescripteur (16 février 2016 à  09:35)
Le Viking
16 février 2016 à 22:35
Bon ,perso tout va bien malgré quelques insomnies et un peu bizarre quelques jours au début, je suis au boulot et positif :) bientôt l'embauche ! Et je descends tranquillement ma consommation , à  part le prix tout va bien :)
Dernière modification par Le Viking (16 février 2016 à  22:37)
Marie-Agathe
01 avril 2016 à 16:58
Bonjour,
Ma soeur, qui consommait de l'
alcool
de façon pathologique depuis plus de 30 ans, dont au moins 25 ans de dépendance physique lourde (delirium tremens, crises d'épilepsie ayant évolué avec les années vers des crises très grave sans reprise de conscience spontanée et nécessitant systématiquement l'intervention du SAMU et plusieurs jours de réanimation à  l'hôpital), s'est vu prescrire du
Selincro
(1 comprimé par jour) il y a environ un an pour essayer de contenir son envie irrépressible de boire. Au moment de la prise du médicament, elle était sevrée depuis trois mois et n'avait aucun accès possible à  l'
alcool
.
En dehors des effets souvent décrits et que ma soeur a qualifiés de mauvais trip, la prise de
Selincro
a eu sur elle un effet comparable à  un
sevrage
brutal d'
alcool
, sans qu'il y ait eu consommation d'
alcool
et cela s'est terminé par une crise d'épilepsie. Je l'ai retrouvée gravement blessée à  la tête, dans une mare de sang. Bilan de l'essai : un traumatisme crânien et de nombreux points de suture. Cet effet secondaire violent a bien sûr été signalé au laboratoire. Et aux urgences de l'hôpital, personne n'avait entendu parler de ce médicament.
Mon impression est que ce médicament est à  réserver aux gros buveurs qui veulent réduire leur consommation, mais qui n'ont pas encore atteint le stade de la dépendance physique lourde. Pour ceux qui ont une dépendance physique aussi grave que celle de ma soeur, il semble présenter un réel danger, et dans son cas le
baclofène
est plus adapté. En espérant que mon témoignage pourra aider, mais peut-être que la situation de ma soeur est rarissime car les médecins m'ont confirmé que le foie ne résiste en général pas aussi longtemps à  une consommation d'
alcool
aussi longue à  des doses aussi fortes. Il y est donc peu probable que le
Selincro
ait pu être testé dans un contexte similaire durant la phase d'étude.
Cece
12 novembre 2016 à 14:15
Bonjour, je viens d'écrire sur un autre post :
"Bonjour à  tous,
Je suis reconnue alcoolique depuis 10 ans (j'ai aujourd'hui 36 ans), et j'ai essayé multiples cures en HP ou centres spécialisés, mais qui n'ont jamais marché plus de quelques semaines. J'en suis arrivée à  la pancréatite chronique (4 poussées de pancréatite aïgue, environ 1 par an) et, sortant de ma dernière hospitalisation, j'ai essayé Sélincro, sans effets secondaires majeurs, ce qui était plutôt positif, mais qui ne m'a pas empêché de ré-augmenter ma consommation. Je suis donc ré-hospitalisée et mon médecin me propose d'essayer
Baclofène
, que je n'ai jamais voulu prendre avant, ayant entendu trop de polémiques sur les EI. Il m'indique que je dois prendre jusqu'à  200mg par jour, en augmentant progressivement, mais je fais partie des 10% qui ont des EI tels que troubles de la vue, oedèmes, relâchement des sphincters (je me pisse dessus), vertiges, troubles du sommeil et de la mémoire... Il décide donc de l'arrêter. Aussi, je lui indique que pour moi, Sélincro fonctionne mieux mais qu'il n'est actif qu'un certain temps. Du coup, j'aurais besoin de prendre un 2ème comprimé dans la journée pour rester abstinente, ce que le laboratoire fabriquant n'autorise pas.
Du coup, mon médecin mélange les traitements et me donne aujourd'hui 30mg de
baclofène
par jour + sélincro, + acupan (dérivé morphinique) pour les douleurs chroniques pancréatiques +
valium
15mg par jour.
Ce petit cocktail quotidien fait que j'ai des maux de tête importants et des troubles du sommeil. De plus, lorsque j'ai un peu consommé d'
alcool
, le cocktail devient explosif et me fait "perdre la tête". Ma réaction est surdimensionnée par rapport à  ma consommation, je ne me souviens plus de rien et je suis prise de violents vomissements.
Aussi, je me demande si l'association de tous ces composants, surtout
baclofène
+ sélincro, est recommandée ? Etant donné que nous ne connaissons pas encore tous les EI de ces "nouveaux" traitements, je me demande si je dois continuer ce mélange et quels peuvent être les risques pour ma santé générale...
Si quelqu'un aurait un conseil à  me donner...?
Merci beaucoup
Cece"
https://www.psychoactif.org/forum/p2490 … ml#p249015
Dernière modification par mikykeupon (13 novembre 2016 à  16:29)
congruence
19 juillet 2017 à 21:36
bonjour
au vu des messages postés en masse contre le namelfène pour ses effets temporaires initiaux,
je veux le défendre !!!!!!
j'étais hyper préparé pour arrêter mon alcoolodépendance, parce que je n'avais plus aucun des effets agréables du produit. Je suis diagnostiqué bipolaire, et l'effet calmant avait  vraiment été très bon plusieurs années.
J'ai eu trois grosses périodes d'alcoolisation (rien d'autre), grosso modo 30, 40, 50 ans. La première sevrée seul (plutôt un passage à une consommation limitée), la deuxième sevrée avec le
baclofène
, et je ne voulais pas reprendre le
baclofène
par peur d'un échec.
j'étais donc dans l'échec total d’arrêter et j'ai programmé ma première prise, solennellement.
Les effets des 4 premiers jours ont été merveilleux, j'ai cru vivre une cuite, un
sevrage
, tout aigu et bref. Comme si le
nalmefène
s'installait à la bonne  place dans le cerveau. puis il y a eu deux jours d'euphorie agréable, et une absence de désir de boire de l'
alcool
qui persiste depuis 6 semaines.
Je ne suis plus obligé d'en prendre, je suis sans penser à l'
alcool
dés le matin. je n'en achète plus une goutte. j'en bois en société, deux verres, trois en me forçant un peu. l'effet d'ivresse n'existe plus, la place cérébrale est prise et bloquée.
si je bois sans
nalmefène
: le désir de continuer à boire ne revient pas que je prenne le comprimé ou pas. C'est l'indifférence d'Olivier Amiesen. La présentation (vin, bière) ne m'attire plus, c'est devenu culinaire, ça a du goût.
un autre effet très intéressant, c'est le déclenchement d'une période hypomanique sur deux semaines ! logique vu la levée de l'inhibition par l'
alcool
.
En conclusion, j'ai du
Selincro
sur mois, et je n'imagine pas de 4ième rechute
alors, un peu de fun pour les premiers jours, vous ne regretterez pas, j’espère la possibilité de boire comme les autres, sans souffrir du passé.
Moimaime
29 janvier 2018 à 13:37
Bonjour à tous
Recherchant des avis et vécus, je vous fais également part de mon expérience :
Alcoolique depuis 6 ans (j'en ai 30), j'ai commencé par le petit verre de vin le soir après les cours, puis 2, puis...le chômage m'a amené au café "pour voir du monde" où la bière a vite remplacé le fameux café. Parcours "banal".
Je me suis retrouvée avec une consommation "moyenne" de 3L/jour (café et maison) avec une "petite bière pas méchante" 2h après le réveil.
Une grosse cuite avec déprime, larmes etc en public (au café...) m'a valu les pompiers et direct en cure pendant 3 semaines. Un échec total. J'étais suffisamment "fiable" pour avoir des permissions de sortie et revenir sans être contrôlée, donc j'allais me faire une petite mousse !
Une fois sortie, évidemment j'ai repris mes habitudes...
Ayant eu une suspension de permis suite à mon taux d'
alcool
(
mea culpa), j'ai décidé de consulter un addictologue en centre. Celui-ci m'a prescrit du
baclofène
à ses débuts d'AMM et je suis montée à de très grosses doses (les plus grosses du centre vu que nous faisions partie du premier panel de tests sanguins en France sur ce médicament, et j'étais la plus dosée) : aucun EI et aucun effet tout court pour moi ! A croire que le mental devait être plus fort, car légère diminution les premières semaines (placebo ?) puis reprise normale tout en augmentant les doses du médicament. Donc je n'étais pas la bonne cliente du baclo...
J'ai arrêté (le baclo) et suite à une rupture sentimentale (mi 2016), j'ai eu un déclic de me mettre au sport avec nouvelle hygiène de vie, alimentation etc... Je m'autorisais 1 demi avec les amis en rentrant du boulot et 2verres de vin le soir. J'ai perdu 15kg et une fois les analyses de sang au top (dont les GAMMA et VGM) j'ai récupéré le permis en plus !  J'avais un sang de bébé malgré ma bière et 2 verres de vin rouge.
Sur ma lancée, je décide d'arrêter de fumer (octobre 2016). Effets de
sevrage
horribles malgré substituts et suivi, prise de 6 kg et dépression.... J'ai repris la clope au bout de 3 semaines, au fond du trou, et j'avais compensé avec la bouteille en plus !
Un ami, gros gaillard bon vivant qui boit bien, devient mon chéri. Super, c'est beau, mais je reprends grave les "apéros". Je vais donc consulter de nouveau en septembre dernier (2017). L'addicto me met sous
Selincro
.
Peu d'effets secondaires hormis de petites nausées la première fois, et effectivement moins envie de boire, mais je pense que les habitudes et le fait d'être 2 à picoler n'a pas aidé car j'avais à peu près la même consommation. J'ai donc arrêté le médicament en décembre...et viens de reprendre !
Pour vous faire rire mais c'est pas drôle (mais on va arrêter de pleurer !) : afin de convaincre mon chéri de consulter aussi et de l'efficacité du médoc, j'avais trouvé la technique du "non c'est bon suis au coca-light" (j'en bois beaucoup) sauf que j'avais de la vodka dedans...
Donc bref la situation ayant changé avec le chéri (je ne vis plus chez lui, il vient chez moi certains soirs de semaine), je me suis motivée à retenter
Selincro. Ce coup-ci : l'horreur en EI !
C'était la semaine dernière : nausées très douloureuses sur 3j et 3 nuits (pendant lesquelles impossible de dormir), tremblements, migraines, confusion et envie de ne rien faire, un peu zombie.
Mais ça passe !
L'avantage, mine de rien, c'est que je vomissais tellement que je n'ai rien mangé (pas bien) mais rien pu boire en
alcool
(et j'ai tenté...) et ai réduit de moitié la conso de
cigarettes
! Bon, évidemment, une fois les maux passés, j'ai repris...
MAIS déjà premier déclic qui ne m'était pas arrivé depuis 6 ans (hormis la pseudo "cure") :
OUI JE PEUX NE PAS BOIRE D'
ALCOOL
PLUS DE 48h !
Mine de rien, pour les alcooliques comme moi qui n'ont pas les cuites hebdomadaires mais l'
alcool
quotidien en extension de son bras, psychologiquement c'est important ! Je vomissais mais j'étais super contente de ce constat ! Je le savais bien sûr, mais c'est tellement dur de le tenter quand tout va bien...
J'ai revu mon addicto ce matin. Elle me dit de continuer le
selincro
bien sûr (je n'ai repris que mardi dernier), de retenter de convaincre mon chéri de consulter ne serait-ce que pour un bilan santé (il a 50 ans et boit depuis ses 15 ans), et de profiter d'être revenue chez moi pour instaurer de nouvelles règles.
Sur ces 4 derniers jours,
j'ai consommé 6 unités/j au lieu de 12
.
Je n'ai plus les effets secondaires du
Selincro
et découvre le "bon je reprends une tite dernière avant d'aller me coucher ? Mouais...non, pas besoin."
Je ne dis pas que l'envie et l'habitude n'y sont pas, mais mon cerveau commence à me dire "Hé cocotte, t'as fait sans quand tu gerbais ? Bah alors, prends ton eau au citron et va bouquiner !"
Pas de miracles, mais j'espère être sur la bonne voie vers une sobriété quasi-totale, excepté restaurants, anniversaires etc.
Je vous tiendrai informés.
PS : il est sécable (enfin on peut le faire) car mon addicto m'a dit que j'aurais pu en prendre 1 un jour/2 ou 1/2 chaque jour au début si les EI étaient trop forts. Tant pis je les ai eus à fond mais pas de regrets !
Bon courage à tous !
Dernière modification par Moimaime (29 janvier 2018 à  13:44)